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Floyd2408
  20 avril 2018
Fioul de Stéphane Grangier
Fioul de Stéphane Grangier, livre reçu pour la masse critique Babelio le mois dernier, est un pavé de plus de cinq cent pages, un roman policier à l'architecture bien complexe, où s'entremêle avec beaucoup d'incertitude une trame tentaculaire vous happant l'esprit comme un vampire vous pompant votre sang. Je suis un lecteur riche de ses émotions, un dévoreur compulsif de roman de toute sorte, j'avais beaucoup aimé lire Maxime Chattam avec ses deux trilogies, La trilogie du mal et le Cycle de l'homme et de la vérité, Fioul se rapproche de ce dernier cycle, une vérité de vie sous fond sociétale réel, mais approche aussi le vol des cigognes de Jean-Christophe Grangé, outre ces deux références , Fioul s'évapore aussi dans les méandres La griffe du chien de Don Winslow, Fioul creuse sa forme dans la conception à tiroir de son intrigue, une sorte de poupée russe.

Stéphane Grangier est d'origine Bretonne, de Quimper, Fioul est son quatrième roman, où son intrique débute à Rennes, plus particulièrement par une marée noire, comme une tache sombre de cette Bretagne meurtrie par cette pollution, Stéphane Grangier ouvre la porte à sa région par ce fléau, une résonance Horrible, stigmate indélébile de l'homme dans l'appât du gain, d'une nature esclave de la folie humaine.

La richesse de ce moment est la multitude de personnages, un centrale, fil conducteur du roman, un quadragénaire, au chômage, écrivain débutant, toujours au prémisse de son premier roman, une écriture lente, un livre sans vie, juste un prétexte à l'oisiveté de sa lâcheté, buvant, fumant et aimant les jeunes femmes dérive dans la roman comme une épave sur une mer agitée , toujours à la limite de la surface, respirant juste pour survivre comme un prisonnier enfermé dans les quatre murs de sa cellule. Un coup de fil va rompre sa banalité de vie sans air, pour un road movie pas banal, à la limite une danse féminine, trois femmes accompagnant sa fuite, une prostituée Gladys, tuée d'un balle dans la tête, une jeune étudiante Séverine à la sensualité débordante et Samira, étudiante aussi, en architecture, férue de randonnée, animeront cette cavale.

D'autres personnages présent, cristallise encore plus cette histoire à plusieurs enjeux, Marest le haut de la pyramide de cette aventure inextricable, homme d'affaire puissant faisant parti d'un groupe puissant aux ramifications nombreuses, avec d'innombrables actionnaires, la manne financière de ce groupe s'impose comme un état, imposant sa loi comme despote sur ses sujets, Marest est froid, sadique, psychopathe et sans émotion, il est l'humain moderne ne chercher que le pouvoir. Un être sans âme, un parfait robot sans émotion, les hommes sont pour lui de la chair comestible à abattre.

Puis Polignac jeune arriviste, ici d'une famille aisée, grande école et grand travailleur aussi, ouvrant sa propre boite de finance et une autre en parallèle aimant vivre sa vie à la vitesse super-Sonic, puis le temps ronge les envies, les désirs, tout se fane et l'émulation de cette double vie professionnelle. Polignac siège au conseil d'administration de l'entreprise de Marest, celui-ci lui demandera une faveur au conséquence assassine.

Puis deux policiers différents, l'un alcoolique, pervers, en chute libre, en échec familial, en séparation, puis un autre plus avenant, sérieux ambitieux, jeune papa au cours de l'intrigue vont à leur manière rendre l'intrique plus savoureuse et étoffée ce roman épais.

Il y a dans cette écriture, une forme de proximité, ce style direct, de se mettre à la place du personnage, ce je s'infuse dans le lecteur comme s'il était acteur de son propre rôle, celui du personne qu'il lit, puis cette forme de narration est plus simple dans l'impact de l'histoire, cette narration plus fluide anime parfaitement le rouage bien huilé de l'intrigue.

Entre marée noire, drogue, prostitution, blanchiment d'argent, manoeuvre politique et sexe, Stéphane Grangier nous interpelle par la proximité des personnages mais aussi par la réalité des évènements, une firme aux tentacules sans fin, des élus FN se querellant, le pétrole, les énergie nouvelles puis ce rouage sans fin du roi fric et de ces hommes de l'ombre ayant la main mise sur le pouvoir.

Je n'en dirais pas plus, juste la scène de sexe entre Séverine et Riplé reste une vraie réussite, et le final comme la cascade des situations explosent dans un feu d'artifice.

Bonne lecture , car je n'ai pas tout dis sur ce roman pyramidale.

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Patsales
  18 avril 2018
Les cancrelats à coups de machette de Frédéric Paulin
Le titre annonce la couleur: cancrelats et machettes font irrésistiblement penser au génocide des Tutsis. Et les citations qui précèdent le premier chapitre enfoncent le clou: si ce livre emprunte les codes du roman policier, le coupable est déjà désigné : c’est la France.

A priori, pourquoi pas? On sait bien que le roman noir sert à cela, à pourfendre les maux et les injustices de la société.

Sauf que, à mon humble avis, ici, ça ne fonctionne pas.

Déjà, malgré le nom de la collection, ce n’est pas un roman noir. Il débute comme un thriller : un homme est découpé vivant à la scie sauteuse. Des enquêteurs plus ou moins pittoresques enquêtent. Saut dans le temps pour une longue chronique du génocide au Rwanda. Retour à l’investigation. Pendant que le lecteur partait au Rwanda, les flics ont découvert le nom du coupable, c’est toujours du temps de gagné. La fin est bricolée avec le retour de personnages récurrents, puisqu’on vous dit que Frédéric Paulin a écrit une trilogie.

Convoquer des codes pour s’en contrefoutre à ce point là (pas de recherche du coupable, pas de suspens), ce serait presque sympathique mais reste l’enjeu du livre. À quoi bon écrire une fiction sur un tel sujet? On s’est beaucoup interrogé sur la pertinence des films ou des romans sur la Shoah, le problème ici est identique. Les livres de Jean Hatzfeld sont passionnants. Qu’est-ce que j’apprends de plus en lisant Paulin? Rien. Le rôle de la France? Quelques allusions qui reprennent grosso modo ce qui traîne partout, rien d’éclairant. Alors oui, ce qui pourrait relever du roman noir, c’est l’idée de tragédie, le mal qui entraîne le mal, la monstruosité du cœur humain, etc.

Ouais. Personnellement, et quels que soient les tenants et les aboutissants, devant certaines horreurs, je reste sur une position basique : les SS sont les méchants et les Juifs les gentils, les Hutus sont les coupables et les Tutsis les victimes. J’avais cru comprendre d’ailleurs que Paulin avait décidé de pourfendre les insinuations mitterrandiennes renvoyant dos à dos les deux camps. Mais écrire une fiction c’est déjà atténuer. La fiction, comme son nom l’indique, c’est du faux et du flan. Alors il faut être sacrément doué pour en faire un instrument de dénonciation. Et surtout faire du mass murderer une victime, ça ne passe pas. Ça m’insupporte , le côté les Hutus sont tellement méchants qu’ils sont parvenus à transformer un gentil en monstre. Un mec qui 20 ans après les faits, à froid et à la chaîne, torture (et de quelle façon !) d’anciens bourreaux est un salaud. Ça suggère que les innocents valent les coupables, moi j’appelle ça du révisionnisme. Et on n’est certainement pas dans la vengeance jubilatoire à la Quentin Tarentino. Les héros de Inglorious Bastards ne se contentent pas de trucider les méchants, ils mettent fin à la guerre, c’est autrement plus exaltant.

Moralité : merci à Masse Critique et aux éditions Goater mais faut faire gaffe avec l’Histoire.

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nathalou93
  14 avril 2018
Fioul de Stéphane Grangier
Lot de la dernière #massecritique de @babelio que je remercie ainsi que la maison d’edition Goater - #fioul de Stéphane Grangier est refermée et iras rejoindre les autres livres de ma bibliothèque.



Marc RIPLE écrivain au chômage, eu un appel en pleine nuit, « c.est Sandrine qui m’as donner votre numéro ils l’ont tuée... »

Oui Sandrine il l’avait rencontré dans un bar, comme on dit c’était une entraîneuse, il avais sympathisé ni + ni moins. Et il tissa une relation amicale, ou un homme et une femme parlait rigolait simplement ensemble.



Gladys c’est elle qui était au téléphone complètement paniquée, la copine de Sandrine, deux entraîneuses complètement camées.



Devant son dessarroi Marc rejoins Gladys pour l’aider et essayer de comprendre dans les emmerdes qu’il étaient en train de se mettre, mais ça il le savait pas encore...



Il hébergea Gladys qui lui plaisait bien, autant lier la générosité et le plaisir, mais il découvrez dans son sac : de la drogue et beaucoup d’argent.



A son réveil Gladys expliqua qu’elle et Sandrine était sous la coupe de mafiosos qui les frappaient et les prostitutiaient, et quand Sandrine s’est fait tuer, elle as voler la drogue et l’argent.



Marc avec Gladys vont organiser une cavale pour échapper aux voyous et à la police, qui va les mener un peu partout en France arriveront ils à s’en sortir ? Seront ils heureux et amoureux. Après ces aventures ?



Beaucoup de personnages dans ce roman, que parfois eu du mal à comprendre les ramufications, il faut dire qu’il en as énormément entre un commanditaire qui tire les ficelles, les voyous, et les policiers.



Parfois quelques longueurs mais j’ai passer un bon moment à lire ce livre, beaucoup de suspens, une écriture parfois très sauvage même hot, mais on es pris dans les diverses péripéties de Marc et on se prends au jeu, j’ai adorer la persistance des policiers digne de ce nom au fil de l’enquete, et aussi l’histoire du commanditaire mets du mystère et donne au récit plus encore de suspens.



Après ça se lit bien c’est agréable à lire, j’ai aimer, mais c’est pas un coup de ❤️

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