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Note moyenne 4.03 /5 (sur 29 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Genis-Laval , le 24/06/1923
Mort(e) le : 30/08/2016
Biographie :

Marc Riboud (né le 24 juin 1923 à Saint-Genis-Laval, France) est un photographe français connu, entre autres, pour ses reportages en Asie.

En 1953, sur l'invitation de Robert Capa il intègre l'agence et est envoyé à Londres où il reste deux ans. Sa capacité à capter les instants éphémères de la vie, grâce à des compositions puissantes, est déjà visible et cette aptitude va lui servir dans beaucoup de ses travaux.

De 1955 à 1957, il voyage en Inde puis, en 1957, est l'un des premiers Européens à se rendre en Chine.

En 1959, Marc Riboud devient le vice-président de Magnum pour l'Europe. Il suit les événements de la décolonisation en Algérie et en Afrique noire dans les années soixante. Entre 1968 et 1969, il réalise plusieurs reportages sur le Nord-Viêt Nam et le Sud-Viêt Na

En 1979, il quitte l'agence Magnum après quatre ans au poste de Président.

Dans les années quatre-vingts, il voyage dans le monde entier, surtout en Asie, en Afrique, aux États-Unis et au Japon.

Les photographies de Marc Riboud sont publiées dans de nombreux magazines dont Life, Géo, National Geographic, Paris-Match, Stern. Il remporte deux fois le Overseas Press Club Award (en 1966 pour The Three Banners of China et en 1970 pour The Faces of North Vietnam). Il reçut à New York le prix Time-Life Achievement en 2002. Son travail fait l'objet d'une exposition rétrospective majeure au Musée d'art moderne de la Ville de Paris et à l'International Center of Photography à New York.

En 2012, son livre Vers l'Orient, publié aux éditions Xavier Barral, qui rassemble une sélection de photographies prises lors d'un voyage de trois ans dans sept pays d'Asie (Turquie, Inde, Afghanistan, Pakistan, Iran, Chine et Japon) entre 1955 et 1958, obtient le prestigieux Prix Nadar, décerné par Gens d'images.


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Rencontre autour de Marc Riboud - Prix Nadar 2012 - Fnac des Ternes Retrouvez Marc Riboud sur fnac.com : livre.fnac.com Rencontre autour de Marc Roiboud à la Fnac des Ternes, à l'occasion de son Prix Nadar 2012 de la photographie. En présence de : Yasmine Youssi Jean-Claude Gautrand Frédérique Founès Catherine Riboud Xavier Barral Philippe Bordas le Prix Nadar récompense depuis 1955 un livre consacré à la photographie ancienne ou contemporaine édité en France au cours de l'année. Il est attribué en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France et la Fnac, sous le haut patronage du Ministère de la Culture et de la Communication. Dès sa naissance en 1954, sous l'impulsion de la passion de ses pères fondateurs pour la photographie, et sans interruption depuis, la Fnac a développé une véritable politique de diffusion et de promotion de l'art photographique : d'abord par des opérations ponctuelles. En effet, en 1956 a été fondé le Photo-Ciné-Club par Max Théret. En 1957, a été créé le premier concours photo Fnac. En 1966, Jean Lattès inaugure une première exposition permanente en Fnac...). Puis très vite à travers la création d'un réseau de galeries permanentes (ouverture de la première galerie permanente à la Fnac Étoile en 1969) qui sont aujourd'hui en France une vingtaine, et par la multiplication des lieux et occasions de rencontres entre photographes et grand public (forum, expositions hors-les-murs, concours, prix...). La Fnac dès 1978, à également constitué une collection qui compte actuellement près de 2500 œuvres majeures. l'...
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Danieljean   16 août 2015
Huang Shan de Marc Riboud
Faute de mots, là aussi, pour les décrire, nous nous contentons de souligner, une fois encore, les sentiments profonds que nourrissent les Chinois pour les brumes et les nuages. Matière insaisissable et évanescente entre toutes, ceux-ci leur apparaissent pourtant comme des substances charnelles. Dès lors, ils entretiennent avec eux des rapports quasiment "sensuels". Les poètes ne parlent-ils pas de "dormir au sein des brumes et nuages" ou de "caresser brumes et nuages"? Et les adeptes du taoïsme conseillent, eux, de se "nourrir de brumes et nuages".



Tout Chinois qui parvient au Huang Shan éprouve l'étrange sensation de retrouver "son lieu et son milieu", de "toucher au but". Pour peu qu'il s'y attarde toutefois, il fait l'expérience d'un amour passionnel qui le dépasse, il éprouve la présence d'un être combien réel et pourtant désespérément inaccessible, à la fois comblé de beautés palpables et chargé d'indicibles mystères, tour à tour attirant et fuyant, révélant et cachant... Rien d'étonnant à ce que, de tout temps, poètes et peintres le comparent à une ensorcelante figure féminine qui hante et féconde leur imagination.
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brigetoun   14 décembre 2009
Marc Riboud de Marc Riboud
Retrouver dans la réalité une géométrie ou un rythme que nous aimons c'est comme écouter une mélodie déjà entendue ou savourer un fruit dont nous connaissons le goût. L'oeil comme les autres sens a ses plaisirs. Mais le plaisir de l'oeil demande plus d'entraînement.

... Nous ne pouvons créer à partir d'une feuille blanche comme le peintre, mais notre but est le même, simplifier pour rendre lisible, pour interpréter
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Danieljean   16 août 2015
Huang Shan de Marc Riboud
Pourpres ou azurés, passés au lavis ou nimbés d'un halo lumineux, brumes et nuages ont leur palette en accord avec celle des rochers et de la végétation. On les voit monter de la vallée vers le sommet et évoluer d'un mont à l'autre, les entraînant dans un processus de métamorphoses perpétuelles. Comme pour accomplir un rituel sacré, avant l'aube on se rend sur la haute terrasse ou sur le mont Lion-accroupi pour voir les flots de nuages déchirés par le soleil levant, et le soir, irrésistiblement, on se dirige vers l'ouest, jusqu'au belvédère Nuages-déferlants pour voir les marées de nuages emporter le soleil couchant. A ces heures la nature même, avec ses monts, ses pins, ses rochers, le Singe-contemplant-l'océan, la Déesse-offrant-des-fleurs, l'Immortel-séchant-ses-bottes, silhouettes soudain figées là, au premier plan, semble frappée de stupeur. Spectacle grandiose auquel on ne se lasse pas de participer, tant il change de lumière et d'aspect à chaque instant.
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Pirouette0001   09 mai 2013
Marc Riboud de Marc Riboud
Qui n'a éprouvé ce moment de grâce, d'euphorie où la passion de regarder, de découvrir, de cadrer exerce une pression si forte qu'elle nous fait basculer, chavirer dans un autre monde ? Ce point de déséquilibre, où l'on est poussé hors de soi, précipité à l'extérieur, est un moment de grande jouissance, le visage fouetté par le vent, les yeux submergés par le déferlement des images.
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Danieljean   16 août 2015
Huang Shan de Marc Riboud
Rocher propulsant arbre

Arbre aspirant rocher

Cercle ouvert renouant l'alliance terre et ciel

Cercle fermé renouvelant le mystère à trois faces

Dans l'ombre offerte homme errant

Asseoit enfin son royaume.
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Moob   01 février 2013
Angkor, sérénité bouddhique de Marc Riboud
Attirée par la fleur de sa gloire

sur le fruit de la beauté

du manguier de son corps,

l'abeille de l'œil des hommes

ne pouvait plus s'en détacher.



Citation extraite d'une stèle trouvée à Angkor,

traduite du sanskrit et citée par Bernard Philippe Groslier (1956)
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Moob   01 février 2013
La chine de Marc Riboud
Ce livre est un livre d'images. je suis photographe, je ne suis pas sinologue. En Chine j'ai beaucoup marché, beaucoup regardé, beaucoup photographié...

...



... En 1957,à peine sorti de la gare de Pékin, ma première photo fut un pousse-pousse éventré flanqué d'une ombrelle dérisoire. C'est l'image du dénuement extrême de la Chine avant la Révolution.



En 1965, au fond des campagnes, j'ai vu les étudiants par milliers manier maladroitement pelles et pioches. Il fallait leur faire perdre à tout prix l'orgueil de l'intellectuel et les tentations de la ville.



En 1980, la dernière photographie que j'emporte de Chine : au coeur de la Cité Interdite, les Chinois ne se font plus photographier devant le portrait de Mao, mais devant ou dans une voiture, symbole de l'idéal de consommation...

...

... Que va-t-il se passer demain ? aujourd'hui le rêve lui est permis, mais sa réalisation reste encore une utopie pour l'immense majorité d'un milliard de Chinois.

Préface de Marc Riboud. Édition 1980.
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Pirouette0001   09 mai 2013
Marc Riboud de Marc Riboud
Aux fenêtres des chemins de fer de notre enfance une plaque en plusieurs langues nous prévenait : "Il est dangereux de se pencher au-dehors." (...) Depuis longtemps je pense que pour nous, photographes, notre devise devrait être le contraire. En effet : "Il est recommandé de se pencher au-dehors." Il nous faut sortir, marcher dehors, regarder la vie devant soi, et laisser les comptes et les petits papiers derrière.
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Moob   02 juin 2015
Paysages : Montagnes célestes de Huang Shan, paysages d'Angkor de Marc Riboud
Aux Huang Shan, le temps a coulé sur les marches usées de ces escaliers sans âge qui, sans fin, montent vers des promontoires élevés au seul culte de la beauté. En montant vers la Capitale Céleste, l'escalier se divise en deux dont l'un se perd dans la brume. Mène-t-il vers l'abîme ou vers le ciel ?

La brume façonne la splendeur du paysage, et plonge celui qui se laisse emporter par elle dans une harmonie et un mystère, une "résonance intérieure".

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Moob   02 juin 2015
Paysages : Montagnes célestes de Huang Shan, paysages d'Angkor de Marc Riboud
Mon obsession : photographier le plus intensément possible la vie la plus intense. C'est une manie, un virus aussi fort pour moi que le réflexe d'indépendance. Et si le goût de la vie diminue, les photos palissent parce que photographier, c'est savourer la vie au 1/125e de seconde.
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