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Note moyenne 3.27 /5 (sur 15 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Limoges , le 03/12/1840
Mort(e) à : Paris , le 23/12/1913
Biographie :

Arsène Arnaud Clarétie, dit Jules Claretie ou Jules Clarétie, est un romancier, dramaturge français, également critique dramatique, historien et chroniqueur de la vie parisienne.

Au cours de sa longue carrière, outre la signature Jules Claretie, il a recours à plus d'une douzaine de pseudonymes afin de publier ses œuvres littéraires et ses articles dans la presse.
Abnot, Robert Burat, Arthur Byl, Caliban, Candide, Arnold Lacretie, Jules Clarty, Georges Duclos, Charles Geoffroy, Olivier de Jalin, Jules de Lussan, Perdican, Jules Tibyl, William

Il a également utilisé, avec Charles-Edmond Chojecki, le pseudonyme collectif de Jules Tibyl.

Jules Claretie collabore à de nombreux journaux, notamment au Figaro et au Temps, sous plusieurs pseudonymes. Il tient la critique théâtrale à l'Opinion nationale, au Soir, à La Presse. Ami d'Étienne Arago, il publie une analyse de ses Mémoires dans Le Temps du 28 mai 18921.

Historien, il compose entre autres une Histoire de la Révolution de 1870-1871.

En littérature, il publie en début de carrière des romans sentimentaux aux accents mélodramatiques, notamment "Eliza Mercœur" (1864) et "Le Dernier Baiser" (1864), puis fait quelques incursions dans le roman policier avec "Un assassin" (1866), récit d'un « crime mondain qui devint l'un des grands succès de l'année, et "Le Petit Jacques" (1885), un mélodrame plusieurs fois adapté au cinéma. Parmi les autres récits appartenant au genre policier, il faut compter "Jean Mornas" (1885), "L'Accusateur" (1895), "L'Obsession (Moi et l'autre)" (1905-1908), et des nouvelles, « en particulier "Catissou et Kadja" (publiées avec le roman "Jean Mornas") ; mais aussi "L'Homme aux mains de cire" (1878), dans laquelle le héros, persuadé que l'inconnu qui fait la cour à sa propre fiancée est un vampire, trucide son rival d'un coup de poignard béni dans le cœur ; ou encore, "L'impulsion" (1912), qui s'intéresse aux mobiles d'un meurtre, en apparence gratuit ».

Jules Claretie donne également de nombreux romans sur les milieux de la bourgeoisie et du pouvoir, tels que "Monsieur le Ministre" (1881) et "Le Million" (1882), ou quelques récits dans un registre plus exotiques, comme "Le Prince Zilah" (1884) qui est adapté à deux reprises au cinéma.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Jules Claretie
Stockard   13 juillet 2016
Jules Claretie
Vous aimez les livres ? Vous voici heureux pour la vie.
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talou61   14 mai 2017
Les derniers montagnards (Le livre pour tous) de Jules Claretie
M. Thiers et M. Mignet ont donné le signal de la réaction salutaire. Plus tard, M. Michelet a écrit l'histoire du peuple pendant la Révolution ; M. Louis Blanc a tracé les évolutions de l'esprit révolutionnaire ; M. de Lamartine a tenté le poème en prose de cette gigantesque épopée. Un autre historien, M Villiaumé, rapportait en même temps son contingent de preuves et d'arguments.

... A mon tour, j'ai voulu apporter ma pierre au monument à venir, en retraçant le tableau sinistre de l'Insurrection de prairial an III.

Il ne s'agissait pas d'écrire l'histoire de la Révolution, mais de raconter, dans tous ses éloquents détails, un terrible drame, navrant chapitre de l'histoire de la détestable réaction thermidorienne. Je l'ai fait, non sans passion, mais en toute justice, et du moins sans haine, sinon sans indignation.
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Joualvert   03 mai 2017
Les victimes de Paris de Jules Claretie
Ce que Paris consomme de denrées est énorme ; mais plus surprenant encore est ce qu'il dévore moralement, ce qu'il anéantit d'intelligences, ce qu'il engloutit de coeurs et d'âmes !

Minotaure, Minotaure sans cesse affamé, quand seras-tu lassé de ces mets saignants qui sont des douleurs, des dévouements, des vertus et des vices, des héroïsmes et des crimes ? Quand donc sera-t-elle fatiguée, ta gueule terrible, quand donc rassasié, ton boulevard ?

Ah ! le boulevard, voilà le grand danger de Paris, le gouffre où l'on tombe, le fossé, l'ornière !

(...)

Et par le boulevard, vous entendez bien que je veux seulement dire : un coin du boulevard, vous savez lequel. Ce coin-là est sinistre. Il est mortel. Une fois qu'on a pris l'habitude d'y aller, on y revient, et l'on n'en revient pas.
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LaForceduTemps   26 janvier 2014
Le Petit Jacques de Jules Claretie
Le jour de l'an ! la première aube de l'année ! le réveil plein d'espoir après la dernière pensée à l'année qui s éteint!

On s'était courbé, la veille, sur les souvenirs. On se réveille, ce matin-là, plein d’espérance !

31 Décembre, 1 er Janvier. Pour toutes les créatures humaines, que de réflexions viennent tous les ans, entre ces deux dates !



Éternelles songeries des vivants à l'heure où une année expire
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Jacopo   26 juin 2019
J.-B. Carpeaux 1827-1875 de Jules Claretie
Le sculpteur, en art, est comme le mâle du peintre. Il faut, non-seulement pour se colleter, pour ainsi dire, avec une statue, l'inspiration de l'artiste, mais le courage physique, la patience et la dépense de force musculaire de l'ouvrier. Tailler, ciseler le marbre, palpiter d'angoisse lorsqu'on soumet son oeuvre à la fonte, quelle tâche!
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Joualvert   14 juin 2018
Les Muscadins de Jules Claretie
Restait l'opinion publique. Favrol avait sur elle les idées d'un philosophe pratique ; il la connaissait mobile, excessive, toute disposée aux surprises, et naturellement préparée aux changements à vue, aux effets de théâtre.

─ L'opinion publique se croira au spectacle, disait-il ironiquement ; elle applaudira.
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Jacopo   16 avril 2019
Peintres et Sculpteurs Contemporains, Première Série - Artistes décédes de 1870 à 1880 de Jules Claretie
On pourrait citer de Carpeaux un autre trait de naïveté ou de foi. Lorsqu'il concourait, à l'atelier de Rude, pour le prix de Rome, il se rendit, un jour, dans la chapelle de l'église de Saint-Sulpice, et lorsqu'il en sortit il dit : « La Vierge m'a promis que si je travaillais, j'aurais le prix de Rome. » C'est bien le même caractère simple et croyant.
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Danieljean   21 août 2016
Jean Mornas de Jules Claretie
Il avait été attiré dans ce quartier de Montmartre par la curiosité banale de la fête populaire, l’appétit de ces macabres gaietés foraines qui semblaient à son pessimisme plus ironiques encore et plus irritantes que les kermesses mondaines dont il lisait les descriptions dans les journaux. Il éprouvait, ce Jean Mornas, une sorte de volupté douloureuse à heurter sa détresse de fils de bourgeois avide et pauvre aux rires niais des pitres de baraques, aux tapages des tirs en plein-vent, aux musiques criardes des chevaux de bois qui tournaient, tournaient, tournaient comme des vols d’illusions mortes ou des rondes de feuilles tombées, roulées par les vents d’automne. La déchirante mélancolie des orgues pénétrait en lui avec l’acuité d’une plainte humaine. Et il était demeuré là, dans le coudoiement brutal de cette foule, jusqu’au moment où, peu à peu, le boulevard extérieur s’était vidé, les baraques s’éteignant, lentement, une à une, et le sommeil et l’ombre tombant lourdement sur ces théâtres de saltimbanques, ces étalages de marchands ambulants dont les devantures se fermaient comme des paupières fatiguées. Il ne restait plus, çà et là, ouvertes encore, que de vagues boutiques où de maigres rôdeurs, imberbes et jeunes, jouaient des pièces blanches à des gageures étranges, avec les yeux luisants et les contractions de lèvres de brelandiers mondains risquant une fortune à une table de baccarat. Après les avoir longtemps regardés, trouvant tout simple, lui l’ambitieux de vingt-huit ans, qu’on tentât et même au besoin qu’on violât la fortune, Jean Mornas songea à regagner sa chambre triste dans un petit hôtel du quartier Latin, et lentement quitta la file des baraques presque éteintes, où, ça et là, apparaissaient seulement des lumières assoupies par la toile verte des tentes, cette toile aux longs plis de tentures funèbres qui clapotait au vent d’hiver.
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Joualvert   25 avril 2017
Les victimes de Paris de Jules Claretie
Le titre du présent volume indique suffisamment ce que j'ai essayé de peindre ; peut-être paraîtra-t-il un peu ambitieux. Je n'ai pas la prétention d'avoir montré toutes les victimes de Paris, mais il faut savoir se borner. Entre tous les papillons qui voltigent, avec leurs mouvements saccadés, autour de la flamme qui les attire pour les consumer, j'en ai choisi quelques-uns et les ai piqués, comme j'ai pu, sur ma planche d'entomologiste. Hélas ! il y a tant d'espèces d'insectes et de tant de papillons !
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Jacopo   16 avril 2019
Peintres et Sculpteurs Contemporains, Première Série - Artistes décédes de 1870 à 1880 de Jules Claretie
J.-F. Millet, l'homme le plus doux du monde, disait quelquefois en riant : « A l'atelier de Paul Delaroche, mon maître, on m'appelait l'homme féroce. » Il n'était pas féroce, mais il était d'une âpre et forte nature, un ouvrier des champs, un enfant du peuple. « Ceux, a dit Michelet en parlant de lui-même, qui arrivent avec la sève du peuple apportent dans l'art un degré nouveau de vie et de rajeunissement, tout au moins un grand effort. » Il en fut ainsi pour Millet. Il se fit le peintre des gens de la: glèbe, des paysans, des matelots, des semeurs, des bateleurs, des moissonneurs, des glaneurs, des bergers, des tondeurs de moutons, de tout ce peuple des champs qu'il simplifia, qu'il idéalisa tout en le faisant vrai, — comme s'il eût transformé, tout en lui conservant ses premiers traits, l'animal à face humaine dont parle si magnifiquement La Bruyère, en un personnage virgilien ou biblique.
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