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ISBN : 222639205X
Éditeur : Albin Michel (28/09/2016)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 236 notes)
Résumé :
Pythagore, chat de laboratoire appareillé pour se connecter avec les ordinateurs enseigne à Bastet, jeune chatte Montmartroise, à communiquer avec les humains pour tenter de leur faire prendre conscience de la violence de leur société.
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Critiques, Analyses & Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
03 octobre 2016

Je m'appelle Pythagore.
Je suis un chat siamois un peu particulier puisque, ancien animal de laboratoire, j'ai une prise USB implantée dans mon crâne ( comme un troisième oeil ) et reliée à des endroits stratégiques de mon cerveau. J'ai donc accès une fois connecté à l'ensemble des connaissances via ce que les hommes appellent "l'Internet".
Récemment, alors que je continuais à surfer sur la toile, cherchant toujours à accumuler davantage d'informations, je suis tombé sur un site littéraire qui référence différents avis sur le livre écrit par Patricia ( humaine dont les talents de chamane permettent de communiquer avec nous, les chats, par le rêve ) et relatant les aventures de mon amie Bastet et moi-même, ainsi que notre évolution avant et pendant la Grande Catastrophe. le livre s'appelle Demain les chats, et a été écrit sous l'identité de Bernard Werber, un écrivain quelque peu futuriste du siècle passé qui aurait très bien pu inventer cette histoire avant l'heure.
Ayant depuis les évènements enfin appris à tapoter sur un clavier adapté à mes coussinets et mes griffes rétractiles, je retranscris ici à mes lecteurs humains et félidés quelques extraits de critiques. J'ignore par contre si elles sont le fruit de différentes personnes ou d'un seul babeliote profondément schizophrène :
*Roman post-apocalyptique profondément ancré dans la réalité et se déroulant dans un futur qu'on devine proche, Demain les chats évoque tout d'abord le terrorisme, les émeutes, les ravages d'une guerre aveugle. Les êtres humains qui s'en sortent ( environ 1/4 de la population ) vivent en petits groupes et essaient de survivre. Certains font rôtir des chats à la broche, d'autres font alliance avec ces mêmes chats avec lesquels une forme de complémentarité s'installe face à leur ennemi commun : les rats et la peste d'un nouveau genre qu'ils véhiculent alors qu'ils prolifèrent. Roman inclassable mêlant horreur et anticipation, Demain les chat n'est d'ailleurs pas sans rappeler deux oeuvres majeures du regretté James Herbert : La trilogie des rats bien évidemment ("Un scientifique humain s'est aperçu que, du fait de la montée des températures, les rats deviennent de plus en plus grands et de plus en plus gros") ainsi que Fluke. En effet, dans son livre Werber nous fait entrer dans la tête des chats comme le Britannique nous faisait vivre les pensées d'un chien ( ou plus précisément d'un homme réincarné en canidé ).
*Moi j'aime bien les livres avec des animaux et il y en a beaucoup dans Demain les chats ! Il y a des chats bien sûr mais aussi un lion, des chauves souris, une araignée, des oiseaux, des chiens, un poisson rouge, une souris. Certains parlent mais pas tous. C'est un peu comme dans Walt Disney. D'ailleurs j'étais content quand l'écrivain a évoqué les Aristochats.
*Comme dans chaque roman de Werber, celui-ci permet d'apprendre en s'amusant, ou du moins de nombreuses informations et anecdotes scientifiques et historiques jalonnent les pages de Demain les chats, s'intégrant parfaitement à l'histoire sans avoir besoin cette fois de multiplier les extraits de l'encyclopédie du savoir relatif et absolu d'Edmund Wells. Ainsi, sans avoir l'impression de lire un ouvrage indigeste, vous connaîtrez presque tout sur le chat : son adulation chez les Egyptiens, son importation progressive dans différents pays du globe, pourquoi il a été assimilé à la sorcellerie pendant le moyen âge puis réhabilité à la Renaissance. Vous apprendrez l'existence de la ronronthérapie ; vous saurez que Félicette fut la première chatte dans l'espace ou que Stubbs, autre félin, a été élu maire de la commune de Talkeeta ( Alaska ). Surprenantes, amusantes ou graves, connues ou pas, ces histoires dans l'histoire enrichissent le roman d'une agréable touche culturelle.
*La lecture du roman a beau être plaisante, par moments c'est vraiment n'importe quoi. Je sais bien qu'avec Werber il faut accepter de laisser s'envoler son imagination, de croire volontiers à l'existence d'un septième sommeil, de micro-humains créés scientifiquement, d'un Olympe peuplé de dieux mythologiques, de chats connectés à Internet pourquoi pas ... mais quand ces mêmes matous se régalent avec du caviar, ont de profondes pensées métaphysiques ou font l'amour à la façon des êtres humains ("Je lui présente ma croupe, mais au lieu de me prendre en montant sur moi, il me propose de faire l'amour de face. Il n'arrête pas de m'embrasser et de me caresser à la manière des humains" ), qui plus est dans le lit à baldaquin du président de la république française, de l'onirique au ridicule, le pas est franchi.
*Si on m'avait dit que pour la rentrée littéraire 2016 les éditions Albin Michel publieraient un livre où les héros se prénomment Hannibal, Bastet, Pythagore ou Wolfgang, j'aurais plutôt parié sur Amélie Nothomb.
*Bernard Werber se renouvelle en mettant cette fois le lecteur dans la peau de la chatte Bastet, lui faisant partager ses envies, ses idées, ses besoins, ses révoltes et ses réflexions. C'est elle qui narre son histoire sans bien comprendre tout d'abord les bipèdes qui l'entourent. Elle relate tout de son attitude envers sa maîtresse ( qui en l'occurence serait davantage sa servante humaine ), se présente sans réserve comme amante ou mère, attentionnée ou pas.
Pourtant, les thèmes abordés sont toujours ceux qui sont chers à l'auteur : la réincarnation, la planète en tant qu'entité vivante indépendante, l'écologie, l'homme qui s'achemine vers sa propre destruction, et même brièvement les fourmis ("chez les fourmis on inculque aux petits des valeurs d'entraide").
La communication est quant à elle au coeur du livre, avec un parallèle évident entre les difficultés de Bastet à se faire comprendre des autres créatures vivantes ( humaines et animales ) et le refus de l'homme d'accepter que plusieurs religions puissent coexister ou que sciences et croyances puissent être compatibles.
Je dois bien avouer que certaines allusions m'ont échappé, mais j'ai l'impression que notre histoire a divisé les lecteurs humains. Certains semblent sceptiques voire déçus tandis que d'autres semblent enchantés d'avoir eu accès à notre Histoire. Je crois aussi que certains n'ont pas vraiment compris le message que nous souhaitions faire passer ou ont été perturbés par notre similitude avec eux par bien des aspects. En tout cas je vous ai retranscrit fidèlement les différents commentaires afin que chacun puisse tenter de se faire sa propre opinion sur l'intérêt ou non d'une telle lecture.
Avec mes miaulements distingués,
Pythagore
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ange77
22 avril 2017
Le chien pense : « Les hommes me nourrissent, me protègent, m'aiment, ils doivent être des dieux. »
Le chat pense : « Les hommes me nourrissent, me protègent, m'aiment, je dois être leur dieu. »
[anonyme]

Quelques mots-clés :
》Post-apocalyptique, anticipation, guerre civile, survie.
》Antropomorphisme, humanité, communication inter-espèces, dualité.

Un récit captivant, novateur, félin.

« J'aime bien les humains, mais je ne les comprends pas toujours. »

Si à l'époque de la trilogie des Fourmis, j'avais fini par considérer les petites bestioles éponymes d'un regard bien différent, ce n'est pas le cas ici... peut-être tout simplement parce que j'ai eu des chats toute ma vie et que par conséquent, je ne pouvais pas être vraiment surprise. Cependant ce serait mentir de dire que je n'ai absolument rien appris.
Comme souvent, le romancier nous a concocté une oeuvre aux petits oignons, enrichissante autant que récréative.

« Qui suis-je ? »
J'ai aimé suivre Bastet au fil de ses pérégrinations, dans sa recherche de la communication inter-espèce, ainsi que dans son initiation à "l'intelligence" et à l'apprentissage de l'Histoire (et de la vie) par le professoral siamois, nommé Pythagore.
Pourtant j'ai mis du temps à apprécier cette jeune et jolie chatte, au caractère plus que bien trempé, frôlant outrageusement et plus d'une fois les limites. Elle paraît narcissique, hautaine, arrogante, jalouse, orgueilleuse... j'en passe. Et probablement est-elle tout cela réuni - portrait peu engageant, je le concède.
Sauf que notre féline narratrice n'est pas que ça : Bastet est bien plus humaine que peuvent l'être la plupart des bipèdes prétendant au titre...
« Mes amours et mes amis me permettent de connaître ma capacité à aimer.»
Si vous arrivez comme moi, à faire fi de ses sautes d'humeur et de sa panoplie de petits défauts horripilants, vous ne pouvez que vous attacher au personnage (en tant que tel, uniquement ; il ne me faudrait pas d'un félidé comme ça!)
D'autres protagonistes à quatre pattes m'ont beaucoup touché également : le pauvre Félix, angora "pure race - moche" (aux dires de notre héroïne...), enfermé dans sa bulle sans chercher plus loin un éventuel sens à sa vie ; Angelo, petit bâtard orange et fils "indigne" ; ou encore le terrible et majestueux Hannibal, un... très très grand chat.
***
« Il est déjà mort celui pour qui demain est un autre hier. »
Je n'en suis pas à mon premier Werber, loin s'en faut - ni à mon dernier - , et je ne peux nier l'affection que je porte à l'auteur, forcément, mais je dois tout de même dire que je ne loge pas tous ses récits à la même enseigne.
Si j'ai adoré les cycles des Fourmis et des Anges, le livre du Voyage, le Papillon des étoiles ou le miroir de Cassandre, j'apprécie nettement moins ses nouvelles et je n'ai pas complètement accroché avec le cycle Aventuriers de la sciences (me reste encore à terminer la série Troisième Humanité, avec le dernier tome, ainsi que le Sixième Sommeil).
« Avoir une quête ne suffit pas, il faut aussi avoir une stratégie qui mène à son accomplissement. »
On peut dire de Bernard Werber qu'il innove peu, qu'il se répète même, et qu'il y a rarement d'entre deux avec lui, en régle générale : ou on aime, ou on aime pas.
Faisant clairement partie de la seconde catégorie malgré tout, je n'en reste pas moins objective - j'essaie à tout le moins.
Et c'est vrai, j'étais assez mitigée au sortir de ma lecture, raison pour laquelle j'ai mis du temps à pondre mon avis. Mais force est d'admettre, avec le recul pris depuis, que j'ai finalement beaucoup aimé.
Honnêtement pour ma part, ce fut un très bon moment aux côtés d'un auteur qui m'avait manqué, et ça pourrait être une excellente lecture également pour beaucoup d'entre vous, ce, que vous aimiez ou non l'écrivain français.
> À ce propos, petite tergiversation toute personnelle : je pense, sincèrement, que l'histoire pourrait véritablement plaire, sinon surprendre, un lectorat habituellement peu enclin à apprécier Werber. À contrario, les fans purs et durs de la première heure ne retrouveront peut-être pas la patte (!) de l'auteur si cher à leur coeur... Cet avis n'engage que moi, bien évidemment.
Et puis, de toute façon, vous connaissez la chanson : les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas.
Certes.
Alors parlons-en !
Bernard Werber possède un style bien à lui, un univers propre et particulier.
Avec Demain les chats, il m'a néanmoins semblé découvrir un nouvel aspect de sa plume que je ne connaissais pas.
Bien entendu, on y retrouve les préceptes tant affectionnés par ce dernier - l'unité du 1, la dualité du 2, etc... - , mais la construction est différente, presque allégée. On ne s'eparpille guère, guidés par la même voix - le même miaulement - du début à la fin.
Quid alors de ce cher Edmond Wells, avec ses pertinentes citations ? (à part la seule que l'on peut lire au tout début)
> ceci étant, j'ai eu l'impression que le pédant et dogmatique Pythagore, lors de ses fameuses leçons d'histoire, remplaçait (et plutôt agréablement d'ailleurs) les extraits de sa célèbre Encyclopédie du Savoir relatif et absolu - Ceux qui l'abhorraient n'ont plus à s'en faire...
Ici donc, je suis ressortie enchantée d'une lecture plaisante, une fois prise dans sa globalité - même si je l'ai personnellement trouvé bourrée d'incohérences. Bon... s'agissant d'un roman, donc d'une fiction, je concède que suis peut-être mauvaise langue après tout.
Reste que je n'ai pas trop aimé la fin, bâclée à mon goût - quoique, en y réfléchissant plus longuement, on suit la logique toute werberienne de l'histoire.

De plus, on se rendra rapidement compte que le conteur philosophe s'est une nouvelle fois extrêmement bien documenté sur son sujet. Tous les propriétaires de chats, enfin tous leurs serviteurs voulais-je dire ^^ , ne pourront que reconnaitre certains des traits, ou des actions, immanents à leurs boules de poil adorées.
Et juste pour ça, c'est une lecture qui vaut le coup.
***
Pour finir, j'ai adoré la postface du livre, dans laquelle B.W. nous signifie au passage qu'aucun animal n'a été maltraité ou blessé durant l'écriture du roman !
=)
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canel
15 octobre 2016
Après la Chatte de Colette, celle de Bernard Werber.
Elle s'appelle Bastet, elle ne connaît du monde humain que ce qu'elle observe et interprète tant bien que mal au contact de sa maîtresse, qu'elle appelle « sa servante ».
Un chat du voisinage, qui connaît « la signification du comportement des hommes », l'instruit.
Voilà quinze ans que je n'ai pas lu de roman de cet auteur. J'avais aimé la trilogie des 'Fourmis', et plus encore, 'Le père de nos pères'. J'espérais que Bernard Werber, intéressant, mais manifestement beaucoup plus scientifique que littéraire, aurait affiné sa plume. Heum...
Mêmes ingrédients et même structure ici que dans ses premiers romans : aventures d'animaux relevées de vulgarisation historique, scientifique, sociologique.
Les dialogues entre animaux sont très naïfs, voire niais, leurs péripéties pataudes, lentes et ennuyeuses. J'aime beaucoup en revanche les réflexions de l'auteur sur l'Histoire de l'humanité - en l'occurrence sur la guerre, le terrorisme, les religions - mais elles sont trop rares, hélas, diluées dans une épopée de félins mi-hommes (par leurs comportements) mi-bêtes (par leur apparence).
Et comme le jeu de deviner quel objet/action décrit le chat s'émousse, on décroche vite, a fortiori si on n'aime pas les aventures post-apocalyptiques...
J'ai survolé les 68* dernières pages pour ne garder que ce qui m'intéresse...
♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=mcUza_wWCfA
* coucou, S. ! 😉
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stokely
02 décembre 2016
Aïe une nouvelle déception de lecture avec un de mes auteurs favoris, j'appréhendais déjà un peu vu le sujet des chats, je suis personnellement plus chien que chat et puis je n'ai pas particulièrement apprécié les fourmis. le seul livre que je n'ai pas lu de Bernard Werber c'est le troisième tome des fourmis je n'ai pas pu me forcer pour le lire le 1 et le 2 ayant déjà été laborieux.
On suit ici le chat Bastet ainsi que son voici d'en face Pythagore, celui-ci est doté d'un troisième oeil qui lui permet d'avoir accès à la connaissance humaine avec internet.
Et la déjà je sature, tu vois ça Bastet dixit Pythagore la boite noire c'est la télévision et il y a beaucoup de chose ainsi que Pythagore apprend à Bastet. Je me suis cru revenir au livre pour enfant avec des images.
Et puis comme le récit ne peut durer 300 pages avec Bastet qui apprend des choses avec Pythagore (quoique...) on fait intervenir des catastrophes pour mouvementer un peu le récit (on fait un melting pot parce qu'il y en a tout de même plusieurs).
C'est long, c'est plat, c'est ennuyeux je mets tout de même 2/5 car j'ai appris quelques petites choses sur les chats mais c'est tout. Allez vite une bonne lecture pour oublier tout ça....
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ladesiderienne
03 janvier 2017
Ma relation avec Bernard Werber est très chaotique, elle connait des hauts et des bas. J'avais adoré sa trilogie des "Fourmis" et détesté celle des "Dieux". Je ne suis donc pas une inconditionnelle de cet auteur mais j'avoue que je n'ai pas pu résister aux hypnotisants yeux jaunes figurant sur la couverture de "Demain les chats". Les livres et la gent féline étant deux passions-moteur de mon existence (en plus bien sûr de ma petite famille adorée), j'ai évidemment succombé à la tentation...
Je suis rapidement tombée sous le charme de cette peste de Bastet mais ça c'était avant... avant d'avoir rencontré Pythagore dont la sagesse et la connaissance du monde humain m'ont subjuguée.
Au début du roman, j'ai trouvé très drôle le fait de voir notre univers à travers le regard des chats. Devant la tournure des évènements, l'humour a laissé place à un conte philosophique version féline. Tirant des leçons de leurs expériences passées en notre compagnie, les chats sont-ils capables de recréer un monde exempt de violence ? Pythagore, l'ex-chat de laboratoire, qui grâce à son port USB implanté dans son cerveau le reliant à internet, connait bien toutes les erreurs humaines à l'origine de toutes les guerres depuis la nuit des temps. Est-il capable de les éviter ? L'intrépide Bastet, la fidèle Esmeralda et le présidentiel Wolfgang vont l'aider dans sa mission, soutenus par la force du lion Hannibal.
Bernard Werber en profite pour nous livrer une anthologie sur l'existence des chats à travers les diverses civilisations que j'ai beaucoup appréciée. Tour à tour adorés tel un Dieu puis chassés tel un suppôt de Satan, ils n'ont pas l'air d'être rancunier à notre égard. L'auteur insiste également sur l'importance du "livre", seul objet de mémoire qui résiste au temps (que resterait-il d'internet face à une panne généralisée des systèmes électriques et informatiques ?)
Dans ce roman d'anticipation, Bernard Werber reste fidèle à son univers habituel. Il me fait penser à un Montesquieu des temps modernes qui crée des mondes imaginaires pour que l'on s' interroge sur la pérennité du nôtre. Je reste quand même un peu déçue par la deuxième partie du livre où j'ai ressenti beaucoup de longueurs dans cette traversée de Paris dévasté et dans ces multiples combats contre les rats. La fin m'a paru également plutôt brutale. Le débat se veut, comme je l'ai dit philosophique, et pourtant par moment, j'ai trouvé qu'on frôlait la niaiserie, principalement au niveau de l'écriture. Bref, une lecture plutôt en dent de scie.
Merci quand même, Mr Werber, pour avoir mis à ma portée les pensées de mon chat Léonard qui me regarde fixement de ses yeux verts. Peut-être songe-t-il à notre survie éventuelle dans le nouveau monde de Pythagore ?
Pour moi, ce sera un 13/20.
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Les critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec10 octobre 2016
Le formidable Bernard Werber revient cette année avec une histoire où nos compagnons à moustaches font de leur mieux pour sauver les hommes de leur folie destructrice.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations & extraits (109) Voir plus Ajouter une citation
mamangel1mamangel126 avril 2017
Ils ont suffisamment de goût pour les personnages imaginaires pour être prêt à tuer ou à mourir pour lui. En fait, pour être juste, Dieu est depuis quelques temps la raison principale du terrorisme et des guerres.
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canelcanel12 octobre 2016
- Qu'est-ce qui pousse les humains à s'entretuer avec une telle frénésie ?
- Il y a plusieurs raisons : acquérir des territoires plus larges, voler les richesses de leurs voisins et leurs jeunes femelles fécondes, les convertir à la religion de leur Dieu.
- C'est quoi un "dieu" ?
- Il s'agit d'un personnage imaginaire. Il est représenté le plus souvent sous la forme d'un géant qui vit dans le ciel. Il a une robe blanche et une barbe. C'est lui qui édicte ce qui est bien et ce qui est mal. C'est lui qui juge. C'est lui qui décide de tout ce qui va arriver aux humains.
- Et tu dis que c'est un personnage qu'ils ont inventé ?
- Ils ont suffisamment de goût pour les personnages imaginaires pour être prêts à tuer ou à mourir pour lui. En fait, pour être juste, Dieu est depuis quelque temps la raison principale du terrorisme et des guerres.
- Mais tu m'as dit qu'aucun humain ne l'avait rencontré.
- Pour nous, les chats, cela peut évidemment paraître illogique, mais il semblerait qu'ils aient créé Dieu parce qu'ils ne supportaient pas d'être libres et responsables de leurs propres actes. Grâce à cette notion, les humains peuvent se percevoir eux-mêmes comme des êtres qui ne font qu'obéir à un maître. Tout ce qui arrive est "Sa" volonté. C'est également un moyen d'assujettir les esprits les plus faibles.
(p. 69-70)
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canelcanel16 octobre 2016
- En Chine, durant la Révolution culturelle, le président Mao a fait éliminer tous les intellectuels, et plus tard le Cambodge tout entier a décidé de demander aux plus analphabètes de tuer les plus cultivés. Ils ont qualifié ce massacre de 'révolution', afin que l'élimination des élites apparaisse comme une forme d'amélioration du cadre de vie. En général, les nouveaux leaders sont encore plus corrompus que ceux qu'ils viennent de détrôner, mais cela ravit tout le monde parce que au moins il y a du changement. [...]
- Il n'y a jamais eu de révolution aux effets bénéfiques ?
- Qui ont abouti ? Non. En général, après l'enthousiasme des débuts suit une phase de désordre, et enfin un dictateur totalitaire vient remettre de l'ordre et tout le monde est rassuré.
- Etrange...
- Mais cyclique. De ce que j'ai compris, le monde des humains évolue ainsi : trois pas d'évolution en avant (période pendant laquelle ils font beaucoup de progrès dans tous les domaines), puis il y a une crise (le plus souvent une guerre) et tout s'effondre. Ils font alors deux pas en arrière. Ainsi, quand l'Empire romain s'est effondré en l'an 476 après Jésus-Christ sous les invasions barbares, ils ont dû attendre l'an 1500 pour voir éclore la Renaissance, période bien nommée puisque après cette parenthèse de mille ans ils ont repris exactement là où la médecine, la technologie, la peinture, la sculpture, l'architecture et la littérature s'étaient arrêtées.
- Ils ont perdu mille ans ?
(p. 180-181)
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canelcanel14 octobre 2016
- Je ne te plais pas ? je demande.
- J'ai décidé de consacrer ma vie à la connaissance et me suis détaché des besoins primaires comme manger ou faire l'amour.
- C'est lié à ton 'secret' ?
- Je me suis édicté une règle : 'Pas de désir, pas de souffrance.'
- Tu as peur de souffrir si tu fais l'amour avec moi ?
- J'ai peur de ressentir tellement de plaisir que je deviendrai dépendant de toi. Et je goûte une autre satisfaction : celle d'être libre et détaché de tout. Personne ni rien ne m'est indispensable. C'est ma plus grande fierté.
(p. 122-123)
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TetielilyTetielily02 novembre 2016
" Quoi qu'il arrive, c'est pour mon bien.
Cet espace-temps est la dimension que mon esprit a choisi pour s'incarner.
Mes amours et mes amis me permettent de connaître ma capacité d'aimer.
Mes ennemis et les obstacles qui se dressent sur mon chemin servent à
vérifier ma capacité de résistance et de combat.
Mes problèmes me permettent de mieux me connaître.
J'ai choisi ma planète.
J'ai choisi mon pays.
J'ai choisi mon époque.
J'ai choisi mes parents.
J'ai choisi mon corps.
Dès le moment où je prends conscience que ce qui m'entoure est issu de mon
propre désir, je ne peux plus me plaindre, je ne peux plus avoir de
sentiment d'injustice.
Je ne peux plus me sentir incompris.
Je ne peux qu'essayer de percevoir pourquoi mon âme a besoin de ces épreuves
pour avancer.
Toutes les nuits, durant mon sommeil, c'est ce message qui m'est rappelé
sous forme de rêves au cas où j'en viendrais à l'oublier.
Tout ce qui m'entoure est là pour m'instruire.
Tout ce qui m'arrive est là pour me faire évoluer."
+ Lire la suite
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