-
Par TwiTwi, le 28/10/2009
Petits suicides entre amis de
Arto Paasilinna
C'était quand même incroyable qu'un Finlandais en voyage à l'étranger ne puisse pas se tuer sans qu'on se mêle de ses affaires.
-
Par nours, le 02/04/2009
Le Cantique de l'apocalypse joyeuse de
Arto Paasilinna
Les Finlandais ne sont pas pires que les autres, mais suffisamment mauvais pour que j’aie de quoi écrire jusqu’à la fin de mes jours
-
Par Penelope, le 27/04/2009
Le Lièvre de Vatanen de
Arto Paasilinna
Une nuit encore, Kurko se soûla, et l'aventure faillit mal tourner: quand Kurko voulu prouver son adresse de flotteur de bois et courut sur la chaîne de rondins de la rive, il tomba dans le fleuve et manqua de se noyer, car il ne savait pas nager. Vatanen tira le vieillard ivre du fleuve glacé et le porta dans la tente. Au matin, l'homme rudement éprouvé s'éveilla le crâne emperlé de douleur, ouvrit la bouche pour laisser échapper une plainte. On constata alors que son dentier était tombé le soir précédent dans le fleuve. La vie est parfois bien déprimante.
-
Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen de
Arto Paasilinna
Arto Paasilinna va faire des adeptes lorsque les premiers grands froids vont faire leur apparition…
« Sur un plan général, l’économie entière du pays bénéficierait d’un sommeil hivernal, médita l’ingénieur-conseil Soininen. Tous les services pourraient par exemple être suspendus, seules les industries de transformation continueraient de tourner, grâce à la main d’œuvre étrangère qui resterait éveillée, et les exportations rapporteraient bien sûr toujours autant, hiver comme été. Maintenant, les chômeurs se tournent les pouces toute l’année, bien obligés, mais si on adoptait officiellement le sommeil hivernal, les périodes de chômage diminueraient d’autant et se réduiraient à l’été. D’où des économies considérables pour le budget de la nation, en ces temps difficiles. »
> lire la suite
-
Par twinkle1, le 22/12/2010
Petits suicides entre amis de
Arto Paasilinna
Pour Sorjonen, il était impardonnable de songer au suicide dans un aussi magnifique pays. Mais le charme de la campagne n'éveillait aucun goût de vivre chez les voyageurs abattus. Sorjonen fut prié de fermer sa gueule.
-
Petits suicides entre amis de
Arto Paasilinna
"Les plus redoutables ennemis des Finlandais sont la mélancolie, la tristesse, l'apathie. Une insondable lassitude plane sur ce malheureux peuple et le courbe depuis des milliers d'années sous son joug, forçant son âme à la noirceur et la gravité. Le poids du pessimisme est tel que beaucoup voient dans la mort le seul remède à leur angoisse. Le spleen est un adversaire plus impitoyable que l'Union soviétique.
Mais les Finlandais sont une nation de guerriers. Ils ne capitulent pas. Ils se rebellent, encore et toujours contre la tyrannie."
-
Par stefferon, le 26/01/2012
Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen de
Arto Paasilinna
"De toute façon on ne peut pas vraiment comparer les pigeons et les ours, ils sont trop différents. Les pigeons ne dorment pas l'hiver et les ours n'ont pas d'ailes."
-
Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen de
Arto Paasilinna
Le pasteur Huuskonen s'occupait des cours de cathéchisme. L'ours savait déjà faire avec dextéritié des signes de croix et joindre les pattes, s'agenouiller lever le museau vers les cieux, prendre une mine pieuse et avoir l'air de prier. Il fallait maintenant peaufiner ces gestes et en apprendre d'autres. Oskar enseigna à Belzéb la lithurgie des principales cérémonies : baptême, mariage et enterrement. L'ours ne pouvait bien sûr pas chanter de cantiques, mais il se balançait avec ferveur au rythme des psalmodies de son maître.
En plus de ces rites chrétiens, Oskar Huuskonen apprit à Belzéb à se prosterner en direction de La Mecque à la manière des musulmans et lui montra quelques pratiques médiumniques shintoïstes dont il se trouvait se souvenir. l'ours assimilait le plus souvent avec zèle le langage gestuel des croyants. Quand Huuskonen lui ordonnait de prier, il frémissait de la truffe et mâchillait des babines. Il prenait avec aisance une Bible entre ses pattes et la feuilletait comme s'il avait su lire l'Evangile.
> lire la suite
-
Petits suicides entre amis de
Arto Paasilinna
Rellonen huma prudemment l'air. Aucun doute. Son épouse sentait la vieille femme aigrie. C'était une odeur qui ne partait pas au lavage.
-
Par MeuMeuh, le 04/03/2011
Petits suicides entre amis de
Arto Paasilinna
Mieux valait ne pas agir à la légère en matière d'autodestruction, une affaire aussi vitale exigeait que l'on prenne son temps.