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Citations sur Obsèques (11)

mesrives
mesrives   01 janvier 2016
Entre les blessures et les cicatrices se niche le temps.
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mesrives
mesrives   03 janvier 2016
Kim Karlsen est un voyageur sans bagage, un marin sans navire, il est le passager embarqué sur un morse et ils voguent leur propre galère, là où les anges et les sébastes, les alevins et les étoiles, se croisent à mi-chemin, dans la bouche écumante des déferlantes, dans l'escalier mécanique du vent - et salut à vous, pêcheurs échoués, soyez les bienvenus vous qui nous fournissez le chagrin folâtre des vieilles rengaines:

Ne pense pas au lendemain
Suis les vagues jusqu'au lointain
Ne pense pas au lendemain
Suis les vagues jusqu'au lointain
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mesrives
mesrives   02 janvier 2016
Un beau jour, nous avons décrété que le monde était suffisamment grand. On ne connaissait rien de mieux. On y trouvait la place qu'on désirait avoir. Puis le monde a rétréci. A moins bien sûr que nous ayons grandi et soyons devenus plus exigeants. Nous avons agité les bras. A force, les coutures du monde ont craqué et le monde s'est déchiré tout autour de nous.
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mesrives
mesrives   03 janvier 2016
Dis bonjour aux connaissances communes, si jamais tu en vois. Ah si, une toute dernière chose: les sherpas savent qui ouvre la marche. Monter c'est facile. Descendre, c'est dur. Quand on est arrivé au sommet, on n'a parcouru que la moitié du chemin. C'est Kipa Lama qui l'a dit. Il sait que le plus fort ferme le cortège. Et lui il monte toujours en dernier. Celui qui tient la corde. Celui qui nous tient.
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mesrives
mesrives   01 janvier 2016
Le mensonge est parfois plus éclatant que la vérité.
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mesrives
mesrives   31 décembre 2015
Mon slogan à moi, le voici: le deuil n'a pas d'effet rétroactif. Car, ça au moins on ne peut pas me l'enlever, je ne retire rien et je n'ajoute rien non plus. Je peux apaiser et houspiller, mais je ne touche jamais à ce qui s'est passé. Je me contente uniquement de plonger ma main dans votre temps que je retourne comme un gant. Je suis la lumière rétive qui sur votre négatif chamboule et met tout sens dessus dessous.
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mesrives
mesrives   02 janvier 2016
Gunnar traverse le champ, récupère ses gants, continue vers la route. Il a le temps. Il a tout le temps devant lui. La lisière de la forêt est bleue. L'oiseau s'est envolé. Et quand le vent souffle dans une direction bien déterminée, on entend un cognement sourd, qui ne vient de nulle part, une note, qui permettra aux blés d'onduler.
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mesrives
mesrives   31 décembre 2015
Si vous ouvrez bien grand vos yeux par une nuit claire, alors vous apercevrez à coup sûr les épaves qui jonchent la profondeur de la voûte céleste, et s'amoncellent dans la fosse de réparation.
Croyez-moi quand je vous dis que les mécaniciens qui triment dans cet atelier sont très occupés.
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Fortuna
Fortuna   18 mai 2014
Le grand-père se tait un instant, bancal et mélancolique, comme s'il se souvenait soudain d'un détail important.
- Qu'est-ce que tu fiches ici, Kim ?
Kim Karlsen se retient toujours aux défenses du morse.
- Je ne sais pas, grand-père. Je n'en sais strictement rien.
Le grand-père cache son visage parcheminé dans ses mains, à moins qu'il ne les mette en entonnoir, en porte-voix.
- Retourne là d'où tu viens, murmure t-il. Tu es beaucoup trop en avance. Je t'en supplie !
Mais ils sont déjà loin et il est trop tard pour rebrousser chemin.
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jeronimus
jeronimus   15 février 2017
Kim Karlsen se tourne vers l'autobus jaune garé sur ce parking incliné. Il est toujours en mesure de lire le panonceau au-dessus du pare-brise où figure : Dirty Fingers. Il sent le fil glisser entre ses doigts. Et une certaine tranquillité se dépose sur lui. Il ignore pourquoi. Toujours est-il qu'elle descend lentement sur lui. Le chauffeur s'accroupit pour caler une pierre derrière l'une des roues avant pendant qu'Albert et Gustav suivent chacun de ses gestes. La pluie se met à tomber, Gustav échange une parole avec le chauffeur au moment où celui-ci se relève. Aussi se rabaisse-t-il, retire la pierre pour aller la caler derrière l'autre roue, plus proche du couloir rocheux. Au même moment, une femme se dirige vers eux de l'autre côté, sortant de la Maison pour tous, un bâtiment très bas, en préfabriqué, avec une toiture plate. La femme, en revanche, est plantureuse, elle a la poitrine opulente, n'importe qui peut le voir, malgré son manteau qui tombe au bas de bottes en plastique et une barrette jaune dans les cheveux qui lui tire pour ainsi dire le visage en arrière. En tout état de cause elle l'a été un jour, plantureuse, nantie d'une poitrine opulente. Elle s'arrête sous la pluie, ne semble pas avoir peur d'être trempée.
- Suivez-moi, crie-t-elle.
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