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Par carre, le 18/11/2012
De chair et de sang de
John Harvey
Lui qui était resté vingt ans et plus sans ouvrir un bouquin, cela le fascinait, cette façon dont une histoire pouvait vous arracher à vous-même, vous attirer dans son univers.
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Par LN, le 05/01/2011
Cold in Hand de
John Harvey
Le personnage de Charles Resnick est toujours aussi émouvant : amoureux du jazz et de Lynn, il profite pleinement des instants miraculeux que lui offre la vie, toujours prêt à foncer tête baissée pour défendre sa belle. Les autres personnages sont tout aussi bien campés et chacun croit fermement à la cause qu’il défend.
- Les intrigues sont subtilement menées et mêlées.
- Enfin, John Harvey nous offre une image bigarrée de Nottingham, cette ville qu’il veut représentative du Royaume-Uni, avec sa violence toujours sous-jacente.
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Par le_Bison, le 27/02/2012
De cendre et d'os de
John Harvey
S’il y avait bien une chose propre à donner immanquablement à Elder l’impression qu’il vieillissait, c’était un samedi soir dans un pub de Camden. Les tables, lourdes et carrées, étaient envahies, surchargées de bouteilles vides et de verres, noyées sous un flot de bière et les fanfaronnades des buveurs. Pas un seul siège de libre où que ce soit. Au bar, une mêlée, sur trois rangs. Un téléviseur grand écran diffusant en continu des clips musicaux que personne n’écoutait, que personne ne regardait. La fumée de cigarette où s’insinuait l’odeur immédiatement reconnaissable du cannabis. Des voix qui s’élevaient, tonitruantes, par-dessus un mélange de reggae et une sorte de rock marteau-pilon réduit à sa plus simple expression. Son âge mis à part, ce qui distinguait Elder de la masse, c’était le fait qu’aucune partie de son anatomie n’était percée pour s’orner d’un anneau ou d’un bijou, et qu’il n’était pas vêtu de noir.
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Par le_Bison, le 25/02/2012
Now's the time de
John Harvey
Resnick ferma la porte de son bureau derrière lui et composa le numéro du delicatessen local, dont la vitrine contenait tout ce qui peut faire rêver un gourmet. Il commanda un sandwich thon, mayonnaise et salade au pain de seigle, un autre au blanc de poulet et fromage Jarlsberg avec moutarde française, cette fois sur seigle aux graines de carvi, ainsi qu’un quart de salade de pommes de terre et deux gros cornichons.
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Par kathel, le 10/04/2013
Cold in Hand de
John Harvey
Costume sombre, cravate foncée, Resnick, mal à l’aise, était assis sur les minces coussins du canapé, Catherine Njoroge à côté de lui, en simple tailleur-pantalon noir, veste à manches trois-quart et larges revers, les cheveux retenus en arrière par un ruban violet, les mains croisées sur les genoux.
Face à eux, si près dans la petite pièce qu’ils auraient presque pu la toucher en tendant le bras, était assisse Tina, la mère de Kelly, le visage pincé, le dos raidi, les lèvres barbouillées de rouge sombre, tripotant alternativement le petit crucifix en argent qui pendait à son cou ou arrachant les envies autour de ses ongles, où la peau était déjà à vif. Le père, Howard, était renversé en arrière dans un fauteuil en cuir, les jambes croisées, les manches de son sweat-shirt gris retroussées au-dessus du coude, les pieds chaussés de Converse All Stars bleu glacier, non attachées.
Personne ne parlait.
Un portrait encadré de Kelly, souriante, trônait à la place d’honneur sur le manteau de la cheminée, avec, de chaque côté, des photos de famille plus petites.
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Par le_Bison, le 27/02/2012
De cendre et d'os de
John Harvey
Au début, Elder s’était demandé s’il s’habituerait un jour au climat de cette partie de la Cornouailles. En général, tel un môme prédélinquant de cinq ans tout au plus, ce fichu climat était incapable de se concentrer plus de cinq minutes à la fois sans se disperser. Le soleil était suivi de violentes averses pratiquement horizontales, puis il brillait de nouveau et pendant tous ces bouleversements, soleil et pluie, le vent, quasi inévitable, soufflait en permanence. « Ça vous fouette le sang », disaient les autochtones - quand ils daignaient ouvrir la bouche - si Elder se plaignait.
Puis, par une fin d’après-midi des derniers jours d’octobre, alors que la nuit tombait, il prit conscience que pendant trois jours pleins le brouillard venu de l’Atlantique, mêlé à la brume qui voilait les collines, ne s’était pas dissipé un seul instant, noyant tout sous un gris immuable qui traversait une pluie violente, implacable et incessante.
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Par le_Bison, le 25/02/2012
Coeurs solitaires de
John Harvey
- Vous n’êtes pas sans savoir que, sans confirmation, votre alibi ne vaut pas un clou.
- Trouvez Warren et demandez-lui.
- Pour le moment, c’est vous que j’interroge.
- Feriez mieux de l’interroger lui, au lieu de faire de la littérature. Il fait quoi, l’autre, là ? dit-il en désignant Patel, qui noircissait des feuillets standard à la chaîne, levant rarement le nez de la table.
- Il prend notre conversation en note.
- Il écrit ce que je dis ?
- Oui.
- Alors j’espère qu’il comprend tous les mots, grinça Macliesh. Tu piges ce qu’on raconte, mec ?
Puis, se tournant vers Resnick.
« Il sait lire et écrire, au moins ? »
- Je croyais que vous n’étiez pas raciste ?
- C’est pas du racisme, seulement, il est un peu pakistanais sur les bords...
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Par nina2loin, le 31/05/2012
De chair et de sang de
John Harvey
Elder fit couler dans sa bouche le fond de son verre de Jameson's et le savoura quelques instants sur la langue. Il se rappela le commentaire d'un de ses collègues le jour où ils avaient enfin vu, entre les murs du commissariat, Shane Donald, menottes aux poignets, ses cheveux bruns coupés ras, un soupçon de moustache disputant aux boutons de fièvre l'honneur d'orner la lèvre supérieure de sa bouche exangue.
― On aurait dû le noyer à la naissance, ce petit merdeux. Ou alors, le laisser crever sur sa couverture, et qu'on n'en parle plus.
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Par nina2loin, le 16/06/2012
D'ombre et de lumière de
John Harvey
Elder acheta une bouteille de Jameson et la rapporta dans sa chambre d'hôtel. Il alluma le téléviseur, puis l'éteignit aussitôt. Quatre murs. Chez lui en Cornouailles, le soir venu, il enfilait sa veste et allait marcher à travers champs, où les têtes de bétail se pressaient les unes contre les autres dans l'obscurité grandissante, alors que les derniers rayons du soleil se dispersaient en un anneau pâle qui frangeait l'océan, à l'horizon.
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Par nina2loin, le 16/06/2012
D'ombre et de lumière de
John Harvey
Pendant les dix-huit premiers mois, la radio avait été son seul lien avec le monde extérieur. Puis, cédant à une certaine pression de la part de son ex-femme, Joanne, et des rares amis qui affirmaient avec insistance qu'ils voulaient garder le contact, il s'était fait installer le téléphone. Une ligne fixe ‒ aucun signal ne parvenant dans son coin reculé, c'était la seule solution. Et ce téléphone ne sonnait pratiquement jamais.
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