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Critiques sur Magnifica (38)
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palamede
  27 décembre 2018
Dans une nature aussi rugueuse que douce, accessible que mystérieuse, où hommes, animaux, végétaux luttent, face à l’incertitude de l’avenir, Ada Maria a compris qu'il faut se laisser guider par son instinct pour donner une chance à une joie future. Forte de cette compréhension indicible du monde, elle est prête pour accueillir dans son coeur un jeune Allemand, oublié au fond de la forêt.

Comme un tableau impressionniste Magnifica célèbre la nature et l’amour par touches successives dans un hymne poétique à la vie. Un conte méditatif, esthétique, un peu lent, qu'on apprécie à condition de n'opposer aucune résistance, de se laisser porter par les mots et les images qu'ils enfantent.
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Pancrace
  30 septembre 2018
Dès la prise en main de l'ouvrage, l'oeil est séduit par la douceur de la couverture illustrée par « The Soul Of The Rose » toile d'un maître incontesté du préraphaélisme : John William Waterhouse. Il y une telle osmose entre la mélancolie magique de ce courant pictural et le romantisme jaillissant de ce roman que l'on a l'impression que l'image a infusé par assemblage le texte.
Choix, particulièrement judicieux.

Par ailleurs, je n'ai aucune connaissance pour juger de la qualité d'une traduction mais je demeure subjugué par le caractère poétique des phrases qui éveille les sens au romantisme et à l'amour, véritable trame de ce merveilleux roman.

En fait, tous ces préambules ne sont qu'un prétexte à masquer mon embarras à entrer dans le vif du sujet.
Comment parler de délicatesse sans en manquer ?
Comment distiller des finesses sans en dévoiler
les secrets ?

A pas feutrés, vous découvrirez Ada Maria, son univers sauvage mais bucolique, douloureux mais apaisé.

A pas de fourmis, vous vous imprégnerez de ses peurs, de ses attentes, de ses doutes, de ses joies enfin.

A pas de loups, vous ferez la connaissance de son entourage :
Son père, égoïste et détestable.
Sa mère douce, morte tellement présente.
Son frère, ours attendrissant et attentionné.
Sa belle-mère, mésestimée et bienveillante.
Et puis il y a Benedikt, notre héroïne en deviendra totalement « addict », le verdict réellement tragique.

A pas de géants, vous prendrez grand plaisir à égrener ces pages empreintes de poésie où le souffle amoureux est toujours embusqué après un point, derrière une virgule, dans vos yeux qui se plissent en tournant juste la page.
Parfois les mots sentent bon comme le fumet d'un plat de grand-mère.

Grâce et lyrisme côtoient la rudesse d'un milieu rural reculé, de la mort qui rôde, horrible, menaçante.
L'intensité du roman n'est dans pas dans l'action mais dans l'ascension de la soif de vivre.
Laissez-vous entraîner, Magnifica, frêle, belle et pâle vous tendra les bras.
Elle ressemble à une fine marguerite débordante de pétales.
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isabelleisapure
  23 octobre 2018
5 étoiles et plus encore...
« Magnifica » est un roman d'une délicatesse infinie, à l'instar de sa couverture qui attire l'oeil au milieu des nouveautés de cette rentrée littéraire 2018.
« Magnifica », c'est la grande histoire d'une lignée de femmes dans un petit village d'Italie.
Nous sommes dans les années 50, la jeune Ada Maria grandit avec un père volage, une mère fragile et un petit frère.
A la mort de sa mère, elle s'enfuie, s'enfonce dans la forêt et rencontre un ancien soldat allemand qui vit caché dans une grotte.
De leur amour naît Magnifica, « Une frêle enfant à la peau transparente, une petite fille qui était venue au monde entourée de papillons.»
« En la regardant encore, encore mieux, elle la trouva magnifique et l'appela Magnifica ».

J'ai tout aimé dans ce roman.
L'écriture subtile et romanesque de Maria Rosaria Valentini rappelle celle des grandes romancières anglaises. Elle a l'art de nous entraîner dans la psychologie et les pensées intimes de ses personnages, nous faisant partager les émotions qui les assaillent.

« Magnifica » est un livre à savourer lentement pour en découvrir toutes les subtilités.
Lire « Magnifica » et se laisser glisser dans un monde de douceur, d'amour et de poésie !
Et si c'était ça le bonheur ?
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diablotin0
  01 juin 2019
J'ai d'abord choisi ce livre pour la couverture qui a attiré mon regard. Puis le fait que ce soit un roman écrit par un auteur italien a conforté mon choix mais je n'avais jusqu'à présent jamais entendu parler ni de ce livre ni de l'auteur. Bien qu'il s'agisse d'une traduction, il faut souligner la qualité de la plume pleine de poésie et de délicatesse. L'histoire n'en n'est d'ailleurs pas dépourvue. Magnifica est une histoire d'amours entre homme et femme, entre mère et fille, entre frère et soeur, amours qui ne seront jamais simples ni totalement heureuses, mais en est il différent dans la vraie vie ? c'est aussi un livre qui se lit en appréciant la nature, les odeurs, les images,. C'est un livre qui se lit dans le calme, lentement, en prenant le temps de savourer toute cette poésie et cette mélancolie. Je terminerai en disant que la couverture est à l'image de l'histoire.
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calypso
  31 octobre 2018
Nomen omen peut-on lire dès les premières lignes de Magnifica, roman de Maria Rosaria Valentini paru en toute discrétion dans la chaleur du mois d'août. C'est une référence au doux prénom de l'une des héroïnes, mais c'est également le roman dans son intégralité qui se fait l'écho de la locution latine.
Magnifica possède un stylo doré qui est devenu pour elle une véritable obsession et sans lequel « elle se sent nue ». Avant d'être un stylo, c'était une petite boîte en bois enveloppé dans du lin blanc, et cette petite boîte, avant d'être dans sa main, se trouvait dans celle de son fils, Andrea. Avec ce stylo, des dizaines de petits billets laissant apparaître le fil d'une écriture familière. « Ton histoire, la mienne ». Et Andrea est parti, laissant sa mère en proie à de nombreuses interrogations. Parce que l'espérance comble l'attente, il devient urgent de se souvenir, de reconstituer le passé et de guérir, par cet acte, la mélancolie. Réécrire l'histoire et dénouer le fil. L'anecdote du stylo prend dès lors une valeur symbolique. Le lecteur est invité à remonter le temps pour découvrir l'histoire de trois femmes – Eufrasia, la grand-mère, Ada Maria, la mère, et Magnifica, la fille – histoire dont le coeur est constitué par l'éveil sensuel et amoureux d'Ada Maria. Trois destins qui s'entremêlent, avec leur cortège de disparus et de papillons…
Laissez-moi vous dire ce que je pense de ce roman : c'est une petite merveille. La première de couverture l'annonce – quel choix intelligent, le tableau de Waterhouse est sublime – et la quatrième de couverture n'est pas mensongère, le résumé du moins est conforme au contenu, il tait juste la délicatesse du style qui, de fait, est une vraie belle surprise. Car c'est le véritable point fort de ce roman : une écriture poétique qui exalte les sensations et transforme l'anecdotique en oeuvre d'art. C'est un texte profondément sensible qui déroule une histoire somme toute assez simple, où l'émotion transcende l'action, et où l'événement ne se situe pas en dehors mais à l'intérieur des êtres. Chaque thème – l'amour, la mort, la fraternité, la guerre – est traité avec beaucoup d'élégance. A découvrir !

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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spleen
  12 janvier 2019
Une très belle histoire de femmes sur plusieurs générations dans une région pauvre et isolée d'Italie .

Des mères comme Euphrasia , dépérissant sous l'emprise de son mari jusqu'à la naissance d'un fils , dix ans après l'ainée Ada Maria qui sera pour l'enfant la mère de substitution .

Des amantes, comme Térésina, qui devient , elle aussi , une confidente et un soutien .

Une jeune femme, Ada Maria, lumineuse dans sa simplicité et son amour pour le soldat allemand qui vit toujours dans une grotte dix années après la fin de la guerre .

Tout est pudeur , peu de paroles sont échangées mais on s'émerveille des couleurs de la campagne observée par une fenêtre et chacun est présent lors des veillées des morts comme chacun s'extasie à la naissance d'un nouveau né . La vie est rude en cette moitié du vingtième siècle et les villages se vident , peu de femmes ont accès à l'éducation mais aucune ne se plaint .

Un roman au rythme lent sans que le lecteur ne s'impatiente, savourant le style et la profondeur des sentiments .
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tynn
  27 octobre 2018
1956, un village italien reculé aux lendemains de la seconde guerre mondiale.
Une famille où deux enfants observent chaque jour la dislocation du mariage de leurs parents, une mère qui devient évanescente, un père qui trouve l'amour dans les bras d'une autre femme du village.
Et la vie qui continue avec cette rencontre amoureuse improbable pour un homme des bois caché depuis la fin du conflit.

On a parfois l'impression de lire un conte au décor tourné vers la nature, empreint de l'âpreté des villages ruraux italiens, dans les foyers où les êtres sont taiseux, les discussions banales, les douleurs muettes, les sentiments cachés.
Et au fil des pages, une saga familiale où les femmes dominent déploie sa banalité de vie et mort et son étrangeté par des personnages décalés, immobiles. L'histoire va suivre l'évolution des temps sur quatre générations, et s'extraire peu à peu de la pauvreté des régions à la traîne économique de l'après-guerre, oser l'inconnu, oser partir.

J'ai trouvé cette lecture empreinte d'une tristesse mélancolique, soutenue par une écriture riche, descriptive, évocatrice. C'est d'un esthétisme très littéraire, Il faut s'immerger mais c'est parfois étouffant. L'amour entre les êtres est présent, constamment, mais si peu lumineux, voire même douloureux. L'essentiel se dit entre les mots en narration douce-amère.
Peut-être un peu trop poétique pour mon goût.
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Nuageuse
  18 septembre 2018
C'est d'abord la couverture de ce roman qui m'a attiré, puis son titre " Magnifica" . Ce roman est un vrai coup de coeur en cette rentrée littéraire. Les premières pages m'ont déconcerté par leur style froid, puis petit à petit il se réchauffe en étant poétique tout en gardant sa part de mélancolie.
Une histoire d'amour entre Ada Maria et un ex soldat allemand. L'auteur décrit parfaitement les premières sensations de la naissance du sentiment amoureux : Ada Maria est à la fois excitée de revoir cet inconnu et à la fois en a peur. Heureusement qu'elle pourra se confier à son petit frère, en plus de Teresa, amante de son père chez qui il vivra à la mort de son épouse.
Il est également question du recueillement des vivants vis à vis de leur défunt : nous recueillons-nous pour faire bonne figure? (Même si ce n'est pas le cas de tous, notamment Ada Maria et de son petit frère).
Un roman aux effluves italiennes, qui se savoure pour sa délicatesse.
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CaroGalmard
  13 février 2019
Jolie lecture, rafraîchissante, qui donne envie d'aller se promener dans les bois, un jour de printemps timide, pour voir la nature s'éveiller, sentir l'odeur du humus et le vent tiédi sur le visage, entendre les oiseaux chanter le retour du soleil.
Voilà ce que m'a inspiré roman. Et des couleurs aussi : du vert feuillage qui accompagnent les vivants au fil du temps, du gris des pierres qui restent après les vivants, du noir dans lequel se noient les vivants malheureux, et les milles couleurs des papillons qui font briller les yeux des vivants.
Les êtres sont comme des végétaux, enracinés à leur terre italienne qui passent les saisons avec un mélange de sagesse, dignité et résignation.

Ce beau texte donne envie de ralentir, de revenir à l'essentiel, d'alléger les pesanteurs qui alourdissent notre vie, de faire de la dentelle et prendre son temps pour étirer le bonheur.

Alors, faut-il le lire ? Oui. Une pause fraîcheur, lenteur, délicatesse, ça ne se refuse pas.

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Agathethebook
  28 août 2018
Je réponds tout de suite à la question qui vous brûle les lèvres : OUI ce roman porte merveilleusement bien son nom. Il semble avoir été touché par la grâce, le divin.

C'est un beau coup de coeur de cette rentrée, l'écriture est riche et subtile, l'histoire dense, jamais plombante, « un livre élégant » comme l'indique parfaitement la 4ème.

Avant Magnifica, cette jeune italienne accomplie, deux générations de femmes, n'ayant pas connu l'amour ou alors si peu.

Avant Magnifica, sa mère : Ada Maria, le personnage central du roman. Jeune fille très tôt marquée par le deuil de sa mère, elle ne compte plus les proches qu'elle a enterrés. Autour d'elle, un père absent et son petit frère qui est tout pour elle. Un matin qu'elle se promène dans la forêt, elle croit à une vision. Un homme se trouve là, derrière elle. Cet homme, Benedikt, allemand, est un ancien soldat de la deuxième guerre mondiale, survivant dans sa grotte depuis dix ans.

Ada Maria et Benedikt prennent le temps de s'apprivoiser. Chaque matin, Ada Maria lui apporte des vivres et quelques effets. Son sommeil devient très agité, sa faim s'estompe, magie de l'amour et de la vie qui lui a offert cet homme reclus et sensible.

Si vous aimez les romans féminins, les histoires de femmes, le bal incessant des naissances et des morts, et surtout, surtout si vous aimez les histoires d'amour, si vous aimez l'Italie, ses odeurs, ses mets délicats, mais qu'attendez-vous ?

Ce roman est une allégorie de l'espérance, de la vie qui n'en finit pas, de la beauté des choses même dans leur dénuement le plus total, à l'image du père de Magnifica, à qui le souffle du vent suffisait.

« Magnifica aimait les jonquilles blanches, la pluie d'été, les noix dans leur écale ; l'alphabet des Phéniciens qu'elle avait appris à esquisser en classe. Et le bout des doigts de sa mère. »
Lien : https://agathethebook.com/20..
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