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3,73

sur 253 notes
Comme témoignage réel, je trouvais ce livre fort émouvant et assez extraordinaire, mais suite à quelques recherches, j'ai lu que ce recueil de lettres pouvait être un faux, et là, j'ai l'impression de m'être fait totalement avoir. Du coup, je reste dubitative.
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Calamity Jane - Lettres à sa fille - 1877 / 1902 : Devenu célèbre à la suite des tournées du «Wild West Show» de Buffalo Bill dont elle occupa un temps la tête d'affiche, Calimity Jane fut l'auteur pendant des années de lettres qu'elle écrivit à sa fille sans jamais lui envoyer. Revendiquant pour celle qu'elle abandonna très jeune la paternité de Wild Bill Hancock un des tueurs les plus célèbres du Far West, Martha Canary de son vrai nom jeta sur quelques feuilles une écriture décousue mais au combien émouvante d'une femme frustrée par un amour inconditionnel et presque fantasmé pour une enfant qu'elle ne connut jamais. En effet dès son plus jeune âge elle la confia à un couple de la ville en mal de progéniture plus à même de la prendre en charge financièrement et affectivement. On ne pouvait s'empêcher devant ce tableau de penser à l'histoire de Cosette et de Fantine dont Calimity Jane portait en grande partie les stigmates. On sait grâce aux historiens que comme l'héroïne de Victor Hugo elle se prostitua pour vivre dans des forts de l'armée et que le père de sa fille serait plus vraisemblablement un militaire mort de la tuberculose qu'une des figures les plus connues de l'ouest sauvage. L'essence même de ces lettres étaient remisent en cause par beaucoup de spécialistes au regard d'épisodes paraissant complètement fantaisistes comme sa découverte du champ de bataille de Little Big Horn peu après les combats ou sa vie de trappeur dans des régions infestées d'indiens sur le sentier de la guerre. Pourtant peu importait la véracité de ses écrits retrouvés cinquante ans après sa mort dans un état bien trop parfait pour être honnête, l'histoire était tellement belle qu'on avait envie d'y croire. Malgré les doutes ces feuillets étaient d'un grand intérêt, en effet quel qu'en soit l'auteur le Far West raconté dans le langage de tous les jours paraissait beaucoup plus crédible que celui décrit par nombre d'ouvrages plus documentés. Il était facile de percevoir dans ces lignes la misère et la solitude d'une vie précaire dans une société embryonnaire installée sur de vastes territoires dénués de tout confort moderne… un témoignage de qualité même si on ne saura jamais s'il fut vraiment écrit par cette grande légende américaine.
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Un petit livre étonnant et émouvant.
A travers les lettres écrites (mais jamais postées !) à sa fille, on découvre la femme derrière la légende de Calamity Jane. Si on décèle bien ici et là une femme au caractère bien trempé avec de la gouaille et prête à cogner sur quiconque l'importunerait, on découvre aussi une femme sensible, déchirée par le choix qu'elle a fait de faire adopter sa fille pour lui offrir un avenir social et une vie matérielle confortable. C'est aussi une amoureuse déçue par son mari et le père de sa fille. Une conductrice de diligence dont les lettres oscillent entre le Montana et le Dakota du Sud. C'est surtout une femme généreuse et travailleuse.
Et le petit truc en plus, c'est qu'elle raconte LA vie dans cet Ouest mythique. On voit donc passer des anecdotes truculentes sur des personnages célèbres qui ont marqué cette période.

Je ne m'attendais pas à une telle découverte !



Défi USA
Défi XIX ème
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J'avais déjà été surprise en lisant le vie de Calamity Jane en adaptation en bande-dessinée car je m'étais alors rendue compte que cette figure légendaire n'était en réalité pas du tout ce que je croyais (au contraire, elle était quelqu'un de beaucoup mieux et intéressante à mon goût) et c'est pour cela qu'en tombant au hasard sur cet ouvrage, je n'ai pas hésité bien longtemps ! J'avais envie de connaître la femme un peu mieux, la mère surtout et non pas uniquement la figure légendaire du Far West !

Dans ces touchantes qu'elle adresse à sa fille, Martha Canary, de son vrai nom, puis Jane Burke mais surtout celle que nous connaissons tous sous le nom de Calamaity Jane, exprime son amour profond à sa fille Janey. Bien qu'elle n'ait eu d'autre choix que de l'abandonner lorsque celle-ci n'avait même pas un an, la confiant aux bons soins d'un couple de confiance, les O'Neil, Jane ne cessera de répéter dans ses lettres (que sa fille ne lira que des années plus tard) qu'elle n'a jamais cessé de penser à elle et surtout, de l'aimer ! Elle lui parle souvent de son père à travers ces missives, James Butler Hickock, surnommé Wild Bill, homme qu'elle n'a jamais cessé d'aimer tout au long de sa vie. Elle s'excuse aussi souvent du mal qu'elle a pu, sans le vouloir, lui occasionner et la met en garde de ne jamais tenir compte des ragots que l'on pourrait colporter sur son compte. Jane et Bill se sont aimés follement, se sont mariés et ont eu une fille...mais la vie ne se passe pas toujours comment on l'espérait et il faut alors s'adapter, et surtout, ne rien regretter :

Un témoignage bouleversant qui vous fera changer d'avis à coup sûr sur tous les a priori et les fausses idées que vous pourriez avoir sur cette femme extraordinaire qui se faisait appeler "Calamity Jane". A découvrir !
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Vrai ou faux ? Supercherie ou témoignage ? Réécriture historique ou simple enrobage poétisé du quotidien d'une légende ? Who cares?

Une fois décidé à m'affranchir de cette polémique, je me suis laissé bercer par ces lettres que Jane McCormick, plus connue sous le nom de Calamity Jane, écrivit à sa fille dans l'espoir qu'elles lui fussent remises un jour, après sa mort.

Bercé par les mélodies joliment désespérées d'Alain Bashung et de Camélia Jordana, j'ai plongé dans ce wild wild west pour retrouver Bill Cody, Wild Bill Hickock, Jesse James ou Joe Dalton ; j'ai combattu les indiens, fréquenté les saloons et les maisons de filles, dormi dans le désert la tête sur ma selle ; et j'ai vécu le coeur brisé de cette déchirante résignation d'avoir abandonné ma fille pour tenter de lui donner une vie meilleure.

Tout cela n'est pas vérité historique ? Who cares? Pas moi !

Je préfère sur ce coup m'en remettre à Eddy et Johnny : 🎶On veut des légendes… 🎶
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Cet ouvrage permet la rencontre entre le·a lecteur·rice et Calamity Jane, dont l'esprit d'une grande générosité est pourtant bel et bien marginalisé. À l'audace sans commune mesure pour une femme de l'époque, cet esprit libre dévoile alors quelques lettres rédigées dans un carnet rapiécé où chaque mot offre une méditation sur l'amour maternel pour sa polissonne adorée et passionnel pour un homme dont elle ne cesse de réhabiliter l'union romantique. En outre, ce témoignage épistolaire déroule une carte postale pittoresque d'un temps et d'une culture fantasmé·e·s et qui a servi de toile de fond pour tout un paysage cinématographique et littéraire. Cette recette au fumet inattendu et délicat laisse pour autant un goût regrettable au bord des lèvres par la remise en cause de l'authenticité de ces missives, dont la maison d'édition ne pipe mot : trahison captieuse ou magnétisme prémédité ?
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Etonnante expérience! Ah çà fait quand même quéquchose de se dire que Calamity Jane, LA Calamity Jane a écrit ça !
Calamity Jane, une de mes idoles, avec Pocahontas (la vraie, pas …), Fifi Brindacier (la vraie ;-) et Thérèse d'Avila (oui.).
Le plus étonnant, c'est la sensibilité de cette femme. Inattendue, forte, amoureuse, au destin peu ordinaire, capable de chevaucher son cheval Satan (:D!) debout, de balancer un uppercut à un type dans un bar, et de recueillir un enfant orphelin ou lâchement délaissé.
Capable aussi de dire ça : "Il y a des milliers de Sioux dans cette vallée, je n'ai pas peur d'eux. Ils pensent que je suis cinglée et ne me font jamais de mal.'' Ou encore : ''Je peux aller dans les camps Sioux ou Cheyennes, où un homme ne pourrait se rendre sans être tué. Ils pensent que je suis franchement toquée et je me déplace sans être inquiétée. Tout le monde m'appelle Calamity Jane.''
Encore un extrait, je peux pas résister :
"Un jour, j'ai du poulet à manger et le lendemain les plumes. Hier, je suis tombée sur Jack Dalton. On dit que c'est un hors la loi, mais tout au fond de son coeur, il est bon."
Et la cerise sur le gâteau pour le dessert ! Quelques recettes de cuisine de Calamity Jane, pour changer un peu des spaghettis, çà vous dit ? ! Ma préférée : le ‘gâteau de 20 ans', qui se conserve en plein Far West sans frigo.


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Calamity Jane est une des légendes de l'Ouest américain et comme pour toute légende, la réalité et la fiction sont si entremêlées qu'elles en deviennent indissociables, le héros ayant lui-même largement affabulé de son vivant pour alimenter son propre mythe.

L'authenticité des lettres de ce recueil a été mise en cause par l'ensemble des experts de cette période. Wild Bill Hickok et Calamity Jane n'auraient jamais été mariés et n'auraient pas eu d'enfant, même si leurs chemins se sont croisés. Les lettres affirment le contraire et ce qui est amusant, c'est que leur auteur répond aux futures critiques de ses biographes. A 24 ans, Calamity aurait donc déjà conscience que les historiens réfuteraient son mariage avec Wild Bill. Et elle offre le conseil suivant à sa fille : « Ne laisse jamais aucun de ces ventres pourris plein de pus s'en tirer avec ces mensonges. » Et si le récit de sa vie, publié de son vivant, ne fait pas mention de cette union, c'est qu'elle avoue n'avoir livré à son biographe qu'une série de mensonges. Étonnant de la part d'une femme qui évoque en permanence ce mariage et qui se montre dans ses lettres très soucieuse de son image et des mensonges qui pourront circuler sur son nom.

Elle en profite pour contrecarrer l'argument principal des historiens : comment une analphabète a-t-elle pu rédiger ces missives ? Ah mais là aussi, elle a menti, elle a fait croire qu'elle ne savait ni lire ni écrire alors qu'en fait, elle avait de l'instruction. Euh oui, mais pourquoi…

Mais heureusement, Calamity qui a mené une vie d'errance et d'aventure a pu conserver sur elle ces lettres (certaines pendant près de 25 ans) et les envoyer en bloc, dans un bon état de conservation, au père adoptif de sa fille à l'approche de sa mort. Pfiou, moi j'ai glissé une ordonnance dans mon sac, une semaine après, elle ne ressemblait plus à rien. Mais il est vrai qu'elle livre à sa fille la recette d'un gâteau arrosé d'eau de vie et qui peut être conservé pendant vingt années. Si on peut conserver un gâteau pendant deux décennies, alors pourquoi pas des lettres...

Si ces lettres avaient été authentiques, elles auraient été poignantes et auraient livré un témoignage brut sur la vie dans l'Ouest américain. Le recueil semble n'être qu'une vaste supercherie et ce que je regrette, c'est que l'éditeur en n'exprimant aucune mise en garde sur la nature du texte, s'en fasse le complice.
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Un peu déçue par la lecture de ce recueil de lettres, soi disant écrites à sa fille par Martha Jane Canary plus connue sous le surnom de Calamity Jane.
J'ai d'abord trouvé très étonnant le ton et la teneur de ces lettres, assez peu crédible en fait.
Un petit tour rapide sur le net m'apprend qu'il s'agit vraisemblablement d'une supercherie, ce qui ne m'a pas tellement étonnée finalement.
Ceci étant dit, le projet d'un roman sur Calamity Jane sous cette forme épistolaire n'est pas mauvais en soi et j'étais curieuse de suivre le quotidien de cette femme, qu'on découvre humaine et sensible sous le vernis de la légende. Donc pourquoi pas !
Le vrai problème c'est qu'il aurait été plus correct envers le lecteur de le mentionner quelque part (une petite préface par exemple) et puis, entre nous, s'il s'agit bien d'un récit imaginé, j'aurais apprécié qu'il soit un peu plus travaillé... L'ensemble est très court, le style peu étoffé, et l'histoire manque de détails pour permettre une réelle immersion dans le Far West aride et brutal de la fin du 19ème.
L'ensemble m'a parût en fait bien maigrelet par rapport à ce qu'aurait pu en faire cette prétendue descendante, faussaire à la petite semaine… N'est pas Reine des bandits qui veut !
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Des lettres où percent l'amour d'une mère pour sa fille, d'une femme pour un homme, Wild Bill, le père biologique de Janey et l'affection d'une femme pour le père adoptif de celle-ci. Tout cela transparait dans l'écriture de Jane. J'ai lu ces lettres la gorge nouée devant tant d'amour. On la découvre sous un autre jour, loin des Lucky Luke de mon enfance. C'est une femme attentionnée, généreuse, toujours à prendre sous son aile la veuve et l'orphelin. Une mal-aimée qui souffre de sa solitude profonde et des cancans colportés sur son compte par les hommes mais surtout par les femmes de Deadwood (ou parfois par elle-même). C'est un esprit libre, une femme indépendante, différente de toutes ces bécasses qui se marient après s'être fait engrosser, pour éviter le scandale. Elle vit de son propre travail : tantôt infirmière, tantôt gardienne de troupeaux, conductrice de diligence, associée de Wild Bill, US Marshall dont elle cherche à éclaircir la mort. Néanmoins, Calamity Jane n'est jamais très loin : elle n'hésite pas à jouer des poings quand on lui cherche des crosses, les femmes de Deadwood en savent quelque chose. Un grand moment d'anthologie !

Ces lettres sont aussi en toile de fond le témoignage d'une époque révolue : celle du Far West, des saloons, des grands espaces désertiques et inhospitaliers, des pillages de diligence par des bandes de hors-la-loi, des indiens et des cow-boys. On y croise des figures de légende comme Jack Dalton, Jesse James ou Bill Cody (Buffalo Bill).

Un livre à garder à portée de main, pour pouvoir relire une ou deux lettres de temps en temps…
Lien : http://lecturesdalexielle.ov..
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