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Citations sur Conversations avec Sergio Leone (6)

tristantristan
tristantristan   04 décembre 2017
- Il y a aussi la théâtralisation des duels.
- Absolument. Le lieu clos. Théâtralisé. Le cycle de la vie vers la mort. Et l'arène où se déroule le moment de la vérité. Par le face à face! Il s'y joue la dernière chance de vivre. C'est la morale de la fable.
p. 90
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teaboka
teaboka   27 janvier 2022
-Comment travaillez vous avec Morricone ?

Je ne lui fais jamais lire le découpage. Je lui raconte l'histoire comme si c'était un conte de fées. Ensuite,je lui explique le nombre de thèmes que je souhaite. Chaque personnage doit avoir son thème. Mais je lui parle à la romaine : avec beaucoup d'adjectifs. Je fais des comparaisons, je lui explique tout. Puis il travaille et m'apporte des thèmes très courts. Il les joue au piano. Souvent,c'est répétitif ou pesant. Il y a beaucoup d'essais avant que nous ne tombons d'accord. Souvent je lui demande d'être linéaire afin que je puisse faire des permutation ou des accouplements. Il arrive que je prenne la moitié d'un thème et une partie d'un autre pour les fusionner en un seul.
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teaboka
teaboka   26 janvier 2022
-Vos films n'avaient ils pas construit un point de non retour dans le domaine de la violence ?
-Kubrick a déclaré : "Sans Sergio Leone,je n'aurai jamais pu faire Orange Mécanique ". Sam Peckinpah a dit : " Sans Sergio Leone ,je n'aurai jamais pu faire La Horde Sauvage". Ils ne parlaient pas d'affinités d'idées ou de sujets. Ils évoquaient une rupture historique avec les conventions obligatoires du genre. Avant moi, on ne pouvait même pas faire un western sans femme. On ne pouvait pas montrer la violence car les héros devaient être positifs.
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teaboka
teaboka   26 janvier 2022
-Pourquoi ce pessimisme ?
-Disons que je suis un socialiste déçu. Au point de devenir anarchiste. Comme j'ai une conscience, je suis un anarchiste modéré. Je ne jette pas de bombes... Et puis j'ai constaté tout le mensonge qu'il y a dans la vie. Alors que reste t'il ? La famille. C'est mon dernier archétype issue de la préhistoire. Aujourd'hui, cela revient à la mode mais c'est récent. Qu'y a t'il d'autre ? L'amitié. Et c'est tout. Ma nature est pessimiste.
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teaboka
teaboka   26 janvier 2022
-Puisque l'on parle de style,abordons cette manière que vous avez de présenter des personnages sales, mal habillés et pas rasés.
-D'abord c'est un soucis de réalisme. Si vous contemplez les photographies de cette époque, vous y verrez des individus dont l'apparence est bien pire que celle de mes personnages. Mais ce n'est pas un effet de style,c'est une volonté documentaire. Et elle m' est nécessaire pour bien raconter mes fables.
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teaboka
teaboka   30 novembre 2021
-A cette époque, vous disiez que vous n'aimez pas le cinéma d'avant garde,pourtant vous admirez Eisenstein ?
-Eiseinstein, ce n'est pas de l'avant garde ! C'est le commencement d'un nouveau langage, c'est achevé ! L'avant garde, ce serait plutôt Godard. Mais il y a de très bonnes choses dans son travail. Je le respecte beaucoup pour sa façon de voir . Certaines de ses trouvailles sont admirables. Je ne peux pas toutefois le considérer comme un cinéaste complet. Il ne fait pas du cinéma. Il s'en sert. C'est comme Ingmar Bergman qui use du cinéma pour faire de la littérature. Godard utilise le cinéma pour mettre en peinture de la musique. Ce sont des démarches qui comptent. Mais elles ont leurs limites. Parfois, cela donne un chef d’œuvre comme "Pierrot le fou ". Quand la recherche aboutit à cette émotion et cette perfection, je deviens profondément respectueux. Et pour être franc, il peut arriver que le travail de Godard recoupe le mien. Nous avons un point commun : nous faisons tout passer par l'écriture spécifique au cinéma. Nous ne exprimons que par la matière de l'image et du son.
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