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Note moyenne 3.87 /5 (sur 60 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Caserta , le 14/03/1897
Mort(e) à : Viareggio,Toscane , le 12/10/1961
Biographie :

Maria Valtorta est une mystique chrétienne. Elle est notamment l'auteur d'un livre en plusieurs volumes, L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, qui évoque des scènes de la vie du Christ qu'elle dit recevoir par visions. Cet ouvrage est d'emblée interdit de publication en 1949 par la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le livre est pourtant publié en 1956-1959, en dépit de cette interdiction. Il est alors mis à l'Index par le Vatican le 16 décembre 1959. L'Osservatore Romano, journal officiel du Vatican, commente l'événement dans un article du 6 janvier 1960. En dépit de cette mise à l'Index, une seconde édition voit alors le jour. De nouveau, L'Osservatore Romano répète les termes de la condamnation, dans un article du 1er décembre 1961.

Malgré la dissolution de l'Index en 1966, le cardinal Ratzinger, futur pape Benoît XVI, confirme en 1985 qu'il n'est « pas opportun » de diffuser ou de recommander l'ouvrage de Maria Valtorta, en raison des « dommages qu'une telle publication peut causer aux fidèles les plus naïfs ».

Enfin, en 1993, à l'initiative du cardinal Ratzinger et de la Congrégation pour la doctrine de la foi, la Conférence des évêques italiens demande à l'éditeur de Maria Valtorta de publier un démenti à l'intérieur des volumes « qui indique clairement, dès la toute première page, que les "visions" et les "dictées" auxquelles il est fait allusion sont simplement des formes littéraires utilisées par l'auteur pour raconter la vie de Jésus à sa manière. Elles ne peuvent être considérées comme étant d'origine surnaturelle ».
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Source : Wikipédia
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Biographie de Maria Valtorta


Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Danieljean   14 juillet 2020
L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, tome 9 de Maria Valtorta
Mais, outre le mouvement universel que l'on remarqua dans Jérusalem à cause de la divine lumière dont le Seigneur éclaira l'esprit de tous ses habitants, afin qu'ils reconnussent notre Sauveur, ce triomphe s'étendit sur toutes les créatures, ou sur plusieurs plus capables de raison, pour accomplir ce que le Père éternel avait promis à son Fils, comme on l'a vu plus haut.
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Danieljean   16 juillet 2020
Les 20 mystères du Rosaire dans les écrits de Maria Valtorta de Maria Valtorta
Une clarté plus vive se forme au-dessus de sa tête, suspendue à

environ un mètre de Lui, une clarté si vive que même le Prostré le voit

filtrer à travers les ondulations des cheveux déjà alourdis par le sang…
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Lilavie   12 septembre 2021
L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, tome 1 de Maria Valtorta
Tome 1/10



8. Marie accueillie au Temple. Dans son humilité, elle ignorait qu’elle était la Femme pleine de Sagesse.



Le 30 août 1944.



8.1 Je vois Marie marcher entre son père et sa mère dans les rues de Jérusalem.



Les passants s’arrêtent pour regarder cette jolie petite fille toute vêtue d’un blanc de neige et enveloppée dans un tissu très léger. Ses motifs de feuillage et de fleurs, plus foncés sur le fond pâle, me font penser que c’est celui qu’Anne portait le jour de sa purification. Seulement, alors que, sur Anne, il ne dépassait pas la ceinture, pour Marie – si petite – il descend presque jusqu’à terre et l’enveloppe d’une espèce de petit nuage vaporeux et lumineux d’un charme rare.



La blondeur de ses cheveux épars sur les épaules ou, plutôt, sur sa nuque délicate, transparaît là où il n’y a pas de damassure sur le voile, juste le fond très léger. Ce voile est maintenu sur le front par un ruban d’un bleu très pâle, sur lequel sa mère, vraisemblablement, a brodé de petits lys en fil d’argent.



Comme je l’ai dit, ce vêtement, très blanc, descend jusqu’à terre, et c’est tout juste si, à chaque pas, on aperçoit ses pieds chaussés de sandalettes blanches. Ses mains ressemblent à deux pétales de magnolia qui sortent d’une longue manche. Hormis le cercle bleu du ruban, il n’y a pas d’autre couleur. Tout est blanc. Marie paraît vêtue de neige.



Joachim porte le même vêtement qu’à la purification, tandis qu’Anne est vêtue d’un violet très sombre. Même le manteau qui lui couvre la tête est violet foncé. Elle le porte baissé très bas sur les yeux. Ce sont deux pauvres yeux de maman, rouges pour avoir trop pleuré, qui voudraient bien ne pas pleurer et, surtout, ne voudraient pas qu’on les voie en larmes, mais qui ne peuvent s’en empêcher sous le couvert du manteau. Cette protection vaut pour les passants, mais aussi pour Joachim dont les yeux habituellement serein sont d‘ailleurs rougis et brouillés de larmes déjà versées ou qui coulent encore. Il marche en se tenant très courbé sous un voile disposé comme un turban dont les ailes latérales descendent le long du visage.



Il fait très âgé en ce moment, Joachim. A le voir, on pourrait le prendre pour le grand-père ou l’arrière-grand-père de la petite fille qu’il tient par la main. Le chagrin de la perdre donne à ce pauvre père une démarche traînante, une allure lasse qui le vieillit de vingt ans. Son visage semble, non seulement celui d’un ancêtre, mais même celui d’un malade tant il est accablé et triste. La bouche tremble légèrement entre deux rides, aujourd’hui très prononcées de chaque côté du nez.



Ils essaient tous les deux de dissimuler leurs larmes. Mais s’ils y parviennent à l’égard de beaucoup de gens, ils ne le peuvent avec Marie. En raison de sa petite taille, elle regarde de bas en haut, et quand elle lève la tête, son regard se porte tour à tour sur son père et sa mère. Eux s’efforcent de lui sourire d’une bouche tremblante, et ils augmentent l’étreinte de leur main sur la petite main de Marie chaque fois que la fillette les observe et sourit. Ils doivent penser : « C’est bientôt son dernier sourire que nous allons voir ! »



8.2 Ils marchent lentement, doucement. Ils donnent l’impression de vouloir allonger le plus possible leur route. Tout leur est prétexte pour faire halte. Mais une route a forcément une fin, et celle-ci est sur le point de se terminer. Voilà, au sommet de cette dernière montée, les murs d’enceinte du Temple. Anne pousse un gémissement et serre plus fort la main de Marie.



« Ma chère Anne, je suis avec toi », dit une voix qui sort de l’ombre d’une arcade basse à un croisement de routes.



Elisabeth, qui l’attendait sûrement, la rejoint et la serre sur son cœur. Comme Anne est en larmes, elle lui propose :



« Viens, viens un moment dans cette maison amie, puis nous partirons ensemble. Zacharie est là, lui aussi. »



Ils entrent tous dans une pièce basse et sombre où brille un grand feu. La maîtresse de maison, certainement une amie d’Elisabeth, mais inconnue d’Anne, se retire par politesse pour laisser le petit groupe tranquille.



« Ne crois pas que j’ai changé d’avis, ou que je donne à regret mon trésor au Seigneur, explique Anne entre ses larmes, mais c’est le cœur… Oh, comme mon vieux cœur souffre de retrouver sa solitude de mère sans enfant ! Si tu le sentais…



- Je le comprends, mon Anne… Mais tu es bonne et Dieu te réconfortera dans ta solitude. Marie priera pour que Dieu donne la paix à sa mère, n’est-ce-pas ? »



Marie caresse les mains de sa mère et les embrasse, elle se les passe sur le visage pour en être caressée, et Anne serre ce petit visage dans ses mains, et l’embrasse, encore et encore. Elle ne s’en rassasie pas.



Zacharie entre alors et salue :



« La paix du Seigneur soit sur les justes.



- Oui, répond Joachim, demande pour nous la paix, car notre cœur tremble de l’offrir. C’est comme l’offrande d’Abraham lorsqu’il gravissait la montagne, et nous ne trouverons pas d’autre offrande pour racheter celle-là. Nous ne le voudrions pas, d’ailleurs, parce que nous sommes fidèles à Dieu. Mais nous souffrons, Zacharie. Toi qui est prêtre de Dieu, comprends-nous et ne t’en scandalise pas.



- Jamais ! Bien au contraire, votre douleur sait ne pas dépasser les bornes de ce qui est permis et vous porter à l’infidélité, et cela m’apprend à aimer le Très-Haut. Mais prenez courage.



8.3 La prophétesse Anne aura grand soin de cette fleur de David et d’Aaron. C’est actuellement le seul lys de sa descendance sainte que David ait au Temple, et on s’en occupera comme d’une perle royale. Les temps touchent à leur terme et les mères de sa lignée devraient avoir souci de consacrer leurs filles au Temple – puisque c’est d’une vierge de la souche de David que sortira le Messie. Mais les places réservées aux vierges dans le Temple sont vides, à cause du relâchement de la foi. Il y en a trop peu au Temple, et aucune de la descendance royale depuis que Sarah, fille d’Elisée, en est sortie pour se marier, voici trois ans. Il est vrai qu’il manque encore six lustres pour arriver à la date fixée, mais… Eh bien, espérons que Marie sera la première de nombreuses vierges davidiennes devant le Voile sacré. Et puis… qui sait ?... »



Zacharie n’ajoute rien, mais il regarde Marie d’un air pensif. Il reprend :



« Je veillerai moi aussi sur elle. Je suis prêtre et j’ai mes entrées. J’en profiterai pour ce petit ange. Et Elisabeth viendra la voir souvent…



- Oh, certainement ! J’ai un grand besoin de Dieu et je viendrai le dire à cette enfant, afin qu’elle le dise à l’Eternel. »



8.4 Anne a repris courage. Pour la réconforter un peu plus, Elizabeth lui demande :



« N’est-ce-pas ton voile d’épouse ? Ou bien as-tu filé de nouveaux byssus ?



- C’est bien le même. Je le consacre au Seigneur avec elle. Je n’y vois plus guère… et puis nos ressources ont bien diminué à cause des taxes et à la suite de revers de fortune… Il m’était impossible de faire de grosses dépenses. J’ai seulement préparé un riche trousseau pour son séjour dans la maison de Dieu et pour après… parce que je pense que ce n’est pas moi qui l’habillerai pour ses noces… et je veux que ce soit toujours la main de sa maman, même froide et inerte, qui la pare pour son mariage et lui file ses linges et ses vêtements d’épouse.



- Oh ! Pourquoi ces tristes pensées ?



- Je suis déjà âgée, ma cousine. Je ne l’avais jamais autant ressenti que maintenant… et maintenant… la douleur de la perdre souffle sur ces dernières forces et les dissipe.



- Il ne faut pas dire cela, ne serait-ce que par égard pour Joachim.



- Tu as raison. Je tâcherai de vivre pour mon mari. »



Joachim, attentif aux paroles de Zacharie, a fait semblant de ne rien entendre, mais il a entendu, et il pousse un profond soupir, les yeux baignés de larmes.



« Nous voici entre la troisième et la sixième heure. Je crois le moment venu d’y aller » dit Zacharie.



Tous se lèvent pour remettre leur manteau et partir.



8.5 Mais, avant de sortir, Marie s’agenouille sur le seuil, bras ouverts. C’est un petit chérubin qui implore :



« Papa ! Maman ! Votre bénédiction ! »



Elle ne pleure pas, la courageuse petite. Mais ses lèvres tremblent et sa voix, brisée par un sanglot retenu, ressemble plus que jamais au gémissement tremblant de la tourterelle. Son petit visage est plus pâle et son regard révèle une anxiété résignée. C’est ce même regard que je verrai au Calvaire et au Sépulcre, en plus fort, jusqu’à devenir insoutenable, non sans en souffrir profondément.



Ses parents la bénissent et l’embrassent, une fois, deux fois, dix fois. Ils ne peuvent s’en rassasier… Elisabeth pleure en silence et Zacharie, bien qu’il ne veuille pas le montrer, est profondément ému.



Ils sortent, Marie entre son père et sa mère, comme auparavant, et Zacharie avec sa femme à l’avant. Les voici à l’intérieur des murs du Temple.



« Je vais chez le grand-prêtre. Vous, montez à la grande terrasse. »



Ils traversent trois cours et trois porches superposés. Les voici au pied d’un vaste cube de marbre couronné d’or. Chaque dôme, convexe comme une énorme moitié d’orange, luit au soleil de midi qui tombe à pic sur une grande cour entourant un édifice majestueux et envahit la vaste esplanade ainsi que le grand escalier qui mène au Temple. Seul le portique qui lui fait face, le long de la façade, est à l’ombre ; par contraste avec tant de lumière, la gigantesque porte de bronze et d’or paraît encore plus sombre et solennelle.



Marie semble encore plus comme neige sous ce grand soleil. Elle arrive au pied de l’escalier, entre son père et sa mère. Comme leur cœur à tous trois doivent battre! Elisabeth se tient à côté d’Anne, mais légèrement en retrait, d’un demi-pas.



8.6 Une sonnerie argentine de clochettes, et la porte tourne sur ses gonds. On dirait le timbre d’une cithare pendant que la porte pivote sur ses sphères de bronze. L’intérieur du Temple apparaît, avec ses lampes tout au fond. Un cortège s’
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Danieljean   15 juillet 2020
Leçons sur l'épître de Saint Paul aux romains de Maria Valtorta
Oh ! La splendide liberté de l'homme plein de grâce! Dieu lui-même la respectait, et elle n'était menacée ni par des forces extérieures, ni par des appétits intérieurs. Royauté sublime de l'homme déifié, fils de Dieu et héritier du Ciel, royauté de domination sur toutes les créatures! Qui vous permettait aussi de dominer ce qui maintenant vous tyrannise le plus: votre moi, où fermentent sans relâche les poisons de la grande blessure!
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Danieljean   15 juillet 2020
Les cahiers de 1945 à 1950 de Maria Valtorta
Je n’ai pas de vision particulière. Mais à l’aube, alors que je récite le rosaire — les mystères douloureux puisque nous sommes mardi —, Jésus me représente de nouveau ses souffrances des quatre premiers mystères. Toute la torture de Gethsémani, de la flagellation, toujours atroce -- je dirais même que, plus on la regarde, plus elle paraît atroce --, du couronnement d’épines défile devant mes yeux, et cela me fait souffrir des souffrances de Jésus .



Du quatrième mystère, j’ai seulement vu Jésus monter en chancelant une ruelle étroite et mal pavée qui mène à la Porte de la Justice, l’une des nombreuses dénivellations de Jérusalem. Il y a là deux marches rudimentaires pour franchir un passage trop raide. Y monter, pour un Jésus exténué et chargé de sa grande croix, longue et pesante, fut un grand effort. Il transpirait, haletait et semblait à deux doigts de tomber.



Je n'ai rien vu de plus.
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Lilavie   12 septembre 2021
L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, tome 1 de Maria Valtorta
Tome 1/10



6. Purification d’Anne et offrande de Marie, la petite Fille parfaite pour le Royaume des Cieux.



Le 28 août 1944.



Je vois Anne et Joachim, en compagnie de Zacharie et d’Elisabeth, sortir d’une maison de Jérusalem – certainement une maison d’amis ou de parents – et prendre la direction du Temple pour la cérémonie de la purification.



Anne porte dans ses bras l’enfant, bien emmaillotée et même enveloppée dans une couverture de laine légère qui doit être douce et chaude. Avec quelle précaution et quel amour elle porte et surveille sa petite fille ! De temps à autre, elle soulève le bord du tissu fin et chaud pour voir si Marie respire bien, puis elle l’en recouvre pour la protéger de l’air vif d’une belle, mais froide journée de plein hiver.



Elisabeth tient des paquets. Joachim traîne par une corde deux gros agneaux tout blancs, des moutons déjà plus que des agneaux. Zacharie ne porte rien. Il est bien beau dans son vêtement de lin, qu’un lourd manteau de laine, blanche elle aussi, laisse entrevoir. Un Zacharie beaucoup plus jeune que celui que j’ai déjà vu à l’occasion de la naissance de Jean-Baptiste, en pleine force de l’âge. De même, Elisabeth est une femme d’âge mûr, mais elle garde une certaine fraîcheur. Chaque fois qu’Anne regarde le bébé, elle se penche sur le petit visage endormi en s’extasiant. Elle aussi est très belle dans son vêtement d’un bleu qui tend vers le violet foncé, la tête couverte d’un voile qui lui tombe sur les épaules et sur le manteau, plus sombre que la robe.



Pour ce qui est d’Anne et Joachim, leurs habits de fête leur donnent un air solennel. Contrairement à son habitude, Joachim ne porte pas sa tunique marron foncé, mais un long vêtement d’un rouge très sombre – nous le qualifierons aujourd’hui de « rouge saint Joseph »-, et les franges de son manteau sont toutes neuves et jolies. Lui aussi porte sur la tête une sorte de voile triangulaire entouré d’un cercle de cuir. Tous ces vêtements sont neufs et fins.



Quant à Anne, il n’est pas question d’habit foncé aujourd’hui ! Elle porte une robe d’un jaune très pale, presque couleur vieil ivoire, serrée à la ceinture, au cou et aux poignets par une bande qui semble d’argent et d’or. Elle a la tête couverte d’un voile très fin qui paraît damassé, lui aussi retenu sur le front par une lame mince mais précieuse. Elle a mis un collier de filigrane au cou ainsi que des bracelets aux poignets. Elle ressemble à une reine, ne serait-ce que par la dignité avec laquelle elle porte son vêtement et surtout son manteau, d’un jaune pâle bordé d’une grecque en belle broderie, teinte sur teinte.



« J’ai l’impression de te voir le jour de ton mariage. Je n’étais alors qu’une fillette, mais je me rappelle encore comment tu étais belle et heureuse, dit Elisabeth.



- Mais je le suis d’avantage aujourd’hui… et j’ai voulu mettre cette même robe pour cette cérémonie. Je l’avais gardée pour cela… et je n’espérais plus la mettre pour un jour pareil.



- Le Seigneur t’a beaucoup aimée, soupire Elisabeth.



- C’est pour cette raison que je lui offre ce que j’aime le plus : ma fleur.



- Comment arriveras-tu à l’arracher de ton sein quand ce sera le moment ?



- Je me rappellerai que je ne l’avais pas, et que c’est Dieu qui me l’a donnée. Je serai toujours plus heureuse maintenant qu’à cette époque là. Quand je la saurai au Temple, je me dirai : « Elle est toute à lui. Lorsque les deux heureux vieillards qui l’ont reçue du ciel ne seront plus, lui, l’Eternel sera encore son Père. » Crois-moi, j’en ai la ferme conviction, cette petite fille ne nous appartient pas. Je n’étais plus bonne à rien… C’est lui qui l’a déposée dans mon sein, comme un don divin pour essuyer mes larmes et affermir notre espérance ainsi que nos prières. C’est pourquoi elle est à lui. Nous en sommes, nous les heureux gardiens… qu’il en soit béni !! »



Ils parviennent aux murs du Temple.



« Pendant que vous allez à la porte de Nicanore, je vais prévenir le prêtre. Je vous rejoindrai ensuite » annonce Zacharie. Il disparaît derrière une arcade qui donne accès à une grande cour entourée de portiques.



Le groupe continue à traverser les terrasses successives. En effet – je ne sais pas si je l’ai précisé – l’enceinte du Temple ne se trouve pas sur un terrain plat, mais elle monte par paliers successifs de plus en plus hauts. On accède à chaque palier par des marches et chacun d’eux comprend des cours, des portiques et des portails magnifiquement travaillés, en marbre, en bronze et en or.



Avant d’atteindre le lieu du rendez-vous, ils s’arrêtent pour sortir des paquets ce qu’ils ont apporté : des galettes, me semble-t-il, larges, plates et bien beurrées, de la farine blanche, deux colombes dans une cage en osier ainsi que deux grosses pièces d’argent ; certaines pièces étaient en effet très lourdes mais, heureusement, les poches n’existaient pas à cette époque, car elles en auraient été trouées.



Voici la belle porte de Nicanore, un chef d’œuvre de broderie en bronze massif laminé d’argent. Zacharie est déjà là, aux côtés d’un prêtre en vêtement de lin somptueux.



Anne est aspergée d’une eau que je suppose lustrale, puis reçoit l’ordre de s’avancer vers l’autel du sacrifice. L’enfant n’est plus dans les bras de sa mère. Elisabeth l’a prise, et elle reste au-dehors.



En revanche, Joachim entre derrière sa femme, tirant derrière lui un malheureux agneau bêlant. Moi… je fais comme pour la purification de Marie : je ferme les yeux pour ne pas le voir égorger.



Anne est désormais purifiée.



Zacharie dit quelques mots à voix basse à son collègue, qui acquiesce avec un sourire. Celui-ci s’approche ensuite du groupe recomposé et, félicitant le père et la mère pour leur joie et leur fidélité aux promesses, il reçoit le second agneau, la farine et les galettes.



« Cette fillette est donc consacrée au Seigneur ? Que la bénédiction de Dieu soit sur elle et vous ! Voici venir Anne, ce sera l’une de ses maîtresses : Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Viens, femme : cette petite est offerte au Temple en hostie de louange. Tu seras sa maîtresse, et elle croîtra en sainteté sous ta protection. »



Anne, fille de Phanuel, aux cheveux déjà tout blancs, cajole la petite fille, qui s’est éveillée et regarde de ses yeux innocents et étonnés toute cette blancheur, tout cet or qui brille au soleil.



La cérémonie doit être achevée. Je n’ai pas vu de rite particulier pour l’offrande de Marie. Peut-être suffisait-il de le dire au prêtre, et surtout à Dieu, auprès du lieu sacré
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Danieljean   15 juillet 2020
Les cahiers de 1944 de Maria Valtorta
Maintenant que tu peux enfin être toute à moi, je vais te parler.



La charité demande de supporter même ceux qui nous dérangent, et tu ne dois pas t’y dérober, ni t’en agacer. Regarde ton Maître. Je te donne une grande leçon de patience. Comme je ne veux pas te soumettre à un double effort en te parlant pendant que d’autres s’adressent à toi ou font du bruit autour de toi, et comme je ne veux pas non plus faire connaître à d’autres mes enseignements, j'attends, avec une inlassable patience, que tu puisses être toute à moi. Tu vois avec quelle tranquillité j’attends et avec quelle bienveillance je me remets à te parler le moment venu. Apprends donc à agir de même, sans craindre de rien perdre, sans t’irriter, sans te troubler d’aucune manière. Reste tranquille. Acquiers seulement le mérite d’un acte de vertu.
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Danieljean   14 juillet 2020
L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, tome 10 de Maria Valtorta
La scène se passe peu de temps avant l'Ascension du Seigneur ...

Ils sont sur une autre montagne, plus garnie encore de bois, non loin de Nazareth à laquelle mène une route qui côtoie la base de la montagne.



Jésus les fait asseoir en cercle. Les plus proches sont les apôtres et derrière eux les disciples (ceux des soixante douze qui ne sont pas allés çà et là) et en plus Zacharie et Joseph. Margziam est à ses pieds en une position de faveur.



Jésus parle dès qu'ils sont assis et tranquilles, tous attentifs à ses paroles.



Il dit: "Donnez moi toute votre attention car je vais vous dire des choses de la plus grande importance. Vous ne les comprendrez pas encore toutes, ni toutes très bien, mais Celui qui viendra après Moi vous les fera comprendre. Ecoutez moi donc.
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Lilavie   12 septembre 2021
L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, tome 1 de Maria Valtorta
Tome 1/10



5 . Naissance de Marie. Sa virginité dans la pensée éternelle du Père.



Le 26 août 1944.



Je vois…



5.3 Une femme passe en courant et s’écrie :



«Joachim ! Il va naître ! Tout est facile et heureux !», et elle disparaît avec une petite amphore dans les mains.



5.5 Les femmes surviennent, toutes joyeuses, tenant un poupon rose dans les linges blancs.



C’est Marie, la mère de Jésus ! Une marie toute petite qui pourrait dormir dans les bras d’un enfant, une Marie pas plus longue que le bras, une petite tête d’ivoire teinté de rose pâle et des lèvres rouges qui déjà ne pleurent plus, mais tentent instinctivement de téter, si petites qu’on ne voit pas comment elles pourront saisir l’extrémité du sein, un petit bout de nez entre deux bonnes joues bien rondes ; et quand on la chatouille pour lui faire ouvrir les yeux, deux morceaux de ciel apparaissent, deux points bleus et innocents qui regardent sans voir, entre de fins cils d’un blond presque rose à force d’être blond. Sur sa petite tête ronde, les cheveux eux-mêmes ont la teinte rose-blond de certains miels ambrés.



Pour oreilles, deux petites coquilles roses et transparentes, parfaites. Et comme mains… qu’est-ce que ces deux petites choses qui s’agitent en l’air puis vont à la bouche ? Fermées, comme en ce moment, elles ressemblent à deux boutons d’églantine qui ont fendus les sépales verts et présentent leur soie de rose pâle : ouvertes, comme maintenant, on dirait deux joyaux d’ivoire ou d’albâtre à peine rosés, avec cinq ongles grenat clair. Comment feront donc ces mains, pour essuyer tant de larmes ?



Quant aux pieds… où sont-ils ? Pour l’instant, ce ne sont que deux petits petons cachés dans les langes. Mais voilà que la parente s’assied et les découvre… Oh, les petits pieds ! Ils ont quatre centimètres de long, leur plante est une coquille couleur de corail, le dessus en est une autre couleur de neige veinée de bleu, les orteils sont des chefs-d’œuvre de sculpture lilliputienne, couronnés eux aussi de petites écailles grenat clair. Comment trouvera-t-on des sandalettes quand ces pieds de poupée feront leurs premiers pas ? Comment se tenir debout sur de si petits pieds ?



Et comment permettront-ils de faire un chemin si rude et de soutenir une telle douleur sous une croix ?



Mais aujourd’hui, on l’ignore encore, et on rit, on sourit en regardant s’agiter et gigoter de belles jambettes bien tournées, des cuisses minuscules potelées au point de faire des fossettes et des replis, un petit ventre, une nuque renversée en arrière, un petit thorax parfait. Sous la soie blanche, on voit le mouvement de la respiration et si, comme l’heureux père le fait maintenant, on y pose la bouche pour faire un bisou, on entend sûrement y battre un petit cœur…, le plus beau que la terre ait porté au cours des siècles, l’unique cœur humain immaculé.



Et le dos ? On la retourne, et on peut voir la courbure de ses reins, puis ses épaules potelées et sa nuque rose ; elle a déjà de la force car voilà que la petite tête se lève sur l’arc des minuscules vertèbres : On dirait le tête d’un oiseau qui scrute le monde nouveau qu’il découvre ; elle pousse un petit cri pour protester qu’on la montre ainsi aux yeux de plusieurs personnes, elle, la toute-pure et chaste, elle qu’aucun homme ne verra plus jamais nue, la toute vierge, sainte et immaculée. Recouvrez, recouvrez ce bouton de lys qui ne s’ouvrira jamais sur terre, mais qui produira une Fleur plus belle encore qu’elle, tout en restant bourgeon. Ce n’est qu’au Ciel que le lys du Dieu trine ouvrira tous ses pétales car il n’existe plus, là-haut, aucune poussière de faute susceptible de profaner involontairement cette pureté. Car il faudra accueillir là-haut, à la vue du Ciel entier, le Dieu trine qui, dans quelques années, habitera en elle, Père, Fils et Époux.



La voilà de nouveau enveloppée de linges et dans les bras de son père de la terre, à qui elle ressemble. Pas maintenant. Pour le moment, elle n’est qu’une ébauche d’être humain. Je veux dire qu’elle lui ressemblera une fois devenue femme. Elle n’a rien de sa mère. De son père, elle tient la couleur de la peau et des yeux, et sûrement aussi des cheveux qui, s’ils sont blancs aujourd’hui, devraient être blonds, comme l’indiquent les sourcils. Elle a les traits de son père, en plus parfait et plus fin puisqu’elle est femme, et cette femme-là. Elle a encore le sourire, le regard, les gestes et la taille. En pensant à Jésus, comme je le vois, je trouve qu’Anne a donné sa taille à son petit-fils ainsi que son teint plus ivoire foncé. En revanche, si Marie n’a pas la prestance d’Anne – un grand palmier souple -, elle a la grâce de son père.



Les femmes, qui parlent encore de l’orage et du prodige de la lune, de l’étoile, de l’immense arc-en-ciel, entrent avec Joachim dans la chambre de l’heureuse mère et lui rendent son bébé.



Anne sourit à ses pensées :



«C’est l’étoile, dit-elle. Son signe est dans le ciel. Marie, arc-en-ciel de paix ! Marie, mon étoile ! Marie, lune pure ! Marie, notre perle !



- Tu l’appelles Marie ?



- Oui. Marie, étoile, perle, lumière, paix…



- Mais ce nom veut aussi dire amertume… Tu n’as pas peur que cela lui porte malheur ?



- Dieu est avec elle. Elle est à lui avant même d’exister. Il la conduira sur ses sentiers et toute amertume se changera en miel paradisiaque. Maintenant, tu es chez ta maman… dans un peu de temps, tu seras toute à Dieu.»



Et la vision s’achève sur le premier sommeil d’Anne mère et de Marie son enfant.
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Lilavie   12 septembre 2021
L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, tome 1 de Maria Valtorta
Tome 1/10



4. Anne annonce sa maternité par un cantique.



Son sein porte l’âme immaculée de Marie.



Le 24 août 1944.



Je revois la maison de Joachim et Anne. Rien n’a changé à l’intérieur, si ce n’est une multitude de branchages en fleurs disposés çà et là dans des amphores et qui proviennent certainement de la taille des arbres du jardin, tout en fleurs. C’est une nuée de bouquets dont la couleur varie du blanc neige au rouge de certains coraux.



Le travail d’Anne, lui aussi, est différent. Sur un métier plus petit que l’autre, elle tisse de belles toiles de lin et chante, en marquant de son pied le rythme du chant. Elle chante et sourit… A qui ? A elle-même, à quelque chose qu’elle voit à l’intérieur d’elle. Son cantique est lent et pourtant joyeux. Je l’ai écrit à part pour le suivre, car elle le répète plusieurs fois en y trouvant une sorte de béatitude. Elle le chante avec toujours plus de force et d’assurance, comme si elle en avait trouvé le rythme dans son cœur. Elle commence par le murmurer en sourdine puis, plus assurée, elle le chante sur un ton plus haut et plus rapidement. Je le retranscris parce qu’il est si doux dans sa simplicité…



« Gloire au Seigneur tout-puissant qui a aimé la descendance de David. Gloire au Seigneur !



Du ciel, sa suprême grâce m’a visitée.



Une nouvelle branche a jailli du vieil arbre, et j’en suis heureuse.



Pour la fête des Lumières, l’espérance a jeté sa semence ;



L’air embaumé du mois de Nisan la voit germer.



Ma chair au Printemps ressemble à l’amandier en fleurs.



Au soir de sa vie, elle sent qu’elle porte son fruit.



Cette branche porte une rose, un fruit des plus doux,



Une étoile qui scintille, une jeune vie innocente.



C’est la joie de la maison, de l’époux et de l’épouse.



Louange à Dieu, à mon Seigneur, qui a eu pitié de moi.



Sa lumière me l’a annoncé : « Une étoile viendra vers toi ».



Gloire, gloire ! C’est à toi qu’appartiendra le fruit de cette plante,



Le premier et le dernier, saint et pur comme un don du Seigneur.



C’est à toi qu’il appartiendra ; que la joie et la paix vienne sur terre par lui.



Vole ma navette. Ton fil tisse la toile de l’enfant.



Il va naître ! C’est vers Dieu que, avec allégresse, s’élève le chant de mon cœur. »



4.2 Joachim entre au moment où elle va répéter son chant pour la quatrième fois.



«Tu es heureuse, Anne ? On dirait que tu es un oiseau qui annonce le printemps. Qu’est-ce donc que ce cantique ? Je ne l’ai jamais entendu de personne. D’où vient-il ?



-De mon cœur, Joachim.»



Anne s’est levée et se dirige vers son époux, tout sourire. Elle paraît plus jeune et plus belle.



«Je ne te savais pas poète», dit son mari en la regardant avec une évidente admiration.



On ne croirait pas de vieux époux. On lit dans leur regard une tendresse de jeunes mariés.



«Je viens du fond du jardin parce que je t’ai entendue chanter. Cela fait des années que je n’avais plus entendu ta voix de tourterelle amoureuse. Veux-tu me répéter ce cantique ?



- Je te l’aurais répété même si tu ne me l’avais pas demandé. Les fils d’Israël ont toujours confié au chant les cris les plus vrais de leurs espérances, de leurs joies, de leurs peines. Moi, j’ai confié au chant le soin de me dire et de te dire une grande joie. Oui, de me la redire à moi aussi, car c’est une si grande chose que, bien que j’en sois désormais certaine, cela me paraît encore irréel… »



Elle reprend son cantique mais, arrivée à ce passage : «Cette branche porte une rose, un fruit des plus doux, une étoile… », sa voix vibrante de contralto devient tremblante puis se brise. Avec un sanglot de joie, elle regarde Joachim et, levant les bras, elle s’écrie :



«Je suis mère, mon bien aimé !»



Et elle se réfugie sur son cœur, entre les bras qu’il lui tend et qu’il resserre maintenant autour de son heureuse épouse. Ils s’embrassent de la façon la plus chaste et la plus heureuse que j’aie jamais vu depuis que je suis au monde. C’est une étreinte à la fois pudique et ardente dans sa chasteté.



Puis vient ce doux reproche à travers les cheveux grisonnants d’Anne :



«Et tu ne me le disais pas ?



- C’est que je voulais en être sûre. A mon âge… me savoir mère… Je ne pouvais vraiment pas le croire… et je ne voulais pas te causer une déception plus amère que tout. C’est depuis la fin de décembre que je sens un renouveau à l’intérieur de moi et la poussée, comme je le dis, d’un nouveau rameau. Mais maintenant, c’est sûr, ce rameau porte un fruit… Tu vois ? Ce linge est déjà pour celui qui va arriver.



- N’est - ce - pas le lin que tu as acheté à Jérusalem en octobre ?



- Si je l’ai filé dans l’attente et l’espoir…
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