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Le troisième ange de
Alice Hoffman
Le Lion Park était connu pour sa clientèle excentrique : gens du monde de la musique, poètes à la réputation sulfureuse, couples d'hommes, femmes ayant quitté leurs maris, batteurs en tournée qui faisaient enrager les occupants de l'hôtel en s'exerçant au milieu de la nuit sur les meubles, jeunes filles au bord du suicide, amants terribles qui ne cessaient de balancer entre amour fou et envie de meurtre. Avec son mobilier éraflé et sa moquette usée, l'établissement faisait un peu minable mais la vie privée y était respectée. On le comparait au Chelsea de New-York : tant que l'on n'assassinait personne dans sa chambre, tout y était toléré. Les clients auraient pu être des vampires, la direction s'en moquait à condition qu'ils paient leur facture en temps et en heure.
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Par Cath36, le 31/01/2011
Le troisième ange de
Alice Hoffman
Mon père me racontait qu'il existe trois anges dans le monde... D'après lui, il y a l'ange de la vie, l'ange de la mort, et puis il y a le troisième ange... c'est le plus singulier. On ne se rend même pas compte que c' est un ange. Vous croyez lui montrer de la bonté, prendre soin de lui, et pendant ce temps c'est lui qui est en train de vous sauver la vie..... ça nous échappe totalement... On ne peut s'imaginer la façon dont il nous trouvera au moment où on s'y attendra le moins, dont il changera le cours de notre existence.
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Par bab, le 27/12/2008
Mes meilleures amies de
Alice Hoffman
Elle commenca à souffirr d'une douleur dans la poitrine chaque fois qu'elle le voyait, le genre de douleur que l'on ressent lorsqu'on sait que quelque chose est sur le point de se briser.
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Par Cath36, le 31/01/2011
Le troisième ange de
Alice Hoffman
-Paul est pourtant quelqu'un de si compliqué ! avait répliqué Allie en éclatant de rire.
-Mais il est simple de l'aimer". Allie avait ensuite écouté avec attention ce que lui expliquait sa future belle-mère.
Avec une personne aussi complexe, disait-elle, il fallait se concentrer sur une seule émotion-la force de l'amour que l'on éprouvait-, et ce en dépit de tout. Vu ainsi, c'était effectivement très simple.
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Par Cath36, le 01/02/2011
Le troisième ange de
Alice Hoffman
Lucy Green passait sa vie à lire, c'était plus fort qu'elle. Comme il lui fallait s'en cacher, la traversée de l'Atlantique avait été une aubaine parce qu’elle disposait de tout son temps pour s'y adonner. Charlotte, sa belle-mère avait beau juger son comportement asocial, voire pathologique, Lucy resta enfermée dans sa minuscule cabine où elle lut trois fois de suite le journal d' Anne Frank
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Par Cath36, le 31/01/2011
Le troisième ange de
Alice Hoffman
Avant même qu'elle comprenne ce qui arrivait, ce fut la fin... Paul ouvrit la bouche et un souffle étrange s'en échappa, comme si son âme le quittait. Elle tendit la main pour l’attraper, mais il glissa entre ses doigts,léger, insaisissable. C'était comme s'efforcer avec maladresse de retenir un rayon de lumière, tâtonner dans l'obscurité pour stopper de l'eau qui coule.
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Par Cath36, le 31/01/2011
Le troisième ange de
Alice Hoffman
Tu étais une fille tellement capable ! Maddy a toujours été jalouse de ça. Elle me ressemblait : vulnérable, ne sachant pas exprimer sa souffrance..... En ce moment elle est terrée dans sa chambre d'hôtel, accablée. Elle a besoin de sentir que tu as besoin d'elle. C'est ce qu'elle a toujours espéré.
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Le troisième ange de
Alice Hoffman
Pendant ce séjour effectué à contrecœur en compagnie de Charlotte et de son père, Lucy aurait au moins sa propre chambre. Située au septième étage, la pièce étouffante comportait un lavabo encastré dans un meuble juste à côté du lit et une baignoire au lieu d'une douche dans la salle de bains, mais elle pourrait y rester plus de dix minutes tranquille sans que quelqu'un vienne se mêler de ses affaires pour lui démontrer qu'elle faisait absolument tout de travers. Comme si elle ne le savait pas déjà!
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Le troisième ange de
Alice Hoffman
Quelle folie de séjourner au Lion Park en plein été! Dans les chambres l'air était étouffant, la plomberie antique, et l'on ne pouvait rien s'y faire servir.Pendant des années, sa mère avait conservé sur sa table de nuit un cendrier en porcelaine blanche décoré d'un lion vert, qui provenait de cet hôtel.
"A une époque, c'était mon endroit préféré au monde, avait-elle raconté à ses filles. J'avais douze ans, et je le trouvais d'une telle élégance!"
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La prédiction de
Alice Hoffman
La reine me gifla à toute volée. Mes oreilles se mirent à bourdonner. Toutes les mères giflaient leurs filles le premier jour où elles saignaient, c’est ainsi qu’elles les accueillaient dans le mode des femmes, qui apportait son lot de douleur à laquelle nous devions nous préparer.