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Arnaldur Indridason

Arnaldur Indridason

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Note moyenne : 3.79/5 (sur 1251 notes) Arnaldur Indridason

Biographie et informations

Nationalité : Islande
Né(e) à : Reykjavík , le 28/01/1962

Biographie :

Arnaldur Indriðason est diplômé en Histoire de l’Université d'Islande en 1996. Journaliste au Morgunbladid en 1981-1982, il devient scénariste indépendant. De 1986 à 2001, il travaille comme critique de films pour le Morgunbladid. Aujourd'hui, il est l'auteur de six romans policiers — dont plusieurs sont des best-sellers. Il vit à Reykjavik avec sa femme et ses trois enfants et est le fils de l'écrivain Indriði G. Þorsteinsson.

Arnuldur Indriðason publie son premier livre, Synir duftsins (littéralement "Fils de poussière", inédit en français) en 1997. Cette publication marque pour certains, comme Harlan Coben, le départ d'une nouvelle vague islandaise de fiction criminelle. Le romancier policier américain encense Indriðason ainsi : « la meilleure nouvelle série que j'ai lu cette année provient d'Islande. Arnaldur Indriðason est déjà un phénomène littéraire international - il est aisé de voir pourquoi : ces nouvelles sont prenantes, authentiques, hantantes et lyriques. Je ne peux attendre les publications suivantes ! »

Les nouvelles dont parle Coben mettent en scène la même équipe de détectives, dont l'abrupt Erlendur.

Arnuldur Indriðason a adapté trois de ses livres pour la radio du Icelandic National Broadcasting Service.

Arnaldur a reçu le Prix Clé de verre, un prix de littérature policière scandinave, en 2002 et 2003. Il a également gagné le Gold Dagger Award, prix littéraire britannique, en 2005 pour La Femme en vert, L’Homme du lac (Métailié, 2008), Prix polar européen du Point.

La Cité des Jarres a obtenu le prestigieux prix Clé de verre du roman noir scandinave.

Jar City (Mýrin) est un film islando-germano-danois, d'après le roman d'Arnaldur Indriðason, réalisé par Baltasar Kormákur et sorti en 2006.

> lire la suite Source : Wikipédia
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Etiquettes

roman   thriller   roman noir   policier islandais   policier nordique   romans policiers et polars   littérature étrangère   drogue   disparition   islandais   nordique   erlendur sveinsson   guerre froide   racisme   meurtre   enquêtes   islande   littérature nordique   littérature islandaise   littérature scandinave  

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Citations de Arnaldur Indridason

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  • Par Zora-la-Rousse, le 07/02/2011

    L'homme du lac de Arnaldur Indridason

    Les hommes n'ont aucune limite quand il s'agit d'être lamentables.

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  • Par Aproposdelivres, le 03/04/2010

    Hiver arctique de Arnaldur Indridason

    On parvenait à deviner son âge, mais il était plus difficile de se prononcer avec précision sur l'endroit du monde dont il était originaire.

    Ils lui donnaient environ dix ans. Vêtu d'une doudoune déboutonnée grise à capuche et d'un pantalon couleur camouflage, une sorte de treillis militaire, l'enfant avait encore son cartable sur le dos. Il avait perdu l'une de ses bottes. Les policiers remarquèrent à l'extrémité de sa chaussette un trou duquel dépassait un orteil. Le petit garçon ne portait ni moufles ni bonnet. Le froid avait déjà collé ses cheveux noirs au verglas. Il était allongé sur le ventre, une joue tournée vers les policiers qui regardaient ses yeux éteints fixer la surface glacée de la terre. Le sang qui avait coulé sous son corps avait déjà commencé à geler.

    Elinborg s'agenouilla près de lui.

    - Mon Dieu, soupira-t-elle, que se passe-t-il donc ?

    Elle tendit le bras, comme pour poser sa main sur le corps sans vie. L'enfant semblait s'être couché pour se reposer. Elinborg avait du mal à se maîtriser. Comme si elle refusait de croire ce qu'elle voyait.

    - Ne le touche pas, demanda Erlendur d'un ton calme, debout à côté du corps avec Sigurdur Oli.

    - Il a dû avoir froid, marmonna Elinborg en ramenant son bras.

    La scène se passait au milieu du mois de janvier. L'hiver était resté clément jusqu'à la nouvelle année, puis le temps s'était considérablement refroidi. Une coque de glace enserrait la terre, le vent du nord sifflait et fredonnait contre l'immeuble. De grandes nappes de neige recouvraient le sol. La poudreuse s'accumulait par endroit en formant de petits monticules dont les flocons les plus fins s'envolaient en volutes. Le vent leur mordait le visage, les pénétrant jusqu'aux os en travers leurs vêtements. Saisi d'un frisson, Erlendur enfonça profondément ses mains dans les poches de son épais manteau. Le ciel était chargé de nuages. Il était à peine quatre heures. La nuit avait déjà commencé à tomber.

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    Citation de qualité ? (7 votes positifs)


  • Par sandy73, le 22/10/2011

    Hypothermie de Arnaldur Indridason

    Non, un suicide n'est pas un crime, sauf peut-être envers ceux qui restent.

    Citation de qualité ? (10 votes positifs)


  • Par simae, le 07/03/2011

    Hypothermie de Arnaldur Indridason

    Un petit exemple des noms impronnonçables p 220 :
    Ils avaient poursuivi vers le lac de Langavatn, laissant de côté ceux qui parsèment la lande de Middalsheidi avant de s'engager sur Mossfellsheidi. Ils étaient allés voir le Leirvogsvatn, juste à côté de l'embranchement de Thingvellirn puis le Stiflidalsvatn et le Mjoavatn.

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  • Par Aproposdelivres, le 03/04/2010

    Hypothermie de Arnaldur Indridason

    L'appel parvint à la Centrale d'urgence peu après minuit. Depuis un téléphone portable, une voix féminine affolée s'exclama :

    – Elle s'est... Maria s'est suicidée... Je... C'est affreux... c'est horrible !

    – Quel est votre nom, s'il vous plaît ?

    – Ka... Karen.– D'où nous appelez-vous ? demanda l'employé de la Centrale d'urgence.

    – Je suis... je me trouve dans... sa maison d'été...

    – Où ça ? Où est-ce ?

    – ... au lac de Thingvellir. Dans... dans sa maison d'été. Faites vite... je... je vous attends...

    Karen avait bien cru qu'elle ne parviendrait jamais à retrouver cette maison. La dernière fois qu'elle y était venue remontait à loin, presque quatre ans. Maria lui avait pourtant fourni des indications détaillées, mais celles-ci lui étaient plus ou moins entrées par une oreille et ressorties par l'autre : elle était certaine de se rappeler la route. Elle avait quitté Reykjavik peu après huit heures du soir, par une nuit aussi noire que du charbon. Elle avait traversé la lande de Mosfell où il n'y avait que peu de circulation, n'y avait croisé que les phares de quelques voitures qui retournaient vers la capitale. Seul un autre véhicule roulait en direction de l'est, elle suivait la lueur rouge des feux arrière, heureuse d'être accompagnée.

    Elle, qui n'aimait pas conduire de nuit, se serait mise en route plus tôt, si elle n'avait pas été retardée. Elle était chargée de communication dans une grande banque et elle avait fini par croire que les réunions et les coups de téléphone n'allaient jamais prendre fin. Elle savait la montagne de Grimannsfell à sa droite même si elle ne la voyait pas plus que celle de Skalafell, à sa gauche. Elle avait dépassé la route vers Vindashlid, la ferme où elle avait passé deux semaines en été, toute gamine. Elle avait suivi les feux arrière à une vitesse confortable jusqu'au moment où ceux-ci étaient descendus vers le champ de lave de Kerlingarhraun. Puis leurs chemins avaient divergé. Les lueurs rouges avaient accéléré avant d'aller se perdre dans l'obscurité. Elle s'était dit que la voiture se dirigeait peut-être vers la dorsale d'Uxahryggir et, de là, vers le nord et la vallée de Kaldadalur. Elle avait souvent emprunté ce chemin, elle trouvait jolie la route qui longeait la vallée de Lundarreykdalur et débouchait sur le fjord de Borgarfjördur. Il lui était revenu en mémoire le souvenir d'une belle journée d'été sur les bords du lac de Sandkluftavatn. Elle avait obliqué vers la droite pour continuer de s'enfoncer dans les ténèbres de Thingvellir, les plaines de l'ancien Parlement. Il lui était difficile de s'orienter en ces lieux plongés dans le noir. Aurait-elle dû tourner plus tôt ? Avait-elle pris le bon accès vers le lac ? Ou peut-être était-ce le prochain ? À moins qu'elle ne l'ait déjà dépassé ?

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  • Par BMR, le 16/03/2010

    Hypothermie de Arnaldur Indridason

    [...] - Je suppose que c'est un peu comme si on se retrouvait pris dans le blizzard. Le froid ralentit graduellement le métabolisme, on commence par s'endormir, puis on tombe dans le coma, le coeur s'arrête et on meurt.
    - N'est-ce pas exactement e qui se produit quand les gens se perdent dans la nature ? demanda Erlendur.
    - Oui, effectivement.

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  • Par BMR, le 16/03/2010

    Hypothermie de Arnaldur Indridason

    [...] Erlendur se tut.
    - Et tous ces jours de congés, tu ne veux pas les prendre ? demanda Valgerdur.
    - Je devrais en utiliser quelques uns.
    - Et tu penses en faire quoi ?
    - Je pourrais essayer de me perdre le temps de quelques jours.
    - De te perdre ? s'étonna Valgerdur. Je pensais plutôt aux îles Canaries ou à ce genre de choses.
    - Oui, je ne connais pas tout ça.
    - Dis-moi, as-tu jamais quiité l'Islande ? Tu n'es jamais parti en voyage à l'étranger ?
    - Non.
    - Mais tu en as envie ?
    - Pas spécialement.
    - La Tour Eiffel, Big Ben, le State Building, le Vatican, les pyramides, ... ?
    - J'ai parfois eu envie de voir la cathédrale de Cologne.
    - Dans ce cas pourquoi tu n'y va pas ?
    - Ça ne m'intéresse pas plus que ça.
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  • Par BMR, le 06/09/2008

    La cité des jarres de Arnaldur Indridason

    [...] - Au cours des années 70, l'année de la disparition de Grétar, treize personnes ont disparu, précisa Elinborg. Douze dans les années 80, sans compter les hommes morts en mer.
    - Treize disparitions, demanda Sigurdur Oli, est-ce que ça ne fait pas un peu beaucoup ? Aucune n'a été élucidée ?
    - Elles ne cachent pas obligatoirement un crime, commenta Elinborg. Les gens disparaissent, s'arrangent pour disparaître, souhaitent disparaître, disparaissent.

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  • Par BMR, le 06/08/2007

    La femme en vert de Arnaldur Indridason

    - J'avais juste envie de te voir, interrompit-elle. J'avais juste une putain d'envie de voir de quoi tu avais l'air.
    - Et alors, j'ai l'air de quoi ? demanda-t-il.
    Elle le fixa du regard.
    - D'un pauvre type, répondit-elle.
    - Bon alors, nous ne sommes pas très différents l'un de l'autre, rétorqua-t-il.
    Elle le dévisagea un bon moment et il eut l'impression qu'elle souriait.

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  • Par pile, le 04/11/2011

    La Voix de Arnaldur Indridason

    Ils ne parlaient jamais du temps, ni des prix qui augmentaient dans les magasins, ni de politique, ni de sport, ni de mode ni de toutes ces choses auxquelles les gens consacraient du temps à discuter mais qui n’étaient à leurs yeux que du bavardage insipide. Seuls eux deux, leur passé et leur présent, cette famille qui n’avait jamais vu le jour parce qu’Erlendur l’avait abandonnée, la tragédie d’Eva et de son frère Sindri, la haine que leur mère portait à Erlendur ; seules ces choses-là avaient de l’importance dans leur esprit et donnaient le diapason à toutes leurs relations.

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