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Par Austral, le 24/05/2012
Les Belles Endormies de
Yasunari Kawabata
Mille dépravations sont cachées dans les ombres de ce monde.
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Par patouche, le 19/05/2012
La Danseuse d'Izu de
Yasunari Kawabata
Sages de jadis, spirites d'aujourd'hui, ceux qui méditent sur l'âme humaine réservent en général leur mépris aux bêtes ou aux plantes, et leur respect aux hommes.
Depuis des milliers d'années, nous cherchons aveuglément, dans toutes les directions, le moyen de nous distinguer d'entre les dix mille êtres de l'univers naturel.Démarche vaine, égocentriste(?)...ne serait-elle pas cause de la tristesse de l'âme humaine?
Peut-être un jour l'homme fera-t-il marche arrière sur le chemin qu'il a parcouru.
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Par Austral, le 24/05/2012
Les Belles Endormies de
Yasunari Kawabata
L’univers le plus inhumain devient humain par la force de l’habitude.
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Par patouche, le 18/05/2012
La Danseuse d'Izu de
Yasunari Kawabata
Je dois reconnaître que, même en Orient, un Confucius rejette l'au-delà, en disant:" J'ignore tout de la vie, que saurais-je de la mort ?"
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Par Austral, le 22/05/2012
Pays de neige de
Yasunari Kawabata
- Tu es ivre morte.
- Est-ce vrai que je l’avais dit ? J’avais dit que je viendrais. Et me voilà. Je suis venue.
- Mais oui, c’est entendu : tu l’avais dit.
- Je n’y voyais goutte en venant. Rien de rien. Ce mal de tête…
- Comment t’y es-tu prise pour monter la côte ?
- Sais pas. Aucune idée.
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Par Austral, le 22/05/2012
Pays de neige de
Yasunari Kawabata
Dans la chambre du fond s’entassaient des meubles fatigués qui ne pouvaient qu’appartenir à la famille d’en bas. Contre la paroi, suspendus sur leurs bois, s’alignaient les kimonos de sortie de Komako. L’ensemble, pour Shimamura, évoquait le terrier d’un blaireau ou d’un renard.
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Par Piling, le 31/07/2008
Première phrase du livre
Correspondance avec Mishima de
Yasunari Kawabata
incipit :
Ces temps derniers, j'ai eu le sentiment qu'en moi s'accumulaient toutes sortes de choses qui ne peuvent pas trouver leur juste expression à travers une forme d'art objective comme le roman. A vingt ans, un poète lyrique y réussirait peut-être, mais je n'ai plus vingt ans et, du reste, je n'ai jamais été poète.
J'ai donc cherché, à tâtons, une autre forme mieux adaptée à des propos personnels de cet ordre et j'ai abouti à une espèce de compromis entre la confession et la critique, à un mode d'expression subtilement ambigu qu'on pourrait appeler la "critique confidentielle".
J'y vois un genre crépusculaire à mi-chemin entre la nuit des confessions et le grand jour de la critique.
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Par Anassete, le 12/05/2010
Kyôto de
Yasunari Kawabata
Les papillons, eux, les connaissent. Quand Chieko découvrit les fleurs, voletait au ras du jardin un essaim de petits papillons blancs que leur danse éleva le long du tronc jusqu'aux violettes. Les bourgeons de l'érable, petits et légèrement rouges, étaient sur le point de s'ouvrir, et, blanche, la danse des papillons se détachait comme une tache claire. Fleurs et feuilles des deux souches de violettes jetaient, sur la mousse verte tendre du tronc, un reflet léger.
C'était une journée de printemps tout en douceur, où le ciel s'embrume comme arbre en fleur.
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Pays de neige de
Yasunari Kawabata
Et ce fut l’air de Kanginchô qu'elle se mit à jouer. Instantanément Shimamura se sentit comme électrisé, parcouru par un long frisson qui lui mit la chair de poule jusque sur le plein des joues, pensa-t-il. Il lui sembla que les premières notes creusaient un creux dans ses entrailles, y ménageaient un vide où venait retentir, pur et clair, le son du samisen. C'était plus que de l'étonnement chez lui : une stupéfaction qui l'avait presque renversé, assommé comme un coup bien ajusté. Emporté dans un sentiment qui confinait à la pure vénération, submergé, noyé presque sous une mer de regrets, attendri, perdant pied, incapable de résister, il n'avait plus qu'à se laisser aller à cette force qui l'emportait, à se livrer sans défense, avec joie, au bon plaisir de Komako. Elle pouvait faire de lui ce qu'elle voulait. [...] Komako avait plongé son regard dans le ciel pur au dessus de la neige. "La résonnance est tout autre par un temps pareil". La richesse de la sonorité, sa puissance harmonique étaient bien, en effet, comme elle l'avait laissé entendre. Et quelle différence, aussi, par le cadre, dans cette solitude intime, loin des embarras de la ville, loin des artifices de la scène, sans les murs du théâtre, le public, au coeur de cette claire matinée d'hiver, dans cette transparence de cristal où le cristal de la musique semblait élancer son chant vibrant et pur jusque sur les pointes neigeuses des montagnes, au loin, là-bas, à l'horizon !
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Par Anassete, le 12/05/2010
Kyôto de
Yasunari Kawabata
Des fleurs, il y en avait, chaque printemps, trois, cinq, ou plus, c'était à peu près le compte. Pas d'avantage, et pourtant, dans les petites cavités du haut de l'arbre, à chaque printemps, surgissaient des boutons et s'épanouissaient les fleurs. Chieko les contemplait de la galerie, ou, au pied de l'arbre, levant la tête; s'il lui arrivait d'être frappée par la "vie" de ces violettes sur le tronc, parfois leur "solitude" l'envahissait.