AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

3.98/5 (sur 185 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 13/01/1986
Biographie :

Morgane est une autrice caméléon, incapable de s’attacher à un style ou à un univers. Elle papillonne d’ambiance en ambiance, d’époque en époque, portée au gré d’un imaginaire empreint de ténèbres, guidée par une muse noire qui ne lui laisse guère de répit. Certains thèmes se retrouvent cependant dans ses textes, comme le besoin de liberté, ainsi que la place du féminin.

Elle a publié sous le pseudonyme Dorian Lake de 2015 à 2019, à commencer par Isulka la Mageresse, un roman de fantasy Belle-Epoque dont le premier tome à reçu le PRIX Imaginaire Découverte 2017 du Prix littéraire des Petits Mots des Libraires. Elle a depuis écrit une dizaine de romans, publiés ou à paraître en 2020, ainsi qu’un guide d’écriture destiné aux jeunes auteurs.

Elle a également fondé la maison d’édition Noir d’Absinthe en 2018.

+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Morgane Stankiewiez   (22)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Interview de Morgane Stankiewiez pour le compte de Livre et Lecture en Bretagne.


Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Alathea, dit-il, je ne crois pas au mariage, je n'ai jamais envisagé de renoncer à ma liberté. Je ne crois pas au promesses éternelles ni à l'amour. Je suis un pragmatique, un homme de peu de foi et de peu de vertu. Et pourtant, tu m'as dérobé le coeur comme si j'étais un poète et tu l'as jeté en pâture aux loups du désir. J'ai su, dès que je t'ai vue, que ma volonté n'était plus mienne, que jamais je ne serais plus entier, et que, depuis lors, j'ai besoin de toi pour vivre. Lorsque tu me regardes, j'existe, et lorsque tu détournes les yeux, je meurs.
Commenter  J’apprécie          10
L'acte charnel le plus intense ne valait rien en comparaison, ou alors il aurait fallut qu'il dévorât son amante, la prît tout entière en lui. La sentît au creux de ses entrailles, emprisonnée par des liens de chair... C'était cela, l'amour : une dévoration.
Commenter  J’apprécie          00
Sot était celui qui croyait que la vie ne tournait pas autour des femmes.
Commenter  J’apprécie          70
La femme, habillée d'une épaisse pèlerine noire, se tourna vers lui à son tour. De longs cheveux bruns et bouclés, un visage fin et dur à la fois, et surtout des yeux pénétrants, envoûtants même, d'un vert smaragdin que même les ténèbres ne parvenaient pas à occulter. Jamais il n'avait aperçu pareille beauté, sans aucun doute sculptée sur le modèle d'un ange ou d'un démon. Oh que oui, il aurait volontiers troqué son âme contre quelques moments avec elle !
Commenter  J’apprécie          50
Un livre est indissociable de son écrivain : il permet de cerner son auteur, mais ne peut être pleinement compris que si l’on connaît déjà ce même auteur.
Commenter  J’apprécie          50
— Exactement. Un problème avec ça ?
— Aucun, c’était juste pour confirmer.
— Tenez, quand on parle du loup…
Cinq hommes sortirent de la planque, visiblement inquiets, car regardant à droite et à gauche. Le géant était présent, tout comme Niram. Les deux étrangers leurs emboîtèrent le pas, capuche relevée, avec une discrétion aiguisée par des années de larcins.
Commenter  J’apprécie          40
La maison d’Andrea ressemble à la majorité de celles de San Francisco : de type victorien, en bois couleur crème et vert, sur trois étages, elle comporte une tour arrondie et un porche accessible par une série d’escaliers. La voiture d’Andrea est garée dans la petite place de parking, juste à côté des marches.
Elle se situe en plein Haight et Ashbury, un quartier populaire, digne héritier de la fin des années soixante et de la déferlante hippie.
Commenter  J’apprécie          30
Pour réponse, une flopée d’insultes s’envola, en italien, mais résolument compréhensibles malgré la barrière linguistique, avant que la porte ne s’ouvre avec fracas. Un homme sortit, les manches retroussées et visiblement prêt à en découdre avec Aslin. Le compagnon de la mageresse ne lui en laissa cependant guère le temps : il le saisit par le col et le tira d’un mouvement brusque vers lui. Le visage de l’Italien rencontra le front de l’homme de main dans un coup de tête d’une violence extrême. L’instant d’après, le pauvre bougre gisait sur le sol, le faciès en sang, assommé. Pour s’assurer que son inconscience dure plus longtemps encore, la brute logea un coup de pied vicieux dans le crâne de l’homme, qui ne se relèverait pas de sitôt, s’il se relevait tout court.
Commenter  J’apprécie          20
— Qu’est-ce que donner la vie ? C’est à la fois l’acte le plus évident, car la vie naît en nous et se développe par elle-même, mais c’est aussi le plus puissant et le plus grand mystère de l’univers. Au départ de rien, nous offrons au monde un nouvel être, avec sa propre âme. Ce n’est pas une simple copie, mais bien plus que cela. C’est un acte divin. Chacune d’entre nous est une déesse, Isulka. Nos corps sont des temples, comme aucun homme ne le sera jamais. C’est pour cela qu’ils nous craignent et nous haïssent, car nous possédons le pouvoir de la création, alors qu’ils n’en sont que les spectateurs, écartés du grand secret.
Depuis la nuit des temps, ils inventent des dieux et des règles pour nous évincer du pouvoir, pour nous rabaisser. Arthur et ses chevaliers sont les serviteurs d’un dieu masculin, qui aurait créé le monde seul. N’est-ce pas la pire des absurdités ? Qu’un mâle donne la vie à tout un cosmos ? Leur dieu n’existe pas, il a été conçu pour nous opprimer et nous détourner de la vérité. Regardez ce qu’il bannit : le péché, le plaisir… Il rend impie le corps. Il rend impies nos temples. Car c’est là que se trouve la magie.
Commenter  J’apprécie          10
La surprise ne fut pas vraiment le sentiment qui saisit Isulka lorsqu’elle découvrit que sa bienfaitrice était une femme aux cheveux noirs et à l’accent écossais.
Deirdré aida Isulka à se relever et à s’installer dans le taxi qu’elle venait de louer. Elle offrit même d’examiner les pieds passablement abîmés de la mageresse.
Isulka se concentra avant tout sur son souffle, court et laborieux, avant toute réponse. Bien qu’il fît assez froid en cet hiver de l’an 1889, chacun de ses muscles brûlait suite à son récent effort et une soif cruelle tiraillait sa gorge éreintée.
Deirdré Calloway eut suffisamment de grandeur d’âme pour laisser la mageresse reprendre ses esprits avant de finalement s’exprimer :
— Mes excuses d’arriver aussi tard. Quand j’ai entendu ces hommes parler de vous, j’ai su que quelque chose se tramait. Par contre, pour trouver une voiture, le soir, à Paris, c’est sanguinairement compliqué.
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Listes avec des livres de cet auteur
Lecteurs de Morgane Stankiewiez (280)Voir plus

Quiz Voir plus

On en voit de toutes les couleurs

Françoise Mallet-Joris a écrit :

la chambre verte
la chambre jaune
la chambre rouge
la chambre noire

11 questions
150 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur
¤¤

{* *} .._..