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Dernières critiques
laurafcboisset
  03 juin 2020
Marthe, histoire d'une fille de Joris-Karl Huysmans
Quelle histoire tragique que celle de Marthe, de même que dérisoire et si banale. Une histoire d'amour, qui aurait pu être heureuse si elle avait été mieux fortunée et s'il avait été moins méprisant. Une plongée dans le Paris des années 1870 plaisante et l'écriture de Huysmans toujours aussi réjouissante.

Il s'agit du premier roman de l'auteur.
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klimt4
  03 juin 2020
Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
Notre Dame De Paris

Victor Hugo

970 P.

Je me souviens de l'avoir étudié au collège , mais les souvenirs restent mauvais !

C'est avec appréhension que je me suis lancée dans cette lecture !

C'est la version intégrale que j'ai choisie !Une préface de cinquante quatre pages signée Adrien Goetz .Je ne suis pas tout à fait d'accord avec lui : Victor Hugo n'a pas écrit Notre Dame pour décrire un monument mais pour nous raconter la vie au Moyen -Age. Il l'a écrit ce roman sur plusieurs années, préférant la poésie.

C'est un grand roman que j'ai beaucoup aimé , cette fois -ci ! Notre Dame est un roman de tragédie grecque et il possède de la force et de la simplicité.

J'ai redécouvert Esmeralda , Quasimodo, Frollo , Phoebus. Ces personnages donnent toute la dimension à l'oeuvre, ils sont en couleurs..

Ce style est admirable , puissant .Les descriptions m'ont transportées, la reconstruction historique est extraordinaire. Le récit est empli de scènes mémorables.

Je le relirai et je vous invite à faire de même !
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Lucilou
  03 juin 2020
Les Maîtres sonneurs de George Sand
Lorsqu'on pense aux romans champêtres de la dame de Nohant, on cite facilement "La Mare au Diable", "La Petite Fadette" ou encore "François le Champi". On pense moins aux "Maîtres Sonneurs", et pour cause, il est bien moins connu que les trois romans sus-cités.

Plus long et moins facile d'accès, moins doux aussi, "Les Maîtres-Sonneurs" hantent plus souvent les rayonnages oubliés des bibliothèques familiales et les logis des fondus de folklore; où ceux- tout aussi riches- des musiciens et des danseurs qui font claquer les planchers au son des airs trad d'antan, que les librairies. C'est dommage et pas seulement parce qu'un livre qui s'efface des mémoires est un petit chagrin, mais parce que ce roman est des plus intéressants en plus d'être plutôt bon, voire très bon.

"Les Maîtres-Sonneurs" ressuscite le Berry et le Bourbonnais de la fin du XVIII°siècle et la vie de ces terres rurales empreintes de traditions, de croyances et de musique en s'arrêtant particulièrement sur les cornemuseux et les charbonniers aux confréries mystérieuses. C'est le vieil Etienne Depardieu qui prend la parole et il déroule pour nous ce que fut le fil de sa vie, de sa prime enfance aux alentours de 1770 à sa jeunesse. Le récit se divise en trente-deux veillées, chaque veillée offrant un épisode de l'histoire. On n'est pas loin des mille et une nuits, on est surtout au plus proche de cette tradition qui voulait qu'on se retrouve autrefois à la veillée entre voisins pour profiter du feu, écouter des histoires et éplucher des châtaignes (enfin, ça, c'était par chez moi!). Cela tombe bien, George Sand y était attachée à ces traditions et tenait à les faire perdurer à sa manière, à les immortaliser par l'écrit.

Notre Etienne encore petit vivait non loin de chez sa petite cousine, la Brulette, qui elle-même vivait avec son grand-père, la servante de ce dernier et son fils: Joseph, un gamin malingre et sensible, pleurnichard même. L'enfance est douce au pays de Sand: la nature est belle et généreuse, les enfants jouent dans l'eau des rivières et les blés et le temps passe doucement. Bientôt nos trois mômes et leurs compagnons ont l'âge pour aller danser la bourrée le dimanche et pour penser aux accordailles. La Brulette est devenue belle comme le jour et ils sont nombreux à vouloir la marier, Etienne et Joseph comme les autres. La petite fait la coquette, et rit, et danse. Son cousin devient un honnête laboureur quant à Joseph, il se réfugie derrière un chêne pour jouer de la cornemuse. Et il joue bien le diable, tellement bien qu'il fait danser et qu'il enchante. Sa vocation est toute trouvée: musicien il est, sonneur il sera. Pour entrer dans la confrérie des maîtres-sonneurs, il quitte le Berry pour le Bourbonnais, laissant ses amis dans l'inquiétude. Le triangle amoureux ne le demeurera pas puisque au gré de l'intrigue viendront s'ajouter à ce personnel romanesque un muletier et sa sœur. Bien des fils vont se nouer entre ses cinq jeunes gens attachants parce qu'imprafaits qui empruntent beaucoup aux personnages des pastorales d'antan (Pays de l'Astrée: represents!). "Les Maîtres-Sonneurs", c'est donc un roman champêtre qui a l'air un peu gentillet (lisez, lisez, vous verrez s'il l'est tant qu'on le croit! Vous verrez si Joseph est si gentillet que ça... Et si les charbonniers ne sont pas tout sauf gentillet!) et qui évoque la douceur du paradis perdu, mais c'est aussi un roman qui cherche à mettre en lumière le terroir, ses habitants, ses coutumes, son parler. Sand achève ici tout ce qu'elle a théorisé sur l'importance d'écrire tout ce patrimoine et son travail sur la langue est remarquable d'authenticité, de recherche. De même, elle nous donne à voir les deux "pays" proches et pourtant très différents que sont le Berry et le Bourbonnais avec un luxe de détails qui nous permettent un véritable voyage dans le temps et le folklore. Pas ce folklore édulcoré dont on se manque et qui fait vendre, mais ce qu'il a d'authentique, de constitutif de l'identité. C'est un roman politique, sociale, "Les Maîtres Sonneurs" déguisé en jolie pastorale et George Sand peint ce monde et ses traditions, ses êtres loin de Paris sans condescendance mais avec une affection véritable, qui transcende le roman, les personnages et les paysages.



Et puis, faire si bien entendre le vielle et la cornemuse du centre dans un roman aujourd'hui érigé en classique, c'est beau quand même, n'en déplaise à l'accordéon du titi parisien.















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