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Gründ

Les éditions Gründ ont été fondées en 1880 par Ernest Gründ. Spécialisée à l`origine dans les livres techniques sur les beaux-arts, la maison d`édition etait une librairie. C`est en 1920 que Ernest Gründ éditera son premier ouvrage. Par la suite, Michel Gründ développe les collections de la maison. En 1987 l`éditeur distribue en France la série Où est Charlie ?

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Dernières critiques
lespiapiasdeseverine
  26 mai 2022
Les hauts de Hurle-Vent de Emily Brontë
Il n'y a pas à dire, j'aime les œuvres romantiques, les amours impossibles, les romans sombres... bien entendu, je ne lirais pas que ça, parce que c'est souvent éprouvant, oppressant, déstabilisant. Mais franchement, qu'est-ce que ça fait du bien de temps en temps ! C'est mon deuxième classique que je ressors en quelques mois et je ne regrette absolument pas. Comme pour "Les liaisons dangereuses" que j'avais adoré redécouvrir, on est une nouvelle fois loin des personnages lisses, des intrigues convenues, des rebondissements attendus... on est une nouvelle fois face à une histoire d'amour impossible, destructrice et inoubliable.



Je ne me souvenais pas par contre à quel point "Les Hauts de Hurlevent" était un roman noir et violent. J'avais gardé le souvenir de ce paysage austère, froid et humide. J'avais gardé le souvenir de cet anti-héros sombre et torturé, de cet amour impossible entre Catherine et Heathcliff... cela avait dû plaire à l'adolescente que j'étais. Mais j'avais oublié la méchanceté, la cruauté, la haine, la vengeance et la folie... J'avais oublié à quel point les personnages pouvaient souffrir et faire souffrir, être victimes et bourreaux, à quel point certains étaient odieux et pervers... Beaucoup m'ont agacée, d'autres m'ont vraiment dérangée. Finalement, je ne me suis attachée à aucun des personnages - là n'est pas l'enjeu de ce roman - mais par contre aucun ne laisse indifférent et on plonge avec eux dans les méandres de l'être humain.



Heureusement que l'on peut prendre un peu de distance avec ces âmes sombres et torturées grâce à la narration qui est faite par Nelly Dean, gouvernante et témoin, depuis le début, de l'histoire maudite des Earnshaw et des Linton. J'avoue par contre que la fin du roman m'a un peu surprise. J'ai trouvé que les choses s'accélèraient un peu trop vite, que ce soit la relation entre Hareton et Cathy ou la fin d'Heathcliff. Mais elle permet d'apporter un peu de lumière à ce roman, comme un rayon de soleil qui transpercerait enfin la noirceur des Hauts de Hurlevent.



Voilà donc une relecture que je ne regrette absolument pas, un roman à (re)découvrir.
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Pirouette0001
  26 mai 2022
La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette ()
Que dire de plus que les innombrables critiques.



J'ai eu un peu de mal à entrer dans le livre, vu l'énumération de nobles personnages, parmi lesquels je me perdais.



Mais une fois cette introduction dépassée, l'analyse des soubresauts de la morale (je ne parlerai pas personnellement de raison) sur les sentiments, les émotions et le ressenti sont d'une finesse peu commune. Une immense impression de déjà lu en repensant à la courses d'obstacles ou aux amours impossibles de grands noms de la littérature et pourtant, madame de Lafayette, c'est évidemment avant, c'est elle la précurseuse, avec en plus le fait que ce soit une femme, quand, même bien après, tant de femmes vont se cacher sous des pseudos masculins pour pouvoir écrire.



C'est donc une lecture obligatoire à plus d'un titre. Même si effectivement, la fin laisse sur sa faim. Mais pour le reste de l'ouvrage, vraiment, si vous ne l'avez point encore lu, dépêchez-vous. Il n'est jamais trop tard. La preuve.
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mylena
  26 mai 2022
Le malade imaginaire de Jean-Baptiste Molière (Poquelin dit)
La dernière pièce de Molière, une de ses pièces qui a le mieux vieilli (mais il y en a pas mal!). Argan est un notable hypocondriaque qui décide, pour réduire ses frais médicaux, de marier sa fille Angélique à un médecin. Mais Angélique est amoureuse de Cléante, et la servante Toinette ne compte pas laisser Argan décider du sort de la jeune fille… Une intrigue secondaire met en scène Béline, la jeune femme d'Argan, intéressée par son héritage. Tout se trouvera résolu par la mise en scène fictive de la mort d’Argan, qui permet de révéler les caractères respectifs de sa femme et de sa fille. Une trame assez simple somme toute, assez proche de celle du Bourgeois gentilhomme, autre pièce qui a bien vieilli. Autre point commun entre ces deux pièces : la grande place de la musique sous forme d’intermèdes, qui d’ailleurs passent relativement mieux à la scène qu’à la la lecture. La force de cette pièce est de tourner à la farce ce qu’il y a de plus tragique : la peur de mourir, qui se manifeste par l’attention à tous les signaux envoyés par le corps, aux moindres bobos, aux variations de sensations. Argan est intemporel, aujourd’hui il multiplierait analyses, examens et diagnostics… Ici le comique de situation et de caractère est poussé jusqu’à l’absurde, et l’on rit autant du malade imaginaire que des médecins qui cherchent à cacher leur ignorance derrière un discours grandiloquent et un vocabulaire pompeux. Diafoirus pousse le ridicule jusqu’à faire ressembler sa demande en mariage à l’ordonnance d’une préparation magistrale ! Cette pièce n’a pas pris une ride, il y a toujours quelque leçon à en tirer, en ces temps de pandémie en particulier, quant aux répliques cocasses, elles font toujours mouche.
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