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Par athena1, le 24/12/2010
Le Gambit turc de
Boris Akunin
Sous le tsar Nikolaï, quand l'époque était ô combien plus difficile que la nôtre, vos "gens honnêtes" marchaient au doigt et à l'oeil et, infatigables, célébraient sur tous les tons leur existence heureuse. S'il est devenu possible de se plaindre de la bêtise et de l'arbitraire, c'est donc que les choses vont dans le bon sens.
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Par porthos, le 21/09/2011
Azazel de
Boris Akunin
"Ma connaissance de la langue anglaise se limite à "botle ouiski" et "move your ass" expressions que j'ai apprise d'un enseigne de vaisseaux et qui signifient "une bouteille de gnôle" et "plus vite que ça"... J'interroge cet avorton de portier anglais: "Fandorine" je lui dit, "Fandorine move your ass" et là les yeux lui sortent de la tête, visiblement en anglais ton nom sonne comme quelque chose de pas très convenable"... [au bout d'une semaine] j'ai appris de nouveaux mot, "Gin", c'est un alcool de genièvre et "brandi", c'est un cognac dégueulasse..."
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Par athena1, le 05/12/2010
L'amant de la mort de
Boris Akunin
J'ai peur de connaître une fin ridicule. Qui soit le seul souvenir que l'on garde de moi. Du président français, Félix Faure, par exemple, on ne se rappelle déjà plus qu'il a soumis M-Madagascar et conclu une alliance avec la Russie, mais seulement que son Excellence a rendu le dernier souffle dans les bras de sa maîtresse. De l'ancien guide d'une nation ne subsiste qu'une anecdote vulgaire.
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Par athena1, le 07/12/2010
Bon sang ne saurait mentir, Tome 1 : de
Boris Akunin
Telle est cette ville ... Moscou. Au lieu de vous captiver d'emblée, dès la première rencontre, comme Venise ou Paris, elle vous pénètre lentement le coeur. Elle est comme un gigantesque oignon : cent robes, que ne retient aucune agrafe; on les ôte une après l'autre, on les ôte et on fond en larmes. On pleure de comprendre que jamais on ne parviendra à la dévêtir entièrement.
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Par athena1, le 13/12/2010
Bon sang ne saurait mentir, Tome 1 : de
Boris Akunin
Quelle croix, en vérité, que la noblesse de coeur !
Laquelle, non contente d'entraîner l'être humain dans de pénibles épreuves, en outre ne lui apporte rien en échange de ses souffrances, et ne lui laisse pour toute récompense que le malheur et le chagrin !
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Par athena1, le 06/12/2010
Bon sang ne saurait mentir, Tome 1 : de
Boris Akunin
N'était-il pas étrange que des trois instincts primordiaux gouvernant l'être humain - l'instinct de satiété, celui de conservation et celui de perpétuation de l'espèce - la poésie eût choisi de s'appesantir sur le troisième, le moins important ?
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Par athena1, le 13/12/2010
Bon sang ne saurait mentir, Tome 1 : de
Boris Akunin
Nous sommes en Russie, pas en Europe occidentale. Depuis la nuit des temps l'Etat fournit un poste au fonctionnaire, et le fonctionnaire est prié de se nourrir tout seul, dans la mesure, comme on dit, de son degré de corruption.
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Par athena1, le 09/12/2010
Bon sang ne saurait mentir, Tome 1 : de
Boris Akunin
Il y eu comme un déclic dans la serrure et le vantail céda sous sa poussée, s'ouvrant vers l'intérieur comme il est de mise dans les bâtiments construits à l'époque soviétique. Nika avait lu quelque part qu'une instruction spéciale avait été autrefois publiée sur le sujet par le NKVD qui stipulait de ne concevoir que des portes d'entrée s'ouvrant vers l'intérieur, de manière qu'elles soient plus faciles à enfoncer en cas d'arrestation.
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Par athena1, le 07/01/2011
Léviathan de
Boris Akunin
En tout 16 683 catégories ! Le criminel soumis au bertillonnage complet et se trouvant dans notre fichier n'a aucune chance d'échapper à la justice?
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Par athena1, le 26/11/2010
La maîtresse de la mort de
Boris Akunin
Il y avait selon lui, deux types de chefs naturels : le premier était actif, débordant d'énergie, criait plus fort que tout le monde, écrasait les autres, les déroutait et les entraînait à sa suite, de gré ou de force; le second était taciturne et, à première vue, lent à se mouvoir, mais il subjuguait par la tranquille et puissante assurance qui émanait de lui.