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Journal d'un chat assassin de
Anne Fine
C'est ça, c'est ça. Allez-y, pendez-moi. J'ai tué un oiseau. C'est que je suis un chat, moi. [...] Dites-moi, qu'est-ce que je suis censé faire quand une petite boule de plumes se jette dans ma gueule ? Enfin, quand elle se pose entre mes pattes. Elle aurait pu me blesser.
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Par zazimuth, le 30/09/2010
Mauvais rêves de
Anne Fine
Depuis que je vais à l'école, j'ai toujours profité des coins lecture et des bibliothèques pour me cacher et passer les récréations et les interclasses à lire. Vous savez aussi bien que moi qu'à l'école, être un rat de bibliothèque, c'est comme avoir une coquille. Les autres comprennent tout de suite ce que ça veut dire : "Ne venez pas me déranger. Faites comme si je n'étais pas là. Ne vous en faites pas pour moi, je n'ai besoin de rien, je suis heureuse ainsi. (p.36)
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Par mila0707, le 30/12/2011
Le Noël du chat assassin de
Anne Fine
Allez-y, posez moi la question : Mon cher Tuffy, pourquoi as-tu passé un affreux Noël? Et je vous dirai tout.
Que cette fête n'est pas pour les chats. Imaginez un arbre sur lequel il est interdit de grimper, ces décorations, si tentantes, que l'on n'a pas le droit de toucher.
Et ces magnifiques guirlandes, brillantes, éclatantes, accrochées bien trop haut.
Et ces petits paquets-cadeaux scintillants que l'on doit tenir bien loin de nos pattes.
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Par mila0707, le 01/01/2012
Le Noël du chat assassin de
Anne Fine
Mais vous m'expliquerez pourquoi je suis coupable une fois de plus. Ce n'est pas ma faute si ma queue donne des petits coups d'un côté et de l'autre. Je suis un chat, et c'est ce qui arrive à nos queues quand, nous autres chats, nous sommes fâchés. Ma queue fait partie de moi, c'est le prolongement de mon derrière. Et je ne passe pas mes journées à regarder ce qui se passe dans le prolongement de mon derrière! Vous non plus, je suppose? Alors comment remarquer que mes petits coups de queue arrachent les étiquettes des paquets et les poussent sous le tapis?
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Mon amitié avec tulipe de
Anne Fine
Je m'imaginais que si elle le voulait, elle pouvait lire dans mes pensées et même envoyer ses propres pensées tournoyer dans ma tête et s'y installer comme chez elles. J'essayais de laisser mon esprit ouvert, d'en faire une ardoise vierge au cas où ça pourrait vraiment se produire. ça me faisait une drôle d'impression, j'avais le sentiment d'être une marionnette et j'y prenais goût .Bientôt même quand nous étions occupées à autre chose, je jouais secrètement à ce petit jeu, j'invitais "le génie de Tulipe" à "entrer" dans ma tête.
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Par zazimuth, le 30/09/2010
Mauvais rêves de
Anne Fine
Il y a une chose dont tu peux être sûre : si tu te poses une question, quelqu'un d'autre a dû se la poser avant. Et comme il y a plus de quatre cents ans qu'on a inventé les livres, d'habitude, il y en a un quelque part qui parle de ce que tu cherches. (p. 99-100)
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Par mila0707, le 01/01/2012
Le Noël du chat assassin de
Anne Fine
Je déteste avoir des invités. Ils s'installent sur les fauteuils les plus confortables. Ils laissent leurs bagages dans tous mes coins préférés. Ils suspendent leurs vêtements dans les placards où j'aime faire la sieste. Et ils trébuchent sur mon écuelle.
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Les confessions de Victoria Plum de
Anne Fine
"ce qui est normal, c'est d'en avoir marre de ramasser tous ces jouets imbéciles à longueur de temps, tous les jours que Dieu fait. Ce qui est normal, c'est d'engueuler ces pauvres bouts de chou épuisés et de prendre des moyens qu'on a juré de ne jamais employer, la corruption, le chantage, les menaces, dans le seul but de ne pas devenir fou. Ce qui est normal, c'est de se jeter sur la bouteille de gin juste après le gouter, c'est d'avoir l'impression, en s'entendant, d'entendre sa propre mère, c'est de tirer le fil du téléphone jusqu'au placard à balais sous l'escalier pour déverser sa bile dans l'oreille compatissante de la seule de tes amies qui soit encore à la maison avec les enfants, de lui raconter à quel point tu en as marre et qu'il faut encore attendre trois ans avant d'être en tête de la liste d'attente de la crèche et d'ajouter que s'ils n'y prennent pas garde, tu vas tous les étrangler. Ce qui est normal, c'est de sortir du placard avec des ruses de sioux pour découvrir qu'il sont tous revenus de l'endroit où tu les avais envoyés pour éviter de leur fendre le crane, et qu'ils sont restés tout le temps derrière la porte, à écouter ce que tu racontais. (Elle étendit les mains). Ce n'est pas étonnant que les enfants anglais fassent des efforts pour être malins et drôles, qu'ils parlent vite et essaient de t'impressionner avec les mots tout neufs qu'ils viennent d'apprendre et que tu n'as jamais entendus de leur bouche, comme "caillou" ou "rocher". Les pauvres gosses s'imaginent sans doute que leur vie est en jeu".
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Par mila0707, le 01/01/2012
Le Noël du chat assassin de
Anne Fine
[Après une suite d'incidents dus à la non compréhension du monde animal par l'espèce humaine, Tuffy est menacé de chenil puis confié à la surveillance des enfants, dont Ellie]
Ellie me saute dessus. Et comme cette fois je sais que l'endroit où je serai le plus en sécurité c'est près d'elle, je la laisse m'attraper et me porter jusque dans le salon, bien loin de Madame J'ai-encore-les-yeux-rouges-plein-de-larmes-et-je-me-cramponne-à-ma-robe-en-lambeaux et de Monsieur-Total-Grognon.
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Journal d'un chat assassin de
Anne Fine
“Lundi, j’ai tué un oiseau. C’est vrai. Ellie, ma maîtressse, a sangloté si fort en me serrant contre elle que j’ai cru me noyer. Mais dites-moi, qu’est-ce que je suis censé faire quand une petite boule de plumes m’arrive entre les pattes? Je suis un chat, tout de même. Mercredi, j’ai rapporté une souris morte à la maison. Je ne l’avais même pas tuée mais Ellie a encore beaucoup pleuré.”