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Larousse

Larousse est une maison d`édition française fondée par Pierre Larousse , spécialisée dans les ouvrages de référence comme les dictionnaires. Elle publie également des revues de vulgarisation comme Vie et langage, et des revues spécialisées comme Langue française ou Langages, avec plus de 200 nouveautés par an.

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Dernières critiques
mu-mu
  15 octobre 2021
Le paysan parvenu de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux ()
J'ai poursuivi la découverte de l'oeuvre de Marivaux avec le Paysan parvenu.

Si, comme la Vie de Marianne, le Paysan parvenu est écrit à la première personne et que Jacob, comme Marianne raconte sa jeunesse, et si, la vie de ces deux personnages n'est pas sans analogie, si l'on s'en tient aux grandes lignes, j'ai beaucoup aimé l'un et très peu apprécié l'autre.

L'histoire de Jacob est beaucoup moins riche que celle de Marianne et sans grand intérêt avec peu d'aventures et aucun rebondissement contrairement à celle de Marianne.

Il y a beaucoup trop de digressions, d'explications et de récits dans le récit.

Et pour finir, je savais en commençant à le lire qu'il s'agissait d'un roman inachevé, mais à ce point…

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Gruizzli
  15 octobre 2021
Dracula de Bram Stoker
Je ne pense pas qu'il faille présenter le personnage de Dracula, en tout cas je ne vous en ferais pas l'offense, mais je pense qu'il faut tout de même présenter l'histoire originelle, qui est souvent assez méconnue du fait de tout les dérivées et les adaptations que le roman à connu, preuve s'il en est de son succès considérable et retentissant. Le mythe du vampire est plus que fondé dans ce livre, avec des bases qui vont progressivement se modifier, d'autres rester (même dans Twilight on trouve des traces du Dracula originel).



Pour l'histoire de Dracula, c'est presque celle du film de Francis Ford Coppola (1992), un pur chef-d’œuvre. Le scénario va se dérouler autour de plusieurs journaux intimes, de coupures d'articles, de télégrammes et de correspondances, le tout mélangé et qui permet au lecteur de se faire la trame de l'histoire, depuis le début jusqu'au bout. Les seuls narrateurs sont internes. L'idée est franchement très bien, mais je trouve que Stoker n'est pas allé jusqu'au bout de celle-ci, puisque tous les personnages présentent le même point de vue dans l'ensemble. Mais je reviendrai là-dessus tout à l'heure.



Alors je dois bien dire que le récit semblait alléchant lorsque je l'ai commencé, et la première partie tient beaucoup de ses promesses, avec une ambiance pesante, une sensation malsaine, des poursuites etc ... Je dois dire cependant que le fait de tenir le récit comme un journal intime fait perdre un peu de spontanéité aux scènes, avec l'utilisation massive des temps du passé. Mais le récit est vraiment très bon, presque noir, et on se plonge dedans avec délice.

Et voici la partie 2, dans laquelle nous suivons Mina et Lucy, chacune avec ses problèmes. Et là, les ennuis commencent. Pour faire claire, cette partie est longue. Trèèès longue. Il ne se passe pas grand-chose, et les intrigues sont pesantes. Les ficelles sont déjà courues pour le lecteur et les personnages prennent un temps fou pour tout comprendre (ce que je ne leur reproche pas, mais le récit s'allonge du coup). Surtout en contraste avec la première partie du récit beaucoup plus rythmé, cette partie est vraiment longue à lire. La troisième partie enchaîne dans ce rythme, et se traine pour notre plus grand déplaisir.

Enfin la quatrième partie va voir la chasse à Dracula, d'abord sur Londres puis lors d'une course-poursuite en Transylvanie, qui verra -enfin !- le dénouement que l'on attendait. Cette partie renoue avec la première, un rythme très bon, du suspense et une excellente course-poursuite finale qui ponctue le tout. Je dois dire que ce fut plaisant de retrouver l'ambiance du fantastique que nous avons perdu durant près de deux parties au milieu.





Maintenant que nous avons le résumé, la critique ! Attention, ça va saigner (oui, je l'avais en tête depuis un moment et je rêvais de la faire. Ça va, il y a pire comme jeu de mot).

Alors si je n'ai rien à redire sur l'idée de la forme employé (des journaux intimes et des articles de presses), je dois dire que j'ai été déçu du traitement très sobre de l'ensemble. Rien de très efficace, alors qu'il y aurait eu matière à faire beaucoup mieux, notamment en donnant un point de vue différent selon les rédacteurs, alors que là c'est vraiment décevant, tout le monde écrivant peu ou prou la même chose. Le point de vue des femmes est d'ailleurs très peu différent de celui des hommes.



En parlant des femmes et des hommes, je dois dire que le récit sent pleinement les vieux stéréotypes du XIXème siècle. Les personnages sont très clichés, tous les hommes se ressemblent ou presque (on inverse les noms et les têtes et le reste est identique) et les femmes sont énervantes et clichés ! (je m'énervais presque contre Mina dès qu'elle parlait). En comparant avec le film, il n'y a pas photo, le film a créé des personnages charismatiques alors que le livre les fait paraitre plat ! Jonathan qui avait de l'épaisseur dans la première partie à perdu tout son charme par la suite. C'est vraiment dommage.



Ensuite, par rapport au film, il manque quelque chose dans le livre. C'est l'histoire d'amour entre Dracula et Mina (dans le livre, c'est complètement inexistant !). Eh bien je dois dire qu'elle manque sacrément. Il y a quelque chose qui rend le personnage de Mina fade et qui fait ressembler Dracula à un monstre d'opérette. Le problème, c'est qu'avec en plus les clichés des personnages, ce manque se fait cruellement ressentir.

D'ailleurs, par rapport au film aussi, il manque quelqu'un dans le livre. Et c'est d'autant plus dommage que le nom est tout de même sur la couverture. Eh oui ! Dracula est le grand absent du livre. Pour ainsi dire, on ne le voit pratiquement plus après le premier passage, sauf quelques apparitions, et même à la fin il est très peu présent. D'autant plus, il est charismatique ! Moins que dans le film (largement moins), mais il a un charisme indéniable, avec son aura malfaisante qui émane tout le temps de lui. Cela dit, son absence fait ressortir le côté très fantasmagorique du personnage, comme si les héros l'inventaient et devenaient fou (ce qui n'est d'ailleurs pas exclu). Et c'est vraiment dommage, car sa présence donne plus de corps au récit, tandis que son absence se fait ressentir (beaucoup dans la deuxième partie, et un peu dans la troisième).

Enfin, par rapport au film on perd beaucoup au niveau métaphore sexuelle (je pense qu'elle ne vous aura pas échappé si vous avez vu celui de Coppola). Et là encore, je trouve qu'on sent le caractère chaste et prude du XIXème, très enclin à ne pas choquer les personnes.



Cela dit, j'ai bien aimé le lire, même si j'ai eu un peu de mal à le finir vite, et que j'avoue m'être ennuyé dans le milieu du récit, qui piétine franchement je trouve. Le personnage de Van Helsing redonne du corps, avec son caractère particulier et ses phrases qui maintiennent un suspens durant un bon quart du livre. C'est toujours un bon plus (cela dit, il est encore meilleur dans le film, beaucoup plus angoissant par son côté nonchalant).

Il faut ajouter que Renfield est aussi une petite trouvaille sympathique, bien qu'il n’ait pas le moindre lien avec le reste de l'histoire et qu'il n'y a aucun moyen de savoir comment il connut Dracula. C'est une lacune qui est étrange, mais en lisant les notes de traduction on se rend compte que Bram Stoker a fait plusieurs erreurs dans l'écriture du récit (surtout qu'elles sont très grosses).

Cependant, ces personnages sont noyés dans les bons sentiments et les excellences dont font preuves les autres personnages, sans le moindre travers moral et d'une gentillesse légendaire. En fait, en lisant je repensais aux livres de la Comtesse de Ségur où tout est rose et mignon, gentillet et croyant. Le contraste avec Dracula est violent du coup, mais les deux paraissent fades. Le manichéen primaire, c'est vraiment quelque chose qui passe mal quand on ne le fait pas bien.





En fin de compte, le roman est peut-être culte, mais je l'ai trouvé fade, avec un relent de poussière par-dessus. On sent que le roman est vieux, et sa morale s'en fait grandement sentir, avec une histoire qui piétine aussi sur plus d'un passage et des personnages au charisme douteux, avec des petits détails qui manquent dans l'ensemble du récit. Je trouve que le roman souffre de la comparaison qu'on peut faire avec les dérivés, et le film de Coppola est à mon avis le meilleur exemple qu'on puisse trouver, et dans le genre roman de vampire, je trouvais Salem de Stephen King mieux réussi.

En attendant de trouver à nouveau le roman de vampire qui me fera rêver, je dois dire que celui-ci contient tout de mêmes quelques bonnes idées et qu'en tant que roman culte et fondateur des vampires, créateur du vampire le plus célèbre et sans doute le plus intéressant, Bram Stoker à tout de même le droit aux hommages, et la lecture de ce classique est tout de même intéressante dans ce sens (et pour comprendre tout le mal qu'on fait certains auteurs récents au mythe du vampire).
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Blok
  15 octobre 2021
Lettre ouverte aux mangeurs de viande qui souhaitent le rester sans culpabiliser de Paul Ariès
Je précise tout de suite que je suis mangeur de viande et le resterai, sans état d'âme. Et je n'ai pas besoin d'être conforté dans cette position.

Mais je trouve le livre de Monsieur Ariès (qui n'est pas le premier que je lis à ce sujet) très intéressant, clair et documenté.

Je comprends qu'il ne plaise pas à ceux dont il attaque les positions. Après tout, Piketty et Michea ne sont pas très populaires dans les milieux patronaux.

Que dit Ariès ? .

Le veganisme n'est pas un régime naturel pour l'homme et est mauvais pour sa santé.

Les protéines animales sont irremplaçables, au moins sous forme d'œufs et de laitages.

Le veganisme ne se confond pas avec l'antispecisme,même s'il lui sert souvent de cheval de Troie.

L'antispecisme se propose de subvertir l'ordre naturel et les équilibres du vivant. Il est donc antinomique de l'écologie qui se soucie en premier de la conservation des milieux et des équilibres naturels.

Dans sa recherche de nouvelles définitions de l'humain, de l'animal, du vivant, des frontières entre eux, l'antispecisme se heurte à des apories incontournables qui conduisent à une véritable culture de déshumanisation et de mort et sont la négation de tout humanisme.

Je suis prêt à lire tout ouvrage se proposant de réfuter les thèses d'Aries. Pour mes faibles lumières, elles semblent convaincantes ( j'ai dit des l'abord d'où je parlais).

Et, en tout état de cause, les diplômes et la carrière universitaire de l'auteur ne permettent pas d'écarter d'un revers de main ses analyses sur la philosophie de l'antispecisme, ses présupposés et ses conséquences ; il est permis de penser qu'il est au moins capable de comprendre les écrits qu'il analyse et attaque

Bien sûr, je n'espere convaincre personne par ma faible analyse d'un ouvrage qui vaut beaucoup mieux.

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