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Par Larsen, le 16/09/2010
Albert Caraco
Mais à quoi bon prêcher ces milliards de somnambules, qui marchent au chaos d'un pas égal, sous la houlette de leurs séducteurs spirituels et sous le bâton de leurs maîtres ? Ils sont coupables, parce qu'ils sont innombrables, les masses de perdition doivent mourir, pour qu'une restauration de l'homme soit possible. Mon prochain n'est pas un insecte aveugle et sourd, mon prochain n'est pas un automate spermatique [...]. Que nous importe le néant de ces esclaves ? Nul ne les sauve ni d'eux-mêmes ni de l'évidence, tout se dispose à les précipiter dans les ténèbres, ils furent engendrés au hasard des accouplements, puis naquirent à l'égal des briques sortant de leur moule et les voici formant des rangées parallèles et dont les tas s'élèvent jusqu'aux nues. Sont-ce des hommes ? Non. La masse de perdition ne se compose jamais d'hommes [...].
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Amers, tome 1 : Le Bréviaire du chaos de
Albert Caraco
nous sommes ici bas les dupes de nos écorcheurs
et quand nous croyons obéir à Dieu, nous obéissons
à des hommes, des hommes qui nous mènent au
chaos et qui ne nous préservent de la mort, des
hommes ignorants, des hommes impuissants, mais
qui nous en imposent, au nom de ces traditions qu'ils
nous imposent. Car nos autorités ne savent rien, ne
peuvent rien, ne valent rien, ne nous évitent rien et ne
s'entendent plus qu'à nous bercer de menteries, à
seule fin de maintenir l'acquis des privilèges et de
perpétuer leur établissement.
Albert Caraco
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Par Larsen, le 16/09/2010
Albert Caraco
Les villes, que nous habitons, sont les écoles de la mort, parce qu'elles sont inhumaines. Chacune est devenue le carrefour de la rumeur et du relent, chacune devenant un chaos d'édifices, où nous nous entassons par millions, en perdant nos raisons de vivre.
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Le Semainier de l'agonie de
Albert Caraco
Les intellectuels se taisent? Les plus habiles ont fort bien compris ce que j'avance et les très rares lecteurs en état de lire entre les lignes discernent à leur tour ce que les intellectuels pénètrent. Le monde a besoin d'une Révélation nouvelle, on ne peut empêcher les esprits éclairés de le savoir et dussent-ils le sous-entendre, leur façon de se taire est un aveu, leur mariage en est le plus souvent un autre...
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Amers, tome 1 : Le Bréviaire du chaos de
Albert Caraco
Car la nature de ce monde est l'absolue indifférence et c'est encore le devoir du philosophe que de ressembler à la nature de ce monde, sans laisser d'être l'homme qu'il ne pourra cesser d'être : la cohérence, la mesure et l'objectivité sont à ce prix. Tous les problèmes seraient résolus par l'objectivité, la mesure et la cohérence, mais comme la plupart des hommes en sont incapables, tous les problèmes sont insolubles, la catastrophe est à jamais la seule école où les indignes recevront l'enseignement que la sottise et que la folie leur méritent.
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Amers, tome 1 : Le Bréviaire du chaos de
Albert Caraco
Les villes, que nous habitons, sont les écoles de la mort, parce qu'elles sont inhumaines. Chacune est devenue le carrefour de la rumeur et du relent, chacune devenant un chaos d'édifices, où nous nous entassons par millions, en perdant nos raisons de vivre. Malheureux sans remède nous nous sentons bon gré mal gré engagés le long du labyrinthe de l'absurde et nous n'en sortirons que morts, car notre destinée est de multiplier toujours, à seule fin de périr innombrables.
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Le Semainier de l'agonie de
Albert Caraco
Je ne peux plus mourir, et demain il ne restera pas un recoin où il me soit possible de me cacher. Devant mes yeux s’ouvre le chemin qui ne finit jamais et qui emporte tout, je donne jour à mon éternité et je me fais concept, je sors de moi aliéné par moi-même, l’arc brisé, la flèche tirée.
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Amers, tome 1 : Le Bréviaire du chaos de
Albert Caraco
Le mot communication serait-il à la mode si la communion n'était problématique ? Albert Caraco .