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Cer45Rt
  20 août 2018
Atala de François-René de Chateaubriand
L'on a et l'on peut trouvé ce livre mélodramatique et ennuyant, eh bien ! il y a dans ce caractère mélodramatique de l'ouvrage, je ne sais quelle puissance cachée. Les scènes entre le père Aubry, Atala et Chactas, sont un impressionnant torrent de mots.

Mais, les français, ces cartésiens, ces partisans de la froid raison, ont rarement pu comprendre l'art romantique.

L'art, longuement perfectionné, du grand Chateaubriand, fait mouche.

Le fond, bien-pensant, la forme, mélodramatique : tout ça, qu'importe ? Laissons-nous aller à nos sentiments. D'ailleurs, en matière de romantisme, on a fait bien pire…

Salammbô, de Flaubert, ouvrage romantique d'un écrivain réaliste, donne toute la mesure du mélodrame et de l'ennui.

Racine, fait dire à Oreste dans un vers d'Andromaque : "Je me livre en aveugle au destin qui m'entraîne" Et moi, je me livre en aveugle à Chateaubriand, qui m'entraîne. Avec la puissance épique de son texte, avec la variété de ses personnages, il me force à céder.

J'aime Atala. C'est une belle œuvre.

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denis76
  20 août 2018
Terre des hommes de Antoine de Saint-Exupery
« 'Tain ! Il écrit vachement bien ! »

Chez Latécoère, en 1926, il y a le respect des anciens, qui racontent, bourrus, leurs ouvertures des premiers courriers aéropostaux. Saint-Exupéry nous embarque aux confins de la magie dans ses trajets Toulouse-Casablanca. Il est admiratif de l'acrobate Mermoz qui ouvre la porte du désert, en joignant Dakar. Puis l'aventure de l'auteur se poursuit au dessus de l'Atlantique, vers Buenos Aires. Enfin, l'exploit est de franchir les Andes pour atteindre Santiago. Et là, il s'attarde trop peu sur l'exploit de son camarade Guillaumet, « ce que j'ai fait, aucune bête ne l'aurait fait ! », auquel il dédie ce livre. Guillaumet a peut-être eu le temps de lire ce magnifique opus avant de partir pour l'éternité, en 1940.

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« 'Tain ! Il écrit vachement bien ! » J'ai poussé ce cri du cœur dès les premières pages. Comme dans le petit Prince, il transforme les faits en magie avec ses étoiles, son ruissellement de sable vierge, son émerveillement devant la ville de Punta Arenas sortie de nulle part, sa passion pour le désert, la nuit, la solitude, la liberté.

J'ai compris sa philosophie quand, après avoir fait l'éloge du berger-roi Bark, il semble se comparer à lui, avec ses étoiles, ses nuits, sa solitude, ses décisions, son attitude de « seul au monde », bref, son besoin de liberté : c'est le Petit Prince... plus encore que le pilote dans ce beau petit livre.

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"Je me sens paysan des escales".

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Y a-t-il une contradiction entre l'admiration de l'auteur pour la Nature, les étoiles,la nuit, le sable, etc... et le fait de piloter le dernier cri de la technologie de l'époque ?

Non. S'il avait été paysan, il aurait manié la charrue, s'il avait été Gênois en 1492, il aurait découvert l'Amérique. Mermoz fut un pilote d'exception, St-Ex fut un explorateur !

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Liberté ?

Mais on est toujours retenu par un fil ténu... Miraculé dans le désert de Libye, seul à pied avec son mécanicien, le fil ténu c'est l'eau. Sans eau, c'est foutu. Ce passage émouvant tient en haleine plus de quarante pages, et même si l'on sait qu'il s'en sort puisqu'il écrit ce livre, on est vraiment intrigué par ce qui lui passe par la tête, ses mirages qui nous font penser au capitaine Haddock avec ses yeux fous dans, je crois, Coke en Stock...

Saint-Exupéry, dans sa folie exploratrice, est surveillé par un ange,... jusqu'en 1944, quand « ils » estiment peut-être qu'il a terminé sa mission.

Mission...

Le dernier chapitre est philosophique. Et à mon avis, c'est d'un haut niveau, car c'est expliqué simplement, avec des exemples, comme l'histoire des bossus, qui m'a bien fait marrer. Mais, on est est en 39, et il ne peut ignorer le péril vert-de-gris, d'autant plus qu'il a vécu la guerre d'Espagne.

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Comprendre l'Homme, comprendre les opinions de l'Homme n'est pas chose facile. Où est la vérité ? Selon l'auteur, et je suis d'accord avec lui, la vérité est dans la simplicité, et non dans les idéologies qui divisent et amènent le chaos.

« On peut animer les hommes, en les habillant d'uniformes . » Oui, on peut les manipuler. Et pourquoi ?

La réponse est juste avant :

« Si on les instruit bien, on ne les cultive plus » : non, on ne leur apprend plus ( pas ) à penser !

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Si les Allemands, alors peuple d'une des nations les premières du monde, industriellement et culturellement, avaient pensé, réfléchi sur les discours guerriers et flatteurs... Peut-être que....

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Les Allemands ? Je suis tombé sur « Mein Kampf », et j'ai sauté sur l'occasion. Je vais peut-être un peu mieux comprendre comment fonctionnait le génial cerveau plus que perturbé... : )
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sandraboop
  20 août 2018
Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand
un classique.



je me souvenais avoir été transportée par la tirade des nez en classe et j ai eu bien du mal à retrouver cet engouement adulte. la tirade arrivant tôt... je suis restée sur ma fin. seul Cyrano tire son épingle de cette pièce de théâtre à mes yeux.



Christian et Roxane soit m ont laissée de marbre soit exaspérée.



lecture rapide cependant qui m aura gentiment accompagnée le temps d un voyage en train ( 2h03).



bonne lecture à tous
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