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4.43/5 (sur 20 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Commentry (Allier) , le 31/07/1886
Mort(e) à : Paris , le 15/04/1984
Biographie :

Auguste André Coussillan, dit Jacques Hillairet, né à Commentry (Allier) le 31 juillet 1886 et mort à Paris le 15 avril 1984, est un historien français spécialisé dans l'histoire de Paris. Aujourd'hui encore, deux de ses ouvrages, réédités depuis plus de quarante ans, font figure de référence : Connaissance du vieux Paris et le Dictionnaire historique des rues de Paris.

Officier de carrière, le colonel Auguste Coussillan, officier de la Légion d'honneur, a mené des activités de conférencier et d'historien du vieux Paris pour lesquelles il a été trois fois lauréat de l'Académie française, dont un prix Gobert. Il a reçu, en 1957, le grand prix littéraire du conseil général de la Seine et, en 1978, la médaille de vermeil de la ville de Paris.

À partir de 1951, Jacques Hillairet publie aux éditions de Minuit une série de trois ouvrages intitulée Évocation du vieux Paris, lesquels sont suivis en 1956 des trois volumes de la série Connaissance du vieux Paris. Il dirige également la série Évocation du Grand Paris, où sont publiés notamment trois ouvrages de l'historien Georges Poisson.

Le Dictionnaire historique des rues de Paris, régulièrement réédité et remis à jour, décrit en détail l'histoire, les monuments et les événements qui ont marqué les quelque 5 334 rues de la capitale.
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Source : Wikipedia
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Citations et extraits (8) Ajouter une citation
LE PONT-NEUF 1605
La vogue du nouveau pont fut prodigieuse. Pas de maisons ! Pour la première fois les Parisiens pouvaient franchir la Seine en l'apercevant. De plus, des trottoirs, hauts de quatre marches, mettaient les piétons à l'abri de la circulation. Le pont devint un lieu de promenade, ensoleillé ou exposé à la brise, mais toujours égayé par des boutiques installées dans les demi-lunes. Là se rassemblèrent des marchands ambulants, des bouquetières, des arracheurs de dents, des chansonniers, des bateleurs, des saltimbanques. Un dicton affirme "qu'on est toujours sûr de rencontrer sur la Pont-Neuf à n'importe quelle heure : un moine, un cheval blanc et une putain".
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"Le Théâtre d'Audinot". En 1769, Audinot, acteur congédié de la Comédie- Italienne, installa sur le boulevard du Temple un théâtre de marionnettes : c'était le théâtre des "Comédiens de bois".
Tout Paris y courut.
Puis des enfants remplacèrent les marionnettes et jouèrent des pantomimes avec un succès tel que la comtesse du Barry fit la troupe d'Audinot à Choisy, en 1772, devant Louis XV, qui, satisfait, lui assura sa protection.
Enfin, des hommes remplacèrent les enfants.
Ce théâtre, reconstruit en 1789, s'appelait alors "l'Ambigu-Comique" ; une farce d'Aude, "Mme Angot au sérail de Constantinople" , eut, en 1803, 200 représentations, "l'auberge des Adrets" fut aussi un très grand succès.
La salle ayant brûlé en 1827, "l'Ambigu-Comique" se réinstalla l'an suivant sur le boulevard Saint-Martin.....
(Histoire du boulevard du Temple - 3ème partie)
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Le boulevard du Temple - Ce boulevard, tracé de 1650 à 1705, fut alors planté de 5 rangées de grands arbres, 3 au nord, 2 au sud, séparées par une large allée. Il devint rapidement la promenade à la mode chère aux oisifs ; aussi des pâtissiers et des cabaretiers y installèrent-ils leurs tréteaux, exemple suivi par des bateleurs qui attiraient le monde par leurs parades, leurs bouffonneries, leurs tours d'escamotage, de force ou d'adresse.
Le succès vint très vite.
Au siècle suivant, les baraques de toile, puis de bois, furent remplacés par des théâtres où on joua des comédies et des pièces dramatiques d'une nature telle que le boulevard du Temple fut surnommé le "boulevard du Crime".
On pouvait compter en 1791 une dizaine de ces baraques, plus des cafés, lyriques ou non : "l'épi-scié", "le café d'Apollon", celui du "Bosquet", "le grand Turc", "Paphos", "le jardin d'Hébé, etc, plus des bals, et tout à l'entour des patissiers, des marchands de galettes, de coco, des diseurs de bonne aventure, des chanteurs en plein vent et des hercules forains.....
(Histoire du boulevard du Temple - 1ère partie)
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Ce boulevard fut amputé en 1862, de la moitié de sa longueur par l'agrandissement de la place du Château-d'Eau, amputation qui a fait disparaître la presque totalité des salles de spectacles parmi lesquelles nous citerons :
"le Théâtre de Nicolet : dans la baraque qu'il installa, à l'angle du boulevard Voltaire, en 1760, Nicolet, ancien danseur de corde de la foire St Laurent, faisait jouer des marionnettes et exhibait des animaux savants ; il variait son spectacle : "de plus en plus fort, comme chez Nicolet", disait-on.
En 1764, Nicolet fut autorisé à remplacer sa baraque de toile par un théâtre en bois où son spectacle, toujours de plus en plus fort, finit par inquiéter l'Opéra, la Comédie-Française et la Comédie-Italienne qui lui firent interdire la parole ; il ne put y donner désormais que des spectacles de pantomimes, de danseurs de cordes et de marionnettes.
Nicolet fit alors l'acquisition d'un singe savant, Turco, dont l'intelligence dans les scènes bouffonnes et dans ses imitations de Molet, le comédien chéri du public, fit courir tout Paris.
Le dimanche, plus de 20 000 personnes assistaient à la parade.
Ce théâtre brûla en 1770 ; Nicolet le fit rebâtir et, ayant conquis, en 1772, les bonnes grâces du roi et de la comtesse du Barry, le "théâtre des Grands Danseurs du Roi" put présenter des pièces à grand spectacle, composée par Talconnet appelé le "Molière" du Boulevard.
Nicolet mourut en 1789, sa veuve le remplaça et appela le théâtre : "la Gaieté". Ce théâtre fut reconstruit en 1808, on y donna des mélodrames de Ducange, de Pixérécourt ; "Latude ou trente-cinq ans de captivité" fut un de ses grands succès.
Cette salle brûla en 1835 ; vite rebâtie, on y joua "la grâce de Dieu", "les sept châteaux du diable", etc, et elle était dans tout son éclat lorsqu'on dût la démolir, en 1862, pour la création de la place du Château-d'Eau (de la République)......
(Histoire du boulevard du Temple - 2ème partie)
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"Le théâtre Historique" fut fondé, en 1846, par Alexandre Dumas, à l'angle du boulevard du Temple et du Faubourg. Il fit son ouverture en février 1847 avec "la reine Margot" ; pour ce spectacle le public avait fait la queue pendant deux jours et deux nuits.
Fermé à la révolution de juillet, le théâtre rouvrit en fin 1848, sous le nom de "Théâtre Lyrique" avec "Mosquita la sorcière", opéra de Scibe et de Boisselot.
On y donna "Si j'étais roi", "les dragons de Villars" et la première de "Faust" (19 mai 1859)
Après sa démolition, en 1862, il s'installa place du Châtelet.
(Histoire du boulevard du Temple - cinquième et dernière partie)
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Église Saint-Julien-le-Pauvre : Cette église fut édifiée à un des points les plus importants de la rive gauche puisqu'il était situé à l'intersection même des deux grandes voies romaines conduisant, l'une, vers Genabum (Orléans) et le midi (la rue Saint-Jacques), l'autre vers Lyon et l'Italie (la rue Galande).
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"Le cabinet des figures de cire", ouvert par Curtius au Palais-Royal eut de 1780 à 1847, une succursale sur le boulevard du Temple consacrée, au début, exclusivement à l'exposition des grands scélérats.
"Le théâtre des Pygmées" fut ouvert en 1811 par deux illustres pitres : Bobèche (Antoine Mandelard, fils d'un tapissier du faubourg St Antoine) et Galimafré (Guérin, apprenti menuisier) ; leurs lazzis étaient répérés dans tout Paris.
"Le théâtre de Mme Saqui", Mme Saqui, la première acrobate de France, installa en 1815, un théâtre avec des danseurs et des polichinelles. Son succès lui vint surtout des danses de corde de sa propriétaire qui, plus tard, en 1861, exécutait à l'Hippodrome, à l'âge de 83 ans, un pas de trois sur la corde raide.
Ce théâtre fut démoli en 1841 et remplacé par un théâtre populaire, celui des "Délassements- Comiques" qui y joua des comédies, des drames, des féeries et des revues.
"Le théâtre des Funambules" fut ouvert en 1816. Il avait 780 places dont le prix variait entre 0 fr 25 et 1 fr 50. C'était l'époque où les pierrots et les paillasses étaient fort à la mode ; on y donna jusqu'en 1830 des spectacles de pantomimes auxquels on ajouta, à cette date, des vaudevilles.
C'est là que Deburau et Frédérick Lemaître firent leurs débuts.
Ce fut surtout dans le rôle de Pierrot qu'excella le mime Deburau que tout Paris vint applaudir.
Il mourut en 1846 à 50 ans....
(Histoire du boulevard du Temple - Quatrième partie)
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Pendant l'occupation romaine, Lutèce s'étendit sur la rive gauche, sur les pentes de la montagne Sainte-Geneviève, la rive droite étant inhabitable du fait de ses vastes marais.
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