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Critiques de Juliette Bouchet (25)
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Avant j'étais juste immortel

« Avant j'étais juste immortel » ou comment avoir un autre regard sur les vampires.

Ils sont comme nous, ils ont besoin de manger bio, et à notre époque ce n'est pas une mince affaire. Entre les substances illicites, ou alors licites mais quand même indigestes, notre pauvre Raphaël, a bien du mal à se nourrir.

Au détour d'une ancienne demeure qu'il a squattée, il découvre Sir Roberts, le légitime propriétaire et comme celui-ci est un rien ronchon mais attachant, il le transforme pour avoir un peu de compagnie dans sa grande solitude. De mésaventures en aventures, le petit groupe se transforme en petite famille, avec de nouveaux petits compagnons ainsi que la famille naturelle (complètement déjantée) de Raphaël, car et bien tenez-vous il est le dernier rejeton de la descendance de Vlad l'empaleur.

Tout le monde compte sur lui pour avoir une descendance, mais lui il a peur de l'amour, de la perte de l'être aimé, mais c'est sans compter avec une très jolie docteure qui va mettre à mal tous ses principes.



A travers son style léger, un rien provocateur, truculent mais si frais, l'auteure m'a bien fait rire mais aussi réfléchir. Et oui, car les travers et paradoxes de notre monde sont bien mis en évidence à la sauce vampiresque. La lecture est une succession de bons mots très truculents, ainsi que de considérations très touchantes sur l'humanité des hommes à travers Raphaël et ses sentiments pratiquement humains.



J'ai beaucoup aimé, malgré le côté parfois un peu grossier de certaines situations, mais je dirais que c'est un petit livre qui fait mouche car on en ressort tout attendri sur le sort de ces pauvres vampires. ;-)



Un grand merci à Babelio et aux Éditions Laffont pour ce bon moment de lecture.

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Avant j'étais juste immortel

Quel talent ! C'est le deuxième roman de Juliette Bouchet, et c'est mon deuxième coup de coeur de cette auteur ! Une réussite surprenante et pimentée par un humour noir délicieusement transgressif.



Comme dans son premier roman, l'auteur nous surprend tout au long du roman, on part sur une histoire mais qui se dévoile et s'épanouie et complexifie la psychologie de ses personnages et son intrigue, jusqu'au final qui clot magnifiquement ce tourbillon euphorique et émouvant.



Mais n'allait pas penser que l'histoire se concentre sur un aspect très sérieux du mythe du vampire...Pas vraiment ! Il y a un écureuil vampire ! Pour vous dire le niveau d'autodérision du roman sur son sujet.



L'humour est pourtant très important et presque sérieux par moment puisque l'on aborde des thèmes assez graves tel que la mort, la santé, la morale, le sexe, l'autisme...etc. Et ce juste dosage entre burlesque et dramatique donne une oeuvre absolument parfaite.



Juliette Bouchet a un style inimitable, c'est fort, c'est drôle, c'est cru, en un seul mot c'est sublime. L'impertinence du narrateur donne le ton dès l'incipit et nous plonge dans un moment merveilleusement intrépide mais toujours très intimiste.



Même dans cette univers déjanté, j'ai été ému aux larmes par le personnage d'Otto, qui vient comme un alien dans cette histoire mais qui apporte une touche d'émotion et de sensibilité au roman.



Enfin bref...Un énorme coup de coeur, une oeuvre parfaitement maitrisée du début à la fin, un bouleversement littéraire émouvant et délirant. Une auteur à suivre, qui laissera sa patte dans le sillon de la littérature française.
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Avant j'étais juste immortel

Après avoir exploré le désir amoureux dans son premier recueil de récit érotique intitulé Le Double des corps, Juliette Bouchet revient avec un roman qui se veut ambitieux et actuel. Publié aux éditions Robert Laffont, Avant j’étais juste immortel s’inscrit dans la volonté de son auteur de décortiquer le monde contemporain, des angoisses qui l’assaille et de cette quête du bien-être, en passant par les effets de mode qui rythment le quotidien.

Raphaël, le narrateur, n’est pas un homme comme les autres. Pour commencer, il a le mérite d’être encore puceau à quarante ans, désireux d’attendre de rencontrer son âme sœur pour perdre cette virginité qu’il porte tel un fardeau. Il présente aussi un régime alimentaire particulier, laissant de côté tout ce qui s’apparente à la malbouffe, préférant ses aliments le plus bio possibles. Rien de plus facile que de se nourrir bio, sans gluten et autres, le prix des produits étant devenu de plus en plus abordable. Et puis, comme dirait le personnage d’une publicité pour une gamme bio : « C’est bio, la vie ! ». Sauf que pour Raphaël, trouver de la nourriture 100 % bio relève du parcours du combattant. Eh oui, difficile d’être un vampire soucieux de son alimentation au XXIe siècle ! Loin des dilemmes amoureux, le plus grand défi de Raphaël consiste à respecter ce régime qu’il s’est imposé.

Un soir, sur les dents, Raphaël, qui vit dans un vieux manoir sur la Côte d’Albâtre, tombe nez à nez avec un vieil anglais à l’allure de Dumbledore, Sir Roberts, qu’il transforme. Quitte à être immortel, autant l’être à deux ! Et, tel un professeur, Raphaël va se charger d’aiguiser les sens et les papilles de son nouvel ami en le convertissant à son régime et ce, en espérant qu’il trouvera, au détour d’un repas, son âme sœur.

Avant j’étais juste immortel présente, disons-le, un caractère notable de fast-food : vite consommé, savoureux sur l’instant, loin d’être un met inoubliable, le roman de Juliette Bouchet voit son ambition de départ être complètement étouffée dans l’œuf. Les codes qui entourent les romans de vampires sont rapidement esquissés sans plus de profondeur, tandis que le côté critique de l’histoire concernant la malbouffe et les modes qui vont et viennent est rapidement mis au rebut pour privilégier le côté humoristique et potache des personnages et l’enchaînement de situations dans lesquelles l’auteur n’hésite pas à se servir de nombreux points d’exclamations à chaque fin de phrase.

Le roman de Juliette Bouchet, à défaut de combler les attentes du lecteur en croquant un monde obsédé par son envie de mieux manger, reste toutefois divertissant, sans être inoubliable. Peut-être ai-je trop attendu du livre à l’origine, alléché par la quatrième de couverture qui promet une véritable satire du monde moderne.




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Avant j'étais juste immortel

L'auteure a vraiment un style bien à elle, c'est direct, percutant et drôle. On n'entre pas en empathie avec ses personnages, ses histoires sont ubuesques et pourtant je me suis éclatée.



Je vous conseille vivement de la découvrir à votre tour. Pour moi ce fut LA bonne surprise (recommandée par ma bibliothécaire) de cet été :D

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Avant j'étais juste immortel

Peut-être parce que certaines de mes racines trouvent leur lit au pays de Dracula, les histoires de vampires m'ont toujours intriguée. Mais comme elles sont souvent traitées de façon gore ou grand guignolesque, je m'y intéresse peu. Jusqu'à ce livre dont une chronique d'une de mes consœurs blogueuses m'a mis l'eau à la bouche. Bien m'en a pris. Je me suis beaucoup amusée avec cette famille vraiment très spéciale confrontée aux maux de notre époque.



Parce qu'il n'est pas facile d'être un vampire au 21ème siècle. La préoccupation majeure de Raphaël est de parvenir à se nourrir correctement ce qui n'est pas une mince affaire. Avec toutes les saletés que nous ingurgitons et qui passent directement dans notre sang, il passe son temps à soigner ses indigestions. Tout en surveillant ses arrières puisque, dernier rejeton d'une célèbre lignée de vampire, il attise la jalousie des branches moins pures qui rêvent de l'éliminer. Ajoutons à cela un frère un peu simplet et totalement obsédé sexuel, des parents vieux de cinq cents ans et amoureux comme aux premiers jours, et puis la solitude pas toujours facile à assumer. Alors quand Sir Roberts, le vieux lord anglais propriétaire du manoir normand que squatte Raphaël décide de réinvestir sa propriété, le vampire s'empresse de le transformer et de s'en faire un compagnon de galère. Les deux compères rivalisent d'ingéniosité pour dénicher des nourritures satisfaisantes, n'hésitant pas à dévaliser les poches de sang des hôpitaux en cas de pénurie. Jusqu'à ce que Raphaël, encore puceau à 40 ans tombe raide dingue amoureux d'une femme médecin à la beauté renversante. Serait-il temps de perpétuer la lignée ? Pas si simple quand on est un vampire...



Il y a beaucoup d'humour dans ce roman, des situations finement cocasses et des personnages qui n'ont pas grand-chose à envier à la famille Adams. L'ensemble est très bien traité, les différentes situations sont bien exploitées, on marche à fond. Mais c'est aussi un prétexte pour observer nos mœurs avec un léger décalage qui permet une plus grande lucidité. Enfin, son sujet principal est quand même l'amour. Celui qui réjouit, fait battre les cœurs, gomme les différences et aplanit les obstacles. Celui qui régénère, guérit et ressuscite.



Comment supporter l'immortalité sans amour ?



Ce roman est un joli exercice de style, bien mené et revigorant. En cette période estivale, il a de quoi séduire les amateurs de siestes littéraires intelligentes mais ni tristes ni lourdes. De quoi vous mettre de bonne humeur et vous redonner confiance dans le pouvoir des sentiments (si ce n'est dans la qualité de votre alimentation).
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Avant j'étais juste immortel

Raphaël est le dernier-né d’une célèbre lignée de vampires. Conscient de l’enjeu pour sa famille, qui attend de lui qu’il lui assure une descendance digne de ce nom, il se réserve pour le jour où il rencontrera une femme née vampire, comme lui, afin de perpétuer l’espèce. En attendant, il vit reclus dans un manoir a priori abandonné, ne souhaitant s’attacher à rien ni à personne. Jusqu’à ce qu’il tombe nez à nez avec le propriétaire du manoir, un vieux Lord anglais à l’humour so British, qu’il transforme, y voyant là l’occasion d’avoir un peu de compagnie. Mais tout bascule lorsque les deux compères, lors d’une virée à la recherche de « nourriture saine », rencontrent une belle femme médecin du genre plutôt impressionnante.



J’ai beaucoup apprécié cette lecture, dont le sujet est pour le moins original. Attention, ce roman n’est pas une énième histoire de vampires assoiffés de sang et dénués de tout remords, mais plutôt un portait de la société actuelle, vue sous un angle un peu particulier. Malbouffe et intolérances alimentaires, peur de l’amour et de la perte de l’être aimé, violences conjugales et parentales, xénophobie et jalousie sont autant de thèmes abordés par Juliette Bouchet. Comme quoi les vampires ne sont pas si différents de nous 😉



Le style est assez déroutant, mais n’est pas sans rappeler un certain Frédéric Dard. L’humour est constamment au rendez-vous et même les situations les plus dramatiques sont prétexte à quelques mots d’esprit. Bref, un bon moment de lecture et globalement une très belle découverte.
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Avant j'étais juste immortel

Pour être tout à fait honnête, j’ai mis un très long moment à savoir si le livre me plaisait ou pas. L’écriture un peu trop relâchée pour paraître naturelle, ça m’a donné un sentiment un peu bizarre et je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. J’ai mis un temps fou à accepter ce style et me laisser à sourire aux « blagues » qui parsèment l’ouvrage.



Parce-qu’il faut dire ce qui est, ce livre est une parodie de vampire, clairement. Quand on a pas l’habitude, c’est assez déstabilisant. Un vampire qui ne boit le sang que d’humain, en l’occurrence d’humaines vierges (et pourquoi pas des hommes vierges ?), qui n’ont jamais mangé mcdo, bu du lait de vache et mangé d’autres barres chocolatées de leur vie parce-que ça corromps le sang. Bon en soit, ça fait rire sur la 4e de couverture, ça fait sourire dans le livre aussi…jusqu’à ce qu’une nonne se fasse doigter dans son sommeil. Là, sincèrement, j’ai trouvé ça moche. Moche dans le sens que c’est quand même assez proche d’un viol (c’est un euphémisme). Et j’ai du mal à rire de ce sujet. Humour noir ou pas humour noir.



Mise à part cette scène qui m’a totalement déplu, j’ai quand même réussi à prendre un peu de recul. Le « vampire » de Juliette Bouchet est assez différent des autres mythes vampiriques. Si elle s’attache encore à Dracula, et ce n’est pas une mauvaise chose, elle crée une lignée « pure » avec des vampires nés vampires (et assez rares du coup) et une lignée plus corrompu composée des vampires transformés. Un concept qui change un peu de l’ordinaire et que j’ai trouvé intéressant.



Pour tout dire, son vampire tient un peu du Dracula de Mel Brooks si vous connaissez. Un réalisateur américain qui a tourné quelques parodies de grands mythes tout à fait réussies et convaincantes. Il en a donc fait une sur le vampire, Dracula Mort et Heureux de l’être, que j’aime beaucoup même si ce n’est pas mon préféré des trois que je connais.....https://pauseearlgreyblog.wordpress.com/2016/09/26/avant-jetais-juste-immortel-juliette-bouchet-parodie-vampirique/
Lien : https://pauseearlgreyblog.wo..
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Avant j'étais juste immortel

Oubliez tout ce que vous avez pu lire sur les vampires. Juliette Bouchet apporte du sang neuf à nous mettre sous la dent. C'est un livre pas très sérieux qui met le projecteur sur des sujets néanmoins d'actualité et d'envergure. Des travers et des paradoxes de notre société que l'auteur aborde sans détour et avec beaucoup d'humour.



L'écriture est en deux tons, gothique et somptueuse, acérée et décadente. On s'amuse, on se gausse des clichés rencontrés. Raphaël est un personnage original, solitaire quand il décide de Transformer Roberts comme homme de compagnie. On suit le chemin de son initiation jalonnée d'embûches dans une ambiance truculente et survoltée. Les dialogues sont croustillants, beaucoup de références donnent du chien, du vivant à cette intrigue succulente. On fait la rencontre de la famille de Raphaël, déjantée. On succombe aux désarmantes et insolites histoires d'amour.



On s'amuse, on sourit beaucoup et on rit même parfois à gorge déployée, parce que c'est juste irrésistible et drôle. Les situations sont renversantes à tout point de vue, c'est direct et sans tabous.



L'auteure a réussi à me convaincre avec un bon coup de dépoussiérage sur le mythe des descendants de Dracula. Vous devriez vous régaler !
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Avant j'étais juste immortel

Je ne sais plus lequel de mes amis lecteurs a apprécié la critique de Srafina lui permettant, de ce fait, d'apparaître sur ma page d'accueil, mais il a été bien inspiré.

Je viens de terminer ce court roman à l'instant et je suis trop enthousiaste pour poster un avis structuré et convaincant. J'ai toujours été plus à l'aise pour exprimer ce qui me déplaît. Vengeance de mauvaise élève, sans doute...



Alors je vais tout déballer en vrac : original, déjanté, tendre, délicieusement gothique, culotté, surprenant, jubilatoire, vachement bien amené, effrontément snob et d'un irrésistible humour so british.



Une réminiscence de révérence culturelle m'interdisait, dans un premier temps, de lui attribuer plus de quatre étoiles. On ne peut décemment pas noter un livre paru en 2016 - qui plus est dont les personnages sont des vampires (va dans l'métro, Satanas !) - au même niveau qu'un Classique unanimement reconnu...

Mais, bien sûr que si, on peut !

Ce sera donc un 5/5 pour tout le plaisir que j'en ai retiré et parce que lire c'est, avant tout, cela : du plaisir, surtout du plaisir.

Le reste : culture, connaissance, ouverture d'esprit... ne sont que des "plus". Des "plus" dont il ne restera rien si on n'a pas, avant tout, trouvé le plaisir.
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Avant j'étais juste immortel



Il est très rare que je lise deux romans à la suite, du même auteur.

Mais la malicieuse Juliette Bouchet est l’exception qui confirme la règle.



Déjà son premier roman « Le double des corps » m’avait mis l’eau à la bouche. Son deuxième « Avant j’étais juste immortel », fut tout aussi léger, exaltant et fut pour moi très jubilatoire.



Il confirme aussi que l’auteure a du talent. Juliette m’a séduit une fois de plus, par sa spontanéité, son grand enthousiasme d’écrire et son impertinence qui ne la quitte pas.

Il y a aussi deux choses qui caractérisent cette belle auteure. C’est cette manière de saupoudrer ses récits d’une grande pincée d’érotisme, jamais vulgaire. Et c’est surtout c’est son humour grinçant et constant, avec lequel elle constelle ses romans, permettant ainsi de dédramatiser les situations à les rendre même cocasses et joyeuses.



Dans « Avant j’étais juste immortel », Juliette a repris, avec une grande maitrise, le « mythe des vampires », qu’elle a traité avec une belle autodérision et de l’insolence. Elle s’est faite une nouvelle fois narratrice et s’est glissée dans la peau de Raphaël, un très jeune vampire de quarante ans.

Raphaël, beau mec ténébreux, qui est de la descendance de Vlad III Barasab, de la dynastie Draculescu, mène une vie sobre et de reclus dans sa propriété du « Castelet ». Soucieux de pouvoir perpétuer sa race et son nom, Il a choisi de rester puceau en attendant de rencontrer la femme-vampire de sa vie.



Souffrant de plusieurs allergies, Raphaël s’est donné cette rigueur de garder un corps, le plus sain possible. Ce souci obsessionnel l’oblige donc à trouver une nourriture non polluée par toutes les saloperies et OGM que mangent les humains. Et cette mission est souvent périlleuse et aventureuse pour lui, en ce 21e siècle.

C’est donc dans les couvents que le jeune vampire ira très souvent chercher sa pitance, en croquant le cou fragile pour sucer le sang de jeunes nones, vierges et saines de corps comme d'esprit.



C’est au cours d’une excursion dans un hôpital, à la recherche de poches de sang avec son ami Sir Peter Robert, que les deux compères vont tomber sur l’éblouissante docteur Alma Pobeda.

Devant une aussi belle créature humaine, le choc émotionnel est tel que Raphaël s’évanouit. Il se réveillera plus tard dans une chambre de l’hôpital, dans le service d’Alma. La plantureuse docteur va s’occuper de lui de très très près, intriguée par les radios et le bizarre des analyses de sang de son patient.

Un patient pas tout à fait comme les autres, d’autant plus qu’il entre en grande érection à chaque fois qu’Alma pousse la porte de sa chambre.

S’en suivront alors et encore des situations invraisemblables et délicieuses, des quiproquos, où d’autres personnages et d’autres vampires farfelus envahiront la vie de Raphaël, désormais pétri d’amour.



« Avant j’étais juste immortel » est un roman sang pour sang naturel et très euphorisant,

Il m’a apporté une grande lame de fraicheur et cela fait un énorme bien en ces temps si moroses.



Un grand merci à vous Juliette Bouchet !

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Avant j'étais juste immortel

Un jour que j’étais entre deux livres comme on est entre deux eaux, j’ai rencontré les mots de Juliette Bouchet. J’avais besoin d’un sursaut ou d’un aiguillon. De quelqu’un qui réveille. J’avais envie d’insolence, d’impertinence et de malice.



Le monde est bien trop grave pour qu’on le prenne au sérieux et pour qu’on reste polis. On oublie parfois qu’on lit et qu’on écrit pour le fun. J’ai feuilleté des pages, son premier roman le Double des corps, un truc du ventre, un truc qui m’a pris à la gorge aux premiers mots. Une intensité, quelque chose d’une franchise qui m’a scotché. J’ai commandé le second, Avant j’étais juste immortel (publié chez Robert Laffont en 2016). Parce qu’il était irrévérencieux dès les premières lignes et m’a fait marrer. Parce que c’était du champagne et de l’audace. Et qu’au moment où je l’ai lue, je m’ennuyais un peu. Elle m’a tiré de ce vague à l’âme. Je l’ai adorée pour ça.



Raphael rentre chez lui dans une jolie maison façon château gothique au bord de la mer. Lui, c’est un vampire sans histoires. Il se rend compte que quelqu’un s’est introduit chez lui. Il s’agit du vieux Peters, propriétaire légitime des lieux qui ressemble comme deux gouttes d’eau au Dumbledore de Harry Potter (on le surnommera la plupart du temps ainsi). Ils se bagarrent et il transforme le vieil homme qui devient son compagnon. Il doit lui apprendre à se nourrir. Ensemble ils se mettent en quête de sang bio, à une époque où les humains ingèrent des tas de saloperies et des antibiotiques qui, bien souvent, rend leur sang impropre à la consommation.



« C’est génial ! C’est complètement barré. », me suis-je empressé d’écrire à l’auteure dans ces messages intempestifs que mon enthousiasme m’incite à écrire parfois. Ça m’a fait penser aux Monty Pythons ou à Twilight sous amphètes. Juliette Bouchet ne respecte rien, décrivant la manière dont les compères vont se nourrir dans les couvents ou dans les hospices (pour avoir du sang de l’ancien temps, gardant encore les traces d’un mode de vie sain). Il a un côté garnement ce roman qui m’a infiniment plu, un sourire permanent. Il n’était pas rare que j’éclate de rire ou que je me fende d’un « oooooh » un brin choqué mais ravi. Parce qu’il y a de l’audace et de la satire, un regard, certes malicieux mais très profond, très acéré sur les déviances de notre modernité.



Voyez-vous, Raphael est un pur. Il n’est pas un vieux vampire (il a 40 ans) mais il est toujours puceau car il a voulu se préserver des affres de la passion. Il vit sa vie en demeurant profil bas, en ne faisant pas de vagues. Il est pourtant issu d’une lignée absolument illustre comme on l’apprendra plus tard. Mine de rien, Juliette Bouchet réinterprète toute la mythologie vampirique avec sa gouaille et son insolence à elle. Comme ça, en passant, l’air de rien. Et vous vous dites « mais…mais… elle me refait Dracula, non ? ». Ben oui. Et le pire c’est que tu ne l’as pas vue venir et que ça te donne un sourire encore plus large encore.



Car voilà, Raphael le chaste, à la suite d’une entourloupe destinée à piquer du sang dans un hôpital, va tomber sous le charme d’une doctoresse sublime (Alma Podeba), qui va sacrément le troubler. Il a beau résister, le désir est là, et ça le chamboule un brin.



Mais quel délice, ce roman ! Les registres qui se mélangent, le classique et l’argot, le rythme qui vous emporte comme du Mozart, cette impression de reprendre le livre à chaque fois comme une récréation, avec la joie fébrile de se demander ce que Juliette va bien pouvoir inventer au chapitre d’après. La suivre. Et se sentir bien dans son sourire et dans sa lucidité. Dans son plaisir d’écrire qui éclate à chaque page.



Parce que ça sonne juste, parce que ça questionne tous les travers de notre modernité, la malbouffe, tout ce qui nous empoisonne, notre quête de pureté, notre envie de retour aux sources. Même les vampires sont déboussolés, comme le frère de notre héros qui se chope toutes les MST possibles et imaginables et doit en subir les conséquences pour l’éternité.



Je me suis mis à aimer cette manière de mettre un sourire sur nos turpitudes. En fait, je suis même tombé amoureux de ça. Juliette Bouchet, de ce que je connais et de ce que j’ai aperçu d’elle, m’a toujours irrésistiblement fait rire. De ses statuts sur les réseaux sociaux. Ce qui m’a poussé vers elle, c’est ça. Ce sentiment de se dire qu’elle est géniale cette fille. C’est aussi simple que ça. Rien ne m’obligeait à lire ce roman, paru il y a deux ans, les bouquins plus pressants s’entassent autour de mon bureau et rétrécissent la pièce façon « écume des jours ». Mais je n’avais pas souri autant devant un roman depuis un moment. J’en avais besoin, de retrouver, juste ça, le plaisir de succomber au charme d’un livre. Pas parce qu’il sort, pas parce que je l’ai promis. Juste parce qu’il était ce dont j’avais envie. Je me suis accordé ce plaisir que j’avais un peu perdu de vue. Le chocolat qu’on prend alors qu’on est au régime. Rien n’est plus délicieux que ce genre d’incartade.



Je n’ai pas envie de le finir. J’ai ce réflexe puéril, arrivé au bout d’un livre que j’ai aimé, à le prolonger encore un peu. Un jour ou deux. Encore un week-end à se dire que ces personnages vivent encore en soi. S’émerveiller de la rencontre avec un auteur. C’est une bouffée d’air frais, de drôlerie, d’audace et de spontanéité, de fraicheur. C’est extrêmement bien écrit, avec la sincérité d’un cœur qui ne s’interdit rien, avec cet irrespect et cette insolence, ce quelque chose de l’enfance et de sa lumière que Juliette a conservé dans ses mots. Tout ça m’a infiniment touché.



J’ai eu le sentiment de jouer avec elle, de m’amuser avec elle, de la suivre dans ces folles aventures ou la réalité bascule et où l’extraordinaire existe, mâtiné de cette ironie qui salue l’horreur d’un haussement d’épaules et renvoie la réalité à sa triste grisaille. Elle m’a donné le sourire, Juliette Bouchet, comme une rock star ou une caricature de Charlie hebdo. Elle m’a rappelé toute une tradition de sales gamins que j’aime tant et dont je suis.



Qu’elle en soit remerciée.
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Avant j'étais juste immortel

Chronique de Melisande



Avant j’étais juste immortel est un roman assez surprenant. Je ne connaissais pas du tout l’auteure et je vous avoue que la 4e de couverture m’avait assez intrigué. Cela pouvait être amusant et j’étais donc assez curieuse de voir ce que ça allait donner.



Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit sans pour autant dévoiler tout de l’intrigue d’autant que les événements arrivent assez vite, notamment la rencontre entre Raphaël et Sir Roberts qui a lieu dès le premier chapitre.



Avant j’étais juste immortel est un roman assez court, moins de 200 pages, et je vous avoue que j’ai trouvé ça dommage qu’il ne soit pas plus long tant j’étais prise par les événements. Cela se lit sans fin et c’est très prenant. L’action est omniprésente même si on n’est pas dans l’action pure et dure avec de l’adrénaline, ce n’est pas le sujet, mais on ne s’ennuie pas un instant car il se passe toujours quelque chose.



Les dialogues entre Raphaël et Sir Roberts sont aussi mémorables. C’est vraiment très drôle et décalé et quand la famille de Raphaël va s’en mêler, cela donne quelque chose d’épique. Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoiler mais il y est question d’un écureuil… pour ceux qui l’ont déjà lu, je pense que vous saurez à quoi je fais référence. Pour les autres, je vous invite vivement à lire ce livre ! Je vous avoue que parfois je me demandais bien ce que j’étais en train de lire, ce n’est absolument pas sérieux, et pourtant…



Le côté humour est très présent c’est indéniable mais c’est bien plus que ça, ce qui fait de Avant j’étais juste immortel un roman très intéressant que je vous conseille de lire. Ce n’est pas un livre fantastique à proprement parlé, certes, il est question d’un vampire, mais comme pour Les Radley, ce n’est qu’un prétexte pour aborder d’autres sujets, comme l’amour et la malbouffe, critiquer la société, etc. Tout ça est bien amené, le fait que Raphaël ne puisse pas boire le sang de n’importe qui à cause de ce que les humains ingèrent, tels les Mcdo et autre malbouffe. C’est toute une stratégie qui se met donc en place et aujourd’hui c’est bien plus compliqué qu’il n’y paraît.



Mais en plus de tout cela, on a aussi une histoire familiale des plus compliquées en lien avec leur condition de vampires qui ajoutent une autre intrigue à ce récit mais quand on voit les membres qui la composent, on comprend pourquoi Raphaël vit loin et seul à la base parce qu’ils sont spéciaux… La scène à l’hôpital où on les rencontre pour la première fois est juste énorme… Mais comme d’habitude, je n’en dis pas plus pour éviter tout spoiler. J’espère que cela vous donne néanmoins d’en savoir plus !



L’écriture de l’auteure est très agréable à lire et fluide. le ton est léger et humoristique si bien que les pages défilent en un rien de temps. Mais si l’histoire n’était pas aussi prenante, il ne se lirait pas aussi bien, même si le style est très intéressant.



En bref, Avant j’étais juste immortel est un roman qui m’a beaucoup plu. Le ton est sur l’humour mais ce n’est pas pour cela qu’il n’y a pas de réflexions derrière ce qui rend le tout très intéressant. Les personnages sont attachants et sympathiques et nous propose une drôle d’histoire pleine de rebondissements. A découvrir !




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Avant j'étais juste immortel

Voilà un court roman tout à fait jubilatoire !

Je ne suis pas un adepte des histoires de vampires et, bien au contraire, cette "mode" m'agace un peu. Mais Juliette Bouchet explore un côté tout à fait nouveau et étonnamment "frais" du genre : ses vampires sont terriblement humains, dans leurs préoccupations quotidiennes, surtout alimentaires.

Finalement, c'est un roman léger, qui se lit très vite et dont on ressort le sourire aux lèvres, comme d'une délicieuse comédie familiale. Certes, certaines situations sont quelque peu caricaturales, mais toujours au service d'un récit rythmé, animé et amusant. Alors ne boudons pas ce plaisir !
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Chants d'amour, tome 2 : Le secret

Le concept est simple et forme un savoureux cocktail. Il m’a complètement séduit.

« Chants d’amour » est divisé en quatre tomes qui regroupent quatre nouvelles écrites par huit auteurs et autrices différentes.



Le premier tome est titré « La rencontre », le deuxième « Le secret », le troisième « Clash » et le quatrième étant titré « (Happy) end ». Il est nécessaire, bien sûr de les avoir tous et de tous les lire, pour comprendre les nouvelles.

Ce sont quatre histoires d’amour sur le thème du coup de foudre et de la discorde, chacune écrite à quatre mains, par un binôme auteur / autrice, dont l’un ou l’une commence le récit et dont l’autre en écrit une suite. Chacun.e mettant en valeur un des personnages de l’histoire initiale, en y ajoutant aussi son propre style et en veillant à une belle continuité et harmonie.



La première histoire « Nerver gotta Let you down » brillamment commencée par Fanny Salmeron, que j’ai découverte à l’occasion et continuée par Arnaud Le Guilcher, un romancier que j’ai aussi découvert et apprécié.

Eva est une jeune fille de seize ans qui s’ennuie dans le camping où elle accompagne ses parents tous les ans. Plus intéressée aux jeux qu’aux garçons, elle va cependant rencontrer Sacha. Les deux jeunes gens seront attirés l’un vers l’autre.

Cette rencontre est-elle un hasard ? ou est-ce le plan diabolique, d’un pacte que Sacha a signé avec un groupe de jeunes gothiques désœuvrés ?

Mais le jeune homme tombe amoureux d’Eva et son challenge sera très dur à relever...



La deuxième histoire « Near love expérience » est commencée par Denis Parent, bien imaginatif et continuée par Claire Barré.

Claire qui fut vraiment très inspirée, par ce récit bien « alambiqué », par ce voyage traumatisant pour les deux personnages du roman. L’auteure était dans son élément.

C’est l’histoire de Simon Sorreau qui s’écroule d’un infarctus dans un jardin. Marie Sherrer, une ravissante chirurgienne, qui passait à ce moment, le sauve in extrémis. Elle l’opère en lui implantant un cœur artificiel et disparait.

Simon va alors bientôt voir d'étranges scènes où il se retrouve à vivre dans la peau de la chirurgienne qui l’a sauvé. De désagréables sensations vont voir le jour, comme lorsque Simon va sentir les coups que Marie reçoit de son mari violent et jaloux.

Mais ce phénomène prend de l’ampleur lorsque Marie apprend à Simon qu’elle a la sensation aussi de vivre en lui, qu’une permutation extraordinaire s’est opérée. Les deux amants vont finalement se retrouver. Leur rapprochement charnel va se révéler fascinant et très déstabilisant aussi.

Et leur vie sera totalement bouleversée...



La troisième histoire « Les tourtereaux du 127 ». Elle est commencée par Anna Rozen et continuée par Charles Berberian, excellents et bien en phase tous les deux.

Cette fiction raconte la rencontre entre la jolie Elvire, qui s’ennuie dans la vie et dont son appartement vient de prendre feu et Vladimir son voisin, un garçon très doux, très attiré par la jeune femme.

Par un concours de circonstances, ils se retrouveront tous les deux, dans un groupe de vieilles personnes, pour des vacances au Guatemala….

Elvire, qui est plus dans la dynamique, commence fermement à s’ennuyer parmi ces vieux qui la regardent parfois avec convoitise. Tandis que Vladimir, plutôt lymphatique, ravi de la compagnie de son amour, n’est pas affecté par ce manque d’activité, dans cet hôtel perdu au milieu de rien.

Le couple éclatera...



Enfin, la quatrième histoire « Zigzags » est commencée par Jérôme Attal et est continuée par la truculente Juliette Bouchet, que j’ai découvert grâce à ces présents « Chants d’amour ».

Dans cette fiction légère et moelleuse à lire, Victor Aumont, célibataire a un grand projet. Celui d’ouvrir une pâtisserie, au cœur de Paris, pour vendre sa spécialité ; des éclairs en forme d’éclair.

Un jour, son ami d’enfance, un joueur de poker, lui parle qu’un organisateur mystérieux. Celui-ci recherche un cuisiner pour faire un gâteau à l’occasion d’une soirée privée. Ce sera bien payé.

C’est ainsi que Victor se retrouve les yeux bandés, dans une voiture qui l’amène à cette soirée.

II sent à ses côté une présence, celle d’Olympe, une femme qui a aussi les yeux bandés. Chacun fera la connaissance de l’autre. Victor append qu’Olympe est la fille qui sera dans le gâteau. La soirée s’annonce très spéciale !

Le choc sera terrible, lorsque Victor ayant terminé son gâteau, découvrira la beauté d’Olympe lorsqu’elle entra dans la grosse pâtisserie.

Victor va tomber vite amoureux. Et c’est aussi à ce moment que les ennuis commenceront.

Olympe ne sera pas en reste d’ailleurs. Car la belle se révèlera plus mystérieuse et plus secrète que Victor ne le pensait.

Suite à un grave incident qui s’est produit à une de ces soirées, Olympe disparait…



Jérôme Attal, un auteur que je découvre, alterne l’écriture de ce récit avec Juliette Bouchet. Il est plein de verve et plein d’humour.

Quant à Juliette Bouchet, est m’a semblé encore très inspirée, avec toujours cette belle énergie à raconter. Elle excelle dans les bons mots, dans la répartie qui fait beaucoup sourire.

Mais le style si plaisant de l’épisode II changera de ton à l’épisode IV.

L’auteure terminera cette belle histoire d’amour, avec un style plus lyrique et poétique.

S’attardant sur les états d’âme de Victor, sur le manque sidéral créé par l’absence d’Olympe. Un homme qui ne peut se résoudre à oublier son amour perdu.

La fin sera bouleversante.

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Chants d'amour, tome 4 : (Happy) end

Dernier épisode, j'ai eu envie de les retrouver et de connaître la fin.

J'aime bien l'écriture de Juliette Bouchet.
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Chants d'amour, tome 4 : (Happy) end

Le concept est simple et forme un savoureux cocktail. Il m’a complètement séduit.



« Chants d’amour » est divisé en quatre tomes qui regroupent quatre nouvelles écrites par huit auteurs et autrices différentes.

Le premier tome est titré « La rencontre », le deuxième « Le secret », le troisième « Clash » et le quatrième étant titré « (Happy) end ». Il est nécessaire, bien sûr de les avoir tous et de tous les lire, pour comprendre les nouvelles.

Ce sont quatre histoires d’amour sur le thème de la discorde, chacune écrite à quatre mains, par un binôme auteur / autrice, dont l’un ou l’une commence le récit et dont l’autre en écrit une suite, chacun.e mettant en valeur un des personnages de l’histoire initiale, et en y ajoutant aussi son propre style.



La quatrième histoire « Zigzags » est commencée par Jérôme Attal et qui est continuée par la truculente Juliette Bouchet, que j’ai découvert grâce à ces présents « Chants d’amour ».



Dans cette fiction légère et moelleuse à lire, Victor Aumont, célibataire a un grand projet. Celui d’ouvrir une pâtisserie, au cœur de Paris, pour vendre sa spécialité ; des éclairs en forme d’éclair.

Un jour, son ami d’enfance, joueur de poker, lui parle qu’un organisateur mystérieux. Celui-ci recherche un cuisiner pour faire un gâteau à l’occasion d’une soirée privée. Ce sera bien payé.



C’est ainsi que Victor se retrouve les yeux bandés, dans une voiture qui l’amène à cette soirée.

II sent à ses côté une présence, celle d’Olympe, une femme qui a aussi les yeux bandés. Chacun fera la connaissance de l’autre. Victor append qu’Olympe est la fille qui sera dans le gâteau. La soirée s’annonce très spéciale !



Le choc sera terrible, lorsque Victor ayant terminé son gâteau, découvrira la beauté d’Olympe lorsqu’elle entra dans la grosse pâtisserie.

Victor va tomber vite amoureux. Et c’est aussi à ce moment que les ennuis commenceront.

Olympe ne sera pas en reste d’ailleurs. Car la belle se révèlera plus mystérieuse et plus secrète que Victor ne le pensait.

Suite à un grave incident qui s’est produit à une de ces soirées, Olympe disparait…



Jérôme Attal, un auteur que je découvre, alterne l’écriture de ce récit avec Juliette Bouchet. Il est plein de verve et plein d’humour.

Quant à Juliette Bouchet, est m’a semblé encore très inspirée, avec toujours cette belle énergie à raconter. Elle excelle dans les bons mots, dans la répartie qui fait beaucoup sourire.

Mais le style si plaisant de l’épisode II changera de ton à l’épisode IV.

L’auteure terminera cette belle histoire d’amour, avec un style plus lyrique et poétique. Juliette s’attardera sur les états d’âme de Victor, sur le manque sidéral créé par l’absence d’Olympe.

Un homme qui ne peut se résoudre à oublier son amour perdu.

La fin sera bouleversante.

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Le Double des corps

Déçue.

L'histoire commence plutôt bien, avec les récits crus de rencontres sans lendemain.

Puis, ça dérape... heureusement l'auteure fait preuve d'humour.
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Le Double des corps

Grâce à Babelio, j'ai pu découvrir ce premier roman de Juliette Bouchet.



"Julia, sublime trentenaire spontanée et rêveuse, raconte ses rencontres amoureuses sans tabou. Accumulant les échecs et les désillusions, elle va peu à peu perdre contact avec la réalité et commettre un crime."



A la lecture de ce synopsis, j'étais très curieuse de lire ce roman.

J'enchaîne les premiers chapitres en attendant impatiemment que l'intrigue commence... Un début d'intrigue apparaît à près de la moitié du roman! Autant dire que les "préliminaires" étaient longs, trop longs à mon goût!



Puis l'intrigue se poursuit avec un fil conducteur très fin voire inexistant par moment (je me suis souvent demandée "quel est le rapport avec l'histoire?" ou "qu'est ce que ça nous apporte de savoir cela?" tout comme la majeure partie des "préliminaires"!)

Au final, l'histoire tiendrait en 3 à 4 chapitres, tout le reste n'est que broderie et n'apporte rien à l'intrigue.



J'ai été déçue par ce roman, trop de blablas, une écriture désorganisée, fouillie, un langage oral retranscris qui nécessite parfois une relecture ("plus": pluS ou ne... plus?)



En conclusion, je ne recommanderai pas la lecture de ce roman mais ne reste pas hermétique à la lecture d'un deuxième roman, plus mature peut-être, de l'auteure.
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Le Double des corps

Je tiens tout d’abord à remercier le site Babelio et les éditions Robert Laffont pour ce partenariat, une surprise imprévue qui m’a grandement fait plaisir.

Si ce livre m’a intéressée dés le premier coup d’œil, c’est par sa quatrième de couverture. On ressent déjà le style vif et piquant de l’auteure, qui va nous suivre et nous entraîner tout au long du récit.



Comme vous l’aurez sûrement compris, ce livre nous dévoile les appétits et les expériences sexuels d’une femme. Mais il ne faut pas rechercher dans ce livre finesse et délicatesse dans les termes ou les gestes, car l’auteure offre une approche plus directe, plus piquante, et je pense que c’est un style qu’il faut apprécier dans la vie courante si on souhaite pleinement le savourer ici.

Le début commence sur les chapeaux de roues, avec des dialogues intenses au répondant développé des deux côtés. Pour tout vous dire, j’ai été comblée de découvrir une œuvre où on ne tergiversait pas sur le sujet, où à l’inverse les personnages vont droit au but dans leurs mots ou leurs gestes. Malgré un relâchement de l’intensité vers le milieu du récit, où la psychologie prend davantage le pas sur l’humour, on retrouve avec plaisir le caractère franc et innocent de l’héroïne à la fin du livre. Du moins jusqu’au mot final…



Nous découvrons donc Julia, une bombe sexuelle à la libido forte développée mais ses échecs répétés auprès de la gente masculine va la conduire à des actes extrêmes. Pourtant, elle se livre au lecteur sans ambages, avec une force et une innocence profondes dans les sentiments, si bien qu’on ne peut que se sentir proche d’elle, même si nous ne sommes pas totalement en accord avec ses actes.

La ressemblance entre le prénom de l’auteure et celui de l’héroïne éveille naturellement des questions sur les similitudes entre les deux femmes, on s’interroge sur la part de la réalité dans la fiction (même si on devine que Juliette Bouchet n’est pas aussi extrémiste que son personnage).



Vous l’aurez compris, le style de l’auteur est fort direct, piquant, vif et entraînant. Vous devez trouver que je radote, mais c’est pour moi la force majeure du livre alors j’insiste dessus.

Il ne faut vraiment pas redouter de se lancer car, si le style est entraînant, la taille du bouquin et les chapitres courts contribuent à une lecture rapide. Il se lit sur même pas deux jours, c’est rapide, c’est excellent.



Pour finir, je souhaiterai ajouter que ma mère, qui n’est pourtant pas une lectrice assidue comparée à moi (elle doit lire une dizaine de livres sur l’année quand j’en lis une centaine, et encore c’est parce que je les lui mets de force dans les mains), a été enchantée par la quatrième de couverture, a voulu lire le bouquin et l’a finalement dévoré en deux jours. Elle qui est pourtant difficile à combler, elle a adoré ! Je crois que cette appréciation vaut toutes les chroniques…



En conclusion, un livre très entraînant où s’envolent préjugés et tergiversations. Ce récit nous livre la personnalité d’une femme constamment plongée dans le doute et les échecs. Le rire, le dégoût, la pitié, on ne reste pas indifférent, c’est un bijou d’émotions franches dévoilées avec brutalité. Un livre qui frôle le coup de cœur, une auteure que j’aurai plaisir à lire, relire, découvrir de possibles futures oeuvres.
Lien : http://la-riviere-des-mots.b..
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Le Double des corps

Comment pourrais-je définir l'écrivaine Juliette Bouchet ?

Effrontée ? Désarçonnante ? Insubordonnée ? Un peu tout à la fois…



Dans tous les cas, son premier roman « le double des corps » m'a un peu déstabilisé par son style d'écriture transgressive, crue, mais adoucie par le naturel de l'auteure et surtout par la bonne dose d'humour qu'elle y distille.

Dans ce roman, Juliette a laissé balader sa plume très légère, au grè de ses fantaisies. Avec elle ça passe ou ça casse. Perso j'ai bien apprécié cette galerie de portraits très loufoques et insolites.



L'histoire délirante de la vie décousue de Julia. Julia est décrite comme être une « mini bombasse » d'une trentaine d'années, superbe, sensuelle, amoureuse, séductrice. Qui présente une similitude troublante avec Juliette, l'auteure de ce roman. Mais la ressemblance s'arrête là !

La jeune femme du roman qui semble affamée de plaisirs charnels, accroc d'amour et de sexe, va faire des rencontres, parfois sans lendemain, avec des hommes et plus tard avec des femmes de tous horizons et univers.



Mais « La vie n'est pas un long fleuve tranquille ». Julia la déjantée, Julia un peu paumée, Julia la déçue de la vie, avec sa rencontre avec Clément, un ami d'enfance, va « péter un câble » et commettre l'irréparable.

Pour elle commence alors la fuite, une cavale éperdue pour ne pas se faire arrêter des horreurs qu'on l'accuse.

Elle devra même changer de sexe et changer de nom pour ne pas être confondue, ni que sa vraie identité soit découverte. Pour Julia ou plutôt Jules, une nouvelle vie commencera, qui lui réservera encore beaucoup d'aventures mouvementées et toxiques.



Le dernier chapitre, portant le titre de « Clémentine », est écrit intelligemment. Son seul « coup de feu », nous fait faire un grand bond en arrière, irréaliste, c'est-à-dire au milieu du livre. Et j'en fus agréablement surpris.



Juliette Bouchet m'a semblé se délecter à s'être glissée dans la peau d'un homme, en essayant d'imaginer les fantasmes qui peuplent son esprit.

Mais la piquante auteure s'interroge et nous interroge par la même occasion, sur la complexité des êtres humains, sur l'identité que la Femme et que l'Homme ont chacune et chacun à vivre et sur les difficultés rencontrées dans leur vie sentimentale et sexuelle.



C'est un très joli roman, mais qui peut être déroutant à lire pour certaines lectrices ou certains lecteurs.

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