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Dernières critiques
eterlutisse
  13 janvier 2019
Voyages aux pays de nulle part de Raymond Trousson
La lecture rétrospective de Raymond Trousson écrivant, en 1979, sur le genre littéraire qu'est l'utopie, éclaire le lecteur sur un genre en pleine renaissance. A l'heure où Cyril Dion constate qu'il faut proposer un récit qui donne envie d'un changement de société l'utopie semble le genre à explorer. Aymeric Caron, Luvan, les Ateliers de l'Antémonde, Philippe Curval,... témoignent de ce renouveau.

Voyages aux pays de nulle part propose un panorama détaillé d'œuvres utopiques ayant jalonnées l'histoire du genre de l'Antiquité à nos jours.

L'intérêt de ce recueil est de circoncire le genre, en préciser les contours pour le démarquer des voyages imaginaires et des robinsonades. Il s'attache à lui donner un sens puisqu'une utopie naîtrait dans un contexte historique pour y opposer un modèle positif dégagé des contraintes du réel. Enfin, il annonce l'avènement de l'âge des dystopies que l'auteur appelle à l'époque, des anti-utopies.

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Yunyun
  27 septembre 2017
Staline, Truman et la capitulation du Japon de Tsuyoshi Hasegawa
On raconte que c'est la bombe atomique qui fit capituler le Japon lors de la Seconde Guerre Mondiale. C'est ce qu'on apprend à l'école, mais la réalité est plus complexe.

A travers cette presse universitaire, Tsuyoshi Hasegawa explique le rôle conjoint des Etats-Unis et de l'URSS pour la capitulation du Japon. Comme il s'agit d'un ouvrage universitaire, une certaine connaissance de la période est préférable pour comprendre l'ensemble des explications. Beaucoup de détails et de noms sont cités dans les explications.



Très pédagogique, cet ouvrage est extrêmement enrichissant pour une meilleure compréhension de ce pan de l'histoire. A lire si vous vous intéressez à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

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Enroute
  19 mai 2017
Pour une éducation postnationale de Jean-Marc Ferry
Il s'agit de présenter la manière dont s'organise la démocratie postnationale autrement dit la démocratie internationale telle que nous sommes en train de le vivre au sein du projet européen.



Je ne me suis pas appesanti sur les contributions les plus philosophiques (si tant est que j'eusse été dans l'absolu capable de les comprendre), mais ai apprécié comme, il me semble, toujours, la contribution de Paul Magnette.



La démocratisation du projet européen pourrait passer pour lui par une reconnaissance du double niveau de délibérations politiques (national et européen), la création de moments de délibération communs (pour que les citoyens participent et abandonnent cette impression que tout est lent et que rien ne se décide avec lui), la reconnaissance d'une institution à même de contrôler toutes les autres (pouvoir de sanction) pour marquer que les institutions sont au service du projet politique et que leur indépendance n'est pas une liberté déresponsabilisée, restaurer le conflit politique afin de rendre possibles les innovations politiques et la participation des citoyens et épurer le clivage politique au Parlement européen sur la question de la régulation du marché (la gauche pour la régulation, la droite pour la dérégulation), attendu qu'il est impossible d'avoir une politique subtile en présence d'une centaine de partis politiques (le cas aujourd'hui au parlement européen). On aurait tort en tout les cas de reproduire le modèle pyramidal de l'Etat-nation où une institution chapeaute les autres, car ce serait choisir un modèle fédéral (s'il s'agit du parlement) ou un modèle confédéral (s'il s'agit du Conseil européen), ce qui dénature le projet qui reste une organisation politique postnationale et non supranationale. D'où la difficulté du projet qui nécessite que les citoyens se fassent à l'idée qu'ils puissent exercerune souveraineté nationale et une souveraineté internationale (européenne) sans que cela soit contradictoire ni ne menace leurs systèmes politiques.



Les autres contributions rappellent la singularité du projet européen (aucun autre projet politique n'a dépassé le stade de l'Etat-nation), la manière dont les sociologues envisagent la constitution de la moralité chez l'enfant et l'impossibilité qu'il y ait pour des sociétés qui vivent dans l'imaginaire d'une liberté et d'une égalité partagées d'évoluer autrement que vers une société cosmopolitique, ou, autrement dit, une internationalisation de la démocratie.

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