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Critique de jamiK


jamiK
  11 avril 2018
J'avoue avoir été assez déconcerté, sans doute qu'il ne faut pas le lire n'importe quand. Je m'attendais sans doute à un récit d'aventure du genre Frankenstein ou Dracula, avec un rythme à la Arthur Conan Doyle ou Jules Vernes, mais on est bien plus prêt d'un récit introspectif avec pour axe principal la ville de Prague à la fin du XIXe siècle. C'est avant tout une ambiance, le ghetto juif, avec ses petites ruelles, ses appartements mal chauffés, des personnages étranges, mais très réalistes. le démarrage de ma lecture a été assez laborieux, difficile en effet de se plonger dans l'histoire, les premiers chapitres ne pourront être compris qu'à la fin, et les rêves se mêlent à l'histoire, chargés de symbolique, faisant référence à la culture juive et à la Kabbale. Et surtout, ici, le Golem n'est pas un espèce de monstre géant qui se déplace dans Prague comme une sorte de Godzilla de glaise. Gustav Meyrink le perçoit comme un phénomène naturel qui se déclare tous les 33 ans dans une boucle temporelle, une apparition de double de soi-même, ou une recrudescence de meurtres, de miracles, de rêve hantés, de dépersonnalisation de soi, et d'anthropomorphisme de la ville. Alors, malgré mes difficultés du début de ma lecture, je dois avouer que j'ai été totalement envouté, l'écriture est belle, élégante, et la fin nous fait l'effet d'une révélation. Jamais le surnaturel n'est au coeur du récit, mais il agit comme un médium qui nous fait voyager, dans Prague, dans le mysticisme, dans l'abnégation, où espoir et désespoir se confondent comme dans un miroir. Ce récit me laisse une impression étrange, j'ai le sentiment qu'il se dévoile encore longtemps après la lecture, sans doute à relire plusieurs fois, peut-être tous les 33 ans, qui sait...
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