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Par joedi, le 05/07/2012
Comme dans un miroir de
Gunnar Staalesen
L'amour rend aveugle, dit-on, mais c'est un mensonge éhonté. L'amour paralyse, devrait-on dire, quand il n'est pas réciproque.
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Par joedi, le 01/05/2012
Les chiens enterrés ne mordent pas de
Gunnar Staalesen
Un baiser, c'est la caresse la plus intime qui soit. Faire se rencontrer des organes génitaux, c'est à la portée de n'importe quel animal. Le baiser, c'est la lettre de noblesse de l'être humain.
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Par joedi, le 30/04/2012
Les chiens enterrés ne mordent pas de
Gunnar Staalesen
Le serveur revint avec la bouteille et un verre imposant. Il y versa un peu de vin que je goûtai, je hochai la tête et il remplit le verre. Le vin était rond comme une paysanne russe, mûr comme une madone et aussi virginal qu'une danseuse de cabaret sicilienne.
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Par joedi, le 02/07/2012
Comme dans un miroir de
Gunnar Staalesen
C'était dans les années 30. Un petit garçon mystérieusement disparu... .
Deux jours plus tard, nos collègues d'Oslo l'ont retrouvé. Il dormait derrière un banc, dans un parc. Il avait tout bonnement pris le train, juste là, en bas, et avait fait le chemin tout seul, sans que personne lui demande ne serait-ce qu'un billet. C'était toute une époque, ça ! Aujourd'hui, il suffit de vouloir aller aux toilettes pour qu'on vous demande de l'argent !
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Par joedi, le 30/04/2012
Les chiens enterrés ne mordent pas de
Gunnar Staalesen
1964 fut une drôle d'année, une espèce de yole suspendue dans les eaux froides des années 50. L'équilibre avait été rétabli après la crise cubaine et l'assassinat du président Kennedy. Aux Etats-Unis, Lyndon B. Johnson était élu avec une majorité écrasante. En Union soviétique, on rangeait Khrouchtchev au placard et on sortait Brejnev et Kossyguine d'un tiroir fleurant bon la naphtaline. Les Beatles chantaient qu'ils ne pouvaient pas s'acheter d'amour, et ils avaient raison, comme toujours.
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Par joedi, le 02/07/2012
Comme dans un miroir de
Gunnar Staalesen
Danser avec Tordis, ce n'était pas du tout pareil que danser avec Svanhild. Elle pesait toujours trop lourd dans ses bras, comme un paquet qu'il fallait déplacer sur la piste, coûte que coûte. Tordis, en revanche, flottait toute seule, comme un bouchon sur l'onde calme, une plume dans un souffle d'air, un nuage dans le ciel.
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Par cathcor, le 06/05/2012
Pour le meilleur et pour le pire de
Gunnar Staalesen
On pense rarement, au cours d'une noce, au quotidien qui va suivre; on rit, on trinque et on ne pense ni aux pleurs, ni à la solitude, ni à la jalousie; on s'imagine les nouveaux mariés dansant avec insouciance à travers la vie conjugale tout comme durant la toute première danse; on ne les imagine pas chez l'avocat, assis chacun sur sa chaise, aussi loin de l'autre que possible, regardant droit devant soi mais surtout pas l'autre. Ou dans le même lit, quarante ans plus tard se tournant le dos et toujours aussi loin que possible de l'autre, sans plus rien se dire, sans plus rien avoir à faire ensemble: après quarante ans de long quotidien gris, sans rayons de soleil et sans dimanches.
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Par kathel, le 11/04/2012
Le roman de Bergen : 1900-L'aube : Tome 1 de
Gunnar Staalesen
Ils pénétrèrent dans une grande pièce oblongue, où derrière un paravent, les comédiens masculins du théâtre disposaient de place pour s’habiller, d’un miroir et d’une coiffeuse. L’éclairage y était meilleur, des lampes à gaz étaient réparties dans les coins de chaque miroir, de sorte que les comédiens puissent eux-mêmes mettre leurs masques. Mais la pièce froide était mal entretenue : des traces de fuites étaient visibles depuis le plafond, et il y avait des zones dégarnies sur le mur, à l’endroit où la peinture s’était écaillée en grandes plaques. Bien que les fenêtres aux rideaux tirés laissent passer de vigoureux courants d’air, un lourd parfum de crèmes grasses, de poudres et d’odeurs corporelles flottait à l’intérieur et Berstad tordit ostensiblement le nez, comme pour bien faire comprendre qu’il ne se sentait vraiment pas chez lui dans ce décor.
L’homme qui se leva de devant l’un des miroirs et qui contourna le paravent jaune sale à la façade passée était de belle prestance, aidé par un plastron bouffant et un abdomen imposant. Son nez était fort et arqué, il avait de petits yeux bleu sombre, des restes de maquillage sous les oreilles, et ses cheveux denses et grisonnants étaient coiffés vers l’arrière, révélant que son front se dégarnissait.
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Par LUKE59, le 26/08/2011
L'écriture sur le mur de
Gunnar Staalesen
Les enfants vont et viennent.Avant que vous ayez eu le temps de vous en rendre compte,ils sont grands et disparaissent.Certains sur la durée,d'autres en un clin d'oeil.D'aucuns prennent le train pour Oslo,d'autres se cantonnent au bus pour descendre en centre-ville.Mais la direction est la même.Ils s'en vont,loin,très loin,pendant que leurs parents restent plantés là à se demander ce qui a bien pu se passer.(p 30)
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Par MissAlfie, le 07/06/2011
Le Loup dans la bergerie de
Gunnar Staalesen
Je sortis mes provisions. Quand j'avais un travail comme celui-ci, je me préparais le matin un épais paquet de sandwichs ; c'était le tour des derniers : miel et geitost, fromage de chèvre sucré. Je pris la thermos de thé chaud, maintenant tiède. Je bus la dernière gorgée. Je sortis un stylo à bille et dessinai sur mon carnet un visage de femme à la longue chevelure ondulée. Mais ses traits étaient trop grossiers, alors elle se transforma en homme. Comme les cheveux le rendaient trop féminin, je lui ajoutait une moustache noire. Trop BCBG. Je le dotai d'une barbe. Il ressemblait à un Viking étique. Je le chaussai de lunettes pour le situer dans notre temps. Pour finir, je lui donnai un teint basané, celui d'une race proche de l'Equateur. Lorsque j'eux terminé, j'arraichai la page, fis une boule du chef-d'oeuvre et le laissait tomber sur le plancher de la voiture.
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