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Dessain et Tolra


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Dernières critiques
benijones
  20 janvier 2021
Candide de Voltaire
Ce livre m'a fait comprendre la chose la plus importante pour être heureux. Malgré toutes les merdes qui nous arrivent dans la gueule à longueur de journée... il faut rester au TOP ! Merci Voltaire. Des siècles plus tard, rien n'a changé. Aller de l'avant et surmonter chaque obstacle un par un.
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Fabinou7
  20 janvier 2021
René (1805) de François-René de Chateaubriand
Ô romantisme ! Tes hautes tours ceinturées de lierre, tes jeunes Werther agonis de souffrances, tes méditations si poétiques, tes pleurs qui débordent (Valmore), tes pianos alémaniques, la pureté de tes élans, tes chastes incestes… Oui, parce que (François ?) René aime sa sœur, et sa sœur aime René, voyez. 



Voici un cas d’école que la censure de l’époque, impitoyable avec Baudelaire et Flaubert, peut entendre et laisser publier, pour peu que la chaste pécheresse (et pas le pécheur bien sûr) passe par la case couvent (qui a disparu de nos Monopoly actuels).



René décide pourtant de faire d’un choux un potager et de disserter sur le non-évènement auprès d’un amérindien dont il envie la paisible existence, ce qui est désormais bien établi (la paisible existence des amérindiens du XIXe siècle comparée à celle de Chateaubriand…y aurait de quoi lancer une nouvelle controverse de Valladolid, Bartolomé de Las Casas danse dans sa tombe…).



« Ô temps suspend ton vol ». C’est un ouvrage résolument romantique, le même vertige de la jeune et noble âme face au précipice du temps, les mêmes réflexions sur la passion, celle qui déchire et arrache plus de larmes aux jeunes garçons de bonnes familles qu’il est possible de se le figurer de nos jours.



« La douleur n'est pas une affection qu'on épuise comme le plaisir ». A partir de ce constat, Chateaubriand et d’autres auteurs vont pouvoir offrir (surtout monnayer) à la littérature des centaines de pages de tourments, d’implorations et d’apitoiements infantiles et doloristes, cela sans s’épuiser, sous le regard indifférent d’un Dieu le père, pourtant si souvent appelé en renfort. Les amères leçons des premiers transports amoureux induisent un chemin vers la sagesse passant par l’expérience contrariée.




Le romantisme n’en reste pas moins un courant qui bénéficiera de part son époque, d’une langue merveilleuse, et dont certains auteurs, comme Goethe s’affichent comme parangons de la littérature amoureuse. Ce court roman de Chateaubriand ne parvient à mon humble avis pas à en faire autant.



« Je n'étais occupé qu'à rapetisser ma vie, pour la mettre au niveau de la société » pauvre René, dur d’être exceptionnel… Mais Chateaubriand non plus, ne prend pas son personnage pour une mandarine : « Il vaut mieux, mon cher René, ressembler un peu plus au commun des hommes et avoir un peu moins de malheur » lui réplique son interlocuteur. Imparable : le commun des hommes à l’époque, en pleine exode rurale, happé de tous ses membres au sortir du berceau par les usines naissantes n’a rien à envier aux prolixes vagabondages de notre jeune noble.

Il manque à René l’impétuosité et l’humanisme du jeune Werther, mais surtout il se dégage une forme de complaisance de l’auteur pour son personnage : le héros pathétique est encore trop pris au sérieux par son auteur.



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avanalou
  20 janvier 2021
Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire
Je ne suis pas une grande adepte de poésie pourtant je suis une fervente admiratrice de la plume de Baudelaire. Rien qu’une petite syllabe placée au juste endroit nous transporte dans un tout autre univers : Tantôt oniriques, tantôt macabres, les poèmes de Baudelaire ne laissent pas indifférents. Les Fleurs du Mal ou l'itinéraire d'un poète maudit qui contemple le beau tout en côtoyant la laideur

En génie de la littérature, il manie avec brio le vers énonçant tour à tour les grandes vérités de la vie, exposant sans retenue la mort et son caractère inévitable , faisant l'apologie de l'amour . Un classique à lire et à relire pour nous faire voyager et rêver.

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