AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur Les Rougon-Macquart, tome 7 : L'Assommoir (403)

isajulia
isajulia   31 juillet 2013
Son rêve était de vivre dans une société honnête, parce que la mauvaise société, disait-elle, c'était comme un coup d'assommoir, ça vous causait le crâne, ça vous aplatissait une femme en moins de rien.
Commenter  J’apprécie          390
jeunejane
jeunejane   20 novembre 2017
Gervaise dit à Coupeau : Mon Dieu ! je ne suis pas ambitieuse, je ne demande pas grand chose...mon idéal, ce serait de travailler tranquille, de manger toujours du pain, d'avoir un trou un peu propre pour dormir, vous savez, un lit, une table, deux chaises, pas davantage...Ah! Je voudrais aussi élever mes enfants, en faire de bons sujets, si possible...il y a encore un idéal, ce serait de ne pas être battue, si je me remettais jamais en ménage ; non ça ne me plairait pas d'être battue...Et c'est tout, vous voyez, c'est tout..."
Commenter  J’apprécie          350
PiertyM
PiertyM   22 août 2015
L'amitié avec un homme, c'est plus solide que l'amour avec une femme
Commenter  J’apprécie          344
Analire
Analire   27 avril 2013
Les enfants poussaient sur la misère comme des champignons sur le fumier.
Commenter  J’apprécie          341
isajulia
isajulia   08 août 2013
Le vin décrassait et reposait du travail, mettait le feu au ventre des fainéants ; puis, lorsque le farceur vous jouait des tours, eh bien ! le roi n'était pas votre oncle, Paris vous appartenait. Avec ça que l'ouvrier, échiné, sans le sou, méprisé par les bourgeois, avait tant de sujets de gaieté, et qu'on était bien venu de lui reprocher une cocarde de temps à autre, prise à la seule fin de voir la vie en rose ! Hein ! à cette heure, justement, est-ce qu'on ne se fichait pas de l'empereur? Peut-être bien que l'empereur lui aussi était rond, mais ça n'empêchait pas, on se fichait de lui, on le défiait bien d'être plus rond et de rigoler davantage. Zut pour les aristos !
Commenter  J’apprécie          320
LydiaB
LydiaB   08 janvier 2013
A ce moment, comme la jeune femme pendait sa dernière pièce de linge, il y eut des rires à la porte du lavoir.
- C'est deux gosses qui demandent maman ! cria Charles.
Toutes les femmes se penchèrent. Gervaise reconnut Claude et Étienne.
Dès qu'ils l'aperçurent, ils coururent à elle, au milieu des flaques, tapant sur les dalles les talons de leurs souliers dénoués. Claude, l'aîné, donnait la main à son petit frère. Les laveuses, sur leur passage, avaient de légers cris de tendresse, à les voir un peu effrayés, souriant pourtant. Et ils restèrent là, devant leur mère, sans se lâcher, levant leurs têtes blondes.
- C'est papa qui vous envoie ? demanda Gervaise.
Mais comme elle se baissait pour rattacher les cordons des souliers d'Étienne, elle vit, à un doigt de Claude, la clef de la chambre avec son numéro de cuivre, qu'il balançait.
- Tiens ! tu m'apportes la clef ! dit-elle, très-surprise. Pourquoi donc ?
L'enfant, en apercevant la clef qu'il avait oubliée à son doigt, parut se souvenir et cria de sa voix claire :
- Papa est parti.
- Il est allé acheter le déjeuner, il vous a dit de venir me chercher ici ?
Claude regarda son frère, hésita, ne sachant plus. Puis, il reprit d'un trait :
- Papa est parti... Il a sauté du lit, il a mis toutes les affaires dans la malle, il a descendu la malle sur une voiture... Il est parti.
Gervaise, accroupie, se releva lentement, la figure blanche, portant les mains à ses joues et à ses tempes, comme si elle entendait sa tête craquer. Et elle ne put trouver qu'un mot, elle le répéta vingt fois sur le même ton :
- Ah ! mon Dieu !...ah ! mon Dieu !... ah ! mon Dieu !...
Madame Boche, cependant, interrogeait l'enfant à son tour, tout allumée de se trouver dans cette histoire.
- Voyons, mon petit, il faut dire les choses... C'est lui qui a fermé la porte et qui vous a dit d'apporter la clef, n'est-ce pas ?
Et, baissant la voix, à l'oreille de Claude :
- Est-ce qu'il y avait une dame dans la voiture ?
L'enfant se troubla de nouveau. Il recommença son histoire, d'un air triomphant :
- Il a sauté du lit, il a mis toutes les affaires dans la malle, il est parti...
Alors, comme madame Boche le laissait aller, il tira son frère devant le robinet. Ils s'amusèrent tous les deux à faire couler l'eau.
Gervaise ne pouvait pleurer. Elle étouffait, les reins appuyés contre son baquet, le visage toujours entre les mains. De courts frissons la secouaient. Par moments, un long soupir passait, tandis qu'elle s'enfonçait davantage les poings sur les yeux, comme pour s'anéantir dans le noir de son abandon. C'était un trou de ténèbres au fond duquel il lui semblait tomber.
- Allons, ma petite, que diable ! murmurait madame Boche.
- Si vous saviez ! si vous saviez ! dit-elle enfin tout bas. Il m'a envoyée ce matin porter mon châle et mes chemises au Mont-de-Piété pour payer cette voiture...
Et elle pleura. Le souvenir de sa course au Mont-de-Piété, en précisant un fait de la matinée, lui avait arraché les sanglots qui s'étranglaient dans sa gorge.
Cette course-là, c'était une abomination, la grosse douleur dans son désespoir. Les larmes coulaient sur son menton que ses mains avaient déjà mouillé, sans qu'elle songeât seulement à prendre son mouchoir.
- Soyez raisonnable, taisez-vous, on vous regarde, répétait madame Boche qui s'empressait autour d'elle. Est-il possible de se faire tant de mal pour un homme !... Vous l'aimiez donc toujours, hein ? ma pauvre chérie. Tout à l'heure, vous étiez joliment montée contre lui. Et vous voilà, maintenant, à le pleurer, à vous crever le coeur... Mon Dieu, que nous sommes bêtes !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
colimasson
colimasson   10 novembre 2014
Ah ! bien sûr, Gervaise n’était plus remuée comme autrefois, quand elle voyait Coupeau au bord des gouttières, à des douze et des quinze mètres du trottoir. Elle ne l’aurait pas poussé elle-même ; mais s’il était tombé, naturellement, ma foi ! ça aurait débarrassé la surface de la terre d’un pas grand-chose. […] A quoi servait-il, ce soûlard ? à la faire pleurer, à lui manger tout, à la pousser au mal. Eh bien ! des hommes si peu utiles, on les jetait le plus vite possible dans le trou, on dansait sur eux la polka de la délivrance.
Commenter  J’apprécie          310
isajulia
isajulia   02 août 2013
Ah ! non, par exemple, la misère ne tuait pas assez vite.
Commenter  J’apprécie          290
isajulia
isajulia   01 août 2013
Ah ! les garces ! Le mère et la fille, ça fait la paire. Et c'est du propre d'aller manger le Bon Dieu en guignant les hommes. Ose donc dire le contraire, petite salope ! Je vas t'habiller avec un sac, nous verrons si ça te grattera la peau. Oui, avec un sac, pour vous dégoûter, toi et tes curés. Est-ce que j'ai besoin qu'on te donne du vice? Nom de Dieu ! voulez-vous m'écouter, toutes les deux !
Commenter  J’apprécie          280
isajulia
isajulia   30 juillet 2013
Ah bien ! vous êtes encore innocents de vous attraper pour la politique !...En voilà une blague, la politique ! Est-ce que ça existe pour nous?... On peut bien mettre ce qu'on voudra, un roi, un empereur, rien du tout, ça ne m'empêchera pas de gagner mes cinq francs, de manger et de dormir pas vrai?... Non, c'est trop bête !
Commenter  J’apprécie          230




    Acheter ce livre sur

    FnacAmazonRakutenCulturaMomox






    Quiz Voir plus

    Les personnages des Rougon Macquart

    Dans l'assommoir, quelle est l'infirmité qui touche Gervaise dès la naissance

    Elle est alcoolique
    Elle boîte
    Elle est myope
    Elle est dépensière

    7 questions
    474 lecteurs ont répondu
    Thème : Émile ZolaCréer un quiz sur ce livre