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Par vdum, le 23/08/2009
Le Japon n'existe pas de
Alberto Torres-Blandina
Finalement, cette histoire de grandir, c'est du pipeau. Enfant, je croyais que les adultes savaient quelque chose que je ne savais pas, que grandir c'étais franchir des niveaux, monter en quelque sorte l'escalier de la vie, une marche après l'autre. Mais ce n'ai pas vrai. Je n'ai pas vu de niveaux, ni de marche, ni rien. Je continue à être le même.Les années passent et seule la taille du pantalon et le nombre de cheveux change réellement. Là, à l'intérieur, je suis toujours le même jeune paumé, bavard et un peu dingue...
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Par yv1, le 12/05/2011
Carte du labyrinthe de
Alberto Torres-Blandina
Tout me semble absurde autour de moi. Qu'est-ce qu'ils peuvent bien savoir des larmes, ces gens-là ? Pourquoi est-ce qu'ils perdent leur temps dans des conversations hypocrites ou qu'ils se prennent la tête pour des bêtises ? La vie passe à côté de nous, mais nous sommes trop occupés à des conneries pour nous en rendre compte. (p.107)
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Par julinou, le 03/03/2011
Le Japon n'existe pas de
Alberto Torres-Blandina
Dans la vie, c'est important d'avoir des temps morts pour réfléchir, lire, parler de la pluie et du beau temps avec un inconnu. Avec le stress, on oublie de consacrer quelques minutes à ne rien faire. Ce serait bizarre d'écrire dans notre agenda : mardi, de quinze à seize heures, ne rien faire.
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Le Japon n'existe pas de
Alberto Torres-Blandina
Mademoiselle ! Vous avez oublié votre livre sur le siège !
De rien. J'ai vu que vous partiez et je me suis rendu compte que vous alliez oublier quelque chose. Tenez, le voilà : Baudelaire, Les Fleurs du mal. Je vois que vous le lisez en français... Vous êtes française ? Non, bien sûr, je trouvais que vous n'aviez pas tellement une tête de Française...
Eh bien, je ne sais trop comment décrire une « tête de Française ». Après tant d'années ici, je pourrais vous dire qui est de Paris et qui d'une autre ville, mais ne me demandez pas de vous expliquer, je ne saurais pas. Ça tient à de petits détails...
Moi ? Non, je ne l'ai pas lu. Je ne connais presque rien en poésie. Enfin, je connais un poète... mais ce n'est pas un poète important...
Je ne crois pas que vous le connaissiez. Il est finlandais...
Exact ! C'est Jussi Latval. Vous l'avez lu ? Incroyable ! Il n'y a pas longtemps j'ai fait la connaissance d'un couple qui était tombé amoureux grâce à un de ses poèmes... Oui, c'est ce que je leur ai dit, que c'était un peu bizarre de tomber amoureux avec ces poèmes, si existentiels...
Comment dites-vous ? Derrière la routine des lèvres / Maintenant dans mon demi-sommeil / Enfin je t'embrasse... Non, je ne le connaissais pas. C'est peut-être celui-là. Il a dû l'écrire dernièrement...
Oui, oui, je sais qu'il est mort et que les morts n'écrivent pas... Mais ce mort est un peu spécial... Il a rendu l'âme dans cet aéroport. Vous le saviez ? Non ? Eh bien, maintenant vous le savez.
Que savez-vous de plus sur Jussi ? ... Ce que vous avez lu sur Internet. Il y a beaucoup de sites sur lui ? C'est vrai ? Je vais vous raconter quelque chose. Vous avez cinq minutes ? Bon, venez avec moi, on va s'asseoir là, parce que rester debout toute la journée..
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Par julinou, le 03/03/2011
Le Japon n'existe pas de
Alberto Torres-Blandina
Je vais bientôt prendre ma retraite et, pour être sincère, je n'en ai aucune envie. Je sais que je vais regretter mon balai quand je serai en train de m'ennuyer à la maison. Ici, je me distrais .. et je me sens utile. Le travail nous grandit, grâce à lui on fait partie du monde, on est un rouage actif de la société. [...] Tant qu'on travaille, on peut se coucher tous les soirs avec fierté. Fierté d'avoir apporté sa pierre à l'édifice. Peu importe qu'on soit pilote, le vieux qui fait le nettoyage ou la très jolie serveuse. [...] Nous faisons partie d'un tout et, si discrète que soit notre fonction, sans elle rien ne serait pareil.
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Par vdum, le 23/08/2009
Le Japon n'existe pas de
Alberto Torres-Blandina
Eh bien l'autre jour, j'ai appris presque par hasard la fin de l'histoire. Une fin très triste. Mais elle ne pouvait pas être différente.S'il avait fini ses jours sur un canapé avec la télécommande à la main, aucun de ses actes n'aurait eu de sens. Imaginez que Roméo et Juliette ne meurent pas. Ils s'enfuient et vivent ensemble dans un appartement de 50 m2 à peine avec leur trois enfants: Roméo enlève les pieds de la table que je puisse la nettoyer
! je passe toute la journée à bosser et je ne peux même pas me mettre à l'aise chez moi!.............
Vous voyez ou je veux en venir. Qui se rappellerait alors toutes les souffrances qu'ils ont du supporter? Les pénuries, les disputes familiales.... Personne, absolument personne.
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Par julinou, le 05/03/2011
Le Japon n'existe pas de
Alberto Torres-Blandina
Chacun son truc. C'est ça qui est bien, non ? Parce que si on avait tous les mêmes goûts ce serait ennuyeux : qu'est-ce que tu penses du film qu'on a vu hier ? Exactement comme toi. Ah bon, d'accord ... Fin de la conversation.
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Par yv1, le 12/05/2011
Carte du labyrinthe de
Alberto Torres-Blandina
Elle vient de découvrir qu'elle ne peut pas me haïr. Que nous sommes la même personne. Que derrière les noms et les nuances, nous sommes tous exactement la même personne perdue sous divers déguisements. (p.200)
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Par yv1, le 12/05/2011
Carte du labyrinthe de
Alberto Torres-Blandina
Ce qui m'effraie le plus dans ce Jaime reflété sur la vitre, ce sont ses yeux. Identiques aux miens. Mes propres yeux en train de m'observer depuis la surface froide. Ils m'interrogent tout comme je les interroge. Son regard me fait peur, pénétrant, inquisiteur, comme s'il ne me reconnaissait pas.
Encore que ce serait bien pire qu'il me reconnaisse, qu'il se reconnaisse en moi. Qu'il me sache son reflet.
Je serais alors obligé de partir en courant.
Et aujourd'hui je ne dois pas partir en courant. (p.98)
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Par de, le 23/02/2012
Le Japon n'existe pas de
Alberto Torres-Blandina
Eh bien l’autre jour, j’ai appris presque par hasard la fin de l’histoire. Une fin très triste. Mais elle ne pouvait pas être différente