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Editions du Jasmin


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Dernières critiques
SophieLesBasBleus
  22 novembre 2017
Il n'y a pas Internet au paradis de Gaëlle Pingault
Alex a choisi de se suicider. Alex s'est immolé sur son lieu de travail, cette Grande Entreprise où l'odieux Boucher, son chef de service prédestiné à abattre par son patronyme, continue sa perverse mission d'exclusion. Alex s'est suicidé et Aliénor, sa femme, poursuit un dialogue qui, parce qu'il s'est irrémédiablement interrompu avec la mort de l'interlocuteur, prend la forme d'un monologue, d'un compte rendu du passage de l'état d'épouse heureuse à celui de résiliente en passant par les questions et tourments de la veuve mutilée de sa moitié d'âme. Colère, incompréhension, souvenirs, révolte, regrets, remords... se traduisent par les mots les plus directs, les plus simples, ceux que chacun-chacune pourrait formuler dans une telle situation, pour peu qu'une énergie vitale - de celles dont on ne sait d'où elle vient, ni comment elle agit souterrainement, ni si elle sera suffisante pour tenir debout "quand même" - continue d'irriguer le corps et la pensée. Aliénor nous donne finalement à lire, à voir toutes les étapes du long cheminement, de ce que l'on appelle - peut-être improprement - le "travail de deuil". Avec la force que donne la certitude instinctive d'avoir été aimée, d'avoir été heureuse et de pouvoir l'être encore, elle préserve une part d'humour, de causticité et une intelligence des évènements qui la préservent du naufrage dans le chagrin et dans un pathos larmoyant. Elle apprend en quelque sorte à "vivre sans" et à "faire avec" ce manque inexorable. C'est cet apprentissage que raconte son récit en entremêlant très finement l'histoire personnelle au contexte social et économique brutal qui en bouleverse la trajectoire.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce premier roman, par les thèmes qu'il brasse, par sa construction qui laisse la part au temps de l'implicite sans l'étirer inutilement, et par l'écriture vive, sensible, dénuée d'affèteries de Gaëlle Pingault. L'amertume que cette lecture pourrait engendrer en décrivant de l'intérieur le désastre d'une société qui ne trouve de valeurs que dans la rentabilité financière s'estompe derrière le léger espoir qu'entretiennent les choix d'Aliénor. Les choix et la dignité de l'humain.

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LeslecturesdeLily
  20 novembre 2017
Mémoire en eaux troubles de Joëlle Van Hee
Tout d'abord, je souhaite remercier le site Babelio.com pour m'avoir sélectionnée lors de leur dernière masse critique. Je remercie également les Éditions du Jasmin pour l'envoi du roman et pour leur confiance.

Je n'ai coché que ce livre, le titre m'a tout de suite sauté aux yeux et le résumé m'a complètement conquise. Je m'attendais à une histoire prenante, extrêmement touchante et certainement larmoyante, c'est pourquoi, dès réception, je n'ai pu m’empêcher de lire les premiers chapitres. Au final, je ne l'ai pas lâché puisque je l'ai lu en seulement deux petits jours.



L'histoire est celle d'un jeune garçon, Antonin, qui se rapproche de son grand-père atteint de la maladie d’Alzheimer. Les moments de complicité sont de plus en plus rares avec son papy, car celui-ci perd de plus en plus la mémoire et commence à ne plus reconnaître les membres de sa famille. Entre deux moments d'absence, le papy d'Antonin laisse sous-entendre qu'il souhaite partager avec son petit-fils un secret, quelque chose qui se serait passé durant la guerre.



J'ai beaucoup aimé ce que l'auteure nous propose dans Mémoire en eaux troubles, je trouve qu'il est très intéressant de se mettre dans la peau de ce jeune garçon qui (re)découvre son grand-père à travers la maladie. Ce roman jeunesse est touchant dans son ensemble, pourtant je dois vous avouer aussi qu'il m'a manqué un petit quelque chose pour être complètement conquise puisque malheureusement le style de l'auteure ne m'a pas réellement convaincue, j'ai trouvé que l'histoire était très longue à se mettre en place et les révélations arrivent trop tard, seulement dans les dernières pages.



►Mémoire en eaux troubles est donc un livre que j'ai lu en deux petits jours parce qu'il se lit très bien, on a envie de savoir quel secret cache le grand-père, de quelle manière sa maladie va évoluer et comment Antonin et son papy vont communiquer au fil des jours. Il a su me tenir en haleine et pourtant, une fois la dernière page tournée, j'ai ressenti une déception, car j'ai eu l'impression d'être restée sur ma faim. La construction du roman ainsi que le style de l'auteure ne m’ont malheureusement pas convaincue.

Une lecture en demi-teinte.
Lien : http://www.leslecturesdelily..
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virginiedelattre
  18 novembre 2017
Le squelette éparpillé de Christian Poslaniec
Tout d' abord merci aux Editions du Jasmin pour la découverte de ce livre. Un livre très élégant, couverture blanche agrémenté d' un feuillage noir.



Et je commence ma lecture . J' y fais la rencontre d' un illustrateur jeunesse bourré d' humour, de finesse, beaucoup d' ironie et de poésie dans sa façon d' appréhender la vie, son travail, les évènements,....



Il vient de s' installer dans une vieille maison. Y trainent quelques vieux meubles,... il vit en communion avec la nature ( un habitant nocturne dans le grenier, des mésanges curieuses,....). Et puis cette découverte, dans le creux d' un des vieux meubles oubliés, dans le porte manteau : des ossements! Commencent alors une enquête. Et s' il n' étaient pas les seuls? Et si cette maison cachait un lourd secret?



J' ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman policier. Roman plein de rebondissements, d' ironie et d' humour... Une découverte macabre suivi d' une enquête, le tout sur un ton un peu dou-dingue, déstabilisant quelque fois.



Un bon moment de lecture
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