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Critiques sur La Nostalgie du sang (15)
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Jeanfrancoislemoine
  13 juin 2019
Permettez moi tout d'abord d'adresser un grand merci à toute l'équipe de Babelio et aux editions Albin Michel pour m'avoir adressé un exemplaire de ce roman qui , il faut le dire , m'a beaucoup plu . J'avais déjà remarqué sa couverture sur un étal et j'avoue que c'est avec plaisir que.....
Nous sommes en Italie où sévit un serial killer qui déjoue pour l'instant tous les plans de la police...Police que , si vous le voulez bien , nous allons abandonner à ses recherches pour nous tourner vers d'autres protagonistes . Oui , dans ce roman , nous n'accompagnerons pas les policiers mais nous allons nous transporter dans un journal qui , il faut bien l'avouer , ne respire pas la santé, menacé de liquidation à plus ou moins long terme...Classique , hélas . L'orientation de l'enquête sera donc un peu différente de celles auxquelles nous sommes généralement confrontés et c'est , me semble- t - il , une bonne chose . Recherche du scoop et , pour cela , autres méthodes...
Bon , revenons donc à notre journal . En " première ligne " , le " vieux " mais expérimenté Marco Besana , tombé toutefois en disgrâce , quitté par sa femme , alcoolique , désabusé mais toujours fin limier , un " à qui on ne la fait pas ", à qui nombre de collègues aimeraient bien piquer la place et ...les idées. Et puis , il y a la stagiaire...Ah , la stagiaire ! Ilaria Piatti...La risée du bureau ...27 ans , un peu enveloppée, très mal fagotée , mal dégourdie ....Et puis , stagiaire dans un journal qui " va mal " , les perspectives , hein...Seulement voilà , c'est que sous des allures de "Nunuche " , ele n'est pas bête, mais pas bête du tout , au point de susciter l'intérêt de son idole , Besana , celui pour qui " elle se ferait tuer "...Dès lors , ce couple improbable va se lancer dans une enquête palpitante , une enquête qui va " s'enrouler autour d'eux " comme le lierre sur un tronc , et chaque détail les mènera pas à pas vers la découverte de l'identité de ce serial killer qui paraît pourtant bien inaccessible...Besana et " Morpion" , deux vrais personnages attachants qu'on quittera avec regret lors d'un dénouement classique , certes , mais efficace.
Le roman se lit vite malgré sa longueur , est composé de courts chapitres et le parallèle entre l'action actuelle et l'histoire du premier serial killer italien, Vincenzo Vernezi , donne de la profondeur au récit dans lequel , au début , des scènes du XIXème siècle vont s'intercaler avec bonheur.
Voilà donc un roman qui , pour moi , vaut surtout par la découverte de la vie cabossée de ces deux beaux personnages que sont Besana et Ilaria , tellement différents que complémentaires....Père et fille ? A vous de voir , en tout cas , une belle transmission .La vie , quoi ...
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nadiouchka
  09 juin 2019

Aujourd'hui, je vous emmène dans le nord de l'Italie, à Bottanuco, où sévit un serial killer. C'est le sujet de « La nostalgie du sang » (traduction de l'italien par Samuel Sfez) de Dario Correnti.

Ne connaissant pas cet écrivain, ma recherche m'a indiqué qu'il s'agit d'un pseudonyme et plutôt d'un double pseudonyme : un duo formé par un auteur connu (mais qui ?) et un journaliste ( ? aussi) nous offrant leur premier roman (un thriller ou un polar, ❤ c'est comme on veut).
Le « Corriere della Serra » en a dit : « Un polar détonnant et une héroïne inoubliable ! » Voici donc une référence bien prometteuse et je me suis plongée dans les 524 pages pour voir ce qu'il en était. Inutile de dire que j'ai dévoré cet ouvrage...

On trouve un journaliste, Marco Besana que l'on veut mettre à la retraite. Un crime horrible venant d'être commis, il se précipite pour « faire un papier ». Pour cela, on lui adjoint une jeune stagiaire, Ilaria Piatti qui semble un peu en dehors des clous, pas élégante pour un brin, mais tout cela n'est que « la surface ». La demoiselle va s'avérer une aide très précieuse et prendre, petit à petit, des galons avec son flair et sa mémoire. C'est simple, Marco ne peut plus s'en passer car elle fait des progrès fulgurants.

Je vais donc vous livrer à présent, « mon papier » sur cette affaire.
D'abord, les faits :
* Un meurtrier qui s'inspire du « premier tueur en série italien » au XIXe siècle (Vincenzo Verzeni (« Le vampire de Bottanuco »), en signant ses crimes du même rituel satanique et avec les lettres ViVe.
* Une liste de victimes qui s'allonge : Aneta, Bruno, Rossella, Dana, Melissa… et trop de coïncidences. Qui sera la prochaine victime ? Et quel lien relie ces victimes avec le tueur ?
* Les deux journalistes qui foncent à toute allure pour avoir la primeur d'un scoop et mènent leur propre enquête car la police piétine.

Besana ne peut plus se passer d'Ilaria en qui il voit son « héritière ». C'est qu'elle est sacrément futée la mignonne….
De rebondissements en recoupements – de souvenirs qui remontent à la surface – de suspects en suspects – on voit que Besana n'a plus le coeur à partir à la retraite : « Je ne peux pas. Je dois continuer à arpenter ces endroits tranquilles et infernaux. Tu sais pourquoi ? Parce que c'est mon monde. Et même si je ne le connais que trop bien, il ne finira jamais de me surprendre. » (p.363) C'est aussi parce qu'il aurait « la nostalgie du sang » en lui…

Sur un rythme effréné, Dario Correnti nous entraîne à la suite de ces deux journalistes qui, bien qu'opposés par l'âge, ont le même but : résoudre ces énigmes le plus rapidement possible pour arrêter l'hécatombe.
Quant à la solution de ces affaires, elle arrive d'une façon plutôt inattendue. C'est bien joué et cela grâce au courage de la jeune Ilaria.

Suspense garanti jusqu'à la fin du livre, jusqu'aux dernières pages et une histoire passionnante. 👍

Je n'oublie pas de remercier Babelio pour cette Masse Critique et les #EditionsAlbinMichel pour m'avoir fait découvrir non seulement #DarioCorrenti mais aussi #LaNostalgieduSang. J'ai reçu des « épreuves non corrigées » mais le plaisir a été de la partie.
❤ ❤ ❤ ❤ ❤
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frconstant
  16 juin 2019
Dans le cadre d'une Italie du nord qui marque le récit sans pour autant le confisquer, « La nostalgie du sang » est le récit d'une enquête menée par une paire de journalistes d'investigations policières. Marco Besama, l'ancien, est sur le départ, Ilaria Piatti, la ‘stagiaire kleenex' jetée par l'équipe est reprise en main par le vieux briscard qui a envie de transmettre le métier à une jeunesse apte à se former, à aller jusqu'au bout et à ne pas oublier que la nostalgie du sang existe. Quand on a goûté au sang versé injustement par les victimes, on ne peut quitter cette obsession de vouloir comprendre et confondre les coupables. Rien d'autre n'existe que cette quête de vérité. Et le confort d'une vérité accommodante avec une bonne conscience qui ne se laisse pas perturber par le doute est une ignominie qui n'a pas droit de cité.

Est-on dans un polar? Un thriller? La situation est certes complexe: Un serial killer qui, de nos jours, s'inspire des pratiques du premier On retrouvera donc, dans ce récit, toutes les ficelles d'un schéma narratif qui boulonne la lecture: adjuvants, opposants, distracteurs et indices qui permettront au lecteur de deviner qui, quoi et comment… Rien de bien neuf et l'inversion des rôles habituels, à savoir une police qui enquête et des journalistes qui informent, n'est pas de nature à « thrillerdiser » le récit!

Finalement, le côté le plus sympa est encore de marcher dans les pas de ce vieil ours qui tente de transmettre l'âme de son métier à cette jeunette à qui la vie fait peu confiance alors qu'elle a en elle la capacité de la décoder pour faire émerger la vérité.

Il restera un bon moment de détente et de lecture sans prise de tête que je dois à Babelio, sa Masse critique et les éditions Albin Michel qui, une nouvelle fois, m'ont accordé leur confiance.
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lokipg
  14 juin 2019
Tout d'abord, merci à Babelio et aux éditions Albin Michel de m'avoir envoyé ce livre, à l'occasion d'une Masse Critique. Un petit pavé de 500 pages que j'ai dévoré en quelques jours.

Un crime spectaculaire a eu lieu en Italie, dans la région de Bergame. Une jeune fille est retrouvé morte, éventrée, les restes de son corps disposés dans une mise en scène macabre. Des organes manquent, on parle de cannibalisme. La police pense qu'il s'agit d'une secte. Marco Besana, journaliste de terrain, est tout disposé à les croire, quand il reçoit un message d'Ilaria Piatti, une jeune stagiaire de sa rédaction. Selon elle, le tueur imiterait Vincenzo Verzeni, le tout premier tueur en série italien de la fin du 19e siècle. Si son intuition est bonne, alors d'autres crimes suivront...

Marco Besana est un journaliste expérimenté et talentueux, que son journal pousse à la retraite anticipée pour raisons budgétaires. Il est blasé, colérique, grande gueule, mais a un bon fond. Ilaria Piatti est une jeune idéaliste, maladroite, un peu naïve et méprisée par la rédaction parce qu'elle est mal fagotée et pas très dégourdie. Mais Marco lui découvrira un réel don pour l'investigation et la prendra sous son aile. Ils forment un duo classique, mais qui fonctionne très bien. Ils ont une bonne alchimie et sont très attachants.

La Nostalgie du sang est un roman qui met l'accent sur l'investigation au détriment de l'action. On découvre le quotidien du journaliste : interview de témoins, recherche du scoop, mais également nécessité d'écrire un papier même quand on a rien découvert de neuf. le récit alterne enquête et vie quotidienne. le rythme est assez lent, mais les chapitres sont si courts (rarement plus de six pages) que je n'ai pas trouvé le temps long. L'enquête est passionnante et on a envie de lire toujours quelques pages de plus.

Quelques chapitres se déroulent au 19e siècle et nous mettent dans la peau des personnages de l'époque. Mais ces passages n'apportent rien au roman. Il aurait fallu soit les développer, soit les enlever. En l'état, c'est trop court (mis bout à bout, cela doit représenter une vingtaine de pages) pour être intéressant. Ceux qui seraient principalement tentés par le côté historique du roman seront forcément déçus.

Pour résumer, des personnages attachants, un rythme lent, mais une enquête prenante pour une lecture agréable. Je ne sais pas si c'est l'intention de Dario Correnti, mais je je ne serais pas contre retrouver le duo de journalistes pour une nouvelle enquête.
Lien : http://lenainloki2.canalblog..
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Polars_urbains
  11 juin 2019
Un duo classique – un journaliste spécialiste des affaires criminelles, un peu alcoolique et désabusé, en compagnie d'une jeune stagiaire moins nunuche qu'elle en a l'air et qui se révèlera une profileuse accomplie – pour une histoire pas très nouvelle de meurtres en série de jeunes femmes dans la région de Milan. Cela en chapitres courts et datés, d'une écriture nerveuse et juste avec des épisodes revenant sur des faits plus anciens, technique assez commune dans le polar nordique.

La nostalgie du sang repose sur le personnage de Marco Besana, prétexte à une investigation journalistique qui va le conduire à chercher le coupable avec l'aide de sa jeune stagiaire, Ilaria, recherche que favorise des contacts privilégiés avec la police locale et l'aide de l'inévitable hacker. le duo se déplace beaucoup dans la région milanaise, se déplace sur les scènes de crime, interroge de nombreux témoins, fréquente assidûment bars et restaurants… Il faudra finalement aller débusquer le coupable bien loin de la Lombardie et de l'Italie, dans un final sans grande originalité ni suspens, un peu bâclé à mon avis. Pourquoi donc certains auteurs produisent-ils plus d'un demi-millier de pages d'interrogatoires, d'entretiens, de réflexions etc. pour terminer un roman jusque là assez prenant en un court chapitre pas très convaincant ?

L'intérêt du livre est à chercher ailleurs. Par exemple dans les considérations amères de Marco sur la campagne lombarde et ses « kilomètres de pavillons familiaux avec jardins remplis d'amphores et de vénus en terre disproportionnées » avec « un silence si pesant que l'on entend le bruit des couverts dans les maisons ». Une région où le « culte du soupçon » ne favorise pas les conversations.

La nostalgie du sang est également riche en considérations sur le métier de journaliste, surtout celui de reporter-enquêteur en affaires criminelles à la recherche du scoop, prêt à (presque) tout pour doubler ses confrères. L'occasion pour Marco Besana de livrer son sentiment sur l'évolution de la profession, les coupes budgétaires, la fragilité de la presse écrite face aux réseaux, et, du fait de la présence (forte) d'Ilaria, la place des femmes dans un monde professionnel assez machiste. En résumé, un roman pas inintéressant mais sans grande originalité, même si le duo fonctionne parfaitement et semble prêt à revenir dans un nouvel épisode.

Merci à Babelio et à Masse critique pour leur confiance.

Lien : http://www.polarsurbains.com..
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CulturezMoi
  05 juin 2019
⭐ Un duo magistral ⭐
Marco Bessana, 58 ans roule sa bosse dans la rédaction d'un des plus grand quotidien papier d'Italie depuis plus de 20 ans. Les affaires criminelles n'ont plus de secrets pour lui. Depuis tout ce temps, il en a vu des cadavres, des tueurs fous. Ce métier c'est sa vie, ses tripes. Il lui a tout donné tout laissé. Mais à quelques mois d'un départ forcé en pré-retraite une dernière enquête va chambouler sa vie et sa vision du métier.

Ilaria Piatti, surnommée « Morpion », est une petite stagiaire de 27 ans. Jeune fille un peu empotée et fagotée pire qu'en Desigual intégral (pardon pour ceux qui me lisent et qui en porte) elle est la risée de la rédaction du journal. Personne ne la prend au sérieux, personne ne croit en elle. Son rêve, c'est le journalisme en affaires criminelles. Pour elle, Bessana est un mythe, un dieu qu'elle ose à peine approcher. Pourtant une enquête hors norme va lui donner le courage de l'appeler pour lui fournir une intuition capitale. le duo le plus improbable de Milan vient de naître.

Ce duo c'est plus qu'un coup de coeur, c'est un coup de foudre pour moi. Deux personnages qui s'allient à la perfection. Une osmose narrative comme j'en ai rarement lu. Bien souvent, dans les binômes, un des deux prend le pas sur l'autre. Ici, rien de tout ça. Marco et Ilaria s'équilibrent, se complètent. Ils ont tous deux leurs failles, leurs rêves, leur personnalité et sont tout simplement profondément humains. Les répliques, ironiques de l'un et l'autre m'ont souvent fait sourire, parfois rire. Petit à petit ils se découvrent, s'apprivoisent et comprennent l'un et l'autre que la meilleure chose qui pouvait leur arriver à cet instant de leur vie c'est leur rencontre et cette enquête.

⭐ Un autre regard ⭐
Que c'est bon de suivre une intrigue criminelle sans le prisme omniprésent du système judiciaire. Ici, pas de commissions rogatoires, de perquisitions à gogo et d'arrestations musclées. Tous les rouages habituels d'une enquête criminelle classique sont relégués au second plan. Les vrais héros de ce roman ce sont les journalistes. Dans la campagne isolée de la périphérie de Milan, ils vont se lancer avant tout dans une quête de vérité.

Lorsqu'un cadavre de femme est retrouvé, éventré, en partie mangé avec d'étranges épingles disposées autour, les médias se mettent en alerte. C'est Ilaria la première qui fait le rapprochement avec une série de meurtres survenus dans les années 1870. Pas n'importe quels meurtres puisqu'ils sont attribués à un homme qui sera considéré comme le premier serial-killer d'Italie. Alors que les cadavres s'accumulent dans la campagne milanaise, Marco et Illaria vont multiplier les recherches pour apporter chaque jour à la rédaction les nouvelles révélations de cette enquête qui terrifie l'Italie.

Le livre est purement et simplement inlâchable. Une fois la première page tournée, il faudrait presque une alerte incendie chez vous pour vous faire décrocher des pages. Moi, il ne m'aura fallu que deux soirées pour engloutir les 500 pages. le rythme est donné par des chapitres très courts de 3 à 5 pages maximum qui rendent cette histoire complètement addictive. Alors oui, certains petits détails auraient pu être creusés, d'autres auraient pu être évités. Peut-être que la fin aurait pu être un peu plus subtile. Mais l'ensemble est tellement magistral que les quelques petits défauts sont presque invisibles, noyés par tant de qualités.

⭐ En bref ⭐
Après seulement 20 pages, je savais que j'allais engloutir ce livre à la vitesse de l'éclair et que je ne pourrais le lâcher que difficilement. La force de roman est incontestablement ce duo d'enquêteurs auquel je me suis vraiment attachée. Un binôme d'un nouveau genre qui restera une référence dans ma mémoire de lectrice. Ce thriller est une vraie pépite et je n'espère qu'une chose : que l'auteur nous écrive prochainement une nouvelle aventure du duo de choc Bessana/Piatti. Leurs dialogues cyniques me manquent déjà. Pas vraiment besoin de le dire mais bien évidemment je recommande !
Lien : https://culturez-moi.com/la-..
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Carmendb
  07 juin 2019
Ilaria, une jeune journaliste stagiaire, pressent que le crime atroce qui vient d'être commis doit être l'oeuvre d'un tueur en série. Impressionné par sa perspicacité et ses connaissances, Besana, le reporter chargé de l'affaire, lui demande de se joindre à lui et de cosigner les articles.
Et nous voilà partis avec eux sur les traces de ce serial killer qui multiplie les crimes en s'inspirant de Vincenzo Verzeni, le premier tueur en série italien connu.
Dario Correnti nous entraîne dans le milieu de la presse écrite, avec son histoire et l'évolution de ses méthodes, ses difficultés d'aujourd'hui avec Internet qui diffuse les informations pratiquement au moment même où les évènements se produisent.
À la fiction, il mêle un vrai fait divers qui avait bouleversé la population de Bottanuco dans les années 1870 :
"C'est avec Vincenzo Verzeni — l'étrangleur de femmes que les essais journalistiques sur la criminalité considèrent aujourd'hui comme le « premier tueur en série italien » — que Lombroso construira un autre exemple d'atavisme. Homme sauvage, vieux cannibale, signalé par sa férocité sanguinaire mâtinée de luxure, celui-ci fournira l'exemple parfait de la parenté entre folie, crime et atavisme. - Cesare Lombroso et l'anthropologie criminelle entre crime et folie - RENZO VILLA".
Couple improbable et attachant que ce journaliste quinquagénaire (que le directeur tente de pousser vers une retraite anticipée) et cette jeune stagiaire obstinée et douée mais toujours mal attifée. Deux blessés de la vie unis par un même désir, un même besoin : connaître et faire connaître la vérité.
Un roman comme je les aime : des personnages attachants, des énigmes, des questions, des indices à glaner, des fausses pistes, des frissons et l'histoire émaillée de petits riens ou au contraire de grandes pages de l'Histoire.
524 pages qui se laissent dévorer avec plaisir et gourmandise. Merci à Babelio de m'avoir fait découvrir cette friandise.
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Gaiange
  23 juin 2019
Un résumé prometteur...
Une déception au final....

Du déjà vu et revu, de la facilité et un manque de profondeur total.

C'est assez rare que je dise ça d'un roman, mais rien dans cette lecture ne m'a plu.
Des journalistes, un alcoolique, l'autre nunuche à souhait, voici les gros clichés qu'on a pu voir mille fois. Ce ne sont que des journalistes mais ils sont plus futés que la police, qui on se demande bien à quoi elle sert.
Une histoire de fond avec la journaliste nunuche qui aboutie nul part et en devient franchement lassant au bout d'un moment.

L'histoire tourne en rond, se répète, du copié collé sur les meurtres et les pseudos indices.

Un final tiré par les cheveux digne d'une série B hasbeen.
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Lysette
  09 juin 2019
Un brin mitigée.

Oui je suis un brin mitigée, mais la faute n'est pas du au roman, mais à mes attentes. En effet, si j'espérai un thriller, il s'agit là d'une quête, celle d'un journaliste sur la fin, qui tente de trouver un but a sa vie sans son métier, et celle d'une débutante, qui tente de trouver sa voie, malgré son passé. le duo qu'ils forment à quelque chose de surprenant, lui étant cynique, blasé et alcoolique, elle étant fraîche, passionnée et solitaire. Mais cela fonctionne, car nos deux personnages se complètent, leur relation reposant sur la transmission du savoir, comme un père et sa fille.

Nos deux personnages centraux vont d'ailleurs grandir, apprendre et enfin s'éveiller à la vie dans ce roman. Chacun apportant à l'autre ce qui lui manque afin de vivre pleinement ce voyage initiatique. j'ai beaucoup apprécié ce pan de l'histoire, la relation qui naît entre eux, ainsi que le développement d'intrigue secondaire, notamment celle touchant à l'ex femme de Besana et la relation qu'il entretien avec son fils.

Quant à l'enquête en elle même, elle est pour le moins atypique, principalement parce que nous la suivons depuis les yeux de journalistes, et non pas d'enquêteurs. Cela signifie que nous n'avons pas accès au même cheminement que dans un thriller classique, ce qui est plutôt intéressant. Notre duo avance hors des sentiers connus du roman policier et nous perd dans milles et une pistes en nous faisant rencontrer nombres de personnages.

Le roman n'est pourtant pas exempt de tout défaut, en effet, certains points abordés ne trouvent pas conclusion. Je pense notamment au père de Ilaria, figure pourtant centrale de notre personnage, qui ne fera pourtant pas l'objet d'une conclusion.

En parlant de conclusion, la fin est abrupte, nos deux personnages ayant terminés leur quête, chacun trouvant enfin sa place, et si je comprends cette fin, elle n'est pas de celle que je préfère.

Quant à la "confrontation" elle est plate, on assiste à un plaidoyer, on nous raconte une histoire, celle de la naissance du tueur, mais ce monologue ne m'a hélas pas convaincue.

Enfin, certains passages m'ont quelques peu perdus, en effet, ce roman prends le temps d'expliquer, là où les thrillers modernes partent du principe que le lecteur connait les procédures, ce roman les détailles, et nous nous retrouvons donc avec un chapitre entier qui nous explique ce qu'est l'ADN, comment il est récolté et comment il est utilisé. Et si je dois reconnaître que ce genre de passage sera le bienvenu pour les profanes du genre, la boulimique de savoir que je suis, n'avait pas besoin qu'on me réexplique ce que je savais déjà.

En conclusion, je dirai que je ce roman est un bon roman, à condition de la considérer comme une quête, sous peine d'être frustrer.

Bonne lecture à tous !

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Jodyane
  17 juin 2019
D'abord je remercie la masse critique ainsi que Albin Michel pour l'envoie de ce livre .
Une enquête policière menée par deux journalistes , Bessana proche de la retraite et Ilaria petite stagiaire de 27 ans .
Ils forment un duo surprenant , lui divorcé avec un caractère bien trempé et elle un peu originale et ses idées bien à elle.
L'enquête se passe en Italie où ils vont essayer de découvrir un meurtrier qui multiplie ses crimes en imitant un serial Killer très connu en Italie au 18 sciėcle. J'ai bien aimé ce couple d'enquêteur mais j'ai trouvé les chapitres vraiment trop courts ! du coup j'ai trouvé qu'il manquait d'énergie malgré une bonne intrigue .
Le dénouement est trop rapide à mon goût et la fin trop abrupte . Sinon j'ai passé un bon moment de lecture .
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