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Par pile, le 27/01/2012
La Belle dormit cent ans : Une enquête de Varg Veum, le privé norvégien de
Gunnar Staalesen
Les parents et leurs enfants sont si rarement heureux ensemble. Et il y en a toujours certains qui meurent trop tôt – ou trop tard. Il semble parfois que les parents et leurs enfants soient aussi incompatibles que les étés et les hivers que l’on traverse, que les jours et les nuits qui passent. Et on le comprend toujours trop tard, dans une cuisine vide, une tasse de café lyophilisé tiède sur la table devant soi.
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Par MissAlfie, le 07/06/2011
Le Loup dans la bergerie de
Gunnar Staalesen
Je sortis mes provisions. Quand j'avais un travail comme celui-ci, je me préparais le matin un épais paquet de sandwichs ; c'était le tour des derniers : miel et geitost, fromage de chèvre sucré. Je pris la thermos de thé chaud, maintenant tiède. Je bus la dernière gorgée. Je sortis un stylo à bille et dessinai sur mon carnet un visage de femme à la longue chevelure ondulée. Mais ses traits étaient trop grossiers, alors elle se transforma en homme. Comme les cheveux le rendaient trop féminin, je lui ajoutait une moustache noire. Trop BCBG. Je le dotai d'une barbe. Il ressemblait à un Viking étique. Je le chaussai de lunettes pour le situer dans notre temps. Pour finir, je lui donnai un teint basané, celui d'une race proche de l'Equateur. Lorsque j'eux terminé, j'arraichai la page, fis une boule du chef-d'oeuvre et le laissait tomber sur le plancher de la voiture.
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Par LUKE59, le 19/09/2011
Anges déchus : Une enquête de Varg Veum, le privé norvégien de
Gunnar Staalesen
L'hiver avait passé une corde autour du cou de la lumière,et le solstice d'hiver resserrait rapidement le noeud coulant.Une vague lueur rouge se répandait sur la toile gris pâle derrière les montagnes,au sud-ouest,avant que tout ne fût noyé dans l'encre.(p 390)
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Par shelbylee, le 15/12/2011
Pour le meilleur et pour le pire de
Gunnar Staalesen
Février est un homme aux jambes trop courtes, quelque part dans les bois, du givre dans la barbe, un bonnet bien enfoncé sur le front et des yeux pâles comme l'hiver enchâssés dans un visage large et fort.
Mars est une femme. Mars est une femme qui vient de s'éveiller, au matin, qui se retourne dans son lit au moment où le soleil donne sur son visage, et qui vous demande d'une voix ensommeillée : c'est déjà le matin?
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Par MissAlfie, le 07/06/2011
Le Loup dans la bergerie de
Gunnar Staalesen
Elle me pria d'aller à tous les diables me faire passer du baume à l'huile de foie de morue sur l'organe approprié. Elle me pria de m'enfoncer un parapluie rouillé à un endroit où ça aurait certainement fait très mal. Elle me pria de faire toutes sortes de choses divertissantes, mais aucune de ses propositions ne m'inpressionna.
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Par shelbylee, le 15/12/2011
Pour le meilleur et pour le pire de
Gunnar Staalesen
Je restai dans le hall. A défaut de sapin de Noël, ils avaient dressé un policier en uniforme, dans l'un des coins. Il se tenait immobile, le regard fixe, et attendait que des gens commencent à déposer des cadeaux à ses pieds. Il attendrait encore quelques mois : environ le temps d'une grossesse le séparait du prochain Noël.
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Par shelbylee, le 15/12/2011
Pour le meilleur et pour le pire de
Gunnar Staalesen
"C'est bizarre, l'amour, pour çà, hein, Veum? Que ce soit si rare qu'il nous touche...tous les deux en même temps?"
J'acquiesçai. Elle avait raison. Si j'avais appris quelque chose au cours de ces derniers jours, c'était bien çà. Que l'amour était un archer déplorable, qui mettait rarement deux fois de suite dans le mille.
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Les chiens enterrés ne mordent pas de
Gunnar Staalesen
Moi aussi, je croyais que la social-démocratie scandinave était le don de Dieu à l’espèce humaine. Le système social parfait et équilibré, qui s’occupait des faibles et tenait les forts en laisse. Mais je me trompais. À un endroit, à un carrefour ou { un autre, quelqu’un faisait le mauvais choix. L’idéologie cédaitla place au matérialisme. Les tracts rouges se changeaient en pub IKEA. Alors que les étudiants et les lycéens défilaient pour le 1er mai en brandissant la bannière rouge, les vétérans du parti zappaient sur leurs chaînes de télé pour en trouver une qui retransmettrait un match de football. PAGE 316
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Par pile, le 27/08/2011
Pour le meilleur et pour le pire de
Gunnar Staalesen
Quatre colosses de béton – et combien de personnes ? Deux ou trois cents, tout compris, dans chacune des tours. Environ mille dans les quatre réunies. Mille personnes empilées dans des tiroirs portant leurs noms, et dont ils sortaient et dans lesquels ils entraient comme des automates. Des automates qui dorment, se lèvent, mangent, descendent et s’installent dans leurs petites voitures, qui s’en vont et reviennent à quatre heures. Qui mangent, dorment, lisent les journaux, regardent la télé, et qui dorment, de nouveau.
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Par pile, le 27/08/2011
Pour le meilleur et pour le pire de
Gunnar Staalesen
Je m’arrêtai donc au snack-bar le plus proche – ou au fast-food, suivant la tendance des années soixante-dix à embellir les concepts. Le fast-food est un endroit où on sert beaucoup d’autres choses immangeables en plus des hot-dogs, c’est-à-dire la nourriture la plus malsaine qui se puisse imaginer : des restes de viande et de boyaux mélangés à de l’air et à rien du tout, épicés de budgets serrés au maximum, et servis avec de la moutarde, du ketchup et des oignons, pour conférer à l’ensemble le goût de quelque chose.