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Jean Queval (Autre)
EAN : 9782070375165
150 pages
Éditeur : Gallimard (04/01/1984)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 5481 notes)
Résumé :
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule de Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement:
“Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d’alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux.”
Le temps passe. La pluie efface les c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (483) Voir plus Ajouter une critique
peloignon
  17 décembre 2012
Ce petit livre, dont le titre sonne comme un petit conte pour enfants sans prétention, est une des meilleures fables politiques jamais écrites.
L'humour, l'élégance et la simplicité de l'écriture d'Orwell contribuent grandement au succès du livre, en lui permettant d'aborder des questions politiques et historiques avec beaucoup de finesse et d'acuité, sans que la lecture devienne désagréable, bien au contraire.
On reconnaît aisément les différents types sociaux derrière chaque espèce animale de la ferme. Quel beau et touchant personnage que ce Boxer, représentant de la paysannerie irréductiblement fidèle au chef, qui abuse pourtant d'elle sans aucun scrupule!
On voit aussi apparaître très clairement des personnalités politiques précises derrière certains animaux, comme Lénine derrière Old Major, Staline derrière Napoléon ou encore Trotski derrière Snowball.
La dynamique interne de la petite révolution est aussi présentée de manière tout à fait convaincante.
Orwell arrive ainsi avec une facilité étonnante aux fins de critique politique qu'il se propose. Il reconnaît la méchanceté égoïste intrinsèque qui se cache derrière l'idéologie capitaliste et préfère une forme plus juste et honnête de socialisme. Par contre, il s'opposera toujours aux idéologies de gauche comme de droite, car leur extrême opposition n'est jamais qu'une apparence illusoire : en réalité, ce sont deux chemins qui mènent exactement au même point d'inhumanité bestiale.
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Nastasia-B
  02 décembre 2017
George Orwell écrit son petit roman comme La Fontaine écrivait ses fables : les animaux y sont plus humains que nature et il n'est guère besoin d'une grande dose de perspicacité pour deviner qui se cache sous le nom de tel ou tel cochon, tel cheval ou tel âne.
Ce dont il est question, c'est évidemment de la Révolution russe de 1917 et de ses suites jusqu'en 1945, date à laquelle l'auteur rédige son livre. Vingt-huit ans se sont écoulés et l'on ne croit plus beaucoup aux lendemains qui chantent qu'avait pu laisser entrevoir cette révolution soi-disant pour le peuple.
Car toute révolution est belle sur le papier : les tyrans en poste s'en vont, le peuple, a priori, n'aura plus à courber l'échine sous le joug de quiconque, puisqu'il se gèrera à présent par lui-même. Mais c'est, bien entendu, sans compter sur tous les Napoléon de la Terre — les Staline en l'occurence — mais il suffit d'aller voir à Cuba ou dans n'importe quelle ancienne colonie africaine pour trouver l'équivalent local.
Il s'appellera Castro ou Boumédiène ou que sais-je encore mais à tous les coups, le peuple finira par être ployé à nouveau, par l'un des siens, c'est encore mieux, et par devenir presque nostalgique du tyran qu'il a chassé à grands coups de pompe dans le derrière. C'est comme ça, c'est humain, il faut croire.
Et ça agace ceux qui aimeraient tant voir le peuple s'émanciper vraiment, jouir vraiment de l'égalité devant la décision politique et ainsi, décider librement de son destin en tant que peuple. Mais non, c'est plus fort que lui, l'humain réclame des chefs, du pouvoir, et le pouvoir en retour engendre les privilèges ou le népotisme ou l'argent ou tout à la fois. Les réseaux se créent et le pauvre bougre de peuple l'a dans le baba, une fois encore, une fois toujours.
C'est un peu ça La Ferme des Animaux ; ce constat amer et désespérant que la lutte n'aboutit finalement jamais tellement à grand-chose, si ce n'est au pire que le déjà " pas bien ". Et c'est ce que semble nous dire ce vieux têtu d'âne qui ne croit plus en rien, qui n'est sans doute autre qu'Eric Blair lui-même, alias George Orwell, lequel a vu de ses yeux ce que ça donnait une guerre civile en Espagne. Moralité, 40 ans de Franco, bing ! mangez-vous ça pour le dessert !
Et quand enfin l'Espagne fut libérée du dictateur c'était pour tomber dans une autre forme de dictature, bien plus sournoise, bien plus subtile, bien mieux dissimulée : la dictature des banques, celle qu'on a tous, nous autres, qu'on n'a jamais voulue ni réclamée mais qu'on a tout de même sur le coin du nez ou, pour être définitivement plus précise, solidement accrochée à la carotide et pour longtemps. Vous savez, celle qui fait croître nos déficits publics en faisant croire via les médias (qui appartiennent aux banques, CQFD) que cela vient des gens, ces infects parasites, qui profitent du système, tandis qu'elles, les gentilles petites banques oeuvrent pour le bien public et la félicité universelle.
Bref, cruellement lucide, plus d'actualité que jamais. Un brin déprimant, je le concède, mais pas plus que l'humain lui-même, finalement. Du moins c'est mon fort modeste et fort contestable avis, celui qui n'engage absolument que moi — et encore — et qui, de toute façon, ne signifie vraiment pas grand-chose
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garrytopper9
  09 avril 2015
Mon premier livre de George Orwell. Il n'est jamais trop tard pour commencer après tout ? Et surtout il faut lire ce livre, vous voyez, ce livre m'a tellement passionné qu'il rejoint mon top dix, voir mon top cinq des meilleurs livres.
Alors que l'on s'attend à une petite histoire sympathique, on a droit à une critique politico-sociale d'une incroyable justesse. Ce livre comment malgré toutes les belles promesses, et les bonnes volontés le système évolue toujours dans un totalitarisme plus ou moins avoué.
Dans ce livre, les secrets, les règles, les privilèges, qu'on certaines personnes de part leur rang ou leur argent sont clairement montré du doigt. Et ce n'est pas parce que ce sont des animaux que cela rend la chose plus facile, moins réaliste.
Chaque animal a sa place et son rôle et cela les chefs l'ont bien compris. Les moutons sont les meilleurs représentants de l'effet mouton dans notre société. Les termes abordés sont criants de vérité, on retrouve notamment le culte du chef tout puissant, la réécriture de l'histoire par les vainqueurs, le travail supplémentaire, la recherche du profit à tout prix, et la propagande.
Honnêtement je ne m'attendais pas à cela en commençant cette lecture. D'ailleurs je trouve la fin très dure car je trouve que le livre se termine sans aucun espoir. L'esclavagisme arrive et la meilleure ferme est devenue la ferme des animaux, tous les fermiers alentours voulant s'en inspirer afin d'avoir de meilleurs rendements…Un constat pessimiste mais terriblement réaliste.
Gorge Orwell nous montre que trop souvent ceux qui se soulèvent contre l'oppresseur finissent par le devenir eux-même…
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Crossroads
  18 octobre 2011
Petit précis de littérature devenu , à juste titre , un incontournable Classique avec un K majuscule...ou peut-etre un Q , je ne sais plus...
La Ferme des Animaux ne m'a jamais attirée plus que ça , la faute en incombant certainement aux dizaines de rediff. des pérégrinations de la famille Ingalls dont j'ai été abreuvé jusqu'à plus soif...Naaan , Laura , je peux pas te laisser dire ça . Nellie Oleson n'est pas méchaaaante , elle est juste conne , jalouse , peste , vicieuse mais pas méchaaaante...Bref , saturation totale de tout ce qui pouvait toucher de pres ou de loin à un récit à caractere champetre , aussi profond soit-il...
Errare Humanum Est ! Erreur réparée ! Plaisir maximal !
Le Girl Poweeer est mort , place au Pig Power . Napoleon et Boule de Neige ont décidé , à la mort de Sage l'Ancien ( Sus Scrofa Domesticus également de son état ) d'appliquer pleinement ses préceptes à savoir que l'homme est mauvais pour le deux pattes et decident ainsi , aidés en cela par tous les animaux de la ferme , de s'en affranchir ! Jones et sa femme sont donc violemment priés de décamper , laissant désormais le champ libre à nos deux leaders non-charismatiques autoproclamés et désormais en charge de gerer le quotidien de l'exploitation et de tous leurs occupants .
Des animaux parlant et conversant avec l'humain ne me dérangeaient pas quand j'avais...quatre ans . J'avais pour habitude , à l'époque , de guetter fébrilement le wagon de dessins animés du club Dorothée en réclamant impatiemment mon gouter journalier ! Une généreuse tartine de tripes au saindoux constituait immanquablement mon quatre heures à moteur , ceci expliquant cela...Le début fut donc quelque peu déroutant mais la force et l'intelligence du propos ici présent suffisent à focaliser le lecteur sur la démonstration plutot que sur les acteurs .
Et le propos justement , quel est-il ? En à peine 150 pages , Orwell nous démontre magistralement que , placé dans un contexte particulier , tout un chacun , des lors qu'il est porté par une majorité , est à meme de devenir le libérateur tant espéré . Un prophete qui rapidement prendra les traits d'un dictateur , une fois le ou les opposants placés sous l'éteignoir . le fait d'utiliser la métaphore animaliere donne à ce récit un caractere intemporel ! Une situation que l'on a connu ( Staline , Hitler , Mussolini..) , que l'on connait toujours ( Castro , Kim Jong Il ...) et sans etre un voyant du niveau de la fille qu'a une chance sur deux de mettre dans le mille mais qui se plante systématiquement , j'ai nommé la tres naturelle Elizabeth Tessier ( ce qui me permet encore de décocher quelques sourires sans faire craindre à mon interlocuteur que mes coutures ne lui petent à la gueule ! ) , que l'on connaitra encore .
Orwell démonte un à un les mécanismes du totalitarisme . Et notamment leurs dérives inhérentes .
Premiere étape : un hymne glorifiant le combat victorieux et l'entrée dans L Histoire .
Deuxieme étape : les tables de la loi . Ici , point de Décalogue mais sept lois ayant la particularité d'évoluer au gré du gentil dictateur sachant que ce dernier a plutot l'humeur changeante et arrangeante .
Puis vient le temps du sacre . Les opposants ou les fideles de la premiere heure susceptibles de s'en réclamer n'etant plus là pour l'invalider ! Entouré de sa garde rapprochée , le gentil dictateur prendra bien soin d'abreuver le bon peuple de tous ses bienfaits tout en lui présentant systématiquement le traitre de service , éxutoire tout désigné de tous leurs malheurs . Puis viendra la megalomanie galopante assortie d'une legere paranoia exterminatrice . Un gouteur pour chaque plat , on ne sait jamais . Une rumeur , un bruissement de complot et c'est la disparition définitive des pseudo bélligérants , on ne sait jamais...
Le gentil dictateur sait également s'entourer d'orateurs à la verve convaincante ! le lavage de cerveaux fait partie intégrante du processus ! le gentil dictateur est doté d'une modestie qui n'a d'égale que son altruisme . Il aime le faire savoir à l'envi !
Orwell , de façon concise et méthodique , nous délivre un petit bijou fabulatoire à haute teneur en causticité !

La Ferme des Animaux ou " Comment devenir un gentil despote " pour les nuls .
Et m'sieur Orwell , visiblement , dans le cochon , tout n'est pas bon...
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andreas50
  23 avril 2018
On connait l'aversion d'Orwell pour les régimes totalitaires, qu'ils soient de gauche ou de droite.
Sous la forme d'une fable animalière, il va exposer le mythe soviétique. Une fable; la Ferme des Animaux qui pourrait être sous-titrée la décadence des révolutions due aux effets corrupteurs du pouvoir, ou encore, l'histoire de la montée d'une petite clique qui s'empare de la direction par la confiscation progressive des acquis de la révolution.
Dans une ferme en Angleterre, les animaux se révoltent contre le joug imposé par les humains. Un cochon âgé réunit un jour quadrupèdes et volatiles pour leur exposer ses théories sur la liberté.
Les animaux, qui ne se rendent pas compte de la nature de leur existence. de la naissance à la mort, ils sont astreints à un travail sans fin, soumis aux brutalités, au bon plaisir des hommes, jusqu'à être égorgés lorsqu'ils ne sont plus utiles. Alors, pourquoi ne pas s'emparer de la ferme, chasser les humains, travailler pour profiter des récoltes, vivre dans une société animale égalitaire, sans hiérarchie, sans passe-droits, sans monnaie d'échange, avec des loisirs, des moments de repos, des horaires de travail décents ? Un seul postulat : tous les animaux sont égaux.
Seuls les cochons, un peu plus intelligents, plus organisés, conseillent, orientent, planifient.
Si les débuts laissent augurer d'un avenir radieux pour quadrupèdes et volatiles, au fil du temps qui passe, les cochons prennent de l'autorité, de l'emprise sur les autres animaux. Ils s'accordent des privilèges ; une nouvelle hiérarchie s'installe ; une pyramide sociale au sommet de laquelle règne un chef cochon omnipotent, omniscient, entouré d'une garde de chiens féroces et qui s'est arrogé le droit de vie ou de mort sur ses sujets.
Les années passent ; les dirigeants ont engraissé ; les autres animaux n'ont pas vu leur situation s'améliorer sensiblement.
Lorsqu'à la fin de la fable, les cochons reprennent des contacts commerciaux avec les humains, on a l'impression que la boucle est bouclée. C'est la fin de l'utopie, on présage un retour au capitalisme.
C'est l'histoire de la révolution bolchévique , de la tyrannie stalinienne , stigmatisée par Orwell.
Au travers les lignes du récit, le lecteur peut recréer le parcours de la dictature marxiste : la révolution de 1917, l'élimination du tsarisme, la mort de Lénine, l'avènement de Staline, les grandes purges, l'assassinat des rivaux politiques, les plans quinquennaux, les famines, les grands travaux, l'ouverture des camps ou goulag, l'assassinat de Trotski, le pacte germano-soviétique, la Grande Guerre Patriotique, pour arriver au triomphe organisé d'un seul homme, à l'avènement du culte du chef Staline le Petit Père des Peuples.
Le style d'Orwell est simple et naturel. le ton est ironique, sarcastique, incisif. On est moins dans la fable classique que dans la caricature.
Les protagonistes sont singularisés. En gros, nous reconnaissons les personnages de Staline ( Napoléon ) , de Trotski ( Boule de neige ) , de Marx ou Lénine ( Sage l'Ancien ) , de la Pravda ; organe de presse étatique, propagandiste, langue de bois ( Brille - Babil ).
En guise de conclusion, nous pourrions ajouter une annexe au postulat de départ :
Les animaux sont égaux,
mais certains plus que d'autres.
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critiques presse (1)
LeMonde   13 septembre 2017
Un dirigeant tyrannique, des inégalités sociales criantes… Le best-seller « La Ferme des animaux » connaît un regain d’intérêt dans le plus grand pays d’Amérique latine, où il fait écho à l’actualité politique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (241) Voir plus Ajouter une citation
RyanDubreuilRyanDubreuil   21 mai 2020
Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer: «Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres.
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iarseneaiarsenea   05 juillet 2010
L'Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d'oeufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pout attraper un lapin. Pourtant le voici suzerain de tous les animaux. Il distribue les tâches entre eux, mais ne leur donne en retour que la maigre pitance qui les maintient en vie. Puis il garde pour lui les surplus. Qui laboure le sol ? Nous ! Qui le féconde ? Notre fumier ! Et pourtant pas un parmi nous qui n'ait que sa peau pour tout bien.
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Nastasia-BNastasia-B   24 février 2018
Quelle est donc, camarades, la nature de notre existence ? Regardons les choses en face : nous avons une vie de labeur, une vie de misère, une vie trop brève. Une fois au monde, il nous est tout juste donné de quoi survivre, et ceux d'entre nous qui ont la force voulue sont astreints au travail jusqu'à ce qu'ils rendent l'âme. Et dans l'instant que nous cessons d'être utiles, voici qu'on nous égorge avec une cruauté inqualifiable. Passée notre première année sur cette terre, il n'y a pas un seul animal qui entrevoie ce que signifient des mots comme loisir ou bonheur. Et quand le malheur l'accable, ou la servitude, pas un animal qui soit libre. Telle est la vérité.
Et doit-il en être tout uniment ainsi par un décret de la nature ? Notre pays est-il donc si pauvre qu'il ne puisse procurer à ceux qui l'habitent une vie digne et décente ?

Chapitre I.
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iarseneaiarsenea   05 juillet 2010
Et c'est de la sorte que furent promulgués les Sept Commandements, en gros caractères blancs, sur le mur goudronné. On pouvait les lire à trente mètres de là. Voici leur énoncé:

1. Tout deuxpattes est un ennemi.

2. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami.

3. Nul animal ne portera de vêtements.

4. Nul animal ne dormira dans un lit.

5. Nul animal ne boira d'alcool.

6. Nul animal ne tuera un autre animal.

7. Tous les animaux sont égaux.
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gouelangouelan   06 juin 2014
Bêtes d'Angleterre et d' Irlande,
Animaux de tous les pays,
Prêtez l'oreille à l'espérance
Un âge d'or vous est promis.

L'homme tyran exproprié,
Nos champs connaîtront l'abondance,
De nous seuls ils seront foulés,
Le jour vient de la délivrance.

Plus d'anneaux qui pendent au nez,
Plus de harnais sur nos échines,
Les fouets cruels sont retombés,
Éperons et morts sont en ruine.

Des fortunes mieux qu'en nos rêves,
D'orge et de blé, de foin, oui da,
De trèfle, de pois et de raves,
Seront à vous de ce jour-là.

O comme brillent tous nos champs,
Comme est plus pure l'eau d’ici,
Plus doux aussi souffle le vent
Du jour que l'on est affranchi.

Vaches,chevaux,oies et dindons,
Bien que l'on meure avant le temps,
Ce jour-là préparez- le donc,
Tout est libre absolument.

Bêtes d’Angleterre et d'Irlande,
Animaux de tous les pays,
Prêtez l'oreille à l'espérance
Un âge d'or vous est promis.
+ Lire la suite
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Vidéo de George Orwell
Présentation du livre Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon
Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant à l'anthropophagie, abrutissement des masses par le consumérisme ou par le jeu, eugénisme, clonage… Depuis plus de cent ans, la dystopie s'est montrée d'une inventivité fascinante dans l'imagination de futurs malheureux. Grimaçante antinomie de l'utopie, le genre a obtenu ses lettres de noblesse avec des classiques reconnus comme le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, avant de conquérir l'espace littéraire, cinématographique et télévisuel. Car nul mieux que lui n'a su dévoiler et exacerber les angoisses de notre présent face aux bouleversements de la modernité. Tous les dilemmes que pose l'intelligence artificielle n'ont-ils pas déjà été anticipés par Philip K. Dick et Blade Runner (Ridley Scott) ? Ceux soulevés par la vidéosurveillance et le fichage des citoyens par 1984 de George Orwell et Black Mirror ? Quant à la série des Mad Max de George Miller, n'annonce-t-elle pas les risques que fait courir à notre société une pénurie des énergies fossiles ? Cette anthologie sans équivalent s'attache à couvrir toutes les facettes de ce genre protéiforme et omniprésent. Sous la plume alerte de l'écrivain de science-fiction qu'est Jean-Pierre Andrevon, ce sont des centaines de futurs potentiels qui se révèlent, au travers d'oeuvres incontournables ou méconnues. Autant de récits qui interrogent les frontières morales et politiques de l'humanité et son rapport aux limites environnementales de notre planète.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/anthologie-des-dystopies-jean-pierre-andrevon/?preview=true&preview_id=3468&preview_nonce=a626edbd73
26 €, 348 pages
En librairie le 20 février
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