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Par mila0707, le 28/01/2013
Aide-moi... de
Nicci French
Je suis morte deux fois. La première fois, j'ai voulu mourir. Je considérais la mort comme l'endroit où la douleur s'arrêterait, où la peur cesserait enfin.
La seconde fois, je n'ai pas voulu mourir. En dépit de la douleur et de la peur, j'avais décidé que la vie méritait d'être vécue. Cette vie compliquée, angoissante, fatigante, merveilleuse, blessante, avec son lot de ratés et sa tristesse, avec toutes ses joies soudaines et inattendues qui vous font fermer les yeux et dire : " Raccroche-toi à cela, ne l'oublie pas. "
[ Incipit ]
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Par verobleue, le 26/02/2011
Plus fort que le doute de
Nicci French
Toutes mes condoléances.
Accident mortel.
Ce monde n'est pas le mien. Quelque chose ne va pas, ne tourne pas rond. Nous sommes un lundi soir d'octobre. Je suis Ellie Falkner, agée de 34 ans, mariée à Greg Manning. Même si deux agents de police viennent de me rendre visite pour m'annoncer qu'il est mort, je sais que ce n'est pas possible parce que cela arrive dans un autre monde, celui des autres.
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Par BlackKat, le 13/05/2013
La chambre écarlate de
Nicci French
Plus on possède, plus on s'invente des besoins.
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Plus fort que le doute de
Nicci French
Personne ne vous dit à quel point le chagrin peut être physique, combien ça fait mal aux sinus, à la gorge, dans les glandes, les muscles, les os.
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Par Penelope, le 17/08/2008
La chambre écarlate de
Nicci French
J'ai parfois pensé que les mots les plus importants qu'on puisse nous dire ne sont pas "Je t'aime", mais "Tu ne peux pas sortir comme ça". C'est une phrase qu'on nous dit et qu'on nous répète quand nous sommes enfants, et en grandissant, nous l'intériorisons et nous la disons à nous-mêmes. Aussi entrons-nous dans notre vie d'adultes en apprenant à faire ce que fond les autres, à dire ce qu'ils disent, de manière à nous mouvoir sans peine au sein du monde social.
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Par canel, le 02/07/2012
La chambre écarlate de
Nicci French
Les meurtriers laissent leur signature derrière eux, dis-je. Toujours, même s'ils essaient de la cacher. Parce que la signature d'un meurtre est un peu comme le sens d'un poème. Il y a le sens que le poète a voulu lui donner, mais il peut aussi y avoir un sens caché, dont le poète n'avait pas conscience. Parfois, un meurtrier croit savoir quelle signature il a laissée, mais sa vraie signature est en réalité autre chose. (p.222)
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Par verobleue, le 26/02/2011
Plus fort que le doute de
Nicci French
On dit qu'il n'y a aucun intérêt à parier de petits montants. Il faut que cela fasse mal quand on perd. Peut-être en va-t-il de même avec l'infidélité. Tout le monde peut vivre un coup d'un soir en voyage d'affaires, à l'occasion d'une conférence à l'étranger. Le vrai frisson c'est de le faire comme un illusionniste en risquant d'être découvert à tout moment, d'être témoin de l'ignorance de sa victime.
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Par castabea, le 14/07/2009
Dans la peau de
Nicci French
L'été, leurs corps prennent chaud. La chaleur s'infiltre par les pores de leur peau nue. La lumière brûlante pénètre leur intimité obscure ; je l'imagine glisser en elles et tourbillonner, les attiser. Tel un liquide noir luisant qui ondule sous leur peau. Elles se dévêtent, elles ôtent toutes leurs épaisseurs, les couches superposées qu'elles portent l'hiver, et laissent le soleil les toucher. Se poser sur leurs bras, leur effleurer la nuque. Il ruisselle entre leurs seins et elles renversent le tête en arrière pour le sentir sur leur visage. Elles ferment les yeux, elles ouvrent la bouche, une bouche peinte ou nue. La chaleur bouillonne sur les trottoirs à leur passage, leurs jambes nues s'entrouvrent, leurs jupes légères frémissent au rythme de leurs pas. Les femmes. L'été, je les regarde, je les hume, et je conserve leur souvenir
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Par verobleue, le 26/02/2011
Plus fort que le doute de
Nicci French
Je contemplais les passants par la fenêtre, soudain fascinée à l'idée que des gens faisaient aujourd'hui ce qu'ils avaient prévu de faire la veille. Ne réalisaient-ils pas que c'était temporaire? tout semble bien couler de source mais, un jour, demain ou le jour suivant, ou dans cinquante ans, rideau.
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Feu de glace de
Nicci French
Je levai les yeux vers les nuages, haussai les épaules et me mis à avancer d'un pas vif sur Cardamom Street dans l'espoir d'arrêter un taxi qui m'emmènerait jusqu'au salon de coiffure. Tout à coup je m'arrêtai net et le monde, autour de moi, s'embrouilla. Mon estomac se noua. J'eus l'impression que j'allais me tordre de douleur.
Il était là, à quelques mètres de moi. Comme s'il n'avait pas bougé depuis ce matin. Toujours vêtu d'un blouson et d'un jean noirs, sans un sourire aux lèvres. Il était juste là à me fixer. II me sembla que personne ne m'avait bien regardée auparavant. Je me sentis soudain très précisément consciente de ce que je ressentais, des battements de mon coeur, des mouvements de ma respiration, de la surface de mon corps qui me picotait sous l'effet conjugué de la panique et de l'excitation.
Il avait à peu près mon âge, une petite trentaine. J'imagine qu'il était beau, avec ses yeux bleu pâle, sa chevelure brune en bataille et ses pommettes hautes. Mais tout ce que je savais à cette minute c'est que ses yeux étaient rivés sur moi avec une telle intensité que j'avais l'impression de ne pas pouvoir sortir du champ de son regard. J'entendais ma respiration s'échapper par petits halètements rauques mais je ne bougeai pas, incapable de me détourner.
Je ne sais pas qui fit le premier mouvement. Peut-être me suis-je avancée d'un pas gauche dans sa direction, à moins que je ne me sois contentée de l'attendre. Quand nous nous sommes retrouvés face à face, sans nous toucher, les bras ballants, il a dit d'une voix basse : « Je vous attendais. »
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