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wivin
  07 août 2020
Cornélius Castoriadis et l'autonomie radicale de Serge Latouche
Je n'avais rien lu de Cornelius Castoriadis et avoir un aperçu de sa pensée dans un court essai m'intéressait. Le terme aussi d'“autonomie radicale” dans le titre m'a intriguée et donné envie d'en savoir plus. Comment faut-il comprendre le terme d'autonomie avec ces auteurs ? L'autonomie n'est-elle pas toujours radicale ?

Ce livre, comme chaque titre de la collection, est divisé en deux parties : une première partie qui donne un aperçu de la vie et de la pensée de l'auteur, en lien avec le concept de décroissance, et une seconde partie constituée d'extraits choisis.

Dans ce titre-ci, le lien entre la pensée de Cornelius Castoriadis et la décroissance est construit par Serge Latouche, Castoriadis étant décédé avant que ce terme ne soit utilisé comme projet de société. Il ne s'agit donc pas tellement d'un résumé de la pensée de Castoriadis, sinon d'une synthèse entre celle-ci et le concept de décroissance : les liens, les points communs, et surtout les aspects inspirants chez Castoriadis qui ont permis de construire la décroissance, et ce qui peut être inspirant pour continuer à nourrir le mouvement décroissant aujourd'hui.

J'aime beaucoup cette collection des “précurseurs de la décroissance”. Petit à petit, je tisse une toile imaginaire entre différents auteurs, avec les concepts qui les relient, leur spécificité à chacun, et beaucoup de nuance. Cet essai en particulier m'y a bien aidée car Serge Latouche explicite les liens et les points de discordances avec différents auteurs contemporains de Castoriadis que j'apprécie : Murray Bookchin, Jacques Ellul, Ivan Illich. Tout cela me permet de goûter à quel point le terrain de la décroissance est vaste. Loin du retour à la bougie et à la charrue, la complexité des possibles est extrêmement enthousiasmante à mes yeux.
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timis
  06 août 2020
Cornélius Castoriadis et l'autonomie radicale de Serge Latouche
J'ai beaucoup aimé m'initier à la pensée de Cornelius Castoriadis par l'intermédiaire de la présentation effectuée par Serge Latouche. La clarté de la présentation m’a permis de bien approfondir le sujet, bien qu’il faille tout de même s’accrocher car les explications sont exigeantes et remplies de références et de concepts qui me sont inconnus. J’ai réussi à faire abstraction de ce problème et cela m'a permis de bien comprendre les commentaires. Tout m’a alors semblé beaucoup plus clair.

Les extraits choisis illustrent bien la pensée du philosophe, telle que présentée dans l’introduction. Ils sont quant à eux beaucoup accessibles et compréhensibles. Cela permet d’éclaircir certains points, vus précédemment.

C’est avec grand plaisir que j’ai découvert cet ouvrage que je recommande chaudement à ceux qui s’intéressent à l’autonomie d’un point de vue philosophique (ainsi que politique et économique, nécessairement liés). Cela permet d’élargir notre conscience de notre environnement et d’y réfléchir avec un nouvel intérêt.

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Motsetmerveilles
  06 août 2020
Cornélius Castoriadis et l'autonomie radicale de Serge Latouche
Bonjour à tous,



Serge Latouche est professeur émérite d'économie et l'un des théoriciens français de la décroissance. Il fait partie des auteurs qui, depuis plus de vingt ans, accompagnent ma pensée et ma réflexion.

Cornelius Castoriadis, décédé en 1997, était un philosophe, écrivain, économiste, militant politique et révolutionnaire : une pensée foisonnante, dense aux sources de laquelle les objecteurs de croissance ont puisé pour élaborer le concept de décroissance.

Tout au long d'un petit livre clair et concis, truffé de citations de Castoriadis, Serge Latouche dresse des ponts entre les deux pensées, éclaire le projet décroissant à la lumière castoriadienne, précise les notions d'autonomie, de démocratie directe ou encore "d'imaginaire social". Car, nous dit Castoriadis, notre société est une 'institution imaginaire" construite par d'autres. le capitalisme à "coloniser notre imaginaire", nous rendant incapable de penser un autre monde, de donner un sens autre que consumériste à l'existence humaine. Castoriadis et Latouche nous invitent à déconstruire l'idéologie dominante pour inventer une démocratie radicale fondée sur l'écologie.

"L'écologie est subversive, nous dit Cornélius Castoriadis, car elle met en question l'imaginaire capitaliste qui domine la planète. Elle en récuse le motif central, selon lequel notre destin est d'augmenter sans cesse la production et la consommation. Elle montre l'impact catastrophique de la logique capitaliste sur l'environnement naturel et sur la vie des êtres humains." (Une société à la dérive, Seuil, 2005).

Dans un monde au bord du basculement, il est temps de "changer le monde avant que le changement du monde nous y condamne dans la douleur."
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