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La Pierre et le Sabre de
Eiji Yoshikawa
Otsu commença d'éprouver une étrange et intense mélancolie chaque fois qu'elle se trouvait seule dans sa chambre. Elle s'en demandait la raison : la solitude n'avait rien de nouveau pour elle. [...] La solitude, songeait-elle, est pareille à la faim ; elle ne se trouve pas à l'extérieur, mais à l'intérieur de soi. En souffrir, se disait-elle, c'est éprouver qu'il vous manque quelque chose, quelque chose d'absolument nécessaire...
Si seulement, elle avait un ami ! Elle n'en avait pas besoin de beaucoup ; un seul qui la connût bien, quelqu'un sur qui elle pût s'appuyer, quelqu'un de fort et de totalement digne de confiance. Voilà ce qu'elle désirait, si ardemment qu'elle ne savait plus à qui se vouer.
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La Pierre et le Sabre de
Eiji Yoshikawa
Arrivé au sommet d'une falaise, il laissa tomber à terre son chapeau de vannerie, et s'assit. De là, il dominait toute la ville de Kyoto. Tandis qu'il était assis, les bras autour des genoux, une ambition simple, mais puissante, gonfla son jeune coeur.
- Je veux que ma vie ait de l'importance. Je le veux parce que je suis un être humain.[..]
Il songeait à Oda Nobunaga et à Toyotomi Hideyoshi, à leur idéal d'unification du japon, et aux nombreuses batailles qu'ils avaient livrées à cette fin. Mais il était clair que le chemin qui menait à la grandeur ne passait plus par la victoire dans les batailles. Aujourd'hui les gens ne voulaient que la paix dont ils avaient eu si longtemps soif.[...)
"Il s'agit d'une ère nouvelle, se disait-il. J'ai devant moi le restant de mes jours. Je suis venu trop tard pour suivre les traces de Nobunaga ou Hideyoshi, mais je n'en puis pas moins rêver de conquérir mon propre monde. Nul ne saurait m'en empêcher. Même ce ^porteur de palanquin doit avoir un ambition quelconque."
Durant un moment, il chassa de son esprit ces idées pour essayer d'envisager sa situation de manière objective. Il possédait son sabre, et la Voie du Sabre était celle qu'il avait choisie. Peut-être était-il bel et bon d'être un Hideyoshi ou un Ieyasu, mais l'époque n'avait plus besoin d'homme de ce talent particulier. Ieyasu avait tout bien mis en ordre; plus besoin de guerre sanglantes. A Kyoto qui s'étendait aux pieds de Musashi, la vie avait cessé d'être une affaire pleine de risques.
Pour Musashi, l'important désormais serait son sabre et la société autour de lui, puisque son art du sabre était lié à son existence d'être humain. En un éclair d'intuition, il fut heureux d'avoir trouvé la relation entre les arts martiaux et ses propres idéeaux de grandeur" (p 190/191)
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La Pierre et le Sabre de
Eiji Yoshikawa
“D’énormes cloches bourdonnaient sur un rythme lent et majestueux marquant la fin des ténèbres et le début de la lumière. Cent-huit coups pour les cent-huit illusions de la vie, chaque coup appelant les hommes et les femmes à réfléchir sur la vanité de leur existence.”
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La Pierre et le Sabre de
Eiji Yoshikawa
Le moine Takuan:
"Connaître quelque chose veut dire l'expérimenter concrètement. Un livre de cuisine ne supprimera pas votre faim."
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La Pierre et le Sabre de
Eiji Yoshikawa
L'homme véritablement brave est celui qui aime la vie, qui la chérit comme un trésor qu'une fois perdu l'on ne peut jamais retrouver. Musashi savait bien que vivre, c'est plus que se borner à survivre. Le problème était de savoir comment imprégner sa vie de signification, comment assurer que sa vie lancerait jusque dans l'avenir un vif rayon de lumière, même s'il devenait nécessaire de renoncer à cette vie pour une cause. Si Musashi parvenait à réaliser cela, la durée de son existence -vingt ans ou soixante-dix- importait peu. La durée d'une vie n'est qu'un intervalle insignifiant dans le cours infini du temps.
(P 777)
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La Parfaite lumière de
Eiji Yoshikawa
"Si tu peux supporter les rigueurs, tu connais un plaisir plus grand que la souffrance. Jour et nuit, heure après heure, nous sommes ballotés tour à tour par des vagues de souffrances et de plaisir. Si l’on cherche à n’éprouver que du plaisir, on cesse d‘être vraiment vivant. Alors le plaisir s’évanouit aussi"
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La Pierre et le Sabre de
Eiji Yoshikawa
Tu rends les autres responsables de tout; or un homme adulte doit-il parler comme ça? Nul autre que toi même ne peut créer pour toi une vie digne d'être vécue.
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Par Marple, le 29/04/2012
La Pierre et le Sabre de
Eiji Yoshikawa
Il faut éviter la tentation de croire que vos rêves ne pourront se réaliser que dans quelque endroit lointain. Si vous le croyez, vous négligerez les possibilités de votre environnement immédiat.
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Par Marple, le 29/04/2012
La Pierre et le Sabre de
Eiji Yoshikawa
Dans la vien nous devons avoir de la souplesse. Notre esprit doit être en mesure de se mouvoir librement. Etre trop rigide, c'est être cassant et manquer de faculté de réagir.
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La Parfaite lumière de
Eiji Yoshikawa
"En eux la bataille avait déjà commencé car l’œil peut endommager un homme plus gravement qu’un sabre ou un bâton. Une fois que l’œil a opéré la première percée, le sabre ou la bâton pénètre sans effort."