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ISBN : 2874663239
Éditeur : Jourdan Editions (20/08/2014)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Les mensonges sont omniprésents dans les récits de la Grande Guerre car, dès le début, il faut cacher le but de guerre inavoué de notre pays, qui est de récupérer l'Alsace-Lorraine. Première grosse manipulation de la vérité, dès le 4 août 1914, quand le président Poincaré exalte solennellement, dans son message aux Chambres, l'attitude de la France qui "a fait jusqu'au dernier moment des efforts suprêmes pour conjurer la guerre - ce qui est faux - dont l'Allemagne s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Nostradamus27
  06 avril 2015
Si Joffre a apporté un mot nouveau au français, à savoir le verbe "limoger" ce n'est pas sans une certaine confusion et les généraux qu'il fait relever de leur responsabilité pour rejoindre la 12e région militaire, dont le siège était à Limoges, n'était pas pour beaucoup d'entre eux sans qualités. le grand pêché est de n'avoir pas cru à la doctrine militaire de l'offensive à outrance, qui explique la grande déroute des armées françaises au début de la guerre.
La seule exception est due à l'initiative du général Lanrezac qui, à la tête de la Ve Armée française (près de 300 000 hommes) voyant le risque d'être encerclé par trois armées allemandes, décide le 23 août de faire reculer ses troupes après les combats autour de Thuin (en Belgique non loin de Maubeuge). Cette victoire à la bataille de Guise facilite grandement la victoire sur la Marne quelques jours plus tard. Pour ne pas avoir obéi au doigt et à l'oeil à ce qu'il appelait comme certains la tactique "Attaquons , attaquons, con comme la lune", le général Lanrezac fait partie du groupe des limogés. Charles Lanrezac avait d'ailler osé remettre en cause, en termes moins crus cette fois, l'idée de l'offensive à outrance en énonçant que : « Si chaque commandant de corps subordonné a le droit de bourrer, tête baissée, sur le premier adversaire à sa portée, le commandant en chef est impuissant ».
Une déroute dont Poincaré porte aussi partiellement la responsabilité car il a retardé l'entrée des troupes françaises en Belgique, pour prouver que la France était bien l'agressé (on sait pourtant qu'il a souhaité, en bon Lorrain, cette guerre) alors que l'espionnage français savait depuis une dizaine d'années que les armées allemandes attaqueraient là.
Le lieutenant colonel Driant, beau-frère du général Boulanger, aux opinions très nationalistes et anti-parlementaires change radicalement d'opinion et souhaite, avant de mourir le premier jour de l'offensive allemande sur Verdun, un contrôle parlementaire devant les actions irréfléchies d'un état-major aux ordres de la toute-puissance de Joffre. Face à cette offensive en Lorraine de février 1916, Roger Fraenkel nous explique quelles erreurs réitèrent Joffre. Cette fois des hommes politiques montent au créneau et Aristide Briand (alors Président du Conseil), qui a compris certaines fautes de Joffre, le limoge (juste retour du bâton).
Même si cela se fait dans les honneurs, pour le moral de l'arrière, Joffre n'exercera plus aucune responsabilité jusqu'à la fin de la guerre. Il est vrai que Nivelle qui lui succède, reprend son idée d'offensive au Chemin des Dames et qu'une fois de plus on voit des combats avec un coût catastrophique en perte humaines pour un grignotage fort limité, d'ailleurs officiellement revendiqué dans le passé à défaut de mieux par Joffre auteur du fameux "Je les grignote".

"Joffre l'imposteur : les mensonges de la Grande Guerre" permet d'éclaircir considérablement ce début de guerre, en se basant sur certaines archives et témoignages rédigés. En permettant à l'Allemagne d'occuper la Belgique, le reste du nord de la Lorraine , et d'autres régions françaises, Joffre offrit au Reich un potentiel industriel supplémentaire conséquent (voire d'une main-d'oeuvre prise dans les régions occupées), que ce dernier mit au service de la production industrielle de guerre et qui lui permit de tenir de nombreux mois de guerre en plus.
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