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Critique de Takalirsa


Takalirsa
  18 janvier 2019
Voilà des années que je n'avais plus lu de roman de Bernard Werber. Les Thanatonautes, Les Fourmis, le Père de nos pères : j'avais adoré ses écrits des débuts pour décrocher par la suite... C'est le thème des chats qui m'a fait revenir vers lui (j'en ai trois). Pour autant je ne suis pas convaincue...
L'histoire est racontée du point de vue de la chatte Bastet, ce qui aurait pu être original si cela ne manquait pas autant de crédibilité et d'intérêt. Bastet décrit ce qu'elle voit avec son peu de vocabulaire (la télé est « un monolithe lumineux », sa maîtresse – qu'elle nomme « servante » - mange « des aliments jaunes, roses et blancs », etc.), ce qui est un peu fastidieux. Fastidieuses également les scènes où Pythagore le cyber-chat philosophe lui transmet les connaissances qui lui manquent : le lecteur, lui, les a...

Mais le pire, c'est tout de même lorsque l'auteur attribue à ces chats des sentiments et une sexualité calqués sur l'humain (« Je veux te faire l'amour dans le lit à baldaquin du Président de la République ») : on nage dans le ridicule ! J'ai trouvé que dans l'ensemble, le texte contenait trop d'incohérences relatives au comportement félin. Par exemple, dans la réalité, Bastet n'aurait pas accepté si facilement l'arrivée de Félix (et je sais de quoi je parle pour l'avoir vécu!). de même, quel intérêt de ne pas stériliser sa chatte de trois ans si c'est pour noyer ses chatons à la naissance ?! C'est à la fois cruel et irresponsable.

Heureusement il y a quelques pistes intéressantes comme la ronronthérapie (« Nous, les chats, nous avons ce pouvoir d'absorber toutes les mauvaises ondes et de les transformer en bonnes. Là où les chiens préfèrent déguerpir nous nous installons, nous nous imprégnons, nous nettoyons. C'est notre pouvoir d' « hygiène vibratoire ». »), ainsi que la brève histoire des relations chats/humains (mais quelles sont les références de l'auteur ? Rien n'est indiqué...). J'ai bien aimé aussi l'idée de « rétablir le culte de la déesse à tête de chat et ainsi les humains seront à nouveau en paix, unis dans ma dévotion », même si Bastet est très imbue d'elle-même ! Elle considère les chats comme l'espèce ultime, supérieure à l'homme donc, et le dernier tiers du livre relate l'épopée de ceux-ci dans un Paris apocalyptique, en proie aux terroristes, en vue de sauver l'homme de lui-même puis de s'unir contre des hordes de rats sanguinaires (« Peut-être la prochaine espèce dominante. »). Malheureusement, une fois encore, c'est souvent improbable et vaguement ennuyeux... Quant à la fin, pas grand chose à en dire, il n'y a pas vraiment d'ouverture, juste quelques idées convenues. Décevant...
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