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Note moyenne 4.33 /5 (sur 12 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) : 1916
Mort(e) le : août 1985
Biographie :

Léo Schaya (1916 - août 1985) était un auteur suisse. Ses essais portant principalement par la Kabbale et le soufisme s'inscrivent dans la perspective de l'École traditionaliste. Il était par ailleurs un ami et correspondant de Frithjof Schuon[1]. Il avait créé la revue Connaissance des religions en 1985, dans laquelle il écrivait, ainsi que l'archéologue Max Escalon de Fonton, passionné d'héraldique, de symbolisme et de religions qui lui rend un hommage dans sa revue:(t.II,n°2 de septembre 1986).

Source : Wikipedia
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Citations et extraits (9) Ajouter une citation
AuroraeLibri   05 octobre 2014
La creation en dieu / a la lumiere du judaïsme, du christianisme et de l'islam de Leo Schaya
Toutes les religions authentiques jaillissent de la lumière de l'Un: ses diverses révélations sont comme autant de rayons salvateurs d'un soleil venant éclairer ses propres étincelles -les créatures humaines- tombées dans les ténèbres de ce monde, dans l'oubli de leur source lumineuse commune, de leur essence réelle. Cette essence ne fait qu'un avec l'Un: l'Un à la fois transcendant et immanent, infini et omniprésent, contenant et dépassant tout ce qui est crée. Il est, par définition, l'Unité transcendante de toutes les religions révélées par Lui, en même temps qu'Il y est immanent non seulement par sa Vérité qu'Il communique à travers elles, mais aussi, et avant tout, par sa Présence réelle que véhiculent leurs supports sacrés.
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AuroraeLibri   05 octobre 2014
Naissance à L'esprit de Leo Schaya
C'est dans cette perspective, à la fois universelle et conforme à l'orthodoxie stricte de chacune des religions abordées, que nous allons donc essayer d'approfondir les éléments fondamentaux de la quête spirituelle de l'homme. Après avoir traité, dans notre dernier livre, de métaphysique traditionnelle surtout à partir de la cosmologie révélée, c'est à présent de l'anthropologie sacrée que nous partirons pour envisager la voie ascendante, qui conduit l'homme sur les degrés de l'échelle spirituelle, vers le Suprême.

Cette destinée sublime de l'être humain, sa finalité véritablement divine n'a pas changé depuis l'apparition de l'homme primordial qui, selon la Bible et le Coran, s'est trouvé d'abord dans un état de parfait déiformité, appelé qu'il était à cultiver cet état en vue de l'absorption active de son être en Dieu.
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AuroraeLibri   05 octobre 2014
Naissance à L'esprit de Leo Schaya
Si nous devons personnellement beaucoup à l'oeuvre de Guénon, dont l'universalité nous a profondément marqué dès notre jeunesse, notre plus grande dette va cependant vers Schuon qui, en rectifiant certaines erreurs de Guénon et en montrant, avec une maîtrise exceptionnelle, les applications fondamentales des principes spirituels d'ordre universel, a donné à cette universalité toute son ampleur. En parcourant, à la lumière de cet universalisme, les différentes doctrines spirituelles des religions authentiques, on aboutit nécessairement à la conclusion qui nous occupe ici avant tout: naître à l'Esprit, c'est naître au seul Vrai et Réel, à l'Ifini et à Absolu.
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AuroraeLibri   05 octobre 2014
Naissance à L'esprit de Leo Schaya
Même si nous nous situons aujourd'hui à une époque d'extrême obscurcissement spirituel, d'une matérialisation monstrueuse du monde par une humanité qui s'y est enfermée de plus en plus, l'empreinte de Dieu n'a pas disparu de l'homme: celui-ci est resté Son "image", fût-elle terriblement déformée. A partir de cette grâce innée, l'être humain est susceptible de se relever de son état de chute; avec l'aide de la religion, -pour autant que celle-ci soit restée ce qu'elle doit être- il peut redécouvrir le paradis perdu au tréfonds de son coeur où l'Eden se trouve comme enseveli. Là, il peut renaître à l'Esprit, au 'royaume de Dieu qui est au-dedans de vous".
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AuroraeLibri   05 octobre 2014
Naissance à L'esprit de Leo Schaya
Cette naissance ne saurait avoir lieu qu'à partir de telle ou telle forme révelée; mais cela n'implique pas qu'il faille s'enfermer intellectuellement dans une seue forme en excluant toutes les autres, -du moins n'est-ce guère indiqué à une époque comme la nôtre, où il y a un rapprochement quasi forcé des différentes sphères religieuses. Même si, méthodiquement, il faut s'en tenir à une seule voie sans aucun syncrétisme, l'ouverture intellectuelle sur les autres traditions peut contribuer à éclairer maint aspect de sa propre religion.

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Danieljean   01 octobre 2015
Naissance à l'Esprit de Leo Schaya
Nous venons de voir que la « contemplation du Néant » est, en soi, Non-Contemplation, Non-Connaissance, Non-Être. Il ne s'agit donc pas d'un acte de connaissance, d'une vision spirituelle et encore moins d'une méditation discursive, mais de l'état où l'on est « uni par le meilleur de soi-même à Celui qui échappe à toute connaissance » : c'est l'unité même de notre Soi pur et suprême avec le Principe suprême et surintelligible. Ce n'est pas l'union ou l'unité ontologique d'un sujet et d'un objet de con­naissance, mais l'Identité absolue du sujet et de l'objet de la « con­templation du Néant » ; ou, plus précisément, il n'y a ici ni sujet qui contemple, ni objet contemplé : il n'y a que le divin « Néant », dont la contemplation est elle-même « Néant », le « Néant » qui est l'Absolu. C'est l'Essence « suressentielle », suron­tologique et incognoscible de toute connaissance et contemplation ; c'est la Réalité infinie et inconditionnée, dans laquelle toute affir­mation et toute négation, tout ce qui est et tout ce qui n'est pas, se trouvent dépassés. Ici, l'homme n'est plus un être humain, ni quoi que ce soit d'intelligible : il est transformé en sa propre Essence surhumaine et surintelligible, en ce divin Sur-Etre qui repose en Lui-même, sans aucune extériorisation, émanation, révé­lation ou manifestation. Ici, c'est d'éternité en éternité, qu'« Il a pris la Ténèbre pour retraite
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enkidu_   26 novembre 2015
L'homme et l'absolu selon la Kabbale de Leo Schaya
La Tradition révélée est la voie que Dieu a tracée à l’homme pour lui permettre de retrouver son état premier, déiforme et essentiellement divin ; c’est la voie du retour à l’Un. Or, l’« éloignement » spirituel de l’Origine divine n’est pas le même pour tout individu humain ; on peut même dire qu’il diffère pour chaque homme, suivant le mode particulier de son illusion existentielle, de son attachement à l’« altérité » créée, qui s’interpose entre lui et l’Ipséité divine. La Révélation tient compte, dans ses formulations doctrinales et l’économie des « moyens de grâce », de ces différences de « rapports » entre l’humain et le Divin, différences de compréhension et de réceptivité pour le seul Réel. C’est pourquoi les formes traditionnelles comportent maints échelons d’interprétation et d’application, une multitude d’aspects extérieurs et intérieurs, ou exotériques et ésotériques.



L’Exotérisme ordonne l’accomplissement formel de la Loi qui conduit au « salut » posthume, à une existence paradisiaque et déiforme de l’être humain ; c’est la voie destinée à la majorité des croyants, prisonniers de l’illusion individualiste ou dualiste : pour cette perspective, le retour à l’Un aboutit au Paradis céleste où l’âme, libérée des entraves corporelles, contemple la Présence réelle de Dieu. En raison du point de vue idéaliste, que la plupart des hommes ne parviennent pas à surmonter pendant leur vie terrestre, l’Exotérisme qualifie cette Vision béatifique comme l’un des « délices » de la « proximité de Dieu » ; pour l’Ésotérisme, la même Vision signifie la connaissance spirituelle qui unit, soit directement, soit progressivement le connaissant au Connu. En d’autres termes, l’ésotériste sait que pour l’âme gratifiée de la connaissance divine, la « proximité de Dieu » se transforme en identification réelle avec Lui, et qu’il n’en saurait être autrement, puisqu’en vérité, Dieu est l’« Un sans second ». L’Ésotérisme, qui exprime « sans voile » l’Esprit caché derrière la « lettre », veut conduire l’être, dès l’ici-bas, au-delà du symbolisme des formes sacrées et du dualisme de la pensée, à cette connaissance déifiante ; mais il ne s’adresse qu’à ceux qui, mus par une réceptivité spirituelle « de forme majeure » – la « soif de l’Absolu » – recherchant la Vérité dans l’union cognitive directe avec le seul Vrai Lui-même. Pour cette minorité – ou cette « élite » – le Paradis ou l’état humain premier ne se trouve pas dans l’au-delà seulement, mais aussi dans l’ici-bas, dans le « cœur » de l’homme ; c’est son état virtuel d’union avec Dieu. (pp. 145-146)
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AuroraeLibri   05 octobre 2014
Naissance à L'esprit de Leo Schaya
Comme dans notre précédent ouvrage La création en Dieu, nous traiterons le sujet qui nous occupe présentement, à la lumière des trois religions abrahamiques, nous référant aussi, occasionnellement, à telle tradition non sémitique. En effet, c'est dans sa nature unanime que nous allons considérer l'homme et sa naissance spirituelle, l'Esprit dont nous parlons étant lui-même un et universel: ses multiples modes de révélation sont comme autant de rayons d'un seul soleil venant éclairer l'humanité entière, selon les besoins variés des mentalités qui la différencient.

L'unité essentielle de ces révelations et partant, leur équivalence fondamentale, nous permmettront de citer l'une ou l'autre suivant la nécessité, sans que que nous ayons à prendre des précautions dialectiques au regard de notre confession personnelle. Car, "n'avons-nous pas tous un seul Père ? N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a crées ?" (Malachie, II, 10). Le lecteur ne trouvera donc dans ce qui suit aucun exclusivisme religieux, nulle apologie particulière de telle ou telle tradition. Il verra au contraire que nous adoptons sans réserve, sur le plan doctrinal, les vérités révélées par quelque religion que ce soit, chaque fois qu'elles entrent directement dans notre sujet.

Nous suivons en cela les exemples données notamment par René Guénon et Frtjof Schuon, ainsi que par Titus Burckhardt et Ananda K.Coomaraswamy, autant de porte-parole d'un courant spirituel, à la fois traditionaliste et universaliste, qui s'est fait jour depuis le début de ce siècle. Grâce à la métaphysique comparée de ces auteurs et d'autres, orientés dans le même sens, les cloisons séparant les religions ont été rendues transparentes; leur commune essence transcendante a été dégagée et les correspondances entre leurs onto-cosmologies et entre leurs voies spirituelles, élucidées.
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enkidu_   25 novembre 2015
L'homme et l'absolu selon la Kabbale de Leo Schaya
La Tradition envisage les formes et les lois du Cosmos dans le but principal de rattacher toutes choses à leur Cause première et divine, et de montrer ainsi à l’homme leur véritable signification ; elle lui révèle par là-même le sens de son existence. Or, au regard de l’ « Un sans second », l’existence entière n’a pas d’être propre : elle est l’expression du seul Réel, l’ensemble de Ses contenus manifestables et manifestés au sein de Son Infinité même. Les choses ne sont que des « voiles » symboliques de leur Essence divine ou, dans un sens plus direct, de Ses Aspects ontologiques ; ces Aspects sont les Archétypes éternels de tout ce qui est créé.



Si l’on comprend la création de cette façon, elle se révèle comme une multitude d’images – plus ou moins parfaites – de Dieu ou de Ses Qualités, comme une hiérarchie de vérités – plus ou moins pures – conduisant au seul Vrai ; car si Dieu est l’Origine première et le Prototype suprême de la création, Il est aussi son But final, ainsi que l’attestent les Proverbes (XVI, 4) en disant que « YHVH a tout fait pour Lui ».



Le seul Réel ne peut faire autrement que d’œuvrer pour Lui et en Lui. Mais dans son Ipséités pure, Il n’agit pas, ne veut ni ne regarde rien ; là, il n’y a aucune détermination de quoi que ce soit, aucune distinction entre un sujet et un objet, une cause et un effet, un dieu et une création. Dans cette Non-Dualité, Dieu repose en lui-même, sans nom et sans aspect connaissable.

(...)

Toute la création est une projection illusoire des Aspects transcendants de Dieu dans le « miroir » de son Immanence. Le Zohar fait remarquer, en effet, que le verbe baro, « créer », impliquée l’idée de « faire illusion ». Mais bien que le créé ait une nature illusoire, il comporte une part de réalité ; car tout reflet du Réel, si lointain, brisé et fugitif soit-il, possède nécessairement quelque chose de sa cause. Même si l’on peut dire du créé qu’il est purement illusoire, on n’en saurait exclure ce quelque chose de réel qui constitue son essence. L’illusion elle-même n’est pas le néant pur et simple, celui-ci ne pouvant être, puisqu’en existant, il ne serait plus néant ; l’illusion est un « mélange » du Réel et de l’éphémère ou – selon l’expression kabbalistique – celui de la « Lumière » et de l’« obscurité ». (pp. 63-64 & 69-70)
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