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Ils ont fait l'Histoire tome 9 sur 35
EAN : 9782723496292
56 pages
Glénat (26/08/2015)
3.56/5   24 notes
Résumé :
« Ce que je cherche avant tout, c'est la grandeur : ce qui est grand est toujours beau. » Revenu victorieux de ses campagnes en Égypte, Napoléon Bonaparte est accueilli en France comme « le sauveur de la République ». Se positionnant en héros du peuple, il prépare sur les bons conseils de Talleyrand un coup d'état visant à l'introniser Premier consul. Fort de ce nouveau statut, il réforme le pays et ses institutions en profondeur, établissant la Banque de France et ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique

Ce nouveau tome de la série « Ils ont fait l’histoire », collection de bandes dessinées prenant la forme de biographies historiques à dimension pédagogique, à destination du grand public, et qui espère vraiment que le public scolaire se prêtera au jeu, est consacré pour la 2e fois au petit caporal qui faillit devenir le maître de l’Europe et du monde : Napoléon Bonaparte !

Cette série est celle que j’ai longtemps cherché, à savoir une épopée napoléonienne qui a su faire des choix pour apporter du style et du souffle, du coup je ne me suis pas penché sur le cas de toutes les bandes dessinées qui ont fleuri pour le bicentenaire de Waterloo (comme dirait l’autre, le temps triera le bon gain de l’ivraie)

Je ne vais pas vous mentir : ici une connaissance préalable de la geste napoléonienne, ses événements et ses personnages me parait nécessaire pour apprécier tout cela. Un dramatis personae en début/fin de volume n’aurait pas été de refus !

Les Français de la Révolution continuent d’imiter les Romains de l’Antiquité : coup d’Etat parlementaire, coup d’Etat militaire, triumvirat, et après avoir élu consul à vie Bonaparte devient empereur… Pour le reste l’histoire est connue : complots, attentats, réformes tous azimuts, affaires de cœurs, affaires de fesses, révolte d’Haïti, vente de la Louisiane, coalitions européennes ménées et fina, Trafla , Austrel, le bourbier espagnol, et la constante recherche d’un héritier pour stabiliser le nouveau régime.

Et tout cela, comme nous le montre la chouette planche consacrée au couronnement de Notre Dame, est racontée par Talleyrand (le maître à penser de cette merdre en bas de soie que fut François Mitterrand), le timoré Bernadotte, le bouillant Murat et Fouché (qui inaugure avec sa personne une longue série de Ministre de l’Intérieur féru d’espionnage intérieur : le savoir, c’est le pouvoir !)

Graphiquement, on sent que Noël Simsolo a transmis sa passion e sa culture cinématographique au dessinateur italien Fabrizio Fiorentino : le découpage est toujours travaillé, calme quand il le faut, dynamique quand il le doit. Tout cela est bel et bien bon, surtout avec les couleurs d’Alessia Nocera qui m’ont encore une fois été très agréables, mais toujours un peu de mal avec les personnages féminins dont les couleurs de cheveux et les traits du visage changent un peu sans prévenir (est-ce qu’il y aurait un problème de mise en scène de la gent féminine ?). Sinon OK, Certes Napoléon Bonaparte prend forcément de l’âge au fil des ans, passant de Boney à Fleshy, mais j’ai quand même trouvé qu’il avait pris vachement de kilos entre 1803 et 1804… ^^

, on sent malheureusement qu’Alessio Cammardello l’a suppléé sur telle ou telle planche. A la limite ce n’est pas super grave où on reste dans le même style et que cela nous évite le syndrome de la BD finie à l’arrache bien trop inégale pour être honnête.

Comme pour le tome 2, les auteurs ont un message à la fin pour les pinailleurs fan de cosplay qui rouspètent contre le manque de réalisme des uniformes et des attirails des soldats, ou collectionneur de figurines en plomb qui rouspètent contre le mauvais nombre de servants des pièces d’artillerie… ^^

Pour ne rien gâcher, l’historien Jean Tulard, spécialiste du sujet qui est passé par la Sorbonne, l’Institut d’études politiques de Paris et l’Académie des sciences morales et politiques, supervise le tout et nous livre un dossier et un making-off passionnants autant pour le grand public que pour l’amateur d’histoire.

Le sentiment anti-français qui se développe un peu partout en Europe, les royalistes qui craignent une accélération des réformes révolutionnaires, les révolutionnaires qui craignent une évolution monarchique de l’empire… Alors que Bernadotte et Murat semblent hésiter, Talleyrand et Fouché préparent déjà l’après Napoléon… Qu’est-ce qu’on nous réserve pour le tome 3 ? La campagne de Russie, la révolte de l’Europe, la campagne de France, l’exil à l’Île d’Elbe, les Cents Jours et Waterloo…

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Voilà une superbe bande dessinée pour parler de Napoléon. Ce tome, 1800 à 1810, raconte l'histoire de l'Empereur à partir de son retour d'Égypte.

Le récit est toujours intéressant, et les dessins instructifs et agréables. Comme dans les autres tomes, on trouve un dossier historique en fin d'ouvrage, avec chronologie et bibliographie. C'est un bon ouvrage, une collection de qualité, qui a sa place aussi bien dans les bibliothèques que dans les collèges et lycées.

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La première de couverture nous présente Napoléon en plein couronnement, annonçant un album consacré à la mise en place du Premier Empire et ses heures les plus glorieuses. En cela l'on ne nous trompera pas.

D'une manière générale, cette suite ressemble beaucoup au premier album mais en moins réussi. Ici, la narration est linéaire, débutant là on nous l'avions laissé et s'achevant alors que l'Empire entame sa période la plus difficile.

Comme précédemment, les batailles sont au coeur du récit qui met volontairement de côté les différentes réformes entreprises. L'élaboration progressive de l'État contemporain (création des Préfets, du Conseil d'État, du Code civil, de la Légion d'honneur, des Lycées…) ne donne lieu qu'à quelques références, oubliant leur complexité et laissant entendre que la volonté de Napoléon suffit à tout. Les rapports avec les colonies (la Louisiane et la question de l'esclavage) prennent ici davantage d'importance que les réformes internes. L'orientation deviendra même ici mémorielle oubliant de replacer ses décisions douloureuses dans leur contexte.

Il est également question de tractations politiques, puisque le scénario (et c'est un choix délibéré) s'intéresse davantage à trois personnages : Bernadotte, Talleyrand et Fouché. Brumaire garde toute sa place ici, tout comme les rencontres et relations avec ces différents personnages. En revanche, bon nombre d'aspects sont passés sous silence ou rapidement évoqués (notamment la vie de l'Empereur, dont seuls les épisodes politiques sont repris).

Les dessins de Fabrizio Fiorentino sont toujours aussi sérieux (la ressemblance avec l'époque ne laisse ici aucune place au doute) mais l'on ne peut que regretter que les formes éthérées prennent une place sans cesse grandissante. A plusieurs reprises, il est fait appel aux illustrations d'époque et aux tableaux. le traitement n'est hélas pas toujours à la hauteur, par exemple lors du sacre. D'autres, tels que Martin Jamar nous ont habitués à mieux !

Après une agréable surprise, nous voici donc confrontés à une certaine routine qui pourra agacer celles et ceux qui n'apprécient guère les scènes de bataille. Dommage car cette bande dessinée reste agréable, dynamique et intéressante malgré quelques choix contestables et raccourcis hasardeux.

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Du 18 brumaire au mariage autrichien, de Marengo à Wagram en passant par Austerlitz.

L'album commence très fort avec le coup d'Etat du 18 brumaire, qui est malheureusement un peu confus dans ses tenants et aboutissants.

Le récit se poursuit en survolant rapidement la seconde campagne d'Italie avant de ralentir un peu et de s'attarder sur la politique intérieur de la France ou le Premier consul fait étal de ses talents de diplomate.

C'est aussi l'occasion de découvrir qu'il est menacé de toute part avec attentat et complot.

Suit son sacre, magnifiquement illustré, et la campagne d'Allemagne dont la mise en scène toujours très dynamique (surtout pour Murat) perpétue cette effet de succession de batailles.

Après vient le temps des premiers revers: l'insurrection en Espagne, ses désaccords avec certains de ses conseillers et maréchaux, le fait que sa femme ne lui donne pas d'héritier...

J'ai beaucoup aimé que Napoléon devienne de plus en plus arrogant avec ses subordonnés, on sent qu'il s'isole petit a petit, qu'il se coupe de ses potentiels alliés pour se perdre dans une volonté de contrôle absolue et totale.

Graphiquement ça garde le même coté très cinématographique que dans le premier tome, avec toujours cette volonté de ne montrer que ce qui est nécéssaire. Bon par contre en terme de mis en scène, je râle un peu contre le fait que les personnages expliquent tout à voix haute. C'est nécéssaire pour conceptualiser l'action certes, mais au bout d'un moment c'est un peu agaçant.

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Napoléon tome 2 – Simsolo & Fiorentino & Tulard

Dans ce tome 2 , Napoléon accède au pouvoir et met en place le Consulat à vie puis l'Empire. Il créé la Grande Armée, il réforme la France et met en place des institutions qui subsistent toujours actuellement. Les grandes batailles et les grands moments de sa conquête de l'Europe, les moments importants dans sa vie privée et ses rapports avec les grands personnages de l'époque, Fouché, Talleyrand, Bernadotte, défilent au fil des pages jusqu' à son mariage avec Marie Louise.

Dans les quatre dernières pages l'historien explique comment la France est passée de la Révolution à l'Empire avec carte, iconographie, chronologie et bibliographie.

Comme toutes les BD de cette série, celle ci est très intéressante et instructive, on y retrouve les moments importants de notre histoire et les petites phrases célèbres.

Seule chose qui m'a un peu gênée se sont les visages des personnages, ils manquent un peu d'expression, ils se ressemblent un peu tous et parfois on a l'impression qu'ils ne sont que des ébauches.

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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation

[Napoléon] Si j’avais voulu opprimer la liberté de mon pays, si j’avais voulu usurper l’autorité suprême, je ne ma serais pas rendu aux ordres que vous m’avez donnés. La patrie n’a pas de plus zélé défenseur que moi.

- Et la Constitution ?

[Napoléon] La Constitution ? Peut-elle être encore une garantie pour le peuple français ? La Constitution ? Vous l’avez violée le 18 fructidor, vous l’avez violée le 22 floréal, vous l’avez violée le 30 pairial. La Constitution ? Elle est invoquée par toutes les factions, et toutes l’ont violée.

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[Napoléon] Taisez-vous Tallleyrand ! Vous êtes de la merde dans un bas de soie.

[Talleyrand] Quel dommage qu’un si grand homme ait été si mal élevé.

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- Vous épurez beaucoup, mon cher ministre de la police. Royalistes et Jacobins en font les frais.

- Bonaparte l'a dit : la Révolution est finie. Il faut rendre la République chère aux citoyens, respectable aux étrangers, formidable aux ennemis.

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(Bonaparte) Je vous avais laissé la paix et je retrouve la guerre. Je vous avais laissé des conquêtes et l'ennemi passe nos frontières ! J'ai laissé nos arsenaux garnis et je ne retrouve pas une arme ! J'ai laissé les millions de l'Italie et je retrouve partout des lois spoliatrices et la misère, nos canons ont été vendus ! Le vols a été érigé en système !

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Quelle horreur, Junot ! Faire périr tant de monde parce qu'on veut se défaire d'un seul homme !

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Vidéo de Noël Simsolo
Dans le 128e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente Le petit frère, album que l’on doit à Jean-Louis Tripp, édité chez Casterman. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : - La sortie de l'album Carnets de campagne que l'on doit à Mathieu Sapin, Kokopello, Morgan Navarro, Louison, Dorothée de Monfreid et Lara et c'est co-édité chez Dargaud et au Seuil - La sortie de l'album Chroniques décalées d'une famille ordinaire et vice-versa que l'on doit à Séverine Tales et aux éditions Payot Graphic - La sortie de l'album Année zéro que l'on doit au scénario d'Ana Roy, au dessin de Mademoiselle Caroline et c'est édité chez Delcourt - La sortie de Gertrude Stein et la génération perdue que l'on doit au scénario de Valentina Grande, au dessin d'Eva Rossetti et c'est édité au Seuil - La sortie de l'album Orson Welles, l'inventeur de rêves scénarisé que l'on doit au scénario de Noël Simsolo, au dessin d'Alberto Locatelli et c'est édité chez Glénat - La sortie en intégrale d'Une semaine sur deux, un album que l'on doit à Pacco et aux éditions Fluide glacial
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