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Note moyenne 4.09 /5 (sur 64 notes)

Nationalité : Espagne
Né(e) à : Gotarrendura , le 28/03/1515
Mort(e) à : Alba de Tormes , le 04-15/10/1582
Biographie :

Thérèse d'Ávila (en religion : Teresa de Jesús, baptisée : Teresa de Cepeda y Ahumada) est une sainte catholique et une réformatrice monastique du XVIe siècle. En plus de son talent à réformer les couvents, elle s'est imposée comme un maître de la spiritualité chrétienne, fait remarquable à cette époque pour une femme. Elle naquit en Castille et mourut à Alba de Tormes dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582, quand l'Espagne et le monde catholique basculèrent du calendrier julien au calendrier grégorien (suppression de 10 jours). Elle est fêtée le 15 octobre. Sa dépouille fut enterrée dans le couvent de l'Annonciation de Alba de Tormes , une main ayant été sectionnée et conservée dans un reliquaire d'Avila.Après certains événements, on ne fit plus atteintes à ses restes. Ils sont désormais dans plusieurs endroits.
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Entretien avec P. Marie-Joseph Huguenin sur la Miséricorde Divine et Thérèse d'Avila .
Entretien avec P. Marie Joseph Huguenin sur son ouvrage. http://www.editions-beatitudes.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=726 Au coeur de la Miséricorde Divine avec Thérèse d'Avila Rencontrer l?Amour Miséricordieux à travers l?expérience décisive et bouleversante de Thérèse d?Avila. 500e anniversaire de la naissance de sainte Thérèse d?Avila 1515-2015. La miséricorde: un aspect peu connu et pourtant fondamental de son oeuvre.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Thérèse d’Avila
colimasson   14 octobre 2014
Thérèse d’Avila
Un jour que je me plaignais d’être obligée de manger de la viande et de ne pas faire pénitence, j’ai entendu qu’on disait qu’il y avait parfois plus d’amour du moi que de désir de pénitence dans un semblable chagrin.
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fernandsanchis   23 janvier 2015
Vie écrite par elle-même de Thérèse d’Avila
L'un des sommets de la littérature du Siècle d'Or espagnol. Bien sûr, il faut se souvenir que cette religieuse écrivait au XVIème siècle, avec une mentalité de l'époque ! Si l'on s'attend à ce qu'elle pense et réagisse en femme libérée du XXIème siècle, on risque d'être fort déçu ! Elle n'a pas non plus une vision de la foi conforme en tous points aux enseignements du concile Vatican II ! Mais le livre nous montre un très beau tableau de la société espagnole du XVIème siècle, des mentalités et des conceptions religieuses de l'époque. Quant à ses protestations relatives à l'étendue de ses péchés, ce ne sont pas des jérémiades, elle était vraiment persuadée d'être une grande pécheresse. Beaucoup de saints ont ressenti la même chose : plus ils étaient proches de Dieu, plus ils se sentaient indignes de sa miséricorde. Pour ceux qui trouveraient le livre inintéressant, et c'est leur droit, j'ajouterai ceci : la simple lecture de cette autobiographie de Thérèse d'Avila suffit à convertir, dans les années trente du siècle dernier, une grande intellectuelle, philosophe, disciple de Husserl et enseignante dans une université allemande, Edith Stein. Celle-ci, qui était athée, le lut en une nuit, et au matin, elle était convertie, au point d'entrer quelques années plus tard, au carmel. D'origine juive, Edith Stein fut ensuite poursuivie par les nazis, qui l'envoyèrent à Auschwitz, où elle périt dans une chambre à gaz. Un livre qui a de tels effets ne peut être un livre ordinaire, même s'il ne plait pas nécessairement à des esprits non préparés à l'apprécier.
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noor   22 décembre 2013
Vie écrite par elle-même de Thérèse d’Avila
On peut aussi comparer cet amour à un grand feu qui, pour s'entretenir, a sans cesse besoin d'un nouvel aliment.
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colimasson   20 février 2016
Le chemin de la perfection de Thérèse d’Avila
Mais prenez garde, si vous ne tenez à rien, c’est peut-être que vous n’avez rien reçu.
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Piling   10 août 2008
Vie écrite par elle-même de Thérèse d’Avila
incipit :

On m'a donné ordre d'exposer par écrit ma méthode d'oraison et les grâces dont le Seigneur m'a favorisée. On me laisse en même temps pleine latitude pour cette relation. J'aurais bien voulu avoir la même liberté pour raconter dans tous leurs détails et avec clarté mes grands péchés et ma triste vie, et j'en eusse éprouvé une vive consolation. Mais on ne l'a pas voulu ; on m'a plutôt commandé d'être très réservée sur ce point. Aussi, je conjure, pour l'amour de Dieu, celui qui lira cet écrit, de ne point perdre de vue que ma vie a été très infidèle, et que, parmi les saints qui se sont convertis au Seigneur, je n'en ai trouvé aucun qui puisse me servir de consolation.
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Danieljean   05 mai 2018
Oeuvres complètes. Tome 1 de Thérèse d’Avila
Le mariage spirituel est encore semblable à l'eau qui, tombant du ciel, se mêle si bien à celle du ruisseau qu'on ne peut plus les diviser ni mettre à part celle du ruisseau et celle qui est tombée du ciel.



Il ressemble en outre à un tout petit filet d’eau qui se perd dans la mer, sans qu’il soit plus possible de l’en séparer ; ou à une grande lumière qui pénètre dans un appartement par deux fenêtres et qui, quoique séparée à son entrée en se réunit pour ne faire plus qu’une lumière.
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colimasson   02 février 2013
Oeuvres de Thérèse d’Avila
Un jour où je récitais les Heures avec toutes mes soeurs, [...] je vis apparaître [...] Notre-Seigneur Jésus-Christ, tel qu'il m'arrive de le voir. Il me semblait le voir dans toutes les parties de mon âme aussi clairement que dans un miroir, et ce miroir, je ne saurais dire comment, s'exprimait tout entier dans le Seigneur en personne, par un communication pleine d'amour et impossible à rendre.
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SZRAMOWO   25 mars 2016
Livre de la vie de Thérèse d’Avila
Le bonheur d’avoir des parents vertueux et craignant Dieu [1], ainsi que les grâces dont le Seigneur me favorisait, auraient dû suffire, si je n’avais été si infidèle, pour me fixer dans le bien. Mon père se plaisait à la lecture des bons livres, et il voulait en avoir en castillan, afin que ses enfants pussent les lire. Cette industrie, le soin avec lequel ma mère nous faisait prier Dieu et nous inspirait de la dévotion envers Notre-Dame ainsi qu’envers quelques saints, éveillèrent ma Piété, à l’âge, ce me semble, de six à sept ans. J’étais soutenue par l’exemple de mes parents, qui n’accordaient leur faveur qu’à la vertu et en étaient eux-mêmes largement doués. Mon père avait une admirable charité envers les pauvres et la compassion la plus vive pour les malades. Sa bonté à l’égard des serviteurs allait si loin, que jamais il ne put se résoudre à prendre des esclaves ; son âme était trop attristée à la vue de leur sort. Aussi, ayant eu quelque temps dans sa maison une esclave d’un de ses frères, il la traitait à l’égal de ses enfants, et il était si touché de ne pas la voir libre, qu’il en éprouvait, disait-il, une intolérable douleur. Dans ses paroles se fit toujours remarquer un respect souverain pour la vérité. Nul ne l’entendit jamais ni jurer, ni médire ; la plus sévère pureté de mœurs brillait dans toute sa vie.



Dieu avait également orné Ma mère de nombreuses vertus. Elle passa ses jours dans de grandes infirmités. Sa modestie était parfaite : douée d’une beauté rare, jamais elle ne parut en faire la moindre estime ; comptant à peine trente-trois ans quand elle mourut, elle avait adopté déjà la mise des personnes âgées. Elle charmait par la douceur de son caractère, comme par les grandes qualités de son esprit. Sa vie tout entière s’était écoulée au sein d’extrêmes souffrances, et sa mort fut des plus chrétiennes.



Nous étions trois sœurs et neuf frères. Grâce à la bonté divine, tous, par la vertu, ont ressemblé à leurs parents, excepté moi. J’étais cependant la plus chérie de, mon père ; et, tant que je n’avais pas encore offensé Dieu, sa prédilection pour moi n’était pas, ce me semble, sans quelque fondement. Aussi, lorsque je me rappelle les bonnes inclinations que le Seigneur m’avait données, et le triste usage que j’en ai fait, mon âme se brise de douleur. J’étais d’autant plus coupable que, pour être toute à Dieu, je ne trouvais aucun obstacle dans la société de mes frères.



Je les chérissais tous de l’affection la plus tendre, et ils me payaient de retour. Toutefois il y en avait un, à peu près de mon âge, que. j’aimais plus que les autres [2]. Nous nous réunissions pour lire ensemble les vies des saints. En voyant les supplices que les saintes enduraient pour Dieu je trouvais qu’elles achetaient à bon compte le bonheur d’aller jouir de lui, et j’aspirais, à une mort si belle de toute l’ardeur de mes désirs. Ce n’était par l’amour de Dieu qui m’entraînait ainsi ; du moins je n’y faisais pas réflexion ; je voulais seulement me voir au plus tôt au ciel, en possession de cette ineffable félicité dont les livres nous offraient la peinture.



1. Ce long portrait, tracé d’une main vigoureuse, n’est pas flatteur. Malheureusement il n’est que trop vrai, et rappelle ceux qu’ont laissés les historiens du XVI ème siècle. Sans vouloir justifier tous les abus, ne soyons pas pourtant sévères à l’excès, et n’oublions pas comment se recrutaient alors ces couvents de femmes. Plus d’une jeune fille y prenait le voile sans vocation, souvent même contre son gré, parce que sa famille ne pouvait pas la doter. Une fois dans le monastère, ses parents se préoccupaient peu de sa perfection ; ils montraient même parfois beaucoup d’indulgence, et fermaient les yeux sur des relations qu’ils n’auraient pas tolérées dans leur propre maison. Dès lors on comprend le conseil de sainte Thérèse : qu’ils marient leurs filles, « même au-dessous de leur rang », plutôt que de les mettre au couvent sans la vocation, « l’honneur de leur famille est en jeu ».



2. Ce fut probablement vers l’an 1541.
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Judithbou   24 juillet 2018
Le chemin de la perfection de Thérèse d’Avila
Et vienne ce qui viendra, arrive ce qui arrivera, peine qui peinera, murmure qui voudra, quand bien même on devrait mourir en route, ou manquer de cœur dans l'épreuve.

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CorpusChristi   24 novembre 2018
Vie écrite par elle-même de Thérèse d’Avila
Le bonheur d'avoir des parents vertueux (1) et craignant Dieu, ainsi que les grâces dont le Seigneur me favorisait, auraient dû suffire, si je n'avais été si infidèle, pour me fixer dans le bien. Mon père se plaisait à la lecture des bons livres, et il voulait en avoir en castillan, afin que ses enfants pussent les lire. Cette industrie, le soin avec lequel ma mère nous faisait prier Dieu et nous inspirait de la dévotion envers Notre-Dame ainsi qu'envers quelques saints, éveillèrent ma Piété, à l’âge, ce me semble, de six à sept ans. J'étais soutenue par l'exemple de mes parents, qui n'accordaient leur faveur qu'à la vertu et en étaient eux-mêmes largement doués.



Note 1.

Les parents de Thérèse furent Alphonse Sanchez de Cepeda et Béatrix de Ahumada, illustres tous les deux par la noblesse de leur origine, et plus encore par l'élévation de leurs sentiments chrétiens. Alphonse de Cepeda s'était marié deux fois. il avait eu de Catherine del Peso y Henao, sa première femme, deux fils et une fille: Jean, Pierre et Marie. De Béatrix de Ahumada, la mère de Thérèse, il eut sept fils et deux filles: Ferdinand, Rodrigue, Thérèse, Laurent, Pierre, Jérôme, Antoine, Augustin et Jeanne. Béatrix de Ahumada était apparentée au quatrième degré à Catherine del Peso, d'où la nécessité, pour Alphonse de recourir au commissaire général de la Cruzada, afin d'obtenir les dispenses nécessaires. C'est ce qui résulte d'un acte authentique, délivré à Valladolid par l'évêque de Palencia, le 17 octobre 1509. Thérèse naquit à Avila, en Espagne le 28 mars 1515, un Mercredi, vers cinq heures et demie du matin, nous le pontificat de Léon x et la régence de Ferdinand V, qui gouvernait en Castille pour Jeanne, sa fille, mère de Charles-Quint. Elle reçut le baptême dans l'église Saint-Jean, ayant pour parrain Vela Nunez et pour marraine Marie del Aguila. D'après une inscription, placée au bas d'une peinture murale de l'église Saint-Jean, Thérèse aurait été baptisée le 4 avril et non le 28 mars, comme l'affirment la plupart de ses historiens.



Chapitre I. Enfance
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