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Par Jumax, le 24/08/2011
Jamais contente : Le journal d'Aurore de
Marie Desplechin
" Forcément je l'aime, mais je me demande si je vais l'aimer tous les jours."
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Le sacà main de
Marie Desplechin
Mais il m'attendait à la sortie du restaurant. J'étais soulagée de le voir. Je me suis jetée dans ses bras. Nous étions comme deux naufragés agrippés l'un à l'autre, sous le regard consterné de mes collègues. Je suis montée dans la voiture et nous sommes rentrés à Achrafieh. La nuit était terriblement noire et il roulait terriblement vite. Jamais jusqu'alors je ne m'étais sentie environnée d'une aussi parfaite sécurité. Il était devenu tout mon monde.
Nous nous sommes couchés. Le matin s'est levé alors que nous n'avions pas fini de nous embrasser.
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Par zazimuth, le 01/09/2010
La photo de
Marie Desplechin
Certaines personnes sont comme ces fleurs qui se ferment dès qu'on les touche. On ne les approche que dans la solitude. (p.76)
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Le sacà main de
Marie Desplechin
En la matière, une capote au fond d'un sac peut faire beaucoup plus pour une femme qu'un bâton de rouge à lèvres.
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Par Touloulou, le 13/12/2010
Jamais contente : Le journal d'Aurore de
Marie Desplechin
12 février.
On peut ruiner sa vie en moins de dix secondes. Je le sais. Je viens de le faire. Là, juste à l'instant. J'arrive à la porte de l'immeuble, une modeste baguette dans la main et la modeste monnaie dans l'autre, quand Merveille-Sans-Nom surgit devant moi. Inopinément. A moins de cinq centimètres (il est en train de sortir et je m'apprête à entrer, pour un peu on s'explose le crâne, front contre front). Il pose sereinement sur moi ses yeux sublimes. Je baisse les miens illico, autant dire que je les jette quasiment sous terre, bien profond, entre la conduite d'égout et le tuyau du gaz. Sa voix amicale résonne dans l'air du soir :
- Tiens ! Aurore ! Tu vas bien ?
Je reste la bouche ouverte pendant environ deux
millions de secondes, avant de me décider et de lui hurler à la figure :
- Voua ! Merdi !
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Par zazimuth, le 25/09/2010
J'envie ceux qui sont dans ton coeur de
Marie Desplechin
Rosaimée est ma grand-tante, du côté de mon père. Rien ne lui échappe. Elle sait écouter la plus petite confidence. D'abord, elle s'assure qu'elle a bien compris. Puis, plutôt que de retourner à ses affaires, elle complète ce que vous venez de lui dire. Vous pouvez lui confier le plus minable brimborion de pensée, elle l'organise, elle le décore jusqu'à en faire une idée vraiment intéressante, vraiment jolie, une idée que vous êtes fier et heureux d'avoir eue. Tout le monde aime parler avec elle. Du moins tous les gens qui aiment les idées. (p.36-37)
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La belle Adèle de
Marie Desplechin
Un certain nombre de gens, qui d’habitude ne se donnaient même pas la peine de lever la tête pour nous saluer, nous fixaient maintenant avec des yeux de poissons. Leurs regards allaient de nos mains à nos visages, en essayant de trouver une explication raisonnable à ce qu’ils voyaient. Nos sourires passaient pour une manifestation visible de notre nouvelle condition : nous étions transfigurés par le rayonnement de l’amour. Tout cela se déroulait sous un frais soleil de printemps et j’avais le sentiment étrange d’interpréter le premier rôle dans une publicité télévisée pour des chewing-gum.
Enfin, nous sommes arrivés devant la porte du collège. Frédéric m’a lâché la main.
- Je crois que ça suffit. Si on en fait trop, on va perdre notre crédibilité.
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Par zazimuth, le 28/09/2010
Prediction de nadia (la) de
Marie Desplechin
Certaines personnes trouvent que la cité de la Victorine ressemble à un vaisseau spatial, grand et rond, abandonné au milieu d'un terrain vague par des martiens négligents. Elles se trompent. En fait La Victorine ressemble à l'arche de Noé.
Le bon Dieu a fourré là-dedans tout un tas de gens disparates. Il y a rassemblé toutes les couleurs de peaux aux pigments de la terre, du beige de sable au chocolat de fer. Il y a mis tous les âges, du bébé au vieillard. Tous les caractères, de l'agneau à la hyène. Tous les sexes du féminin au masculain. Plus quelques saints et quelques criminels.
Quand la cité a été pleine et tous ses appartements occupés, il a déclaré complet et il a ordonné aux hommes d'y faire passer quatre bus par jour.
Enfin, il a placé La Victorine au bord des étangs de Thiais, au large d'Amiens. Comme ça, le jour où monteront les eaux du nouveau déluge, La Victorine flottera triomphalement sur le monde, enserrant dans ses flancs de béton un échantillon sincère de l'humanité. (p.9-11)
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Par VanessaV, le 23/06/2010
Verte de
Marie Desplechin
- Qu’est-ce que tu lui as fait, à Mme Arsène ? a demandé Verte avec une pointe d’inquiétude dans la voix.
- Un tas de choses. Des crèmes et des lotions pour la peau et les cheveux, une potion pour la digestion, une autre pour le moral, des abonnements d’un an à des magazines distrayants.
- Il n’y a pas un gramme de sorcellerie dans tout ça, a protesté Verte. C’est à la portée de n’importe quel pharmacien ou de n’importe quel libraire !
- Ksss, ksss, petite ignorante. Je suis mille fois plus mystérieuse et mille fois plus efficace que tous les pharmaciens et tous les libraires du monde. En prime, j’ai envoyé quelques sorts désopilants sur sa maison, si bien que sa vie est devenue pendant quelques semaines une suite ininterrompue de joyeuses surprises, musique brésilienne au réveil, envol d’oiseaux multicolores sous ses fenêtres, escorte d’admirateurs devant sa porte, frigo fournisseur de menus diététiques et tutti quanti.
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Jamais contente : Le journal d'Aurore de
Marie Desplechin
5 octobre
Si quelqu'un n'avait pas remarqué le cadenas qu'il vient d'ouvrir en traître, je rappelle que ceci est mon journal intimement intime. Et que je maudis par avance toute personne qui y jettera les yeux. Qu'elle soit maudite jusqu'à la fin de sa vie, qu'elle ait des allergies, des pellicules et des appareils dentaires à élastiques.
7 octobre
Bon sang, j'ai une quantité industrielle de trucs à raconter. Mes journées sont bourrées d'événements. Quelquefois, j'ai l'impression qu'elles vont exploser. En plus, je ne sais jamais si je suis hyper excitée ou hyper malheureuse. Ma vie est un Himalaya d'hyper hésitations.
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