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Jean-Baptiste Coursaud (Traducteur)
EAN : 9782253113355
922 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (10/05/2006)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Barnum et Fred grandissent à Oslo dans les années 1960 au sein d’une famille excentrique dominée par trois générations de femmes.
L’histoire de cette famille norvégienne n’est toutefois qu’un des aspects de ce roman envoûtant où le tragique et le comique ne cessent de se côtoyer. Si subtile qu’en soit l’intrigue, si complexes et attachants qu’en soient les personnages, si cocasses qu’en soient les situations, si magique qu’en soit l’univers, c’est le talent ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Ludivine
  13 mai 2008
Ce n'est pas seulement l'histoire du narrateur Barnum Nielsen, mais c'est aussi celle de sa famille au lendemain de la seconde guerre mondiale.
L'histoire de cette famille est avant tout une histoire de femmes, celle de son arrière grand-mère La Vieille, ancienne actrice du muet, celle de sa grand-mère Boletta, et celle de sa mère Véra. Cette lignée féminine est interrompue par la naissance de Fred puis par celle de Barnum. Dans cette saga familiale, les deux garçons évoluent dans un monde où les hommes sont absents, hormis le père de Barnum, qui arrive et repart au gré de ses envies.
Barnum nous livre l'histoire de sa famille, son histoire. L'histoire de Fred, son demi-frère, un dur « un homme de la nuit ». Il nous confie ses pensées de façon croustillante, ses rêves « en moins», un monde où il est grand, lui qui est tourmenté par sa très petite taille.
Il a une imagination débordante, qui fourmille dans tous les sens, son monde à lui, un monde qu'il retranscrira en écrivant des scénarii.
Il y a également une belle histoire d'amitié et d'amour avec Peder et Vivian.
Les différents morceaux de vie sont très détaillés, précis, tous comme les personnages forts et attachants, ils sont très fouillés. C'est également leurs histoires, ils sont tous au centre de ce roman, on a l'impression de les connaître depuis toujours.
Ce roman est magnifique, il est rempli d'une multitude de détails qui eux aussi on une histoire: le malaga, la lettre de l'arrière grand-père, l'horloge, la valise …
On a aucune notion du temps écoulé ; le passé, le présent et le futur se mêle sans que l'on soit perdu, au contraire ces différents sauts nous permettent de mieux comprendre les situations et les personnages.
Ce roman est un pur bonheur, avec beaucoup d'émotions et de poésie malgré les passages difficiles. J'aurais souhaité pouvoir continuer de lire cette histoire, ces histoires qui sont racontés avec beaucoup de justesse.
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christinebeausson
  02 septembre 2013
La première impression quand on voit le livre....euh c'est un gros pavé....il faut avoir du temps devant soi pour se lancer....
La quatrième de couverture est motivante pour tous ceux qui veulent découvrir ou creuser leur connaissance de la Norvège....l'histoire des cinquante dernières années vécue au milieu d'une famille d'Oslo.....plutôt prometteur comme challenge !
Le style doit être agréable, vu les récompenses reçues....
Alors il n'y à plus qu'à se lancer en profitant de vacances ensoleillées!
C'est un roman fleuve disent ils! Pas très original comme commentaire, mais je trouve le terme très adapté, c'est un roman digne des plus longs fleuves du monde qui raconte son histoire et celles de tous ces affluents sans oublier ses confluents! Vous comprendrez donc que l'on s'y perd un peu!
Le problème c'est que j'ai eu tendance à rester sur les rives du fleuve, le courant est nul, je n'ai jamais été emportée par cette prose, et pourtant j'avais apprécié Beatles!
Mais là, nous sommes dans l'exploration des turpitudes de jeunes adolescents, sans jamais éprouver une quelconque sympathie pour les personnages sauf peut-être l'absent Fred!
Il a bien eu raison d'aller explorer d'autres mondes et d'autres continents. le style est fouillis, je me suis noyée dans une mare aux canards, et je me suis ennuyée ferme....
J'attendrai un peu, peut être même très longtemps avant de lire Herman!
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BMR
  28 décembre 2007
Dans la même veine que le Fabuleux destin d'Edgar Mint de l'américain Brady Udall, voici un autre roman qui lui ressemble : le demi-frère du norvégien Lars Saabye Christensen.
Deux gros pavés qui se font écho : des histoires d'enfance ou d'adolescence, de belles plumes amples et généreuses, des personnages et des décors hauts en couleurs.
Et, plus surprenant, les héros des deux bouquins sont tous deux accompagnés d'une ... machine à écrire.
Avec cette fois le norvégien, voici l'histoire de l'adolescence de Barnum et de Fred son demi-frère pas tout à fait désiré.
Des histoires qui commencent à la fin de la seconde guerre sur fond de dénonciation et de spoliation de juifs alors que les enfants de père allemand sont enlevés à leur mère norvégienne pour être confiés à d'autres familles.
Avec l'époque moderne, Barnum et Fred grandissent peu à peu.
Enfin non, Barnum ne grandit pas, justement, et va rester obsédé et tourmenté par sa petite taille.
On suit peu à peu l'adolescence de Barnum, gâté ni par la vie ni par la nature, entouré de trois femmes : sa mère, Véra, sa grand-mère Boletta un peu portée sur la bière et pendant un temps, son arrière-grand-mère, La Vieille, ancienne actrice du muet. Trois beaux portaits de femmes, trois fortes et originales personnalités.
Le roman, touffu, foisonnant, oscille entre les différentes époques, mélangeant passé et présent, au gré des humeurs et des échos du temps, comme pour nous aider à mieux cerner ses personnages.
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unetassedebonheur
  04 juin 2014
On entre dans ce roman comme ou dans une salle de cinéma : quand on sort, on éblouit par la lumière dont on a oublié l'existence, tant l'histoire nous a "attrapé". le héros, Barnum, est quelqu'un qui va naitre un peu par hasard, après un frère Fred, avec lequel il entretiendra un lien ambivalent d'amour et de haine, de protection ou de tyrannie. Malmené par la vie, parce que petit, tout petit, se sentant seul et différent, souffre-douleur de ses camarades, il sera celui qui va raconter l'histoire de cette drôle de famille, dominée par les femmes, où les hommes ne sont passés que pour faire des enfants. Nanti de deux amis indéfectibles et de son demi-frère qui disparaîtra durant 28 ans, Barnum, devenu adulte, écrira des scénarii, et gagnera avec l'un d'eux le premier prix d'un concours privé; dans la lettre l'informant de son succès, le commentaire pourrait aussi bien s'appliquer au roman dans son entier :
" le jury salue un scénario d'une grande originalité narrative, servi par un talent de conteur jubilatoire et un style très personnel donnant néanmoins libre cours à l'expansion des fantasmes singuliers de l'écrivain, qui peuvent également être interprétés comme
la métaphore d'une société dévoyée, vorace et oppressive."
Laars Saabye Christensen a été traduit dans 25 pays avec «Le demi-frère», et a reçu en 2002 le Prix littéraire du Conseil Nordique. Son style est unique et très pudique, aux antipodes du lyrisme .
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stcyr04
  30 mars 2020
Le demi-frère est un roman bien singulier. Il n'a pas vocation à apporter toutes les réponses qu'il soulève. C'est une ligne de fuite qui disparaît à l'horizon. Fred est l'ainé, il est le fruit de l'agression subit par sa mère, l'auteur de ses jours a disparu. C'est un être ténébreux, taiseux au point de ne plus parler pendant des mois. Il est en quête d'identité, il veut soulever le voile, s'échappe à de multiples reprises, pour disparaître à son tour. Barnum est son demi-frère, qui à hérité de son père sa petite taille, il a du mal à contrôler ses sphincters, il est assez dissemblable de l'aîné. Son père à connu une vie riche en événements, il s'évapore aussi, enfin il me semble, ceci n'est plus très clair le livre à peine fermé. Et puis il y a l'arrière grand mère, la grand mère, et la mère, quatre générations sous le même toit. Cela défie toute esquisse, c'est déjà une aquarelle aux motifs délavés; le livre avec ses plus de neuf cent pages, est un fjord que les brumes norvégiennes oblitèrent. Tous les personnages connaissent des éclipses, soit il meurent, soit ils disparaissent physiquement, soit ils se retranchent en eux-mêmes. le roman déstabilise le lecteur, quand il ne le désarçonne pas complètement, il a cette qualité de laisser libre cours à chacun d'interpréter, de flotter entre onirisme et clair-obscur.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BMRBMR   28 décembre 2007
[...] « Je n'aurais pas dû naître. » J'attendais qu'il continue, tout en espérant intérieurement qu'il se taise. «J'ai été introduit de force à l'intérieur de maman, avait-il poursuivi à voix basse. J'aurais dû être retiré. Arraché puis balancé. Mais maman n'a rien dit avant qu'il ne soit trop tard et le docteur Schultz était trop fin soûl pour se rendre compte de mon existence.» « Comment tu le sais ? » Fred avait souri. « J'ai écouté. J'ai écouté la cour. Le grenier. Les histoires traînent partrout, Barnum. »
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BMRBMR   28 décembre 2007
[...] « C'est peut-être une punition », mumurai-je. Elle donna un coup de canne sur le plancher. « Une punition ! Et qui voudrait nous punir, Barnum ? » « Je ... Je ne sais pas », balbutiai-je. Boletta poussa un soupir. « Peut-être qu'en fin de compte la punition, c'est notre condition d'être humain. »
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LudivineLudivine   15 avril 2008
Puis j’ai subi une espèce de ralentissement, j’ai calé : les autres poussaient tout autour de moi, ils poussaient sans entraves comme une forêt vierge alors que, moi, j’étais relégué au fin fond des marais, enseveli sous les aiguilles de pin, à jamais prisonnier de mes misérables centimètres. Etant donné que la croissance la plus forte intervient durant les premières années de la vie, qu’elle tend ensuite à diminuer, jusqu’à ce que l’on ne grandisse plus que d’une fraction de centimètre à l’approche de la trentaine, après quoi on commence déjà à rapetisser, mon horizon semblait passablement sombre.
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SofiertSofiert   22 février 2020
Si ce n'est que je n'arrivais pas à écrire. Je voulais commencer ma divine comédie mais les mots mouraient sitôt couchés sur le papier. En somme c'était peut-être l'entière vérité : ce qu'on révèle devient impossible à écrire, car alors on prive le récit de sa force, on le dilue dans des phrases accessibles à quiconque veut les entendre, et, dès lors, on s'est dévoilé en totalité.
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christinebeaussonchristinebeausson   23 août 2013
Rakel la noire, la meilleure amie de maman, est morte, morte dans une fosse commune à Ravensbrück - et personne ne la retrouvera jamais, personne ne la reconnaîtra jamais, elle est l'incognito de la mort, décimée par les diables détachés, les massacreurs méticuleux, qui embrassent chaque matin femme et enfants avant de se rendre au bureau de l'extermination.
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