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Citations sur Sonnets pour Hélène (7)

Il ne faut s'ébahir, disaient ces bons vieillards
Dessus le mur troyen, voyant passer Hélène,
Si pour telle beauté nous souffrons tant de peine,
Notre mal ne vaut pas un seul de ses regards.

Toutefois il vaut mieux, pour n'irriter point Mars,
La rendre à son époux afin qu'il la remmène,
Que voir de tant de sang notre campagne pleine,
Notre havre gagné, l'assaut à nos remparts."

Pères, il ne fallait (à qui la force tremble)
Par un mauvais conseil les jeunes retarder:
Mais et jeunes et vieux vous deviez tous ensemble

Et le corps et les biens pour elle hasarder.
Mélénas fut bien sage, et Pâris, ce me semble,
L'un de la demander, l'autre de la garder.
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« Vivez si m’en croyez, n’attendez à demain. Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. »

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Quand vous serez bien vieille

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle.

Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre et fantôme sans os :
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos :
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.
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Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant:
"Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle."

Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre, et fantôme sans os
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos,
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain;
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.
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XX



Yeux, qui versez en l'ame, ainsi que deux Planettes,
Un esprit qui pourroit resusciter les morts,
Je sçay dequuoy sont faits tous les membres du corps,
Mais je ne puis sçavoir quelle chose vous estes.

Vous n'estes sang ny chair, et toutefois vous faites
Des miracles en moy par voz regards si forts,
Si bien qu'en foudroyant les miens par le dehors,
Dedans vous me tuez de cent mille sagettes.

Yeux la forge d'Amour, Amour n'a point de trais
Que les poignans esclairs qui sortent de vos raiz,
Dont le moindre à l'instant toute l'ame me sonde.

Je suis, quand je les sens, de merveille ravy :
Quand je ne les sens plus en mon corps, je ne vy,
Ayant en moy l'effect qu'a le Soleil au monde.
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Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie
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Madrigal


Si c'est aimer, Madame, et de jour, et de nuit
Rêver, songer, penser le moyen de vous plaire,
Oublier toute chose, et ne vouloir rien faire
Qu'adorer et servir la beauté qui me nuit :

Si c'est aimer que de suivre un bonheur qui me fuit,
De me perdre moi-même, et d'être solitaire,
Souffrir beaucoup de mal, beaucoup craindre et me taire,
Pleurer, crier merci, et m'en voir éconduit :

Si c'est aimer que de vivre en vous plus qu'en moi même,
Cacher d'un front joyeux, une langueur extrême,
Sentir au fond de l'âme un combat inégal,
Chaud, froid, comme la fièvre amoureuse me traite :

Honteux, parlant à vous de confesser mon mal !
Si cela est aimer : furieux je vous aime :
Je vous aime, et sait bien que mon mal est fatal :
Le cœur le dit assez, mais la langue est muette.
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