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morin
  24 octobre 2020
La Reine Margot de Alexandre Dumas
Déjà lu il y a plus de quarante ans, j'ai eu soudain envie de reprendre l'un des nombreux romans de d’Alexandre Dumas. Se plonger pour le plaisir de la lecture dans une période de l'Histoire de France dans laquelle le covid, qui nous pourrit la vie depuis plusieurs mois, est absent.



Contexte historique : Nous sommes en août 1572. Charles IX règne sur la France. La catholique Marguerite de Valois épouse l’ huguenot Henri de Bourbon, Roi de Navarre. Catherine de Médicis et Charles IX, profitant de la présence de nombreux protestants à Paris, venus à l'occasion du mariage, donnent l'ordre le 24 août, jour de la Saint Barthélémy, de les assassiner. Le futur Henri IV est épargnè, contraint de se convertir au catholicisme et assigné à résidence à la Cour de France.



Le roman se déroule d'août 1572 au 30 mai 1574, jour du décès de Charles IX.



Sur fond historique, Alexandre Dumas raconte l'Histoire revue et corrigée par son imagination. Personnages historiques et personnages fictionnels se côtoient. Sentiments et actions comme amour, adultère, infidélité , empoisonnement, trahison, violence, conspiration, assassinat, sorcellerie s'entrecroisent.



Je suis ravie par cette relecture même si je n'ai pas connu le même plaisir que la première fois.



Alexandre Dumas reste romancier passionnant même si parfois son écriture semble un peu chargée.
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ladymuse
  23 octobre 2020
Gamiani ou deux nuits d'excès de Alfred de Musset


Les corps bondissent, Priape se dresse, on se mord, on se déchire, le sang gicle, le lait aussi! La tribade se régale.



"Médor, prends moi!" Et le chien de s'activer hardi petit sur les attributs de Gamiani qui hurle d'impatience. Que d'humour.



Musset semble bien avoir gagné son pari. Voici la préface de l'édition de 1845:





"Quelque temps après la révolution de 1830, une dizaine de jeunes gens, pour la plupart destinés à devenir célèbres dans les lettres, la médecine ou le barreau, se trouvaient réunis dans un des plus brillants restaurants du Palais-Royal. Les débris d’un splendide souper et le

nombre des flacons vides témoignaient en faveur du robuste estomac, et partant, de la gaieté des convives.



On était arrivé au dessert et, tout en faisant pétiller le champagne, on avait épuisé la conversation sur la politique d’abord, et ensuite sur les mille sujets à l’ordre du jour de cette époque. La littérature devait nécessairement avoir son tour. Après avoir passé en revue les divers genres d’ouvrages qui, depuis l’antiquité, ont tour à tour été l’objet d’une admiration plus ou moins passagère, on en vint à parler du genre érotique. Il y avait là ample matière à discourir. Aussi, depuis les Pastorales de Longus jusqu’aux cruautés luxurieuses du marquis

de Sade, depuis les Épigrammes de Martial et les Satires de Juvénal, jusqu’aux Sonnets de l’Arétin, tout fut passé en revue.



Après avoir comparé la liberté d’expression de Martial, Properce, Horace, Juvénal,Térence, en un mot, des auteurs latins, avec la gêne que s’étaient imposée les divers écrivains érotiques français, quelqu’un fut amené à dire qu’il était impossible d’écrire un ouvrage de ce genre sans appeler les choses par leur nom ; l’exemple de La Fontaine était une exception ;que d’ailleurs, la poésie française admettait ces sortes de réticences et savait même, par la finesse et une heureuse tournure de phrases, s’en créer un charme de plus ; mais qu’en prose

on ne pourrait rien produire de passionné ni d’attrayant.

Un jeune homme, qui jusqu’alors s’était contenté d’écouter la conversation d’un air rêveur,sembla s’éveiller à ces derniers mots, et prenant la parole :



— Messieurs, dit-il, si vous consentez à nous réunir de nouveau ici dans trois jours, j’espère vous convaincre qu’il est facile de produire un ouvrage de haut goût sans employer les grossièretés qu’on a coutume d’appeler des « naïvetés » chez nos bons aïeux, tels que Rabelais, Brantôme, Béroalde de Verville, Bonaventure Desperriers, et tant d’autres, chez lesquels l’esprit gaulois brillerait d’un éclat tout aussi vif s’il était débarrassé des mots orduriers qui salissent notre vieux langage.



La proposition fut acceptée par acclamation, et trois jours après, notre jeune auteur apporta le manuscrit de l’ouvrage que nous présentons aux amateurs.



Chacun des assistants voulut en posséder une copie, et l’indiscrétion de l’un d’entre eux permit à un éditeur étranger de l’imprimer en 1833, dans le format in-4° et orné de grandes gravures coloriées. Cette édition, très incorrecte, fut suivie d’une seconde en 1835 sous la rubrique de Venise : l’exécution typographique et la correction de celle-ci laissent encore beaucoup à désirer. En voici le titre : Gamiani, ou deux nuits d’excès, par Alcide, baron de M***. À Venise, chez tous les marchands de nouveautés : Venise, 1835, un vol. in-18 de 105 pages, enlaidi de 10 gravures abominables.



Sauf de légères incorrections dues à l’inexpérience d’un génie essayant ses ailes, chacun y pourra reconnaître cette muse sympathique et gracieuse qui, pendant vingt ans, a fait les délices des gens de goût, et dont le génie est encore regretté tous les jours".



J'ai particulièrement apprécié pour ma part la fin étonnante de ce roman au style superbe où le psychisme a sa place.



Je ne la divulve pas :))



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MAMIEJAUNE
  18 octobre 2020
Tête de paille de Gérard Glatt
Mon avis :



Je remercie Gérard GLATT et les Editions RAMSAY de m'avoir permis de lire, en service de presse, le dernier ouvrage de Gérard, auteur dont j'ai lu tous les ouvrages tant j'aime sa plume fluide et précise.



La photo du jeune garçon sur la couverture du livre m'a de suite émue et j'ai su qu'il s'agissait de Daniel, le frère de Gérard.



Gérard GLATT nous conte le destin tragique de Daniel qui fut un enfant puis un adolescent colérique et incontrôlable. Après avoir été interné d'office dans un établissement de soins psychiatriques puis dans une maison pour handicapés mentaux adultes, Daniel est décédé à l'âge de 39 ans des suites d'un cancer.





L'auteur nous offre un récit fort bouleversant au cours duquel il témoigne des difficultés rencontrées par sa famille, les moqueries et le regard des autres face aux agissements du jeune handicapé « différent » comme certains disent...



Par ses mots, l'auteur exprime l'amour qu'il a toujours éprouvé et aujourd'hui encore, pour son frère.



J'ai beaucoup aimé cet ouvrage autobiographique très émouvant, écrit avec le cœur qui reflète la culpabilité, les questionnements et l'impuissance que l'auteur ressent après toutes ces années mais il en ressort également que Daniel restera à jamais dans son cœur.



J'ai lu cet ouvrage prenant pratiquement d'une traite et je l'ai refermé les yeux humides.



Un très beau moment de lecture.







Petite précision : Les droits d'auteur de la première édition seront reversés à l'Association Les Jours Heureux, qui accompagne des personnes en situation de handicap.





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Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com




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