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cascasimir
  02 novembre 2019
Tintin et les forces obscures : Rêve, voyance, hypnose, radiesthésie, télépathie, extraterrestres, superstitions, sociétés secrètes, folie... de Jacques Langlois
01 novembre: Halloween.

Tintin confronté aux forces obscures (les E.T, sectes et superstitions, le rêve et la ... folie?)





La ligne claire pour les BD de Tintin, mais pour Hergé, une vie en clair-obscur .

Le 07 juin 1914, la veillée funèbre du grand père maternel, Joseph Dufour, a impressionné le petit Georges Rémi, 7 ans.

Il écrira:

- "J'ai vu, je suis absolument sûr d'avoir vu une tête de mort sur le montant extérieur d'une fenêtre". (cf la momie de Rascar Capac, dans les " 7 boules de cristal".)

L'éditeur convaincra l'auteur de faire un dessin moins traumatisant, que la tête de mort, de la première édition.





Georges fut perturbé aussi par les troubles mentaux de sa maman, " après la naissance du second fils, Paul, qui la contraindront à s'éloigner de leur foyer."

La folie ( cf l'asile dans "Les cigares du Pharaon" et les hallucinations de Haddock dans " le Crabe aux pinces d'or.")





En mars 1942, Georges et un ami décrochèrent un pendu,

"tous deux en auraient récupéré un segment..."





Georges rencontra Jacques Bergier ( "Matin des magiciens) "et en fit un personnage de sa saga: Mik Ezdanitoff."





En 1947, Georges consulta une voyante, Mme Sacca, puis une autre plus influente, Bertha Jageneau.

La voyante avait prédit un accident de voiture, à un carrefour. Accident dont Georges sortit indemne mais sa femme eut la jambe broyée.





Suite à cela (?) ou non, Georges découvrit sous l'âtre de sa demeure, le squelette d'un homme. Sa maison était hantée ?





Georges notait ses rêves, dès son réveil. "Dans ses rêves, c'est le blanc qui envahit tout... Tourbillon de neige, cadavres, squelettes, ossements, démons ou géants blancs."





Le psy Frantz Ricklin, ne se prononce pas un éventuel envoûtement, mais pointe " le démon de la pureté ",... car on a découvert un portrait, " avec une série d'épingles fichées dans la toile."

Qui cherchait à envoûter Hergé, à la façon des incas du " Temple du Soleil" ?





C'est passionnant, et parfait pour Halloween...
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Tandarica
  10 octobre 2019
Le Magazine Littéraire, n°508 : Cioran, Désespoir, mode d'emploi de Le magazine littéraire
Ce numéro 508 du Magazine Littéraire contient un très intéressant dossier sur Cioran mais pas que.



Dans son éditorial Joseph Macé-Scaron s’interroge : « Peut-on être asthmatique ou dépressif à longueur de jours et de nuits, et devenir totalement neuf parce qu’on se met à écrire ? ».

Dans la rubrique « Analyse » Anne Sauvagnargues (avec des chouettes illustrations de Catherine Meurisse) établit un parallèle entre « littérature et philosophie, ces deux domaines qui ont longtemps été artificiellement opposés alors qu’ils recherchent pareillement de nouvelles manières de percevoir, d’expérimenter ou de penser ». Elle pense en somme que « nous enseignant la grammaire des passions, la littérature a été le creuset de toutes les sciences humaines : psychologie, sociologie, histoire ethnographie, etc. » tandis que « la philosophie assume la tâche de transformer notre expérience à la manière de la science-fiction, en résolvant une énigme comme le fait un roman policier ».

Dans la rubrique « Critique », Pierre Assouline revient sur les « Manuscrits de guerre » de Julien Gracq aux éditions José Corti avec une présentation de Bernhild Boie : « Gracq au front, en errant, en écrivant », et Joël Chandelier sur Marc Bloch qui disait en 1928 : « cessons, si vous le voulez bien, de causer éternellement, d’histoire nationale à histoire nationale, sans nous comprendre. Un dialogue entre les sourds, dont chacun répond tout de travers aux questions de l’autre, c’est un vieil artifice de comédie, bien fait pour soulever les rires d’un public profond à la joie ; mais ce n’est pas un exercice intellectuel bien recommandable ».



Les pages 46 à 82 sont donc consacrées au dossier « Cioran, cent ans de finitude ».

Ce dossier est coordonné par Maxime Rovere qui établit la chronologie de la page 50-51 et qui souligne qu’il ne s’agit pour Cioran ni d’articuler des idées en système ni de produire du concept. Le dossier comporte les interventions de nombreux spécialistes de l’œuvre de Cioran ainsi que de nombreuses photos dont une superbe vue de nuit de Sibiu (p. 57).

Les écrits et la vie de Cioran ont fait couler beaucoup d’encre comme en témoigne partiellement la bibliographie sélective (page 82) établie par Patrice Bollon (qui signe également un article où il affirme que « les aphorismes de Cioran loin de tout jugement définitif, font de la contradiction un art, sinon une vérité poétique ») et on peut dire qu’ils trouvent encore pas mal de lecteurs.

Vincent Piednoir revient sur la jeunesse de Cioran et nous rappelle qu’avant son départ de Roumanie, en 1941, il a été partisan d’un nationalisme extrémiste qu’il abjura par la suite. « Sans renier ce passé, [celui-ci] a peiné à forger un récit rétrospectif clair ».

Peter Sloterdijk juge que « l’œuvre de Cioran peut-être considérée comme un ensemble d’exercices, à mi-chemin entre gymnastique et ascèse, expérimentant toutes les positions de l’homme sans position ».

Nicolas Cavaillès se penche sur la curiosité littéraire et les faux-fuyants de l’érudition de ce grand lecteur, en concluant qu’il « ne guettait pas des arguments salvateurs » mais « plutôt des frères en fatalisme ».

En partant de l’analyse de la quasi-absence du mot « dor » dans ses écrits roumains, Constantin Zaharia affirme que « l’écrivain a expérimenté tous les degrés de la mélancolie, indissociable de la pensée ».

Pour Simona Modreanu, Cioran est « un disciple des saints », « hanté par la fièvre des mystiques », qui a puisé « dans diverses traditions ou hérésies religieuses ».



Mon article préféré est celui d’Eugène Van Itterbeek (p. 64-65) : « Les Montagnes magiques ». « Presque toute son œuvre roumaine a été écrite à la montagne ». « Durant ces exaltations de jeunesse, le futur piéton de Paris conspua le primitivisme de ses Carpates natales. Mais le souvenir de leur paysage se révéla par la suite essentiel ».



Ce dossier fut également l’occasion pour la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet de nous dévoiler deux textes inédits : « Progrès de l’ironie » et « Le sentiment que tout va mal », présentés par Aurélien Demars.

Pierre Assouline écrit, sous le titre fort à propos « En voie de recomposition », un article sur la brocanteuse qui a sauvé en 1997 des manuscrits de Cioran et de la bataille juridique qui s’en est suivie.



Enfin, je retiens encore de ce numéro 508 un texte inédit de Jean Giono : « Le noyau d’abricot », publié dans « Le noyau d’abricot et autres contes », sur ce lutin oriental de la race des djinns.
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Cer45Rt
  12 juillet 2019
Les personnages de Tintin dans l'Histoire : Les événements qui ont inspiré l'oeuvre d'Hergé Volume 2 de le point
Dans ce second tome richement documenté, "Le Point", continue, en collaboration avec "Historia", d'évoquer la façon dont les événements historiques, les modes du temps, etc. ont influencé l'œuvre hergéenne.

On y retrouve la même érudition que dans le premier volume. Ce second tome, présente, comme le premier, l'avantage de pouvoir à la fois étudier l'Histoire à travers le prisme de Tintin et le prisme avec lequel Tintin regarde l'Histoire.

Les illustrations sont bien choisies et nombreuses. Même les tintinophiles avertis et les fins connaisseurs de l'Histoire du XXème siècle, pourront y apprendre bien des choses.

Encore une fois, la présentation que les auteurs font de l'Histoire est claire, détaillée, mais pas trop.

En plus, avec à la fois Tintin et l'Histoire dans un seul livre, il y a, de toute façon, peu de chance, que je ressente du déplaisir en le lisant…

Vraiment excellent !...
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