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Critiques sur Le Mars Club (31)
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Cigale17
  23 août 2018
La construction narrative du troisième roman de Rachel Kushner, le Mars Club, n'apparaît pas comme complexe de prime abord. Et pourtant ! La narratrice qui prendra la parole le plus souvent, à la première personne, pour raconter sa tragique histoire s'appelle Romy Leslie Hall : la détenue W314159. Une autre détenue, Fernandez, interviendra elle aussi à la première personne, mais une seule fois (II, chapitre 13) pendant que Romy est soignée à l'hôpital, puis à l'infirmerie de la prison. Un troisième narrateur s'exprime à la première personne ; il est facile à repérer puisque la police de caractères change dans les cinq chapitres de son journal présentés ici : Ted Kaczynski, mieux connu sous le surnom d'Unabomber, militant écologiste devenu terroriste en raison de son opposition à tout progrès technique. Enfin, un narrateur à la troisième personne intervient dans tous les autres chapitres. de plus, le lecteur est fréquemment pris à partie : « Je vous raconte, c'est tout », prévient Romy. Elle rappelle aussi que le lecteur n'est pas dénué de pouvoir ; il peut parfois être sommé de donner son avis ou de réfléchir sur un point précis : « Peut-être déciderez-vous de lier mon sort au soir où j'ai trouvé Kurt Kennedy en train de m'attendre, mais pour moi […] ». Rachel Kushner nous entraîne ainsi dans ces méandres narratifs sans que nous en soyons conscients, ou plutôt, sans que ces subtilités n'entravent notre compréhension du texte. le roman adopte les cinq parties de la tragédie, dans cinq « actes » très inégaux en taille.
Tous les personnages, sauf Kaczynski, racontent des anecdotes sur leur passé à la fois pour expliquer leur présent et pour oublier leur condition de détenus ou leurs déconvenues dans le cas de Gordon. Ils les livrent généralement par étapes, stimulant ainsi l'intérêt du lecteur pour ce qui va suivre, peut-être bien plus loin. le monde dans lequel ce roman nous entraîne est à mille lieues de l'Amérique fantasmée par beaucoup d'Européens. Romy Hall exerce la profession de stripteaseuse dans une boîte assez minable, le Mars Club, fréquentée par des hommes qui viennent chercher là un exutoire à leur misère sexuelle. Parmi eux, Kurt Kennedy que Romy surnomme le Pervers et qui va la harceler, la traquer. On sait très tôt que la jeune femme ne sortira pas de prison ; Kushner révèle l'absurdité de sa peine : à vingt-neuf ans, elle est condamnée à deux perpétuités consécutives, plus six ans… D'autres personnages féminins gravitent autour de Romy, à la fois repoussants et attachants. Toutes ces femmes ont connu la misère, la drogue, le manque d'amour, les abus de toutes sortes, les avocats commis d'office incompétents, etc. Elles cohabitent dans des conditions difficiles : la proximité, une nourriture médiocre, la drogue, des surveillants qui profitent de la situation et une hiérarchie précise entre elles, dangereuse à transgresser. Certaines détenues ont le droit de travailler (c'est un privilège) pour un salaire de misère, et là encore, Rachel Kushner met le doigt sur l'absurdité de la situation : les détenues fabriquent des meubles et des portes pour les tribunaux !
Romy nous parle de ses aventures amoureuses, des employés masculins et des clients du Mars Club, des dealers, des relations perdues de vue, des mauvaises rencontres… Une nuit où elle traine sans argent dans San Francisco, elle demande de l'aide à un homme qu'elle juge « respectable » : un peu âgé, une belle voiture, « l'air d'un père de famille » qui lui propose de monter dans sa chambre pour lui prêter de l'argent : « Vous n'y seriez pas allé. Je le comprends. Vous ne seriez pas monté dans cette chambre. Vous n'auriez pas erré seul dans les rues, à minuit, à onze ans. Vous auriez été en sécurité, au sec, dans votre lit. Chez vous […] Tout aurait été différent pour vous. Mais si vous aviez été à ma place, vous auriez fait comme moi. Optimiste, stupide, vous seriez monté chercher l'argent du taxi. »
Les personnages masculins que le narrateur à la troisième personne nous permet de suivre ne s'en sortent pas beaucoup mieux que les femmes. On a l'impression que ceux qui ne sont pas encore en prison iront un jour où l'autre. Deux d'entre eux jouent un rôle important dans cette histoire : Doc, un flic ripoux qui n'hésite pas à faire justice lui-même, envers lequel on ressent une certaine empathie jusqu'à ce qu'il avoue l'inacceptable, puis dont on partage de nouveau la souffrance ; Gordon Hauser semble d'emblée un personnage positif, généreux, attentif aux autres. Plus instruit que la moyenne des gens issus du même milieu, il subit malgré tout le déterminisme social qui l'empêche d'acquérir une vraie confiance en lui. Il enseigne dans un foyer, puis dans la prison pour femmes. Il s'investit, mais ses peurs le rattrapent.
J'ai beaucoup aimé ce roman âpre qui, à cause du lieu où il se déroule et des thèmes qu'il aborde, fait penser à la série Orange Is The New Black. Les personnages réagissent de manière parfois difficile à comprendre, mais leurs motivations s'éclairent au fil de la lecture. On réalise que le système de valeurs généralement prôné n'a cours ni dans la prison ni dans la rue, et qu'une autre morale s'applique. Kushner présente ici une féroce critique de l'Amérique de Bush, une réflexion qui permet de s'interroger sur les responsables d'un tel état de fait. Ce qui est sûr, c'est qu'il est quasi impossible de se sortir de ces situations : « Quand vous étiez originaires [de ces quartiers …], vous aviez de grandes chances d'avoir été formé […] à être fier, à être dur. Vous aviez peut-être des tas de frères et soeurs à surveiller et vous ne connaissiez sans doute presque personne qui avait fini le lycée ou qui avait un travail stable. Des membres de votre famille étaient en prison, des pans entiers de votre communauté l'étaient, et ça faisait partie de votre vie d'atterrir en taule, un jour. Bref, vous étiez baisé dès la naissance. »
Un motif d'espoir dans cet univers tragique : l'amour inconditionnel de Romy pour Jackson, son jeune fils, mais…

Pour le Grand Prix des lectrices de Elle : merci pour tous ces livres !
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voyagelivresque
  20 novembre 2018
Excellent roman, Rachel Kushner signe avec le Mars Club, le portrait d'une jeune strip-teaseuse, condamnée à perpétuité. Un roman au vitriol. A travers lui, c'est l'univers carcéral américain qui est mis en exergue, l'auteure analyse, décortique, « scapélise » pourrait-on dire ce monde féroce et brutal, cette machine inhumaine, cet univers minable où les faibles n'ont pas leur place, une peinture réaliste des pénitenciers pour femmes aux Etats Unis où sexe, sexisme, racisme homophobie sont de rigueur , une cage où la violence et la lutte pour la domination s'exercent chaque jour, où chaleur et côté malsain s'entremêlent dans une sueur qui vous colle à la peau. Un milieu impitoyable qui est là pour broyer et où malgré tout certaines essayent de rallumer une flamme d'humanité .
Prison pour femmes, Stanville, Romy a été condamnée à deux peines à perpétuité pour avoir tué un homme qui la persécutait. Romy se penche sur son passé, son adolescence assez déplorable, son viol, sa descente aux enfers dans la drogue. Puis, mère célibataire gagnant sa vie dans un strip-club , le mars club. Flash back et présent alternent . Présent, cette prison où elle côtoie Conan, si masculine qu'elle avait été envoyée dans une prison pour homme ; Betty qui a fait assassiner son mari pour toucher la prime de l'assurance-vie ; Laura, qui a tué des enfant et bien d'autres . Un monde sorte de jungle où les bons sentiments sont proscrits. Et pourtant , il y a Gordon, jeune prof affecté à la prison, idéaliste, un rien naif qui lui conseille des lectures . Un jour, Romy apprend que son fils a été placé, mais déchue de ses droits parentaux, elle n'a accès à aucune information. Elle décide de tout faire pour le retrouver, et compte sur Gordon.... Des pages poignantes, déchirantes, des visages de femmes seules et pauvres en Amérique aux situations minables car c'est bien la société américaine que l'auteure passe au crible tout en nous faisant plonger dans ce voyage, ce long tunnel sans fin , sans âme, sans liberté .
Un beau coup de coeur que je vous recommande.
J'attends vos avis et merci au SP de Netgalley, de Stock pour cet envoi

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LaRousseBouquine
  22 octobre 2018
Le Mars Club de Rachel Kushner démarre dans un bus du DOC (Department of Corrections) américain en route pour la prison pour femmes de Stanville, au sud de la Californie. Romy Leslie Hall y est transférée après avoir été condamnée à deux peines d'emprisonnement à vie, plus six ans. L'aberration de la durée de sa peine est à l'image du traitement qu'elle va recevoir. Aux Etats-Unis, les détenus n'ont que très peu de droits, et on leur rappelle en permanence la raison de leur sort, quelle que soit la gravité du crime commis.

La narratrice alterne son récit en prison de courts épisodes de sa vie à San Francisco, qui permettent au lecteur de la connaître, et de comprendre comment et pourquoi elle a pu se retrouver ici. Sur son chemin, elle croise beaucoup de femmes comme elles ; des femmes qui n'ont pas eu beaucoup de chance dans la vie, n'ont pas rencontré les bonnes personnes, ont fait des mauvais choix mais souvent parce qu'on ne leur avait jamais aiguillé les bons, et qui finissent en prison par fatalité. Pour ces femmes, la prison est à peine un accident de parcours, c'est presque un passage obligé.

Le Mars Club de Rachel Kushner est un roman foisonnant où les personnages sont abrutis par leur sort et par l'univers destructeur de la prison. Il n'y a rien de caricatural ; les personnages comme les situations sont toujours complexes, faisant au passage le portrait d'une Amérique pleine de contradictions. Bien plus qu'un simple roman sur la détention et la justice, le Mars Club de Rachel Kushner est un roman sur les perversités d'un pays où règne l'image du self-made-man. Un roman prenant, bien écrit et qu'on ne lâche pas avant la fin !
Lien : http://laroussebouquine.fr/l..
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mimichri
  09 mars 2019
Un livre dont je ne parviens pas à écrire une critique argumentée.
C'est un bon livre, bien écrit, documenté, instructif. Oui mais je n'ai pas réussi à entrer vraiment dans ce livre. Je n'ai pas trouvé les personnages attachants, je n'ai pas été happée par l'histoire. J'ai eu l'impression de rester en dehors, de passer à côté. Dommage, d'autant plus que ce sentiment perdure au moment d'écrire une petite critique...j'ai l'impression de ne pas exprimer correctement mon ressenti.
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AnnaDelRio
  24 janvier 2019
Romy Hall a 29 ans quand elle est condamnée à la réclusion à perpétuité. Ancienne strip-teaseuse, elle a assassiné un de ses admirateurs... On ne ressort pas indemne d'une telle plongée dans l'univers carcéral états-unien, et pourtant ! à la faveur des multiples voix qui encadrent ce témoignage à fleur de peau, se dégagent une poésie des milieux interlopes, l'espoir ineffable de celleux qui n'ont plus rien à perdre.
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fflo
  08 janvier 2019
Un livre que je n'aurais sans doute pas lu s'il n'avait reçu le prix Médicis étranger. La vie dans une prison féminine n'est pas ma tasse de thé et le milieu de la violence, de la prostitution, de la drogue ne m'attire pas beaucoup. Mais quelle force dans ce récit!
La vie au jour-le-jour en prison est rythmée par des retours en arrière grâce auxquels on comprend progressivement les raisons de l'incarcération et la vie de la jeune Romy. Les nombreux personnages qui l'entourent ont souvent un lourd passé. Ce ne sont pas des innocentes qui sont là, certaines sont dans le couloir de la mort. Mais pourquoi en sont-elles arrivées là? La dureté des structures sociales américaines pour les pauvres n'y est pas étrangère et n'engendre que violence.
Rachel Kushner semble s'être très bien documentée sur le système carcéral américain et décrypte de façon sérieuse la société américaine des laissés pour compte. Il n'y a pas de pathos, la majorité ne se plaint pas mais il y a peu d'espoir dans ce récit. Personne ne va attendre les prisonnières quand elles sortiront.Les personnages sont néanmoins attachants et leur solitude émouvante.
Romy n'a que son amour de mère pour l'aider à survivre et l'espoir de retrouver son fils, un petit garçon dont elle ne sait plus rien.
Au final un beau roman malgré la dureté du thème.
#LeMarsClub #NetGalleyFrance



Lien : https://ffloladilettante.wor..
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Antoine_Libraire
  09 décembre 2018
La littérature américaine n'en finit pas de détricoter le rêve américain, accumulant au fil des pages les figures cabossées des laissé(e)s pour compte, des oublié(e)s. Il ne doit pas rester grand monde sur cette route du succès, tant les bas-côté sont surpeuplés par celles et ceux laissé(e)s là et qui ont perdu, si tant est qu'ils/elles en aient déjà eu, leur espoir de s'en sortir.

Au fond de la fosse où se dissout l'American Dream se trouve la population subissant la privation de liberté. Les prisonniers, oui. Il n'est pas question dans le livre (ni ici d'ailleurs) de savoir si ces personnages méritent ou non l'enfermement, encore moins de débattre de l'utilité des prisons. En bonne américaine, l'auteure semble défendre une forme d'auto-défense toute yankee, mais ce n'est pas non plus le coeur du livre.

Ces femmes, puisqu'il s'agit d'une prison de femmes, sont là, emprisonnées, chacune résultant d'une succession de mauvais choix, de mauvaises rencontres, aboutissement de trajectoires chaotiques. Rachel Kushner nous détaille leur quotidien de violence, de désespoir, d'abandon et de vin « fait maison ».

Romy, principale narratrice, est au centre du récit et devient bien vite le symbole des violences faites aux femmes par les hommes, par la société et par cette machine sans âme qu'est l'administration judiciaire.

De sa jeunesse au déroulement des jours sans fin de la prison, passant par toutes les évènements qui l'ont conduit ici, nous suivons cette jeune femme contre qui les dieux semblent avoir une dent. Sa détermination à retrouver son fils se cogne aux murs de l'administration, comme un papillon de nuit à un lampadaire, avec obstination et inutilité.

Le système judiciaire, arbitraire et inhumain, est passé au crible sous la plume de l'auteure, la quasi inexistence des femmes, encore plus lorsqu'elles sont précaires, dénoncée avec force.

Construit très habilement, ce roman se dévore sans que l'on s'en rende compte. Les personnages que l'on croise, même furtivement, participent au déroulement des jours, s'étirant lentement, poisseux comme une nappe de pétrole.

Flic ripoux ou prof attentif, codétenues ou surveillants, ils et elles peuplent ce récit tragique où les valeurs semblent parfois renversées.

Un roman âpre et bouleversant, à l'écriture habitée par ce sentiment d'enfermement et de tragique, rendant inéluctable ce qu'il advient.

Une tragédie, dont la première scène vous happera aussitôt, pour ne plus vous lâcher.

C'est beau et terrible.
Lien : https://bonnesfeuillesetmauv..
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Milie_Baker
  24 novembre 2018
"Mars Club" est une lecture laborieuse et enrichissante.
Plongés dans une prison pour femme avec comme personnage principal Romy Hall, une ancienne prostituée qui est condamnée à perpétuité, nous découvrons la vie de ces femmes incarcérées.

Étant une fan de la série "Orange Is The New Black", le concept des prisons pour femme ne m'est pas totalement inconnu mais j'étais contente de lire un roman qui traite du sujet (car il n'y en a pas beaucoup).

Romy Hall est donc la personnage principale, même si nous suivons les vies de plusieurs autres personnes qui sont plus ou moins reliées à elle. L'auteur a décidé de ne pas tout dévoiler de l'ancienne vie de Romy, donc quand on commence le roman, on sait qu'elle est transférée vers une nouvelle prison, mais on ne sait pas pourquoi elle est emprisonnée et on ne le sera que beaucoup plus tard dans l'histoire. J'imagine que c'est une "stratégie" pour garder le lecteur dans l'intrigue, car dans une prison il ne se passe globalement pas grand chose.

Ce n'est pas une lecture ennuyeuse, mais le rythme est assez lent et les actions sont peu nombreuses. Cependant, les personnages sont tous attachants et on veut en savoir plus sur chacun d'eux, ce qui nous donne envie de continuer le livre jusqu'à la fin.

La fin est assez surprenante, ce que j'ai apprécié. Pour le coup, je ne m'attendais pas à un retournement de situation, mais j'ai été surprise par cette fin et du coup j'ai terminé le roman sur une bonne note.

On sent que l'auteur a fait de nombreuses recherches sur le sujet des prisons pour femmes (et hommes aussi) et cela est visible dans la trame de l'histoire et les descriptions.

Ce n'est pas le meilleur roman de cette rentrée littéraire, cependant "Mars Club" reste une lecture très intéressante qui envoie un message plus grand que juste de raconter une histoire.
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ataxye
  19 novembre 2018
Lauréat du Prix Médicis étranger en 2018, ce roman a pour trame littéraire le parcours d'une détenue, Romy Hall, dans une prison où elle purge une double peine à perpétuité.

La vie peut elle subitement basculer dans l'enfer de la réclusion à perpétuité?

Le Mars Club, c'est avant tout le récit d'une mère, d'une femme comme il en existe tant aux Etats-Unis. Celle qu'on croise souvent au supermarché, mal fagotée, fatiguée, et qui semble chercher le sens de sa vie. Son décor ? La somme de ses choix. Et les conséquences de ceux des autres sur sa propre vie.

Après avoir suivi et aimé la série Orange is the New Black, j'avais hâte de lire une autre histoire issue de l'univers carcéral. J'avais déjà approché cette thématique à plusieurs reprise avec Iboga et En ce lieu enchanté, mais jamais un roman ou la femme était au centre de l'histoire.

C'est un roman qui doit être lu. Non pas parce qu'il a été lauréat d'un prix, mais parce que l'histoire de Romy Hall est criante de simplicité et à la fois tellement injuste.
Et puis non en fait, il est juste si l'on en croit les règles. Mais malgré tout il existe après la lecture une forme de compréhension de la sentence. On y découvre aussi les lacunes et les absurdités de la justice américaine.

Au départ, Romy Hall est très digne. Forte. Elle tient à ses principes, et ne s'accorde aucune faiblesse. La douleur et les craintes qu'elle éprouve à l'égard de son fils Jackson sont ses seuls points de repères. Après tout, qu'aurait-elle pu faire d'autre que ce geste qui l'a conduite au pénitencier de Stanville?

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Lien : https://serialreadeuz.wordpr..
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mimo26
  19 septembre 2018
Une lecture passionnante, addictive, mais terrible. On découvre le monde sans pitié des prisons américaines et celui de la vie de pauvres gens à San Francisco dans les années 80.
Un portrait sans concessions des travers du système judiciaire des États-Unis à cette époque-là
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