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Par latrace, le 19/08/2010
L'enfant noir de
Camara Laye
En décembre, tout est en fleur et tout sent bon; tout est jeune; le printemps semble s'unir à l'été, et la campagne, longtemps gorgée d'eau, longtemps accablée de nuées maussades, partout prend sa revanche, éclate; jamais le ciel n'est plus clair, plus resplendissant; les oiseaux chantent, ils sont ivres; la joie est partout, partout elle explose et dans chaque coeur retentit.
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Par latrace, le 19/08/2010
L'enfant noir de
Camara Laye
A la nuit tombante, mon oncle Lansana rentrait des champs. Il m’accueillait à sa manière, qui était timide. Il parlait peu. A travailler dans les champs à la longueur de la journée, on devient facilement silencieux; on remue toutes sortes de pensées, on en fait le tour et interminablement on recommence, car les pensées ne se laissent jamais tout à fait pénétrer; ce mutisme des choses, des raisons profondes des choses, conduit au silence; mais il suffit que ces choses aient été évoquées et leur impénétrabilité reconnue, il en demeure un reflet dans les yeux: le regard de mon oncle Lansana était singulièrement perçant, lorsqu’il se posait; de fait, il se posait peu: il demeurait tout fixé sur ce rêve intérieur poursuivi sans fin sans les champs.
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Par Ccilivre, le 26/08/2011
L'enfant noir de
Camara Laye
Et c'était vrai que je rêvais : ma vie n'était pas ici... et elle n'était pas non plus dans la forge paternelle. Mais où était ma vie ? Et je tremblais devant cette vie inconnue.
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L'enfant noir de
Camara Laye
" la coutume ressortit à une foncière indépendance, à une fierté innée ; on ne brime que celui qui veut bien se laisser brimer, et les femmes se laissent très peu brimer"
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L'enfant noir de
Camara Laye
C'est cette année-là, cette première année-là puisque la précédente ne comptait plus, que je nouai amitié avec Marie.
Quand il m'arrive de penser à cette amitié, et j'y pense souvent, j'y rêve souvent - j'y rêve toujours ! -, il me semble qu'il n'y eu rien, dans le cours de ces années, qui la surpassât, rien, dans ces année d'exil, qui me tint le coeur plus au chaud. Et ce n'était pas, je l'ai dit, que je manquais d'affection ; mes tantes, mes oncles me portèrent alors une antière affection ; mais j'étais dans cet âge où le coeur n'est satisfait qu'il n'ait trouvé un objet à chérir et ou il ne tolère de l'inventer qu'en l'absence de toute contrainte, hormis la sienne, plus puissante, plus impérieuse que toutes. Mais n'est-on pas toujours un peu dans cet âge, n'est-on pas toujours un peu dévoré par cette fringale? Oui, a-t-on jamais le coeur vraiment paisible.
Press Pocket n° 1249 p. 182
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Par Ccilivre, le 26/08/2011
L'enfant noir de
Camara Laye
Mais à quoi pensent-ils dans ton école ? Est-ce qu'ils se figurent que je vais vivre ma vie entière loin de mon fils ? Mourir loin de mon fils ? Ils n'ont donc pas de mère ces gens-là ?
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L'enfant noir de
Camara Laye
« Il fallait que le désir d’apprendre fût chevillé au corps, pour résister à semblable traitement. » (p. 85)
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L'enfant noir de
Camara Laye
« Des hommes ! Oui, nous étions enfin des hommes, mais le prix en était élevé ! » (p. 142)
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L'enfant noir de
Camara Laye
« Toujours, je l’ai vu intransigeant dans son respect des rites. » (p. 33)
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Par Eska, le 03/04/2012
Le Maitre De La Parole de
Camara Laye
Nos hommes politiques d'aujourd'hui, à l'exception de quelques-uns, sont-ils de grands hommes? C'est douteux: ils font de la politique une entreprise sanglante. Ils affament nos peuples, exilent nos cadres, sèment la mort!