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Jean-Baptiste Coursaud (Traducteur)
ISBN : 2709630664
Éditeur : J.-C. Lattès (26/08/2009)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Quatre amis, Kim, Gunnar, Ola et Seb, sont réunis par leur passion pour les Beatles. Ballottés entre histoires d’amour balbutiantes, rêves de grandeur et petites déceptions du quotidien, ils ont quinze ans et sont inséparables. Leurs aventures jusqu’à l’âge adulte sont racontées par Kim, le plus ambitieux mais aussi le plus fragile. Chaque chapitre a pour titre et pour thème une chanson des Beatles.
La guerre du Vietnam a beau indigner les foules, Paris vivre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bellonzo
  27 décembre 2013

Publié en 84 en Norvège avec un immense succès Beatles vient d'être traduit (2009).Sur la quatrième de couverture de ce gros roman de 643 pages figure "un Frantzen norvégien".Terreur de ma part,ayant lâchement déserté Les corrections à mi-parcours.Au bout de quelques pages l'un des jeunes protagonistes a épinglé un modeste poster des Animals sur les murs de sa chambre.Nous sommes en 1965.C'est gagné pour Lars Saabye Christensen.Pas seulement parce c'est ma génération,pas seulement parce que j'étais un grand fan des Animals d'Eric Burdon,pas seulement parce que le titre de ce livre reprend le nom d'un groupe qui a changé le siècle.Pas seulement parce que les "enfadolescences" sixties sont toutes un peu miennes,forcémént miennes.Surtout parce que j'ai l'impression que Christensen a su cristalliser le mal de vivre en ces années pleines,en un de ces pays du Nord que leur petite taille contraint à l'imagination.
Kim,Gunnar,Ola et Seb,réunis par leur passion des Beatles,vont vivre sous nos yeux sept ans de 65 à 72 en une vingtaine de chapitres portant chacun le nom d'un titre ou d'un album des Fab Four,y compris des Beatles en solo,ce qui me paraît important.Oh ils ont bien comme tout le monde l'ambition de former un groupe.J'ai vécu ça.Mais surtout il semble que le monde leur appartient,que les libertés sortent de leurs boîtes de Pandore,qu'il y a Dieu merci toujours une quelconque guerre à contester du côté de Säïgon par exemple.Bref la vie est belle.Et puis surtout ces galettes magiques qui ponctuent leurs saisons, Revolver, Rubber soul, Sergent Poivre, double blanc,and so on...Enfin il y a ces drôles de substances,de celles qu'on croit anticonformistes et qui s'avéreront d'un très obscur suivisme.Rumeurs de séparation,mort de Paul,cet ahurissant canular,1968 année trompe l'oeil,morts des trois J. (pas un canular cette fois), baccalauréat, voyages, la Place saint Michel où se retrouvent nos amis.Et les parents,ah,les parents...Et les filles,ah,les filles...
Dans ce que je considère comme un grand livre générationnel,la mienne,la seule,nos quatre mousquetaires finissent par ressembler aux autres,à nous,à tous.Et c 'est très bien ainsi.Le destin de Kim,Gunnar,Ola et Seb ne sera pas particulièrement original.Mais ce sera le leur,complètement."Le magasin de bonbons est ouvert ce soir".Cette terrible phrase peut mener loin,on l'aura compris,jusqu'en enfer,en passant par la case psychiatrie.Foin de Petit Livre Rouge,de slogans antiimpérialistes,de "This is the end,my only friend the end" ,de parties de pêche en fjord,d'alcools et de vins avec bien peu de modération,comme ça vaut le coup de vivre ça,et comme ce livre est bon!
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val-m-les-livres
  30 juin 2012
Ola, Seb, Gunnar et notre narrateur Kim, sont fans des Beatles. Chaque sortie d'un nouvel album est un évènement qu'ils savourent ensemble. Ils ont quinze ans, sont insouciants. le monde bouge autour d'eux mais à part quelques beaux discours, quelques tracts distribués, ils sont dans leur monde à eux. Leur seul acte de rebellion semble être de garder leurs cheveux longs. Si ce roman est ancré dans les années 60, les sentiments des quatre ados ne sont pas datés: Kim vit au rythme de ses deux grands amours, du football, de la musique, de l'alcool, de la drogue et des virées entre copains. On sent en lui une violence qu'il ne peut maîtriser dès qu'il consomme alcool ou drogue.
Lars Saabye Christensen nous fait le portrait d'adolescents à la dérive, qui semblent porter le poids d'une cupabilité pas toujours clairement définie, symbolisée par l'histoire du Jars qui devient très croyant après un menu larcin. Ce roman est le portrait d'une génération, celle de la fin des années 60 mais pas vraiment celui d'ados norvégiens car on sent bien qu'à quelques détails près, cette histoire aurait pu se passer ailleurs. Et le fossé entre les générations est immense: les parents font une fixation sur les cheveux longs de leurs enfants mais sont totalement ignorants des dangers de la drogue qu'ils consomment.
Malgré quelques longueurs, ce fut une lecture agréable, rythmée par les albums des Beatles et leur évolution que ne plaît d'ailleurs pas toujours aux garçons. Plus le temps passe, plus l'arrivée des nouveaux albums les déçoit.
Lien : http://vallit.canalblog.com/..
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Livrespourvous
  09 mars 2010
Diantre que ce roman est épais ! Et plus qu'épais, il nécessite une beau plongeon dans les années 60.

Voici quatre garçons norvégiens, Kim, Gunnar, Ola et Seb qui sont amis parce qu'ils fréquentent la même école et surtout parce qu'ils partagent la même passion : les Beatles.

Et Lars Saabye Christensen raconte l'adolescence de ces quatre amis, leurs découvertes de la mort et de l'existence, de la lâcheté et du courage, de la haine et de la passion, de la veulerie et de l'honnêteté, leurs amours, leurs amitiés.

Et avec en toile de fond, la vie du groupe le plus célèbre au monde, les Beatles. Cette vie rythme celle de nos héros. Chaque chapitre a pour titre et pour thème une chanson du groupe.

Mais c'est aussi la vie en Norvège, la guerre du Vietnam, le Communisme, les revendications sociales, les événements de 68, la Communauté européenne.

Avec beaucoup de générosité et d'onirisme, Christensen offre à son lecteur un roman puissant, celui d'une jeunesse perdue et retrouvée dans le souvenir.

Le rythme est parfois un peu lent et sans doute, ces événements scandinaves ne vous feront pas vibrer mais c'est le roman d'une génération norvégienne et il y a un vrai souffle épique.

Lien : http://livrespourvous.center..
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aureliececile
  04 janvier 2011
Les aventures de quatre garçons dans le vent enfin pas les vrais. Eux ils s'appellent Kim, Seb, Gunnar et Ola, ils sont norvégiens et fans de John, Paul, Ringo et Georges de Liverpool. On les suit de dix à vingt ans en plein apprentissage de la vie... Sympa et très drôle par moment ! A lire en écoutant Bob, Jim et les autres.
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missmolko1
  11 mars 2011
L'histoire est très bien, et l'on suit l'adolescence de nos quatre héros (fan des Beatles) mais trop de longueurs..... On se perd malheureusement dans cette "énorme pavé".
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
crapahutevidacrapahutevida   11 juin 2017
Sauf qu’il n’était pas certain qu’elle soit encore là demain. J’ai alors ressenti cette aspiration à l’estomac que j’ai si souvent ressentie depuis. Je n’écoutais plus les autres. J’ai coupé la rue d’un pas tranquille, seul, je me suis penché sur le capot, mon cœur battait encore mollement, un couple sortait de chez Berle, les deux types sous les pommiers lorgnaient vers moi, les perroquets dans la vitrine poussaient des cris muets. Puis j’ai tourné l’étoile de Mercedes trois fois de suite, je l’ai relâchée brusquement, j’ai tiré, et je l’ai cachée sous mon pull. John, George et Ringo avaient déjà pris la tangente, faisant mine d’adopter une démarche la plus naturelle qui soit alors que vus de dos ils ressemblaient à trois réverbères équipés d’une ampoule rouge. John s’est retourné, m’a fait un signe furieux de la main ; j’ai souri, lui ai rendu son geste, et ils ont détalé en direction de l’Urraparken. J’étais toujours sur le lieu du crime. J’ai jeté un regard circulaire mais personne n’avait réagi.
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crapahutevidacrapahutevida   11 juin 2017
Ils savaient tous que c’était moi le spécialiste des Mercedes. Même pas besoin d’outils. Il suffisait juste de tourner trois fois l’emblème sur la gauche, de le relâcher brusquement et enfin de tirer dessus puisque le pivot avait cédé depuis longtemps. On a monté les marches quatre à quatre, ça me chatouillait sous mon pull. On a évalué la situation.
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