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Note moyenne 3.61 /5 (sur 22 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 6/04/1939
Biographie :

Poète. - Pseudonyme de Colette Astier, qui écrit également sous son patronyme.
Elle est aussi romancière, nouvelliste et essayiste. Elle vit entre Paris et le Vaucluse.
Après avoir été professeur de littérature comparée à l’Université de Paris X-Nanterre, sous le nom de Colette Astier, elle est actuellement membre du jury Louise Labé
Gabrielle Althen fut également scénariste du film Chronopolis présenté au festival de Cannes en 1982.
Auteur de nombreux ouvrages, elle a également traduit, en collaboration avec Jean-Yves Masson, les Poèmes à la nuit de Rilke en 1994.
Elle est la fondatrice depuis 2005 de l’association des Amis de Béatrice Douvre, aux côtés de Pierre Maubé, Olivier Kachler, Isabelle Raviolo et Jean-Yves Masson.


Source : Wikiedia,Catalogue de la BNF
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Bibliographie de Gabrielle Althen   (18)Voir plus

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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Gabrielle Althen
sabine59   19 février 2022
Gabrielle Althen
Plus spacieuse que la pensée

La lumière unanime ouvre les bras

Le vent lisse la fierté des jeunes arbres

Tout fait signe par signes

En nous rendant joyeux

Mais pourquoi si joyeux?

L'heure est plane

Mais tu n'as pas fermé la porte

Ne se laisse pas oublier

L'ombre

Que fait la mort

Glisse le temps glisse le désir

De part et d'autre du paysage

S'enlacent les couleurs

Le commencement et la fin

Toujours

Ont les doigts qui s'effleurent



( inédit, in " Là où dansent les éphémères ", anthologie)
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Gabrielle Althen
coco4649   05 janvier 2020
Gabrielle Althen
Cette douceur de la robe de l’air…





Cette douceur de la robe de l’air, je n’ai pas su la dire.

Elle a brillé, elle a passé, parmi les ongles replié des villages.

Le ciel penché n’avait livré que des fleurs vides et j’ai erré

parmi des mots sans but, au bord de tragédies jamais reçues

non plus.



//revue Europe de septembre-octobre 2019
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coco4649   17 août 2017
Vie saxifrage de Gabrielle Althen
VOYAGEUR…





Voyageur devant les arbres sans voyages

Leurs mains étales et leur patience offertes

Pendant ces soirs plus ronds que des sanglots sans mots

Parmi les ombres blanches

Où le temps stagne avant la nuit

Voyageur, voyageur, tu ne sais pas ce que tu cherches

Et dans le jour finissant

Je me suis mise à regarder comme toi les mains étales

Mains de femmes gravides et mains d’arbres

Un abîme ordinaire jouxtant la plaine et nos ordres de vie.
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Gabrielle Althen
Tandarica   17 août 2021
Gabrielle Althen
Art poétique



Mozart sans poids entre deux pleurs a tant aimé le monde qu'il y laissa frémir la place de Dieu parmi les rires. À peigner si amoureusement la plate-bande terrestre et nos passions, il écrivit entre nos ruses et le plaisir le nom imprononçable. La cruauté continuait d'aller auprès de masques et d'amandes.

Divin Mozart : d'inexplicables perles volaient sous le nuage, une fontaine heureuse nous comblait. À être si bien lavés, nous nous sentions bénis au centre du sarcasme, ce qui n'empêchait pas la morsure sans rouerie de la mort de nous accompagner de son imperceptible méthode.

Quand nous reviendrions plus tard de ces voyages de brumes de vivants, il nous faudrait encore subir l'ordre et le droit de la jubilation et ce serait aidés de guirlandes de roseaux mortels rajeunis par le vent.

Je les reçus noués à un sanglot qui reprenait l'heure et le tact de notre premier baiser.



[in « Autre Sud, Poésie d'aujourd'hui : Roumanie - France : Voix croisées », 2005, p. 98]
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Gabrielle Althen
Tandarica   02 juin 2022
Gabrielle Althen
Douceur ardue : l’inconnu nous visite et des lions s’agenouillent. Le plein était un vide et ce vide chantait. L’amour le répéta.

Les arbres s’en réjouirent. Nous ferons des progrès.

Depuis les nœuds de cette route, j’ai vu l’horizon comme un cerceau dévaler les collines et j’ai mis mon bonheur dans la partance du matin.



(extrait de “Là où dansent les éphémères”, chez Le Castor Astral)
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coco4649   08 avril 2015
Le nu vigile de Gabrielle Althen
JE ME LÈVE AUJOURD'HUI





Trois cyprès sont vigiles

Où le pardon fera la porte

Les plantes simples qui s'étreignent

Habitent

On ouvrira bientôt le cran de nos désirs

Ce paysage est admirable mais que lui ôte sa beauté ?

Parfois je me demande où l'on y bêche encore

Le terreau de la faute

D'introuvables pans de ciel baignent la terre

La mort aura juste un peu traversé le plancher

Pour offrir à chacun sa grappe de baies noires

J'entends toujours le bourdon de l'orgueil

Et je ne sais si je rattraperai mon nom

Mon pauvre nom de tête rebâtie sur le cœur

Le recours se prononce et la vigile insiste

Moi je me tiens où le roseau se penche

Attention donc le ciel commence ici

Les choses sont pourtant bien étroites sous l'aplomb

Je fixe avec effort le sol entre la vigne et la maison

Mais le ciel trop léger commence à s'en aller

Est-ce que l'histoire en a parlé ?

Il a déjà quitté nos pieds

Sans doute le pardon est-il comme le ciel

Route et couronne partout avec portes ouvertes

Qui donnent à manger leur fruit manquant et vert

— La chose est à la fois absente et colossale —

Tu pleures, je pense, ô mon désir...

La sentinelle heureuse près du bord qui chavire

Ne touche rien

N'a rien à nous ôter

J'ai pris sur l'arbre une amicale baie

La route est brève je me suis levée

+ Lire la suite
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Gabrielle Althen
sonatem   13 novembre 2021
Gabrielle Althen
I



Rose, qui me regardez,

présence sans nom, rose

penchée qui me tendez le

monde, vous tremblez ? Et je

vous prie encore, silencieuse

très nue, mon admirable en

vain, de penser pour moi

qui pense mal à vous.



II



Signe, cette rose, toute

seule, contre un ciel nu,

abandonnée des ors mortels

de l’automne. Mes mots

se sont enfuis, que l’opéra

majestueux des replis du

silence appelle.



III.



La rose sort du soir,

musique blanche, puissance

pâle, l’instant se penche,

la pensée n’acceptant plus

d’être nomade.







VI



Crépuscule : rose

taciturne, ciel fleuri.





« Ordre Tu », Poèmes de Gabrielle Althen accompagnés des peintures de Pierre Marceau Mézin, Revue Ce qui Reste, Juin 2018.
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Fleitour   09 juillet 2015
Le pèlerin sentinelle de Gabrielle Althen
la mer se hérisse de plumes

Enfance , un doigt de vent écrit sur terre !

Et tout cela fait deux jeux pour un salut

Au bout du soir

Proche l'abîme

Le tout s'invente entre des ailes

O colombe , tu chuchotes

Ce bel ordre

Et la neuve symétrie

De deux bleus sobres qui s'absentent!

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coco4649   16 avril 2022
Coeur fondateur de Gabrielle Althen
          à Florence Trocmé







La guerre te bat au front

Pendant que la clarté éclot

Comme une idée surgie à la lisière d’un champ

Pauvre oiseau à deux ailes !

Voici la nudité autonome de ta plainte

« Tous mes chemins se désassemblent :

Qui suis-je ?

Qui suis-je ? Qui es-tu ? »

– Tu es un couple à toi tout seul

Âme et bras disséminés

Moi aussi moi aussi

Sans doute il nous faudra comme oiseaux

Nous laver dans la terre

Pour réapprendre comment les dons se posent au sol

La parenthèse se referme

Aucune maison nous le savons n’est fiable

Mais certains arbres attirent la lumière erratique

J’ai marché derrière toi longtemps

Et nous avons vaincu quelques stries de l’orage
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coco4649   25 mai 2021
La fête invisible de Gabrielle Althen
À même ton échine …







À même ton échine le bruit de ce vitrail

Le ciel est très tenace entre les pins

Tu ne sais pas si tu aimes

Tu marches simplement

(Il faut bien faire quelque chose)

Tu vois pourtant que l’indigo qui t’émeut

Recule à tous tes pas

Ce bleu est incendie

Ici brûle

Là-bas brûle

Le dedans de ce bleu est interdit

Tu veux croire que tu montes

Et que les sentiments

Dans la vallée

S’agglutinent en essaims

Mais tu n’approches rien

Tu ne sais pas si tu aimes

Cependant bien sertis dans le jour

Les animaux sont à leur place

Sous la calotte du ciel

Et çà et là tout ce bleu se fractionne

Et vient percer la terre

Et parle d’autre chose
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